Eusèbe d’Arville se sentait à l’étroit dans sa cabine. Mais Eusèbe s’était senti partout à l’étroit toute sa vie. Après l’accident, ça avait simplement pris des proportions plus grandes. Eusèbe se serait senti à l’étroit sur le pont de vol d’un supercuirassé dernier modèle. C’est pourquoi il avait décidé -après plusieurs dizaines de minutes de débat interne- de quitter la cabine qui lui avait allouée sur le Caprica. Bouger un peu lui ferait du bien, tant qu’il ne se laissait pas emporter. Il pourrait se froisser un muscle, ou pire, et Eusèbe détestait tout ce qui avait attrait aux blessures et aux maladies. Non, vraiment, il n’aimait pas ça. Prudent, il ralentit son allure et chemina dans la coursive comme s’il se plongeait dans une profonde réflexion sur l’univers à chaque pas. En fait, il se demandait surtout pourquoi il se retrouvait sur le Caprica pour ensuite se retrouver sur Nimue, un commandement qu’il n’avait pas plus voulu qu’il ne le méritait. Et, tout au fond de lui, le cerveau de celui qui avait été un grand officier de pont se demandait pourquoi le Caprica avait soudain dû modifier sa trajectoire pour se rendre le plus vite possible sur Mars afin de se renseigner sur l’état de rumeurs vaguement incohérentes rapportée par Balor. Quelque chose dans tout ça déplaisait aux sens tactiques du commandant, ceux qui lui avaient valu des galons à une vitesse folle jusqu’à ce qu’il perde pied. Mais un officier de pont ne perdait jamais tout ce qu’il avait appris. Et on ne pouvait oublier l’instinct qu’on s’était forgé au plus fort de la bataille. Et l’instinct de D’Arville le titillait, le poussant à penser que quoiqu’ils trouvent sur Mars, ce ne serait pas à la suite de la mission de routine qu’ils pensaient tous entreprendre. Fort heureusement, les tripes du commandant Von Marsten étaient du même moule que celles de D’Arville, et l’instinct du gracieux commandant lui soufflait qu’il fallait être prêt. Et il avait fait en sorte qu’ils le soient une fois sortis de l’hyperespace. L’armement était paré, les détecteurs longue portée totalement opérationnels et prêts à faire leur boulot dès que le Caprica jaillirait dans l’espace normale. Sur le pont de vol, près des hangars, l’escadrille du commandant Edenko était parée à un décollage d’urgence, au cas où. Von Marsten était un homme prudent. Pas pour les raisons qui poussaient Eusèbe à l’être, du moins ce dernier l’espérait, mais ce Joseph était un homme prudent. Et entre ses mains, le Caprica, simple frégate d’assaut, était aussi prêt qu’elle pouvait l’être
***
« Quelles sont les nouvelles, monsieur Murdoch ? »
Le lieutenant de vaisseau Samuel Murdoch, second du Caprica, se détourna de la console qu’il occupait et se tourna vers Von Marsten, tranquillement assis dans son propre fauteuil de commandement.
« Sortie de l’hyperespace prévue pour dans quelques minutes, monsieur. L’astrogation a fait du bon boulot. »
« Je n’en avais jamais douté. Merci, lieutenant Babascus. »
Joseph adressa un sourire au lieutenant d’astrogation et à son équipe, et se concentra sur ses propres commandes. Il jeta un œil aux données qui défilaient sur son écran personnel, et fit signe à Murdoch de le rejoindre. Le second s’extirpa de sa console, bien serré dans sa combinaison antivide que Von Marsten avait ordonné à tout l’équipage de porter, au cas où et histoire de s’exercer un peu, et se pencha sur l’épaule de son supérieur :
« Détection ? »
« Nos senseurs sont fin près, monsieur. Nous avons même préparé le furil que nous possédons dans ce type de frégate pour une sortie rapide s’il le faut. »
« Parfait, Sam. Contactez le commandant Edenko, et dites lui de lui trouver au moins deux pilotes comme escorte. Si j’en ai l’occasion, j’aimerais me servir de ce furil pour recevoir plus de données plus loin et plus rapidement. Qui sait sur quoi on va tomber. »
« Vous pensez toujours qu’il ne s’agit pas que d’une simple mission de reconnaissance, hein, pacha ? »
« Non, Sam. Je ne le pense toujours pas. Je ne sais pas ce qui nous attend là bas, mais je sais que… Oh, commandant D’Arville, c’est un honneur et un plaisir de vous accueillir sur mon pont ! »
Von Marsten se leva et se mit brièvement au garde-à-vous, imité par ses officiers, afin de saluer Eusèbe. Techniquement, les deux commandants partageaient le même grade, et le Caprica était le navire de Von Marsten, mais D’Arville commanderait une Vivenef, et il était plus ancien en grade, ce qui lui donnait droit à cette préséance. Mais bien entendu, le Caprica n’était commandé que par son propre capitaine, et tous deux savaient cela. Eusèbe avait l’air un peu perdu, de se retrouver sur un pont de commandement après tant d’années, à faire ainsi face à ses souvenirs quand c’était lui qui arpentait de telles structures, donnant les ordres et dirigeant la bataille.
Là, il avait l’air emprunté, un peu éteint, de celui qui n’était pas trop sur de savoir où il était. Il touchait du doigt quelque objet ici et là dans un rituel destiné à le rassurer, et il réussit à ramasser assez de fierté et de confiance en soi pour proposer un vague demi-sourire à Von Marsten :
« Merci de votre accueil, commandant. Je commençais à broyer du noir, tout seul, en bas. Et ce n’est jamais bon quand je broie du noir. Ah. Ah ah. »
La tentative d’humour de D’Arville était tombée à plat, comme toutes celles qu’il tentait depuis maintenant des années, et il eu l’air soudain encore plus mal à l’aise, ce que l’on aurait difficilement cru possible. Von Marsten en fut peiné, car il avait été de ceux qui avaient soutenu le placement d’Eusèbe sur Nimue, et qui savait que sous ses airs un peu fous se cachaient encore des restes redoutables. Il voulut dire quelque chose, mais le lieutenant Al-Said, de la communication, prit la parole le premier de son étrange accent rauque et chantant :
« L’astrogation est parée, pacha. Nous sortons de l’hyperespace. »
Joseph accusa réception d’un signe de tête et se tourna vers Eusèbe, qu’il invita à venir se tenir aux côtés du fauteuil de commandement, sur lequel Von Marsten s’installa avec grâce.
« C’est parti, messieurs. Commandant D’Arville, sentez-vous libre de nous faire profiter de toute suggestion vous venant à l’esprit. Sam, amorce la sortie. »
Eusèbe resta debout à côté de Von Marsten, et semblait se demander s’il foulait bien à nouveau le pont d’un vaisseau de combat pour de vrai, et Samuel Murdoch lissa sa moustache avant de tapoter sur le clavier de sa console :
« Et on est sorti… maintenant, pacha ! »
Les trainées lumineuses de l’hyperespace laissèrent la place au noir familier piqueté d’étoiles. Au loin, Mars, géante boule rouge sur le tapis de billard de l’univers, était entourée de ses satellites habituels. Tout autour d’eux se déployait le système solaire, le système de leurs ancêtres à tous. Du moins aux humains. Un frisson parcourut l’échine de Von Marsten à l’idée de se retrouver dans le système où avait péri la Terre mais il n’en laissa rien paraître. Il se tenait droit mais tranquille sur son fauteuil, écoutant les premiers rapports de ses officiers jusqu’à ce que l’un de ces rapports attire toute son attention :
« Nous ne sommes pas seuls, je vois ça. Deux vivenefs, rien que ça. L’une d’elle doit être Adonis, évidemment, mais qui est l’autre ? Pandore ou Nimue ? »
« Ce qui m’inquiète, pacha, ce sont plutôt les vaisseaux inconnus que l’on détecte de loin. Surtout le gros qui ne ressemble à rien. Il y a du y avoir une sacrée bagarre ici, monsieur. »
« Oui, et m’est avis qu’elle n’est pas terminée et que nous tombons en plein dedans. Sam, donnez l’ordre de lever les boucliers et de préparer les canons au combat. Je ne compte pas leur foncer dessus, mais je veux être prêt à tout. Ils ne nous ont pas encore repéré, mais ça ne durera sûrement pas. Des suggestions ? »
« Si je puis me permettre… » Eusèbe paraissait différent, pensif comme il était. Ses rides d’inquiétudes étaient alors presque effacés. « Vous avez bien dit qu’il y avait un furil à bord de cette frégate ? Peut-être qu’avec son escorte, il pourrait s’approcher assez du front, voir pénétrer la zone de combat et nous rapporter exactement ce qui s’y passe. Ca nous permettrait un bien meilleur éventail de manœuvre si nous voulons jouer la surprise pour ces… envahisseurs. »
Le visage de Joseph s’illumina, ravi : « J’aime à vous entendre parler, commandant ! Sam, transmettez tout cela à Edenko. Babascus, j’aimerais que vous envoyiez un message codé à destination d’Adonis et Pandore, qu’ils savent qu’on est là. Niveau de code pour débutants ; ce sont des pirates et des contrebandiers, ils n’auront aucun problèmes à les craquer. Quant à nous, je veux tout le monde de paré sur le pont ! Je sens que la partie annonce d’être intéressante… »
Von Marsten s’adossa contre le dossier de son fauteuil de commandement, prit un cure-dent parfumé dans sa poche et le glissa entre ses dents.
Le lieutenant de vaisseau Samuel Murdoch, second du Caprica, se détourna de la console qu’il occupait et se tourna vers Von Marsten, tranquillement assis dans son propre fauteuil de commandement.
« Sortie de l’hyperespace prévue pour dans quelques minutes, monsieur. L’astrogation a fait du bon boulot. »
« Je n’en avais jamais douté. Merci, lieutenant Babascus. »
Joseph adressa un sourire au lieutenant d’astrogation et à son équipe, et se concentra sur ses propres commandes. Il jeta un œil aux données qui défilaient sur son écran personnel, et fit signe à Murdoch de le rejoindre. Le second s’extirpa de sa console, bien serré dans sa combinaison antivide que Von Marsten avait ordonné à tout l’équipage de porter, au cas où et histoire de s’exercer un peu, et se pencha sur l’épaule de son supérieur :
« Détection ? »
« Nos senseurs sont fin près, monsieur. Nous avons même préparé le furil que nous possédons dans ce type de frégate pour une sortie rapide s’il le faut. »
« Parfait, Sam. Contactez le commandant Edenko, et dites lui de lui trouver au moins deux pilotes comme escorte. Si j’en ai l’occasion, j’aimerais me servir de ce furil pour recevoir plus de données plus loin et plus rapidement. Qui sait sur quoi on va tomber. »
« Vous pensez toujours qu’il ne s’agit pas que d’une simple mission de reconnaissance, hein, pacha ? »
« Non, Sam. Je ne le pense toujours pas. Je ne sais pas ce qui nous attend là bas, mais je sais que… Oh, commandant D’Arville, c’est un honneur et un plaisir de vous accueillir sur mon pont ! »
Von Marsten se leva et se mit brièvement au garde-à-vous, imité par ses officiers, afin de saluer Eusèbe. Techniquement, les deux commandants partageaient le même grade, et le Caprica était le navire de Von Marsten, mais D’Arville commanderait une Vivenef, et il était plus ancien en grade, ce qui lui donnait droit à cette préséance. Mais bien entendu, le Caprica n’était commandé que par son propre capitaine, et tous deux savaient cela. Eusèbe avait l’air un peu perdu, de se retrouver sur un pont de commandement après tant d’années, à faire ainsi face à ses souvenirs quand c’était lui qui arpentait de telles structures, donnant les ordres et dirigeant la bataille.
Là, il avait l’air emprunté, un peu éteint, de celui qui n’était pas trop sur de savoir où il était. Il touchait du doigt quelque objet ici et là dans un rituel destiné à le rassurer, et il réussit à ramasser assez de fierté et de confiance en soi pour proposer un vague demi-sourire à Von Marsten :
« Merci de votre accueil, commandant. Je commençais à broyer du noir, tout seul, en bas. Et ce n’est jamais bon quand je broie du noir. Ah. Ah ah. »
La tentative d’humour de D’Arville était tombée à plat, comme toutes celles qu’il tentait depuis maintenant des années, et il eu l’air soudain encore plus mal à l’aise, ce que l’on aurait difficilement cru possible. Von Marsten en fut peiné, car il avait été de ceux qui avaient soutenu le placement d’Eusèbe sur Nimue, et qui savait que sous ses airs un peu fous se cachaient encore des restes redoutables. Il voulut dire quelque chose, mais le lieutenant Al-Said, de la communication, prit la parole le premier de son étrange accent rauque et chantant :
« L’astrogation est parée, pacha. Nous sortons de l’hyperespace. »
Joseph accusa réception d’un signe de tête et se tourna vers Eusèbe, qu’il invita à venir se tenir aux côtés du fauteuil de commandement, sur lequel Von Marsten s’installa avec grâce.
« C’est parti, messieurs. Commandant D’Arville, sentez-vous libre de nous faire profiter de toute suggestion vous venant à l’esprit. Sam, amorce la sortie. »
Eusèbe resta debout à côté de Von Marsten, et semblait se demander s’il foulait bien à nouveau le pont d’un vaisseau de combat pour de vrai, et Samuel Murdoch lissa sa moustache avant de tapoter sur le clavier de sa console :
« Et on est sorti… maintenant, pacha ! »
Les trainées lumineuses de l’hyperespace laissèrent la place au noir familier piqueté d’étoiles. Au loin, Mars, géante boule rouge sur le tapis de billard de l’univers, était entourée de ses satellites habituels. Tout autour d’eux se déployait le système solaire, le système de leurs ancêtres à tous. Du moins aux humains. Un frisson parcourut l’échine de Von Marsten à l’idée de se retrouver dans le système où avait péri la Terre mais il n’en laissa rien paraître. Il se tenait droit mais tranquille sur son fauteuil, écoutant les premiers rapports de ses officiers jusqu’à ce que l’un de ces rapports attire toute son attention :
« Nous ne sommes pas seuls, je vois ça. Deux vivenefs, rien que ça. L’une d’elle doit être Adonis, évidemment, mais qui est l’autre ? Pandore ou Nimue ? »
« Ce qui m’inquiète, pacha, ce sont plutôt les vaisseaux inconnus que l’on détecte de loin. Surtout le gros qui ne ressemble à rien. Il y a du y avoir une sacrée bagarre ici, monsieur. »
« Oui, et m’est avis qu’elle n’est pas terminée et que nous tombons en plein dedans. Sam, donnez l’ordre de lever les boucliers et de préparer les canons au combat. Je ne compte pas leur foncer dessus, mais je veux être prêt à tout. Ils ne nous ont pas encore repéré, mais ça ne durera sûrement pas. Des suggestions ? »
« Si je puis me permettre… » Eusèbe paraissait différent, pensif comme il était. Ses rides d’inquiétudes étaient alors presque effacés. « Vous avez bien dit qu’il y avait un furil à bord de cette frégate ? Peut-être qu’avec son escorte, il pourrait s’approcher assez du front, voir pénétrer la zone de combat et nous rapporter exactement ce qui s’y passe. Ca nous permettrait un bien meilleur éventail de manœuvre si nous voulons jouer la surprise pour ces… envahisseurs. »
Le visage de Joseph s’illumina, ravi : « J’aime à vous entendre parler, commandant ! Sam, transmettez tout cela à Edenko. Babascus, j’aimerais que vous envoyiez un message codé à destination d’Adonis et Pandore, qu’ils savent qu’on est là. Niveau de code pour débutants ; ce sont des pirates et des contrebandiers, ils n’auront aucun problèmes à les craquer. Quant à nous, je veux tout le monde de paré sur le pont ! Je sens que la partie annonce d’être intéressante… »
Von Marsten s’adossa contre le dossier de son fauteuil de commandement, prit un cure-dent parfumé dans sa poche et le glissa entre ses dents.
***
« Allez les gars, on se magne on se magne ! »
Son casque sous le bras, le commandant d’escadrille Kelly « Kad » Edenko aboyait ses ordres à ses pilotes sur le pont d’envol. Il avait lui-même choisi le furil, s’octroyant de droit la place la plus dangereuse, et y monta à l’aide d’une série de gestes souples et maîtrisés. Le cockpit se referma sur lui, et le bruit revint dès qu’il enclencha le système de communications de son casque :
« Z’êtes sûrs que ça va aller, chef ? »
« Arrête de croire que je vais finir en purée, Gribaldi, tu ne supporterais pas la grosse déception. »
« Je suis peiné que vous pensiez ça, monsieur. Peiné, vraiment. »
« La ferme , deux. C’est bien pour ça que tu m’escortes avec Ednak. Charles, je compte sur toi pour t’occuper des gosses pendant mon absence ! »
« Compte sur moi, mon doudou. Mais ne reviens pas trop tard, ou je vais encore me coltiner tout le repassage ! » répondit Albert Sandville, son second.
Kad éclata de rire, et vérifia les commandes de son chasseur tandis que le sas du hangar s’ouvrait devant eux.
« Ok les gars, c’est parti ! »
Les treize chasseurs de l’escadrille Azur, menée par le furil du commandant Edenko et ses deux ailiers, s’engagea dans le froid de l’espace martien.
Son casque sous le bras, le commandant d’escadrille Kelly « Kad » Edenko aboyait ses ordres à ses pilotes sur le pont d’envol. Il avait lui-même choisi le furil, s’octroyant de droit la place la plus dangereuse, et y monta à l’aide d’une série de gestes souples et maîtrisés. Le cockpit se referma sur lui, et le bruit revint dès qu’il enclencha le système de communications de son casque :
« Z’êtes sûrs que ça va aller, chef ? »
« Arrête de croire que je vais finir en purée, Gribaldi, tu ne supporterais pas la grosse déception. »
« Je suis peiné que vous pensiez ça, monsieur. Peiné, vraiment. »
« La ferme , deux. C’est bien pour ça que tu m’escortes avec Ednak. Charles, je compte sur toi pour t’occuper des gosses pendant mon absence ! »
« Compte sur moi, mon doudou. Mais ne reviens pas trop tard, ou je vais encore me coltiner tout le repassage ! » répondit Albert Sandville, son second.
Kad éclata de rire, et vérifia les commandes de son chasseur tandis que le sas du hangar s’ouvrait devant eux.
« Ok les gars, c’est parti ! »
Les treize chasseurs de l’escadrille Azur, menée par le furil du commandant Edenko et ses deux ailiers, s’engagea dans le froid de l’espace martien.
***
Sur le pont du Caprica, le lieutenant Babascus attendait les éventuelles réponses d’Adonis et de Pandore lorsque son collègue tactique, le lieutenant Meringer, se redressa soudain sur son siège :
« Pacha, vous devriez voir ça ! »
« Transmettez sur ma console, Franz. »
Eusèbe se tortilla de manière à lire par-dessus l’épaule de Von Marsten sans toucher ni le commandant ni le fauteuil, et fronça les sourcils, ce qu'il faisait toujours très bien :
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
« Qu’on a de la compagnie, commandant. Une frégate, tout comme nous. Et par les dieux du multivers, j’aimerais bien savoir ce que le Sélène fout ici ! »
« Pacha, vous devriez voir ça ! »
« Transmettez sur ma console, Franz. »
Eusèbe se tortilla de manière à lire par-dessus l’épaule de Von Marsten sans toucher ni le commandant ni le fauteuil, et fronça les sourcils, ce qu'il faisait toujours très bien :
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
« Qu’on a de la compagnie, commandant. Une frégate, tout comme nous. Et par les dieux du multivers, j’aimerais bien savoir ce que le Sélène fout ici ! »







