C'était comme si un nouvel engrenage s'était imbriqué dans le mécanisme de la scène et d'un coup, tout semblait aller très vite autour d'Elyès. Trop vite pour qu'il comprenne en tout cas. Se relever lui semblait avoir alors été l'idée la plus stupide qu'il avait eut ces dernières minutes. Les oreilles bourdonnaient, il lui semblait que tout devenait flou et des vertiges lui donnait l'impression d'être suspendu au dernier étage d'un gratte ciel babylonien. L'esprit nageant dans du coton épais, Elyès n'eut aucune réaction quand Madeline s'approcha. Il se laissa faire comme une poupée de chiffon en regardant fixement les deux silhouettes floues qui les surplombaient d'un palier d'escalier. En se concentrant bien, il supposait que l'une était à Franz, le diplomate fou qui poussait des gens dans l'escalier. Dans un léger soupire, Elyès passa son bras libre autour des épaules de Madeline, ferma les yeux et appuya sa joue contre le front de la rouquine.
« Qu'on l'assomme et qu'on l'emmène de force... » murmura-t-il plaintivement d'une voix pâteuse.
Ce n'était pas une pensée très digne d'un diplomate, lui murmura une petite voix. Mais bon, il s'accordait son pardon ! Après tout, la tête venait de prendre un coup plutôt rude. Elyès eut un sourire amusé en prenant doucement conscience que Madeline devait avoir entendu cet écart de conduite, ainsi, il se justifia maladroitement, sans aucunement penser à l'inquiétude qu'il pouvait fournir en plus :
« Je crois que ça a tapé plus fort que ce que je pensais... »
Au point même d'en oublier Franz ou le fait qu'il fallait évacuer. La tête tambourinait avec obsession si bien que plus grand chose n'était bien clair au yeux du troyen, alors, il s'accrochait à sa dernière certitude : Madeline. Et comme pour enfoncer un clou dans sa tête déjà douloureuse, il y eut un tremblement, puis la radio du sergent se mit à grésiller et à crier, faisant fermer un peu plus douloureusement les yeux d'Elyès, qui serra alors sa mâchoire et se crispa sur son épouse. Puis d'un coup, ce fut la délivrance : il n'y eut plus de son. Mais plus de lumière non plus, mise à part celle que filtraient les fenêtres exiguës. Le troyen ouvrit doucement les yeux et le manque de clarté souligna les phosphènes qui dansaient dans son champs de vision. Il releva la tête, posa le menton sur la tête de Madeline et soupira :
« Nooon... quoi encore..? »
Ce ne fut pas une vision qui lui répondit, mais d'abord un son. Ça venait de plus bas. Une porte qui s'ouvrait en grinçant, des cliquetis plastique et des pas saccadés qui renseignaient sur la prudence quasi paranoïaque que déployait ce qui s'approchait. Le son se mit à gravir les escaliers, prudemment, s'arrêtant pour écouter et reprenant son chemin vivement avant de s'arrêter de nouveau avant de reprendre finalement sa progression.
Allié qui venait les sortir pour de bon de l'ambassade, ou être qui condamnait désormais cette sortie là, il ne restait à présent plus que quelque marches qui séparaient le groupe de la réponse...
La diplomatie ? simple comme un coup de porte. [FIN]

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
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Localisation actuelle: Ambassade de Valhalla
Mission actuelle: Surveiller un diplomate et en couver un autre
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Date d'inscription: 27/05/2008
Aidant son époux à se tenir debout, Madeline était en train de faire attention à là où ils mettaient les pieds quand elle entendit une réflexion particulièrement étonnante venant d’Elyès.
« Qu'on l'assomme et qu'on l'emmène de force... » murmura-t-il plaintivement d'une voix pâteuse.
La rouquine écarquilla les yeux. C’était bien la première fois qu’elle entendit distinctement et aussi explicitement son troyen demander une application de la manière forte pour résoudre une situation. Ceci dit et accumulé à une voix mal assurée, finit de faire paniquer Maddie. Elle voulut relever sa tête pour rencontrer le regard chocolat de son bienveillant amour mais celui-ci posa alors sa tête sur la sienne, l’empêchant de bouger.
« Je crois que ça a tapé plus fort que ce que je pensais... » ajouta-t-il.
Involontairement, Madeline réaffirma sa prise sur la chemise d’Elyès. Elle s’était crispée à l’idée que son époux avait plus mal encore qu’elle le croyait. Et tout ça par sa faute ! Oui, totalement. Par sa faute ! Si seulement elle n’était pas tombé dans ses fichus escaliers ! Maddie voulut dire quelque chose, n’importe quoi, un mot pour apaiser Elyès mais rien ne lui venait à part une multitude de pensées inquiètes. Etait-ce plus grave qu’il n’y paraissait ? Saignait-il encore ? Beaucoup ? Comment cela l’affectait-il ? Souffrait-il énormément ? Mais bien sûr qu’il devait souffrir atrocement ! Il avait le crâne en sang !
Juste au moment où elle ouvrait la bouche, la radio de son chef ainsi que la sienne grésilla, des paroles pas franchement rassurantes en sortirent. Puis le silence. Et le noir. Les lumières s’étaient soudainement éteintes comme si on avait coupé le courant. Son idée bien que paranoïaque durant les premières secondes se confirma lorsque dans le silence nouvellement installé, des bruits de pas saccadés se firent entendre. Madeline connaissait ses sons. C’était des sons qu’elle entendait souvent dans son métier. Des déplacements militaires.
Il y avait des militaires ou bien des policiers en bas de cet escalier. Leur allure les trahissait. Ils avançaient comme sur un terrain dangereux. Pourtant il n’y avait pas de quoi, s’interrogea la rouquine. Ils étaient dans l’ambassade et leur position était connue des autres. Du moins, elle devait l’être.
Instinctivement, elle se plaça devant Elyès lorsque son corps comprit avant sa tête que ce qui grimpait vers eux n’était pas amical.
La lumière d’une lampe torche balayait les marches et les murs mais ne les atteignait pas encore. Il y eut soudain un arrêt dans le mouvement de leur assaillant. Malgré le sang qui tambourinait dans ses tempes, Maddie et Bismark devinèrent pourquoi. Un « ploc » incessant sur les marches en pierre marquait leur position aussi sûrement que s’il avait déclenché une fusée de détresse en portant d’affreux gilet jaune fluo. La rouquine se refusa à détourner les yeux pour fusiller ce satané diplomate du regard. Elle avait plus important à faire. Comme essayer de sortir son époux de là. Ca devenait de plus en plus urgent, cette affaire là.
Doucement, Madeline commença à reculer, faisant remonter les marches à leur petit duo. Tout comme Bismark, qui sans un mot, essayait d’entraîner Franz vers l’étage supérieur. Mais les policiers se figèrent lorsque d’autres pas se firent entendre au-dessus d’eux.
Tout à coup, un type entièrement vêtu de noir déboula dans les escaliers, par le haut. Bien que surpris l’espace d’un instant, il pointa néanmoins son arme sur leur petit groupe, les éclairant de sa lampe torche.
« On ne bouge plus ! »
Ordre qui fut aisément obéi par la surprise de l’intervention, quand soudain l’autre se décida à se montrer à son tour. Juste devant Madeline et Elyès. Armé lui aussi. Menaçant, lui aussi.
« Jetez vos armes ! Plus vite que ça ! Je veux voir vos mains ! Pas de gestes brusques ou je vous dégomme ! » s’écria-t-il.
Kelvin s’exécuta, comme à l’entraînement. Il dégaina lentement et posa son pistolet sur la marche, puis il se releva sans cesser de fixer son adversaire. Madeline, de son côté, avait déjà les mains pleines et refusait de lâcher Elyès. Lorsque son opposant s’avança d’une marche, son arme pointé sur eux dans un geste assez explicite, Maddie se mordit la lèvre et de sa main gauche – la droite soutenant toujours Elyès – elle alla chercher son arme de poing dans son holster et la balança dans les escaliers, dans une sorte de provocation. L’autre ne broncha même pas au son assourdissant que fit l’arme métallique sur le sol de pierre.
« Les radios aussi. » ajouta-t-il et Madeline grimaça mais obtempéra.
Pendant ce temps, l’assaillant venu de l’étage supérieur avait récupéré l’arme de service et la radio du sergent-chef et se les était rangé à sa ceinture. Il entama alors une fouille au corps de Kelvin ainsi que de Franz. Une fois sûr qu’ils n’étaient plus armés, il fit signe à son comparse qui s’avança alors vers Elyès et Maddie.
*Oh non mon coco ! Pas touche !* pensa verte de rage la rouquine qui se trouvait cruellement incapable de faire quoique ce soit pour remédier à la situation.
L’homme en noir passa son arme dans une main et menaça Madeline tandis qu’il fouillait Elyès de son autre main. Si elle avait eu un pistolet à la place des yeux (si seulement), ce type serait mort sur le champ. Mais malgré la fusillade, l’autre termina son inspection et changea de cible. Elyès au bout du canon, Maddie déglutit et garda ses mâchoires bien crispées et se retenait de toute ses forces de faire quoique ce soit alors qu’elle sentait les doigts de l’ennemi parcourir son corps.
Enfin assurés que le danger était écarté de ce côté-là, les deux hommes se regardèrent un instant et l’un d’entre eux saisi une radio et s’exclama :
« Chef, il restait encore du monde. »
«… On change rien. Amenez-les moi. »
« Reçu. Allez, on bouge ! Remontez ! » ordonna l’homme.
Madeline répugnait à lui tourner le dos mais elle n’avait pas le choix. D’un regard avec son supérieur, elle entama son demi-tour, le plus doucement possible pour ne pas faire de mal à Elyès. La pointe du canon s’enfonça alors entre ses omoplates.
« Et vite ! »
« Ca va.. » grogna la rouquine.
Madeline commença son ascension. C’était le pire scénario catastrophe qui pouvait lui arriver. Une prise d’otage (dont elle faisait partie mais ça, ça importait peu car le plus important était qu’Elyès en faisait partie également !), cumulée à un incendie quelque part… sans omettre le pire de tout : Elyès était blessé et elle était dans l’incapacité à le soigner. Il y avait tous les ingrédients adéquats pour qu’elle attrape un ulcère, c’était certain.
« Qu'on l'assomme et qu'on l'emmène de force... » murmura-t-il plaintivement d'une voix pâteuse.
La rouquine écarquilla les yeux. C’était bien la première fois qu’elle entendit distinctement et aussi explicitement son troyen demander une application de la manière forte pour résoudre une situation. Ceci dit et accumulé à une voix mal assurée, finit de faire paniquer Maddie. Elle voulut relever sa tête pour rencontrer le regard chocolat de son bienveillant amour mais celui-ci posa alors sa tête sur la sienne, l’empêchant de bouger.
« Je crois que ça a tapé plus fort que ce que je pensais... » ajouta-t-il.
Involontairement, Madeline réaffirma sa prise sur la chemise d’Elyès. Elle s’était crispée à l’idée que son époux avait plus mal encore qu’elle le croyait. Et tout ça par sa faute ! Oui, totalement. Par sa faute ! Si seulement elle n’était pas tombé dans ses fichus escaliers ! Maddie voulut dire quelque chose, n’importe quoi, un mot pour apaiser Elyès mais rien ne lui venait à part une multitude de pensées inquiètes. Etait-ce plus grave qu’il n’y paraissait ? Saignait-il encore ? Beaucoup ? Comment cela l’affectait-il ? Souffrait-il énormément ? Mais bien sûr qu’il devait souffrir atrocement ! Il avait le crâne en sang !
Juste au moment où elle ouvrait la bouche, la radio de son chef ainsi que la sienne grésilla, des paroles pas franchement rassurantes en sortirent. Puis le silence. Et le noir. Les lumières s’étaient soudainement éteintes comme si on avait coupé le courant. Son idée bien que paranoïaque durant les premières secondes se confirma lorsque dans le silence nouvellement installé, des bruits de pas saccadés se firent entendre. Madeline connaissait ses sons. C’était des sons qu’elle entendait souvent dans son métier. Des déplacements militaires.
Il y avait des militaires ou bien des policiers en bas de cet escalier. Leur allure les trahissait. Ils avançaient comme sur un terrain dangereux. Pourtant il n’y avait pas de quoi, s’interrogea la rouquine. Ils étaient dans l’ambassade et leur position était connue des autres. Du moins, elle devait l’être.
Instinctivement, elle se plaça devant Elyès lorsque son corps comprit avant sa tête que ce qui grimpait vers eux n’était pas amical.
La lumière d’une lampe torche balayait les marches et les murs mais ne les atteignait pas encore. Il y eut soudain un arrêt dans le mouvement de leur assaillant. Malgré le sang qui tambourinait dans ses tempes, Maddie et Bismark devinèrent pourquoi. Un « ploc » incessant sur les marches en pierre marquait leur position aussi sûrement que s’il avait déclenché une fusée de détresse en portant d’affreux gilet jaune fluo. La rouquine se refusa à détourner les yeux pour fusiller ce satané diplomate du regard. Elle avait plus important à faire. Comme essayer de sortir son époux de là. Ca devenait de plus en plus urgent, cette affaire là.
Doucement, Madeline commença à reculer, faisant remonter les marches à leur petit duo. Tout comme Bismark, qui sans un mot, essayait d’entraîner Franz vers l’étage supérieur. Mais les policiers se figèrent lorsque d’autres pas se firent entendre au-dessus d’eux.
Tout à coup, un type entièrement vêtu de noir déboula dans les escaliers, par le haut. Bien que surpris l’espace d’un instant, il pointa néanmoins son arme sur leur petit groupe, les éclairant de sa lampe torche.
« On ne bouge plus ! »
Ordre qui fut aisément obéi par la surprise de l’intervention, quand soudain l’autre se décida à se montrer à son tour. Juste devant Madeline et Elyès. Armé lui aussi. Menaçant, lui aussi.
« Jetez vos armes ! Plus vite que ça ! Je veux voir vos mains ! Pas de gestes brusques ou je vous dégomme ! » s’écria-t-il.
Kelvin s’exécuta, comme à l’entraînement. Il dégaina lentement et posa son pistolet sur la marche, puis il se releva sans cesser de fixer son adversaire. Madeline, de son côté, avait déjà les mains pleines et refusait de lâcher Elyès. Lorsque son opposant s’avança d’une marche, son arme pointé sur eux dans un geste assez explicite, Maddie se mordit la lèvre et de sa main gauche – la droite soutenant toujours Elyès – elle alla chercher son arme de poing dans son holster et la balança dans les escaliers, dans une sorte de provocation. L’autre ne broncha même pas au son assourdissant que fit l’arme métallique sur le sol de pierre.
« Les radios aussi. » ajouta-t-il et Madeline grimaça mais obtempéra.
Pendant ce temps, l’assaillant venu de l’étage supérieur avait récupéré l’arme de service et la radio du sergent-chef et se les était rangé à sa ceinture. Il entama alors une fouille au corps de Kelvin ainsi que de Franz. Une fois sûr qu’ils n’étaient plus armés, il fit signe à son comparse qui s’avança alors vers Elyès et Maddie.
*Oh non mon coco ! Pas touche !* pensa verte de rage la rouquine qui se trouvait cruellement incapable de faire quoique ce soit pour remédier à la situation.
L’homme en noir passa son arme dans une main et menaça Madeline tandis qu’il fouillait Elyès de son autre main. Si elle avait eu un pistolet à la place des yeux (si seulement), ce type serait mort sur le champ. Mais malgré la fusillade, l’autre termina son inspection et changea de cible. Elyès au bout du canon, Maddie déglutit et garda ses mâchoires bien crispées et se retenait de toute ses forces de faire quoique ce soit alors qu’elle sentait les doigts de l’ennemi parcourir son corps.
Enfin assurés que le danger était écarté de ce côté-là, les deux hommes se regardèrent un instant et l’un d’entre eux saisi une radio et s’exclama :
« Chef, il restait encore du monde. »
«… On change rien. Amenez-les moi. »
« Reçu. Allez, on bouge ! Remontez ! » ordonna l’homme.
Madeline répugnait à lui tourner le dos mais elle n’avait pas le choix. D’un regard avec son supérieur, elle entama son demi-tour, le plus doucement possible pour ne pas faire de mal à Elyès. La pointe du canon s’enfonça alors entre ses omoplates.
« Et vite ! »
« Ca va.. » grogna la rouquine.
Madeline commença son ascension. C’était le pire scénario catastrophe qui pouvait lui arriver. Une prise d’otage (dont elle faisait partie mais ça, ça importait peu car le plus important était qu’Elyès en faisait partie également !), cumulée à un incendie quelque part… sans omettre le pire de tout : Elyès était blessé et elle était dans l’incapacité à le soigner. Il y avait tous les ingrédients adéquats pour qu’elle attrape un ulcère, c’était certain.
La suite se passa dans un flou artistique étrange et rapide.
Elyès se sentait engourdit, mais pas autant dans le coton d'il y avait quelque minute. Il avait sentit qu'on avait cherché quelque chose sur lui, s'en était un peu offensé (ç'aurait été plus poli de demander en premier, non ? ), avait vu Madeline tirer une tronche pas possibles... Bon. Maintenant, au moins, le sol tanguait moins. Ça c'était bien. Mieux ! Elyès comprenait vaguement la situation : ils étaient dans la merde.
Mais il n'y guère le temps de profiter de sa connexion de neurones nouvellement revenue, ni de sentir un potentiel flot de panique s'emparer de lui... à la place, ses oreilles furent saturées en quelque secondes par un cri sortant du fond de la gorge de Franz, le diplomate de Tenkaï. Un cri à glacer le sang et qui raisonna dans la boite crânienne du troyen.
Très visiblement, les preneurs d'otage ne s'y attendaient pas non plus, l'un recula de quelque pas, l'autre eut quelque secondes de flottement. Passé ce délai, il tenta d'approcher Franz et de lui parler :
« Calmez vous, monsieur ! C-calmez vous ! »
Mais c'était semblait-il peine perdue : d'un, la voix paniquée du diplomate de tenkaï couvrait les autres, de deux, il semblait se débattre comme un fou contre lui même, alors, l'approcher...
L'autre preneur d'otage réagit également. D'un geste expert et vif, il décrocha sa radio et hurla à l'interlocuteur :
« Chef ! On a un problème ici ! Un gros problème ! L'un des...
- J'entends ! On annule tout, je répète, on annule tout ! »
Et d'un coup, la lumière revint et l'ambiance oppressante s'estompa en même temps que l'obscurité.
* * *
« Une prise d'otage factice ? »
Elyès, assit sur les marches extérieurs de l'ambassade, appuyait la poche de glace contre sa tête et pour une fois, il admettait que oui : hypothétiquement, le froid pouvait éventuellement être possiblement agréable dans certaine situation très précises. Peut-être.
Après le retour de la lumière, tout le monde avait été conduit dehors, sans discutions. Les gens avaient été incroyablement poli et courtois dans leurs manières et maintenant, tout se passait comme s'il n'y avait justement presque rien eut. Juste un flot d'uniforme un peu plus important que d'habitude, des gens qui devenaient rouge, d'autre qui semblaient ne rien comprendre à la situation... c'était varié.
« L'exercice... » commença l'officier Fitzgerald, un jeune à lunette qui semblait se liquéfier à la simple idée d'expliquer le fiasco qui venait d'avoir lieu « L'exercice consistait en un premier temps à faire une alarme à incendie... ça, les officiers du bâtiments étaient au courant, du moins, pour les gradés... On voulait tester l'efficacité des agents à faire s'évacuer ambassade au cas où... »
Elyès acquiesça doucement. Ça, il le comprenait. C'était la suite qui lui semblait vraiment farfelu.
« L'ambassade... supposément vide... devait être ensuite le théâtre d'une prise d'otage... fausse. Un faux groupe d'indépendantistes devait prendre des faux otages et... normalement... on devait tester la... rapidité de réponse de la sécurité en charge du bâtiment. Voir la réaction de chacun afin de... consolider les faiblesses en cas d'une vraie prise d'otage plus tard. »
Le jeune agent avala difficilement sa salive.
« On avait fait une liste de personne absente aujourd'hui qui nous aurait servit de faux otages -puisqu'il ne sont pas vraiment là-, et nous voulions tester comment tout ça se prenait en charge et... et voilà... » acheva-t-il d'une toute petite voix. « et l'exercice a un peu... dérapé... vous n'étiez pas sensé être encore présent... mais vous n'aviez -en théorie- rien à craindre, les armes étaient chargée à blanc... »
Elyès resta silencieux un moment avant de de nouveau faire un petit oui de la tête, encore un peu abasourdit par tout ça. En fait, il n'était pas certain d'avoir bien tout compris. Un peu las, il laissa sa tête retomber un peu et soupira. L'important, c'était bien que ce soit finit.
La prise d'otage n'était donc qu'un simulé et tout avait été annulé. Franz avait été évacué vers d'autres horizons, et plus jamais Elyès n'en entendit parler. La journée se finissait et tous allaient à présent rentrer chez eux pour continuer leurs vie. Les responsables de ce fiasco allait avoir des problèmes et de nouvelles mesures de sécurité, plus modernes et efficaces allaient se mettre en place pour plus de sécurité.
Ça avait vraiment été une drôle de journée...
[Sujet clôturé : il avait été fait pour Franz, ce dernier est partit... pas de raison de continuer alors. ]
Elyès se sentait engourdit, mais pas autant dans le coton d'il y avait quelque minute. Il avait sentit qu'on avait cherché quelque chose sur lui, s'en était un peu offensé (ç'aurait été plus poli de demander en premier, non ? ), avait vu Madeline tirer une tronche pas possibles... Bon. Maintenant, au moins, le sol tanguait moins. Ça c'était bien. Mieux ! Elyès comprenait vaguement la situation : ils étaient dans la merde.
Mais il n'y guère le temps de profiter de sa connexion de neurones nouvellement revenue, ni de sentir un potentiel flot de panique s'emparer de lui... à la place, ses oreilles furent saturées en quelque secondes par un cri sortant du fond de la gorge de Franz, le diplomate de Tenkaï. Un cri à glacer le sang et qui raisonna dans la boite crânienne du troyen.
Très visiblement, les preneurs d'otage ne s'y attendaient pas non plus, l'un recula de quelque pas, l'autre eut quelque secondes de flottement. Passé ce délai, il tenta d'approcher Franz et de lui parler :
« Calmez vous, monsieur ! C-calmez vous ! »
Mais c'était semblait-il peine perdue : d'un, la voix paniquée du diplomate de tenkaï couvrait les autres, de deux, il semblait se débattre comme un fou contre lui même, alors, l'approcher...
L'autre preneur d'otage réagit également. D'un geste expert et vif, il décrocha sa radio et hurla à l'interlocuteur :
« Chef ! On a un problème ici ! Un gros problème ! L'un des...
- J'entends ! On annule tout, je répète, on annule tout ! »
Et d'un coup, la lumière revint et l'ambiance oppressante s'estompa en même temps que l'obscurité.
* * *
« Une prise d'otage factice ? »
Elyès, assit sur les marches extérieurs de l'ambassade, appuyait la poche de glace contre sa tête et pour une fois, il admettait que oui : hypothétiquement, le froid pouvait éventuellement être possiblement agréable dans certaine situation très précises. Peut-être.
Après le retour de la lumière, tout le monde avait été conduit dehors, sans discutions. Les gens avaient été incroyablement poli et courtois dans leurs manières et maintenant, tout se passait comme s'il n'y avait justement presque rien eut. Juste un flot d'uniforme un peu plus important que d'habitude, des gens qui devenaient rouge, d'autre qui semblaient ne rien comprendre à la situation... c'était varié.
« L'exercice... » commença l'officier Fitzgerald, un jeune à lunette qui semblait se liquéfier à la simple idée d'expliquer le fiasco qui venait d'avoir lieu « L'exercice consistait en un premier temps à faire une alarme à incendie... ça, les officiers du bâtiments étaient au courant, du moins, pour les gradés... On voulait tester l'efficacité des agents à faire s'évacuer ambassade au cas où... »
Elyès acquiesça doucement. Ça, il le comprenait. C'était la suite qui lui semblait vraiment farfelu.
« L'ambassade... supposément vide... devait être ensuite le théâtre d'une prise d'otage... fausse. Un faux groupe d'indépendantistes devait prendre des faux otages et... normalement... on devait tester la... rapidité de réponse de la sécurité en charge du bâtiment. Voir la réaction de chacun afin de... consolider les faiblesses en cas d'une vraie prise d'otage plus tard. »
Le jeune agent avala difficilement sa salive.
« On avait fait une liste de personne absente aujourd'hui qui nous aurait servit de faux otages -puisqu'il ne sont pas vraiment là-, et nous voulions tester comment tout ça se prenait en charge et... et voilà... » acheva-t-il d'une toute petite voix. « et l'exercice a un peu... dérapé... vous n'étiez pas sensé être encore présent... mais vous n'aviez -en théorie- rien à craindre, les armes étaient chargée à blanc... »
Elyès resta silencieux un moment avant de de nouveau faire un petit oui de la tête, encore un peu abasourdit par tout ça. En fait, il n'était pas certain d'avoir bien tout compris. Un peu las, il laissa sa tête retomber un peu et soupira. L'important, c'était bien que ce soit finit.
La prise d'otage n'était donc qu'un simulé et tout avait été annulé. Franz avait été évacué vers d'autres horizons, et plus jamais Elyès n'en entendit parler. La journée se finissait et tous allaient à présent rentrer chez eux pour continuer leurs vie. Les responsables de ce fiasco allait avoir des problèmes et de nouvelles mesures de sécurité, plus modernes et efficaces allaient se mettre en place pour plus de sécurité.
Ça avait vraiment été une drôle de journée...
[Sujet clôturé : il avait été fait pour Franz, ce dernier est partit... pas de raison de continuer alors. ]






