[ désolée, j'ai pas eut mieux comme idée de titre]
Sans doute la technologie avait-elle permise la sauvegarde d'un nombre impressionnant de forêts et autre végétaux. En effet, pourquoi imprimer et ainsi gâcher du papier alors que c'est si bien digitalisé ? Elyès n'en savait rien. Et il était de la vielle école comme on disait. Car lui, son rapport finit, il l'imprimait toujours en plusieurs exemplaires : un pour lui même qu'il mettrait dans ces archives personnelles et les autres à envoyer à qui le devait et qu'il aurait, au préalable, dûment signés et auxquels il aurait fait un majestueux tampon sur chacun d'entre eux (on était paperasse on on ne l'était pas. Sans Honte, Elyès s'affirmait comme l'étant). La sauvegarde des végétaux ne se ferait pas grâce à ce diplomate là.
Il poussa ses lunettes un peu plus près de ces yeux d'une geste qui révélait plus du tic que de la nécessitée et après une légère et rapide lecture, d'un effleurement de doigts, il ordonna l'impression. Et comme prévu, une feuille pour sa bannette personnelle, et après signatures et tampons, d'autres pour celle "à envoyer."
Satisfait, il s'étira et réprima une vilaine envie de bailler. En ce moment, les affaires étaient très calmes pour lui. Diplomate pour Troie, il travaillait à Asgard après s'être marié avec l'une de ces habitante. Et Troie avait trouvé aussi pratique de le laisser là bas, ça ferait des frais de voyage en moins. Et puis, la technologie moderne permettait toujours de le contacter et de l'envoyer de gauche à droite si besoin était. Aucune importance donc, il était bien là bas, bien qu'il se plaignait du froid, qu'il y reste. Et de temps à autre, on le prêtait même à l'ambassade d'Asgard quand il y avait besoin de main d'oeuvre. Fantastique, n'est-ce pas ?
C'était le cas d'aujourd'hui par exemple. Il devait rencontrer un jeune diplomate pour organiser il ne savait plus quelle réception. Le tout n'avait aucun rapport avec Troie, mais tant pis, on lui avait demandé, il serait payé, alors il le ferait, c'était aussi simple que ça. Et puis, faire des rencontres, c'est toujours bien, surtout que le diplomate qu'il devait rencontrer... Et bien, il ne l'avait encore jamais vu. Entendu parler, tout au plus. Il avait prit la peine de se renseigner un peu avant toute rencontre, après tout, une parole mal placée était si vite arrivée... Et les paroles mal placée, c'était contraire à son boulot. Il lança un rapide coup d'oeil à sa montre et vit que c'était bon, il avait encore un peu de temps devant lui.
Il prit une enveloppe et commença à soigneusement marquer les adresses des destinataires, l'expéditeur et tout le reste. Évidement, il enverrait aussi la version électronique du dernier rapport mais tout de même. Il aimait bien encore le contact de la plume contre le papier. Il fut si occupé à écrire adresses après adresse, remplir les enveloppes des lettres soigneusement pliées et autre joyeuserie administrative qu'il ne vit pas le temps passer. Si bien qu'il fut ramené à l'ordre par une voix douce et féminine, sortie de nulle part, ou presque :
" Plus que 20 minutes avant la rencontre avec M Hohenstaufen von Laach
- à vos souhait."
Il releva la tête et chercha de qui pouvait venir cette voix. Étrange, il était pourtant seul dans la pièce. Ah mais oui ! Sa montre ! Il regarda rapidement l'heure dessus et vit qu'effectivement, le temps avait bien filé. C'est fou ce que ces nouvelles technologie pouvait être pratique. Non seulement sa montre donnait l'heure, mais en plus, à présent, c'était un véritable petit pdf qui allait jusqu'à rappeler les rendez-vous (s'il n'était pas en silencieux) et qui avait tout juste la taille d'une montre. Bien pratique, ça lui permettrait de s'organiser.
Le seul soucis était cette voix féminine. Elyès se promis de la changer au plus vite avant que Madeline ne s'imagine quoi que ce soit et qu'une catastrophe arrive. Le fait qu'elle soit d'une jalousie maladive ne le gênait absolument pas. Il se disait juste qu'avec elle, il fallait prendre quelques précautions.
Comme ne pas laisser à son PDF une voix féminine.
Mais quand on aime, on pardonne tout, n'est-ce pas ?
Finalement, il boucha son stylo, organisa son bureau, remettant dans la bannette "à envoyé" ce qui devait l'être et finalement, il se leva. Autant aller à la rencontre de ce fameux diplomate, ça serait plus poli qu'attendre qu'il trouve son bureau. Il ota ses lunettes, nettoya un peu leurs verres d'un bout de chiffon et les rangea dans leur étuis qu'il glissa dans une poche.
Et en avant pour se renseigner voir si Franz Matthias Hohenstaufen von Laach était arrivé.
Alors qu'il se stoppa pour vérifier que son bureau était en ordre, remettre quelque petites choses en place avec une minutie proche de la maniaquerie, la petite voix féminine rappella :
" Plus que 15 minute avant rencontre avec M, Hohenstaufen von Laach.
- à tes souhait, hum, je veux dire... Se reprit-il, je veux dire merci, hum..."
Il aurait put se reprendre et réfléchir sur l'intérêt de remercier une montre, mais il garda le silence. Après tout, dedans, il devait y avoir une sorte d'intelligence artificiel, les scientifiques et industriels en foutait partout maintenant, de ces trucs là... Et qui sait, peut-être que s'il y en avait une dans sa montre, elle se vexerait de ne pas avoir eut de merci... Non, Elyès n'était pas très doué avec toute les technologie moderne. Si pour certaine personne tout ceci était parfaitement naturel, ça ne l'était pas pour le diplomate qui, des fois, se sentait un peut dépassé par tout ça.
Par contre, il fallait qu'il s'empêche de dire à vos souhait à chaque fois qu'il entendant le nom Hohenstaufen von Laach. Ça, ça ne le ferait carrément pas. Elyès soupira et une fois le bureau impeccable, il traversa la pièce et se stoppa devant la porte pour voir si vraiment tout était impeccable. Il regarda également un peu l'allure qu'il avait, si ces vêtements n'était pas trop froissés, ce genre de truc. Non, ça avait l'air bon. Il pouvait sortir de son bureau. La petite voix féminine lui signala une dernière fois :
" Plus que 10 minutes avant rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach
- je sais, merci."
Prenant son courage à une mains puisque l'autre se posait sur la poignet de porte, il s'apprêta à ouvrir mais la porte fut plus rapide que lui.
D'un coup, cette dernière s'abattit impitoyablement sur le diplomate qui au passage, sentit une violente douleur dans son nez (qui pourtant tint le choc sans se casser, brave nez) et dans chacune des parties de son corps qui se trouvait face à la porte et finalement, il se retrouva assez sonné pour se laisser tomber lourdement en arrière sans opposer la moindre résistance. Ainsi allongé, il aurait pus constater qu'il saignait du nez, qu'en plus du côté face, il avait mal du côté pile (pour ne pas faire de jaloux on va dire) et il aurait même pus voir son victorieux assaillant...
Mais il ne vit rien de tout ça. À 10 minutes d'une rencontre avec un autre diplomate, Elyès de Lioncourt trouvait bon de se faire assommer et mettre K.O par une porte...
La diplomatie ? simple comme un coup de porte. [FIN]

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
- Nombre de messages: 71
Localisation actuelle: Ambassade de Valhalla
Mission actuelle: Surveiller un diplomate et en couver un autre
Couleur RP: brown
Multi-comptes:








Date d'inscription: 27/05/2008
Toujours en mouvement, Madeline de Lioncourt faisait sa ronde journalière dans les couloirs de l'Ambassade. Et comme tous les jours depuis qu'elle était en poste, il n'y avait rien de particulier à noter. Rien de bien grandiloquent pour être signaler comme un évènement qui nécessiterait une intervention musclée...euh... une intervention des membres de la sécurité du bâtiment.
Loin d'être le genre de personne à rester en place, Maddie pouvait traverser l'Ambassade de part en part plus d'une dizaine de fois dans la journée. Et elle avait manifestement une petite préférence pour circuler le plus souvent possible dans les couloirs des bureaux des diplomates. Et particulièrement, devant le bureau du Diplomate Troyen. Allez savoir pourquoi...
Peut-être tout simplement, parce que le Diplomate troyen en question était son cher et tendre époux ? Oui. Ca pouvait être une raison de sa présence dans le coin.
D'ailleurs pour la deuxième fois de la journée, Maddie se dirigea vers l'office pour aller voir si Elyès ne manquait de rien ou juste pour le voir... au loin, travailler. Tranquillement. Nullement dérangé par qui que ce soit. Et surtout pas une blonde à forte poitrine ayant la fâcheuse manie de percher son énorme postérieur sur le coin du bureau du diplomate...
Ah ça non !
Ce n'était certainement pas avec ce genre de... compagnie dont Elyès avait besoin pour travailler.
L'espace d'un instant, Maddie se demanda si elle ne devait pas installer des clous sur les coins du bureau pour être sûre qu'un postérieur n'aurait pas la malencontreuse idée de s'asseoir là...
Mais les clous, ca pouvait être dangeureux pour son époux aussi...
Donc pas de clous...
Toute à ses réflexions, Maddie se retrouva finalement devant la fameuse porte.
Mais là, horreur et damnation ! Une voix de femme retentit !
"Plus que 15 minutes avant rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach"
Vive comme l'éclair, Maddie plaqua son oreille contre la porte. Son coeur battait à tout rompre. Mais qui c'était celle là ?! Elyès devait être seul ! Il était seul aujourd'hui ! C'était pas possible ça !
Elle n'avait pas rêvé tout de même.
Alors que des scénarios plus rocambolesques les uns que les autres émergeaient et disparaissaient les uns après les autres dans la petite tête butée de la rouquine, le temps filait. Jusqu'à ce qu'elle entende à nouveau la voix :
"Plus que 10 minutes avant rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach"
Plus aucun doute ! Maddie s'écarta de la porte, les sourcils froncés et le regard noir et accusateur (qui pour le moment n'effrayait personne...à part peut-être la pauvre porte qui la séparait de son cher et tendre).
Comment une donzelle avait-elle réussit à s'infiltrer dans ce santuaire !
Pour le coup, peu lui importait. Maddie allait le lui faire payer ! Mais attention ! Il ne fallait pas que cela soit vu comme une agression...
Un accident. Un accident est si vite arrivé.
Inspirant un grand coup, Maddie saisit la poignée et ouvrit violemment la porte. Ayant calculé son coup afin d'être certaine de toucher sa "malchanceuse" victime.
"Oh pardon ! Je ne vous avais pas vu." dit-elle d'emblée, sur un air faussement désolé.
Dans un premier temps, elle ne regarda même pas à terre, cherchant son mari des yeux, certaine de le voir debout devant elle, un petit air contri sur le visage.
...
Mais non. Pas de Lapin en vue. Etrange. Il aurait du être là pourtant.
Finalement elle abaissa la tête.
...
Il y eut comme un grand moment de silence...
De solitude...
Puis vint l'horreur.
"MON LAPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!" hurla Maddie paniquée.
Ce n'était pas le corps d'une sulfureuse blonde amochée...assommée par la porte qui était étalé au sol... mais le corps d'un sulfureux diplomate troyen au nez ensanglanté et à l'air hagard.
Elle se jeta à genoux sur lui. Attention ! elle ne lui avait pas aterri dessus ! Elle s'était juste mise à califourchon au-dessus du bel endormi.
"Mon lapin ! Réveille-toi !"
Elle lui saisit les épaules et le secoua un peu. Pas de réaction.
"Elyès !!" appela-t-elle plus vigoureusement en lui donnant de petites claques.
Loin d'être le genre de personne à rester en place, Maddie pouvait traverser l'Ambassade de part en part plus d'une dizaine de fois dans la journée. Et elle avait manifestement une petite préférence pour circuler le plus souvent possible dans les couloirs des bureaux des diplomates. Et particulièrement, devant le bureau du Diplomate Troyen. Allez savoir pourquoi...
Peut-être tout simplement, parce que le Diplomate troyen en question était son cher et tendre époux ? Oui. Ca pouvait être une raison de sa présence dans le coin.
D'ailleurs pour la deuxième fois de la journée, Maddie se dirigea vers l'office pour aller voir si Elyès ne manquait de rien ou juste pour le voir... au loin, travailler. Tranquillement. Nullement dérangé par qui que ce soit. Et surtout pas une blonde à forte poitrine ayant la fâcheuse manie de percher son énorme postérieur sur le coin du bureau du diplomate...
Ah ça non !
Ce n'était certainement pas avec ce genre de... compagnie dont Elyès avait besoin pour travailler.
L'espace d'un instant, Maddie se demanda si elle ne devait pas installer des clous sur les coins du bureau pour être sûre qu'un postérieur n'aurait pas la malencontreuse idée de s'asseoir là...
Mais les clous, ca pouvait être dangeureux pour son époux aussi...
Donc pas de clous...
Toute à ses réflexions, Maddie se retrouva finalement devant la fameuse porte.
Mais là, horreur et damnation ! Une voix de femme retentit !
"Plus que 15 minutes avant rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach"
Vive comme l'éclair, Maddie plaqua son oreille contre la porte. Son coeur battait à tout rompre. Mais qui c'était celle là ?! Elyès devait être seul ! Il était seul aujourd'hui ! C'était pas possible ça !
Elle n'avait pas rêvé tout de même.
Alors que des scénarios plus rocambolesques les uns que les autres émergeaient et disparaissaient les uns après les autres dans la petite tête butée de la rouquine, le temps filait. Jusqu'à ce qu'elle entende à nouveau la voix :
"Plus que 10 minutes avant rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach"
Plus aucun doute ! Maddie s'écarta de la porte, les sourcils froncés et le regard noir et accusateur (qui pour le moment n'effrayait personne...à part peut-être la pauvre porte qui la séparait de son cher et tendre).
Comment une donzelle avait-elle réussit à s'infiltrer dans ce santuaire !
Pour le coup, peu lui importait. Maddie allait le lui faire payer ! Mais attention ! Il ne fallait pas que cela soit vu comme une agression...
Un accident. Un accident est si vite arrivé.
Inspirant un grand coup, Maddie saisit la poignée et ouvrit violemment la porte. Ayant calculé son coup afin d'être certaine de toucher sa "malchanceuse" victime.
"Oh pardon ! Je ne vous avais pas vu." dit-elle d'emblée, sur un air faussement désolé.
Dans un premier temps, elle ne regarda même pas à terre, cherchant son mari des yeux, certaine de le voir debout devant elle, un petit air contri sur le visage.
...
Mais non. Pas de Lapin en vue. Etrange. Il aurait du être là pourtant.
Finalement elle abaissa la tête.
...
Il y eut comme un grand moment de silence...
De solitude...
Puis vint l'horreur.
"MON LAPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!" hurla Maddie paniquée.
Ce n'était pas le corps d'une sulfureuse blonde amochée...assommée par la porte qui était étalé au sol... mais le corps d'un sulfureux diplomate troyen au nez ensanglanté et à l'air hagard.
Elle se jeta à genoux sur lui. Attention ! elle ne lui avait pas aterri dessus ! Elle s'était juste mise à califourchon au-dessus du bel endormi.
"Mon lapin ! Réveille-toi !"
Elle lui saisit les épaules et le secoua un peu. Pas de réaction.
"Elyès !!" appela-t-elle plus vigoureusement en lui donnant de petites claques.

Invité- Invité
[HRP : désolé, j'ai eu un manque flagrant d'inspiration sur la fin... si vous voulez, je change !]
< Spatioport de Valhalla
Les grands murs blancs et froids défilaient sous les yeux de Franz. Le regard vide, il laissait ces étendues planes et immaculées passer, sans vraiment prendre garde à ce que cela pouvait évoquer en lui. Il préférait l'oublier, l'enterrer. Le passé resterait derrière lui, il n'allait pas le laisser le submerger, ni laisser ses sentiments peu amicaux envers son tuteur prendre le dessus sur son calme quasi-olympien.
La voiture stoppa finalement, sans que le passager ne se soit aperçu qu'elle venait de pénétrer dans l'enceinte d'un grand bâtiment, a priori l'ambassade, si l'on considérait que le chauffeur ne s'était ni perdu, ni ne l'avait kidnappé. Le premier cas était peu semblable, et le second tout autant, car personne n'aurait voulu avoir à traiter avec le vieux Kriegstaat. Soupirant à l'idée que sa vie manquait cruellement d'aventure, Franz ouvrit la portière et sortit dans la petite cour où la voiture était garée.
"Monsieur, je porte vos valises à l'officine, à côté."
"Très bien," souffla le jeune homme en adressant un regard bref à son interlocuteur.
L'ambassade était pour le moins massive. Symétrique, comme tout bâtiment dans cette ville, elle semblait s'étirer vers le ciel, ce qui, selon toute vraisemblance, n'était pas tâche ardue compte tenu de la hauteur tout à fait relative du plafond nuageux. La bâtisse en elle-même avait un certain cachet, pour peu que l'on aime le "colossal". Des marches menaient vers ce qui était vraisemblablement une entrée. Le conducteur était partie vers une petite porte à part, où, vraisemblablement, quelqu'un savait qu'il devait arriver, et prenait en main ses bagages.
Réajustant la chapska - relique familiale - qu'il portait sur la tête, Franz se dirigea d'un pas assurée vers l'entrée évidente de l'ambassade. Derrière lui, le bruit d'une grille qui se referme signifiait que les gendarmes - ou quelques autres garants de l'ordre - refermaient le passage derrière le diplomate, laissant la voiture se faire recouvrir par un léger manteau glacé.
Gravissant rapidement les marches, le jeune homme pénétra dans l'entrée, sorte d'immense hall où se retrouvaient, au hasard, badauds, policiers (ARI, pour être précis) ainsi que le personnel habituel. A cela s'ajoutait le matériel de sécurité habituel, à savoir détecteurs d'armes à l'entrée, ainsi que caméra de surveillance qui pivotaient dans un grésillement anxiogène.
*Toutes les administrations se ressemblent* pensa-t'il.
Enlevant son couvre-chef, laissant ainsi ses cheveux libres de fluctuer avec l'air, Franz pénétra un peu plus avant dans la pièce, pour finalement se faire accoster par un jeune cadre dynamique - ou plutôt un jeune diplomate fringuant, un de plus - qui lui tendit une main brusque, dont Franz supposa qu'elle servait à être serrée :
"Monsieur Hohenstaufen ?"
"Von Laach. Lui-même," lâcha un Franz plus hautain que nature.
La main s'agitait sous le nez de Franz, qui prenait un malin plaisir à prendre tout son temps à se déganter.
"Je suis Hendrik Paivalainen, assistant de l'attaché culturel. On m'a dit que vous aviez rendez-vous avec M. de Lioncourt."
La main s'impatientait.
Plus que trois doigts, et le gant serait enlevé.
"C'est exact. J'ai été chargé par son Excellence le gouverneur de Tenkai d'assister mon homologue dans l'élaboration du symposium organisé ici-même dans quelques semaines..."
"Oui, oui," le coupa rudement le petit humain. "J'ai été prévenu."
Franz hésita un instant à envoyer sa paire de gants - littéralement - à la figure de son interlocuteur. "Les diplomates trahissent tout excepté leurs émotions," avait écrit un écrivain terrien, encore renommé depuis, malgré la perte d'une partie de ses œuvres. Evidemment, Franz Matthias ne dérogeait aucunement à la règle.
Il finit par serrer la dextre qui se présentait à lui.
"Enchanté, je vous conduit vite à M. de Lioncourt, mon emploi du temps est plutôt chargé, ohlàlà..."
Des plaintes...
Le jeune aristocrate ne dit rien, mais son cerveau n'en pensa pas moins.
Il fut amené dans un vestibule, où l'on daigna le laisser se déshabiller, le manteau fourré et la chapska n'étant pas forcément utiles dans un lieu couvert et chauffé.
"M. de Lioncourt est de l'autre côté de la porte, troisième à droite dans le couloir, je vous laisse, j'ai d'autres choses importantes à faire."
Piqué au vif, Franz se contenta de répondre :
"Allez, donc, mon ami, je m'en voudrais de retenir plus longtemps un homme de votre condition..."
Mesquin. Oui, mais cela collait si bien au cadre environnant...
Debout devant la porte, le jeune homme dut s'avouer presque vaincu. Oh, il savait bien que cogner aux portes se faisait, mais, habituellement, ses rendez-vous venaient le chercher, et ne le laissaient pas sur le seuil.
Enfin, qu'y pouvait-il, après tout ?
Il s'engouffra alors dans le couloir, et avança, résolument, vers ladite porte qui se trouvait ouverte. Au moins lui facilitait-on le travail, à défaut de lui tendre un tapis rouge - qui aurait été, bien évidemment, un peu exagéré.
"Rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach."
Franz sursauta à la prononciation de son nom, et, un peu surpris de se voir ainsi annoncé, il s'avança dans la pièce. Il faut noter que le début de la phrase ne lui était pas parvenue correctement aux oreilles, ou que son esprit en avait fait abstraction, ce qui ne joua alors pas en sa faveur.
"M. de Lionc..." commença-t'il en pénétrant dans la pièce.
Mais ses mots s'arrêtèrent nets, refusant de sortir de son orifice buccal.
Une femme était en train de mettre des claques à un homme étendu au sol.
"Elyès !"
Franz en avait vu dans sa courte existence, mais cela confinait au burlesque. Il supposa, d'après le prénom dont on venait d'affubler le jeune homme évanoui que le corps étendu par terre était celui de son contact ici, sur Asgard. Elyès de Lioncourt.
Une belle coopération qui débute...
"Madame... Je crains que vos coups ne soient trop véhéments. Vous risqueriez de le décapiter avec d'aussi grands soufflets !"
Quitte à poursuivre dans le grand-guignolesque, autant jouer son rôle jusqu'au bout. Après tout, les entretiens entre diplomates avaient pour coutume d'être mornes, alors pour une fois qu'une petite distraction survenait...
< Spatioport de Valhalla
Les grands murs blancs et froids défilaient sous les yeux de Franz. Le regard vide, il laissait ces étendues planes et immaculées passer, sans vraiment prendre garde à ce que cela pouvait évoquer en lui. Il préférait l'oublier, l'enterrer. Le passé resterait derrière lui, il n'allait pas le laisser le submerger, ni laisser ses sentiments peu amicaux envers son tuteur prendre le dessus sur son calme quasi-olympien.
La voiture stoppa finalement, sans que le passager ne se soit aperçu qu'elle venait de pénétrer dans l'enceinte d'un grand bâtiment, a priori l'ambassade, si l'on considérait que le chauffeur ne s'était ni perdu, ni ne l'avait kidnappé. Le premier cas était peu semblable, et le second tout autant, car personne n'aurait voulu avoir à traiter avec le vieux Kriegstaat. Soupirant à l'idée que sa vie manquait cruellement d'aventure, Franz ouvrit la portière et sortit dans la petite cour où la voiture était garée.
"Monsieur, je porte vos valises à l'officine, à côté."
"Très bien," souffla le jeune homme en adressant un regard bref à son interlocuteur.
L'ambassade était pour le moins massive. Symétrique, comme tout bâtiment dans cette ville, elle semblait s'étirer vers le ciel, ce qui, selon toute vraisemblance, n'était pas tâche ardue compte tenu de la hauteur tout à fait relative du plafond nuageux. La bâtisse en elle-même avait un certain cachet, pour peu que l'on aime le "colossal". Des marches menaient vers ce qui était vraisemblablement une entrée. Le conducteur était partie vers une petite porte à part, où, vraisemblablement, quelqu'un savait qu'il devait arriver, et prenait en main ses bagages.
Réajustant la chapska - relique familiale - qu'il portait sur la tête, Franz se dirigea d'un pas assurée vers l'entrée évidente de l'ambassade. Derrière lui, le bruit d'une grille qui se referme signifiait que les gendarmes - ou quelques autres garants de l'ordre - refermaient le passage derrière le diplomate, laissant la voiture se faire recouvrir par un léger manteau glacé.
Gravissant rapidement les marches, le jeune homme pénétra dans l'entrée, sorte d'immense hall où se retrouvaient, au hasard, badauds, policiers (ARI, pour être précis) ainsi que le personnel habituel. A cela s'ajoutait le matériel de sécurité habituel, à savoir détecteurs d'armes à l'entrée, ainsi que caméra de surveillance qui pivotaient dans un grésillement anxiogène.
*Toutes les administrations se ressemblent* pensa-t'il.
Enlevant son couvre-chef, laissant ainsi ses cheveux libres de fluctuer avec l'air, Franz pénétra un peu plus avant dans la pièce, pour finalement se faire accoster par un jeune cadre dynamique - ou plutôt un jeune diplomate fringuant, un de plus - qui lui tendit une main brusque, dont Franz supposa qu'elle servait à être serrée :
"Monsieur Hohenstaufen ?"
"Von Laach. Lui-même," lâcha un Franz plus hautain que nature.
La main s'agitait sous le nez de Franz, qui prenait un malin plaisir à prendre tout son temps à se déganter.
"Je suis Hendrik Paivalainen, assistant de l'attaché culturel. On m'a dit que vous aviez rendez-vous avec M. de Lioncourt."
La main s'impatientait.
Plus que trois doigts, et le gant serait enlevé.
"C'est exact. J'ai été chargé par son Excellence le gouverneur de Tenkai d'assister mon homologue dans l'élaboration du symposium organisé ici-même dans quelques semaines..."
"Oui, oui," le coupa rudement le petit humain. "J'ai été prévenu."
Franz hésita un instant à envoyer sa paire de gants - littéralement - à la figure de son interlocuteur. "Les diplomates trahissent tout excepté leurs émotions," avait écrit un écrivain terrien, encore renommé depuis, malgré la perte d'une partie de ses œuvres. Evidemment, Franz Matthias ne dérogeait aucunement à la règle.
Il finit par serrer la dextre qui se présentait à lui.
"Enchanté, je vous conduit vite à M. de Lioncourt, mon emploi du temps est plutôt chargé, ohlàlà..."
Des plaintes...
Le jeune aristocrate ne dit rien, mais son cerveau n'en pensa pas moins.
Il fut amené dans un vestibule, où l'on daigna le laisser se déshabiller, le manteau fourré et la chapska n'étant pas forcément utiles dans un lieu couvert et chauffé.
"M. de Lioncourt est de l'autre côté de la porte, troisième à droite dans le couloir, je vous laisse, j'ai d'autres choses importantes à faire."
Piqué au vif, Franz se contenta de répondre :
"Allez, donc, mon ami, je m'en voudrais de retenir plus longtemps un homme de votre condition..."
Mesquin. Oui, mais cela collait si bien au cadre environnant...
Debout devant la porte, le jeune homme dut s'avouer presque vaincu. Oh, il savait bien que cogner aux portes se faisait, mais, habituellement, ses rendez-vous venaient le chercher, et ne le laissaient pas sur le seuil.
Enfin, qu'y pouvait-il, après tout ?
Il s'engouffra alors dans le couloir, et avança, résolument, vers ladite porte qui se trouvait ouverte. Au moins lui facilitait-on le travail, à défaut de lui tendre un tapis rouge - qui aurait été, bien évidemment, un peu exagéré.
"Rencontre avec M. Hohenstaufen von Laach."
Franz sursauta à la prononciation de son nom, et, un peu surpris de se voir ainsi annoncé, il s'avança dans la pièce. Il faut noter que le début de la phrase ne lui était pas parvenue correctement aux oreilles, ou que son esprit en avait fait abstraction, ce qui ne joua alors pas en sa faveur.
"M. de Lionc..." commença-t'il en pénétrant dans la pièce.
Mais ses mots s'arrêtèrent nets, refusant de sortir de son orifice buccal.
Une femme était en train de mettre des claques à un homme étendu au sol.
"Elyès !"
Franz en avait vu dans sa courte existence, mais cela confinait au burlesque. Il supposa, d'après le prénom dont on venait d'affubler le jeune homme évanoui que le corps étendu par terre était celui de son contact ici, sur Asgard. Elyès de Lioncourt.
Une belle coopération qui débute...
"Madame... Je crains que vos coups ne soient trop véhéments. Vous risqueriez de le décapiter avec d'aussi grands soufflets !"
Quitte à poursuivre dans le grand-guignolesque, autant jouer son rôle jusqu'au bout. Après tout, les entretiens entre diplomates avaient pour coutume d'être mornes, alors pour une fois qu'une petite distraction survenait...
Pour les non-initiés, la situation devait être assez étrange vu de l'extérieur. Un agent de la sécurité était en train de frapper joyeusement un diplomate déjà à terre et visiblement inconscient. Si on passait tout le côté "incident diplomatique" et autre joyeuserie de ce genre, on pouvait facilement comprendre que le métier de diplomate était bien plus dangereux qu'il ne semblait l'être. Déjà, toute la paperasserie qui, au premier abord, semblait parfaitement inoffensive pouvait, entre des mains expertes, se transformer en des lames de rasoirs plus affûtée les une que les autres, véritable danger pour des petits doigts fins et délicats. Elyès avait ces mains expertes là. Ensuite, il fallait toujours prendre en compte les agents de sécurité d'Asgard, au mœurs et coutumes très typique dont, une fois de plus, Elyès faisait les frais.
C'est ainsi que, alors qu'il reprenait doucement conscience, l'une de ses première pensée fut qu'il insisterait plus pour avoir le droit à une prime de risque. Pour une raison étrange, on le lui avait toujours refusée. Ah ! Ces pauvres sots n'avaient sans doute jamais travaillé sur Asgard, ça se voyait ! Là, par exemple, Elyès ne comprenait pas pourquoi, mais il avait affreusement mal aux joues. Encore une mœurs d'Asgard qui avait du lui échapper. Quand on se prenait une porte, il fallait s'attendre à des représailles si on ne s'excusait pas auprès de cette dernière. Genre, les agents de sécurité qui venait et qui s'en prenait à l'agresseur de porte par exemple...
Ainsi, entre deux claques, tenta-t-il vainement de s'excuser auprès de la dîtes porte (il était très concilient comme garçon) mais il ne sortit qu'un "marfon" mal articulé. Mais au moins, cela avait-il le mérite d'avoir tout de même marché puisque les baffes s'arrêtaient presque immédiatement. Il porta une main molle à son visage et tenta de frotter un peu ces joues meurtries. Le point de vue de Maddie et d'Elyès sur ce qu'était des" petites claques" n'étant visiblement pas le même. Finalement, il se redressa et réussit à articuler plus distinctement cette fois ci :
" Oooh, saint Pierre, pourquoi le paradis a-t-il un goût de sang ?"
Il devait sans doute exister une barrière entre reprendre conscience et se remettre totalement d'un coup de porte. Peu conscient de l'image qu'il donnait sur le coup et s'en fichant royalement, il renifla discrètement avant de porter sa main sous son nez en lançant échapper :
" Hein ? Oh, oh, flûte. "
Un mince filet de sang s'était décidé à prendre l'air visiblement. Loin de lui l'idée d'empêcher cette petite promenade hivernale, il n'empêchait que le diplomate ne tenait pas spécialement à se voir tâché de ce liquide écarlate. En effet c'était très dur à retirer, le sang, des vêtements. Et puis, se promener avec une chemise ensanglantée, ce n'était pas très... Pas très chic on va dire. Sans parler du manque de sérieux que cela reflétait.
Gardant sa paume de mains toujours sous son nez, assit par terre tandis que son épouse se trouvait toujours assise sur lui, il tenta de reprendre un peu mieux ces esprits et comprendre la situation. Par exemple, c'était qui le gars derrière ? (Puisque ce n'était visiblement pas Saint Pierre... Trop jeune) Et pourquoi Madeline avait-elle cet air inquiet sur le visage ? De sa main propre, il lui caressa les cheveux et dit d'une voix calme, son sourire insouciant accroché aux lèvres :
" Allons, ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas..."
Enfin, ce n'était peut-être pas grave, mais il n'empêchait qu'il était pas loin de s'en foutre partout, du sang. Sa paume de mains ne retenait plus grand chose et c'était presque par quasi-miracle qu'il n'avait toujours pas tachée ni Madeline, ni sa chemise, ni sa cravate, ni le sol.
" Et puis, j'ai connu pire, donc tu vois, pas de soucis !" lança-t-il joyeusement. " Je suis en (presque) pleine forme..."
Au moins, Elyès avait-il reprit suffisamment conscience pour bien comprendre qu'il n'était pas au paradis, que la personne assise sur lui n'était pas son ex-ange gardien qui ressemblait s'y méprendre à Madeline, mais qu'il s'agissait bel et bien de Madeline elle même, son épouse, et qu'il était à l'ambassade, en train, logiquement, de recevoir un Diplomate. Il avait aussi reprit parfaitement en tête qu'il saignait du nez (mais que ce dernier avait vaillamment résisté aux assaut de la porte) et surtout, que sa douce était inquiète. Et qu'il fallait la rassurer. Très naturellement, tandis qu'il glissait toujours ces doigts dans la chevelure rousse, il finit par demander :
" Mon ange, tu veux bien aller me chercher un mouchoir, s'il te plaît ?"
Une question banale, secondée par un joli sourire pour montrer que définitivement, non, il n'y avait pas le moindre soucis. Enfin, pas de ce côté la au moins.
Puis s'en suivit un petit rire nerveux qui trahissait que généralement, il n'espérait pas trop recevoir qui que ce soit dans cet état là, il parvint à articuler à l'adresse de Franz :
" Huummm... Monsieur Hohenstaufen von Laach, je présume ?"
Elyès souriait, il avait relevé la tête vers l'homme qui patientait en se tenant toujours le nez pour éviter d'ensanglanter quoi que ce soit et il se frottait maladroitement une joue en feu. Belle première image en quelque sorte, mais bon, ça ne servait à rien de s'en plaindre, c'était comme ça, c'était comme ça. Tant pis ! Au moins, avec ce genre de philosophie, il ne paraissait pas le moins du monde choqué ou gêné. Si on observait son air, on pouvait même se dire que c'était une manière normale de recevoir quelqu'un.
" Je me présente, de Lioncourt Elyès, je suis ravi de faire votre connaissance ! Huummm... vous m'excuserez de ne pas vous serrer immédiatement la mains... "
Oooh, oui, elle commençait bien cette rencontre...
C'est ainsi que, alors qu'il reprenait doucement conscience, l'une de ses première pensée fut qu'il insisterait plus pour avoir le droit à une prime de risque. Pour une raison étrange, on le lui avait toujours refusée. Ah ! Ces pauvres sots n'avaient sans doute jamais travaillé sur Asgard, ça se voyait ! Là, par exemple, Elyès ne comprenait pas pourquoi, mais il avait affreusement mal aux joues. Encore une mœurs d'Asgard qui avait du lui échapper. Quand on se prenait une porte, il fallait s'attendre à des représailles si on ne s'excusait pas auprès de cette dernière. Genre, les agents de sécurité qui venait et qui s'en prenait à l'agresseur de porte par exemple...
Ainsi, entre deux claques, tenta-t-il vainement de s'excuser auprès de la dîtes porte (il était très concilient comme garçon) mais il ne sortit qu'un "marfon" mal articulé. Mais au moins, cela avait-il le mérite d'avoir tout de même marché puisque les baffes s'arrêtaient presque immédiatement. Il porta une main molle à son visage et tenta de frotter un peu ces joues meurtries. Le point de vue de Maddie et d'Elyès sur ce qu'était des" petites claques" n'étant visiblement pas le même. Finalement, il se redressa et réussit à articuler plus distinctement cette fois ci :
" Oooh, saint Pierre, pourquoi le paradis a-t-il un goût de sang ?"
Il devait sans doute exister une barrière entre reprendre conscience et se remettre totalement d'un coup de porte. Peu conscient de l'image qu'il donnait sur le coup et s'en fichant royalement, il renifla discrètement avant de porter sa main sous son nez en lançant échapper :
" Hein ? Oh, oh, flûte. "
Un mince filet de sang s'était décidé à prendre l'air visiblement. Loin de lui l'idée d'empêcher cette petite promenade hivernale, il n'empêchait que le diplomate ne tenait pas spécialement à se voir tâché de ce liquide écarlate. En effet c'était très dur à retirer, le sang, des vêtements. Et puis, se promener avec une chemise ensanglantée, ce n'était pas très... Pas très chic on va dire. Sans parler du manque de sérieux que cela reflétait.
Gardant sa paume de mains toujours sous son nez, assit par terre tandis que son épouse se trouvait toujours assise sur lui, il tenta de reprendre un peu mieux ces esprits et comprendre la situation. Par exemple, c'était qui le gars derrière ? (Puisque ce n'était visiblement pas Saint Pierre... Trop jeune) Et pourquoi Madeline avait-elle cet air inquiet sur le visage ? De sa main propre, il lui caressa les cheveux et dit d'une voix calme, son sourire insouciant accroché aux lèvres :
" Allons, ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas..."
Enfin, ce n'était peut-être pas grave, mais il n'empêchait qu'il était pas loin de s'en foutre partout, du sang. Sa paume de mains ne retenait plus grand chose et c'était presque par quasi-miracle qu'il n'avait toujours pas tachée ni Madeline, ni sa chemise, ni sa cravate, ni le sol.
" Et puis, j'ai connu pire, donc tu vois, pas de soucis !" lança-t-il joyeusement. " Je suis en (presque) pleine forme..."
Au moins, Elyès avait-il reprit suffisamment conscience pour bien comprendre qu'il n'était pas au paradis, que la personne assise sur lui n'était pas son ex-ange gardien qui ressemblait s'y méprendre à Madeline, mais qu'il s'agissait bel et bien de Madeline elle même, son épouse, et qu'il était à l'ambassade, en train, logiquement, de recevoir un Diplomate. Il avait aussi reprit parfaitement en tête qu'il saignait du nez (mais que ce dernier avait vaillamment résisté aux assaut de la porte) et surtout, que sa douce était inquiète. Et qu'il fallait la rassurer. Très naturellement, tandis qu'il glissait toujours ces doigts dans la chevelure rousse, il finit par demander :
" Mon ange, tu veux bien aller me chercher un mouchoir, s'il te plaît ?"
Une question banale, secondée par un joli sourire pour montrer que définitivement, non, il n'y avait pas le moindre soucis. Enfin, pas de ce côté la au moins.
Puis s'en suivit un petit rire nerveux qui trahissait que généralement, il n'espérait pas trop recevoir qui que ce soit dans cet état là, il parvint à articuler à l'adresse de Franz :
" Huummm... Monsieur Hohenstaufen von Laach, je présume ?"
Elyès souriait, il avait relevé la tête vers l'homme qui patientait en se tenant toujours le nez pour éviter d'ensanglanter quoi que ce soit et il se frottait maladroitement une joue en feu. Belle première image en quelque sorte, mais bon, ça ne servait à rien de s'en plaindre, c'était comme ça, c'était comme ça. Tant pis ! Au moins, avec ce genre de philosophie, il ne paraissait pas le moins du monde choqué ou gêné. Si on observait son air, on pouvait même se dire que c'était une manière normale de recevoir quelqu'un.
" Je me présente, de Lioncourt Elyès, je suis ravi de faire votre connaissance ! Huummm... vous m'excuserez de ne pas vous serrer immédiatement la mains... "
Oooh, oui, elle commençait bien cette rencontre...

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
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Localisation actuelle: Ambassade de Valhalla
Mission actuelle: Surveiller un diplomate et en couver un autre
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Date d'inscription: 27/05/2008
"Madame... Je crains que vos coups ne soient trop véhéments. Vous risqueriez de le décapiter avec d'aussi grands soufflets !"
"Est-ce que je vous cause cuisine moi ?!" rétorqua-t-elle violemment à se retournant à moitié.
Il ne fallait pas chercher Maddie quand son époux était blessé. C'était bien la dernière chose à faire. Heureusement pour l'intrus, l'asgardienne était plus préoccupée par l'état d'Elyès pour faire réellement attention à lui.
Elle reporta donc son regard sur son époux juste à temps pour l'entendre marmonner un "marfon" des plus mâchouillé.
"Elyès !" s'écria Madeline, soulagée de voir Son diplomate refaire surface.
Bon, c'était pas encore ça. Il délirait sur un paradis au goût de sang.
De sang.
Nom de dieu ! Il saignait du nez ! Et pas qu'un peu !
Et il trouvait le moyen de dire "flûte" comme si c'était pas grave.
Maddie devait vraiment avoir un air inquièt plaqué sur le visage, car en s'asseillant Elyès la rassura d'un carresse dans les cheveux et d'un petit sourire.
" Allons, ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas..."
"Comment ça pas grave ? Mais tu as vu ton nez !" rétorqua-t-elle quand même.
" Et puis, j'ai connu pire, donc tu vois, pas de soucis !"
Ah ça oui, il avait connu pire... Lors de leur Lune de miel par exemple. Ca, ca avait été mémorable... Secouant la tête pour chasser cette pensée, Maddie se reconcentra sur l'instant présent et le plus urgent était de stopper cette hémorragie qui allait assécher son pauvre époux.
" Mon ange, tu veux bien aller me chercher un mouchoir, s'il te plaît ?" demanda-t-il avec le sourire.
"Ah mais oui ! Bien sûr ! Tout de suite !"
Et aussi vivement qu'à l'accoutumée, Madeline de Lioncourt se leva et se dirigea en hâte vers le bureau. Se penchant par-dessus, elle ouvrit le premier tiroir et en sortit une boîte de mouchoirs.
Elle revint auprès de son époux tandis qu'il se présentait à l'intrus cuisinier. Apparemment il le connaissait.
Maddie sortit un mouchoir et le plaça sous le nez d'Elyès. De son autre main libre, elle en sortit d'autres et essuya la trace sur la main du diplomate.
Puis Elyès prit les choses en main.
"Est-ce que je vous cause cuisine moi ?!" rétorqua-t-elle violemment à se retournant à moitié.
Il ne fallait pas chercher Maddie quand son époux était blessé. C'était bien la dernière chose à faire. Heureusement pour l'intrus, l'asgardienne était plus préoccupée par l'état d'Elyès pour faire réellement attention à lui.
Elle reporta donc son regard sur son époux juste à temps pour l'entendre marmonner un "marfon" des plus mâchouillé.
"Elyès !" s'écria Madeline, soulagée de voir Son diplomate refaire surface.
Bon, c'était pas encore ça. Il délirait sur un paradis au goût de sang.
De sang.
Nom de dieu ! Il saignait du nez ! Et pas qu'un peu !
Et il trouvait le moyen de dire "flûte" comme si c'était pas grave.
Maddie devait vraiment avoir un air inquièt plaqué sur le visage, car en s'asseillant Elyès la rassura d'un carresse dans les cheveux et d'un petit sourire.
" Allons, ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas..."
"Comment ça pas grave ? Mais tu as vu ton nez !" rétorqua-t-elle quand même.
" Et puis, j'ai connu pire, donc tu vois, pas de soucis !"
Ah ça oui, il avait connu pire... Lors de leur Lune de miel par exemple. Ca, ca avait été mémorable... Secouant la tête pour chasser cette pensée, Maddie se reconcentra sur l'instant présent et le plus urgent était de stopper cette hémorragie qui allait assécher son pauvre époux.
" Mon ange, tu veux bien aller me chercher un mouchoir, s'il te plaît ?" demanda-t-il avec le sourire.
"Ah mais oui ! Bien sûr ! Tout de suite !"
Et aussi vivement qu'à l'accoutumée, Madeline de Lioncourt se leva et se dirigea en hâte vers le bureau. Se penchant par-dessus, elle ouvrit le premier tiroir et en sortit une boîte de mouchoirs.
Elle revint auprès de son époux tandis qu'il se présentait à l'intrus cuisinier. Apparemment il le connaissait.
Maddie sortit un mouchoir et le plaça sous le nez d'Elyès. De son autre main libre, elle en sortit d'autres et essuya la trace sur la main du diplomate.
Puis Elyès prit les choses en main.

Invité- Invité
Asgard avait bien changé.
Non, pas les rues, ni les bâtiments.
Il y avait dans l'air ce je-ne-sais-quoi d'indicible qui vous prenait à la gorge et vous mettait face à face avec cette évidence : quelque chose n'est plus comme avant. On pourrait facilement imaginer que notre fringuant diplomate, après avoir passé du temps sur Tenkaï se sente un peu "dépaysé" par ce retour aux sources un rien brusque. Ou, simplement, que la différence flagrante de climat lui avait causé un chaud et froid, et qu'il était devenu fiévreux depuis son arrivé au spatioport. Ou que la nourriture servie à bord n'avait pas été de la première fraîcheur, ce qui lui causait des troubles physiologiques pour le moins désagréables.
Certes, tout était imaginable.
Enfin, jusqu'aux limites de l'imagination humaine, cela semblait aller de soi. Mais, dans le cas présent, aucune solution ne pouvait venir à l'esprit de ce beau brun au regard ravageur. Aucune autre que "Mais où me suis-je posé ?"
L'on imagine aisément l'angoisse que peut ressentir un personnage tel que Franz à la vue de cette scène un rien déplacé dans une ambassade.
Et l'étiquette ??
"Est-ce que je vous cause cuisine moi ?!"
Pas commode le cerbère !
"En réalité, il s'agissait plutôt de ferronnerie..." soupira Franz dans l'espoir de se réveiller rapidement.
La jeune femme se leva, suite à Dieu savait quelle phrase l'homme affalé par terre lui avait murmurée, puis le dépassa et disparut derrière le bureau d'où elle sortit un splendide mouchoir blanc.
Les deux personnes qui agissaient dans l'angle de vision immédiat de Franz devaient, visiblement, être proches, si l'on considérait les petits surnoms par lesquels ils s'appelaient.
Alors que la jeune femme - plutôt sympathique à l'œil - épongeait le liquide rougeâtre de l'être frêle encore à terre, celui-ci s'adressa à lui :
" Huummm... Monsieur Hohenstaufen von Laach, je présume ?"
"Lui-même," déclara, en s'inclinant de manière un rien trop guindée, le jeune homme. "Madame..." continua-t-il en effectuant le même jeu à l'égard de Madeline.
" Je me présente, de Lioncourt Elyès, je suis ravi de faire votre connaissance ! Huummm... vous m'excuserez de ne pas vous serrer immédiatement la mains... "
"Je vous en prie, Monsieur, je vous en prie," fit notre camarade avec un petit hochement de tête entendu. "Tout le plaisir est mien."
Notre damoiseau au nom à rallonge prit la peine de scruter son interlocuteur - suffisamment rapidement pour ne pas paraître impoli - puis la porte, par pur hasard. Une tache rouge sur celle-ci témoignait d'une étrange agression. Franz leva un sourcil surpris, en rétractant ses lèvres en une moue dubitative.
"Vos portes aussi semblent portées sur l'agression redoutable, dirait-on..." dit-il comme il aurait pu dire "il fait beau, dehors."
Hélas, dehors, le ciel était gris.
Non, pas les rues, ni les bâtiments.
Il y avait dans l'air ce je-ne-sais-quoi d'indicible qui vous prenait à la gorge et vous mettait face à face avec cette évidence : quelque chose n'est plus comme avant. On pourrait facilement imaginer que notre fringuant diplomate, après avoir passé du temps sur Tenkaï se sente un peu "dépaysé" par ce retour aux sources un rien brusque. Ou, simplement, que la différence flagrante de climat lui avait causé un chaud et froid, et qu'il était devenu fiévreux depuis son arrivé au spatioport. Ou que la nourriture servie à bord n'avait pas été de la première fraîcheur, ce qui lui causait des troubles physiologiques pour le moins désagréables.
Certes, tout était imaginable.
Enfin, jusqu'aux limites de l'imagination humaine, cela semblait aller de soi. Mais, dans le cas présent, aucune solution ne pouvait venir à l'esprit de ce beau brun au regard ravageur. Aucune autre que "Mais où me suis-je posé ?"
L'on imagine aisément l'angoisse que peut ressentir un personnage tel que Franz à la vue de cette scène un rien déplacé dans une ambassade.
Et l'étiquette ??
"Est-ce que je vous cause cuisine moi ?!"
Pas commode le cerbère !
"En réalité, il s'agissait plutôt de ferronnerie..." soupira Franz dans l'espoir de se réveiller rapidement.
La jeune femme se leva, suite à Dieu savait quelle phrase l'homme affalé par terre lui avait murmurée, puis le dépassa et disparut derrière le bureau d'où elle sortit un splendide mouchoir blanc.
Les deux personnes qui agissaient dans l'angle de vision immédiat de Franz devaient, visiblement, être proches, si l'on considérait les petits surnoms par lesquels ils s'appelaient.
Alors que la jeune femme - plutôt sympathique à l'œil - épongeait le liquide rougeâtre de l'être frêle encore à terre, celui-ci s'adressa à lui :
" Huummm... Monsieur Hohenstaufen von Laach, je présume ?"
"Lui-même," déclara, en s'inclinant de manière un rien trop guindée, le jeune homme. "Madame..." continua-t-il en effectuant le même jeu à l'égard de Madeline.
" Je me présente, de Lioncourt Elyès, je suis ravi de faire votre connaissance ! Huummm... vous m'excuserez de ne pas vous serrer immédiatement la mains... "
"Je vous en prie, Monsieur, je vous en prie," fit notre camarade avec un petit hochement de tête entendu. "Tout le plaisir est mien."
Notre damoiseau au nom à rallonge prit la peine de scruter son interlocuteur - suffisamment rapidement pour ne pas paraître impoli - puis la porte, par pur hasard. Une tache rouge sur celle-ci témoignait d'une étrange agression. Franz leva un sourcil surpris, en rétractant ses lèvres en une moue dubitative.
"Vos portes aussi semblent portées sur l'agression redoutable, dirait-on..." dit-il comme il aurait pu dire "il fait beau, dehors."
Hélas, dehors, le ciel était gris.
Bon, cette situation partait en cacahouète, Elyès devait faire en sorte de reprendre les choses en mains. Il n'était pas nommé "diplomate" pour rien, si ?
Il soupira un instant tandis que son épouse partait chercher un mouchoir et il tenta de réfléchir à comment améliorer au mieux la situation. Mais alors que ses méninges se remettaient doucement en marche ( Quand Elyès se faisait assommer, il ne le faisait pas à moitié au moins), Maddie fut plus rapide que prévue et plaqua un mouchoir sous le nez en compote du diplomate. Il retint une grimace douloureuse qui aurait peut-être d'avantage inquiété la jeune femme encore et attrapant le mouchoir de sa main libre, il lui fit un petit sourire de remerciement alors que cette dernière s'affairait déjà à nettoyer l'autre main.
Bon, la situation, donc. Finalement, son cerveaux lui donna une première vague idée de quoi faire : se remettre debout.
Ça, c'était de l'idée constructive.
Attendant que Maddie ait finit de s'acharner sur sa main droite (elle était presque lustrée à force et brillait à la lumière !), il finit par s'appuyer dessus pour se remettre sur ces deux jambes. Et voilà le fier, fringant et frêle (tant qu'on est dans les F) diplomate debout, face à Franz. Il chancela un peu, émettant un petit " Houla..." suite à un léger vertige, mais tout allait bien, il était au moins de nouveau debout. Et si ce n'est le mouchoir qui s'empourprait, il était tout de même bien plus présentable comme ça.
Il observa silencieusement Franz faire sa remarque sur les portes et eut un légers rire.
" Boui, on beut..."
Minute de concentration, parler le nez bouché, Elyès y était habitué avec les rhumes qu'il enchaînait ici. Ce n'était pas un bête saignement de nez qui allait lui poser problème non plus.
" Oui, on peut dire ça ! Mais bon, ce n'est qu'un accident, pas vrai Maddy ?"
Voilà, c'était bien mieux déjà ! Et puis, les accidents, c'est ce qui fait que la vie n'est pas toute grise non plus... Mais ça, il le garda pour lui. Conscient que Madeline était toujours à côté, Elyès trouva bon de la présenter au jeune diplomate qui leurs faisait face.
" Laissez moi vous présenter Madeline de Lioncourt, ma chère, tendre et délicate épouse. Elle fait partie de la sécurité qui veuille sur nous, pauvres petits diplomates fragiles." dit-il en ébouriffant gentiment les cheveux de la dîtes Maddie.
Un peu d'auto-dérision décrisperait peut-être un peu l'ambiance qui, sur le coup, paraissait bien lourde... Enfin, c'est ce qui semblait à Elyès. Le jeu quelque peu forcé (et pas naturel pour deux sous) du jeune Franz poussait le troyens à penser de tel sorte. Mais soit, il ferait avec. Avant de commencer à réfléchir à comment organiser cette prochaine rencontre qui avait emmené Franz ici, Elyès décida de juste se montrer en un premier temps agréable et courtois... Et d'observer les réactions de son hôte en face de lui pour pouvoir un peu mieux le cerner. Et accessoirement, tenter de décrisper un peu l'atmosphère.
" Bien, maintenant que les présentations sont faites, avez vous fait bon voyage ? Désirez-vous quelque chose? Une collation, une boissons ?"
Après tout, après un tel voyage, le jeune homme était peut-être juste fatigué... Tenkaï, ce n'était pas non plus la planète à côté. Puis il réfléchit que justement, c'était fatiguant et Franz était toujours debout... C'était pas idéal ça. Et avec le sourire (toujours) il ajouta :
" Une chaise peut-être ?"
Il soupira un instant tandis que son épouse partait chercher un mouchoir et il tenta de réfléchir à comment améliorer au mieux la situation. Mais alors que ses méninges se remettaient doucement en marche ( Quand Elyès se faisait assommer, il ne le faisait pas à moitié au moins), Maddie fut plus rapide que prévue et plaqua un mouchoir sous le nez en compote du diplomate. Il retint une grimace douloureuse qui aurait peut-être d'avantage inquiété la jeune femme encore et attrapant le mouchoir de sa main libre, il lui fit un petit sourire de remerciement alors que cette dernière s'affairait déjà à nettoyer l'autre main.
Bon, la situation, donc. Finalement, son cerveaux lui donna une première vague idée de quoi faire : se remettre debout.
Ça, c'était de l'idée constructive.
Attendant que Maddie ait finit de s'acharner sur sa main droite (elle était presque lustrée à force et brillait à la lumière !), il finit par s'appuyer dessus pour se remettre sur ces deux jambes. Et voilà le fier, fringant et frêle (tant qu'on est dans les F) diplomate debout, face à Franz. Il chancela un peu, émettant un petit " Houla..." suite à un léger vertige, mais tout allait bien, il était au moins de nouveau debout. Et si ce n'est le mouchoir qui s'empourprait, il était tout de même bien plus présentable comme ça.
Il observa silencieusement Franz faire sa remarque sur les portes et eut un légers rire.
" Boui, on beut..."
Minute de concentration, parler le nez bouché, Elyès y était habitué avec les rhumes qu'il enchaînait ici. Ce n'était pas un bête saignement de nez qui allait lui poser problème non plus.
" Oui, on peut dire ça ! Mais bon, ce n'est qu'un accident, pas vrai Maddy ?"
Voilà, c'était bien mieux déjà ! Et puis, les accidents, c'est ce qui fait que la vie n'est pas toute grise non plus... Mais ça, il le garda pour lui. Conscient que Madeline était toujours à côté, Elyès trouva bon de la présenter au jeune diplomate qui leurs faisait face.
" Laissez moi vous présenter Madeline de Lioncourt, ma chère, tendre et délicate épouse. Elle fait partie de la sécurité qui veuille sur nous, pauvres petits diplomates fragiles." dit-il en ébouriffant gentiment les cheveux de la dîtes Maddie.
Un peu d'auto-dérision décrisperait peut-être un peu l'ambiance qui, sur le coup, paraissait bien lourde... Enfin, c'est ce qui semblait à Elyès. Le jeu quelque peu forcé (et pas naturel pour deux sous) du jeune Franz poussait le troyens à penser de tel sorte. Mais soit, il ferait avec. Avant de commencer à réfléchir à comment organiser cette prochaine rencontre qui avait emmené Franz ici, Elyès décida de juste se montrer en un premier temps agréable et courtois... Et d'observer les réactions de son hôte en face de lui pour pouvoir un peu mieux le cerner. Et accessoirement, tenter de décrisper un peu l'atmosphère.
" Bien, maintenant que les présentations sont faites, avez vous fait bon voyage ? Désirez-vous quelque chose? Une collation, une boissons ?"
Après tout, après un tel voyage, le jeune homme était peut-être juste fatigué... Tenkaï, ce n'était pas non plus la planète à côté. Puis il réfléchit que justement, c'était fatiguant et Franz était toujours debout... C'était pas idéal ça. Et avec le sourire (toujours) il ajouta :
" Une chaise peut-être ?"

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
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Date d'inscription: 27/05/2008
Il était bien... guindé ce diplomate ! En plus d'être un cul-assis... il avait eu le malheur de s'asseoir sur un balai.
Si maniéré... Pourtant elle en croisait des politiciens mais celui-là remportait le pompom !
Maddie l'oublia quelques secondes, le temps qu'Elyès se remette debout. Elle le tint fermement par la taille. (sans le broyer, c'est pas un monstre non plus) mais ce Von Machin eut la bonne idée de refaire parler de lui en s'en prenant aux portes.
"Vos portes aussi semblent portées sur l'agression redoutable, dirait-on..."
Avant qu'elle n'ait pu lui dire le fond de sa pensée, Elyès lui répondit que ce n'était qu'un simple accident.
"Mais oui. Un simple accident. Ca arrive tous les jours. Comme vous pourriez tombé dans les escaliers..."
Nan nan ! N'y voyez aucune menace là-dedans. Madeline ne se le permetrait jamais... Quoique...
Son cher, tendre et délicat époux, en tant que sauveur, trouva le moyen de lui penser à autre chose en la présentant.
Bon jusque là, rien de bien transcendant. Mais c'est juste l'ébourriffage de cheveux qui ne passa pas. Elle lui jetta un bref regard boudeur (avec la petite moue qui va avec) lui signifiant bien qu'il aurait pu se passer de cette "tendresse" là...
C'est là qu'elle remarqua que son saignement de nez ne voulait pas s'arrêter. Il allait vraiment finir tout fripé si ca continuait !
Elle voulu lui en faire part mais Elyès reprit la parole. Maddie referma donc sa bouche et attendit l'opportunité d'en placer une.
Et croyez le, c'était un véritable sport ! Sport de réflexion et de réflexes.
Bien que les jeux tactiques n'étant pourtant pas son fort, la rouquine était quand même devenue une Experte au "Coup'parole".
La preuve en était : dès qu'Elyès eut finit de dire : "Une chaise peut-être ?", Maddie enchainait vivement :
"Oui, bah pendant que Monsieur posera son séant, toi tu iras à l'infirmerie ! Et pas de mais ! Je n'aime pas cette image de toi en fontaine d'hémoglobine."
Bon, Madeline eut tout de même la politesse d'attendre une réponse de la part de son époux et de l'invité pet-sec avant d'embarquer Son diplomate...
Si maniéré... Pourtant elle en croisait des politiciens mais celui-là remportait le pompom !
Maddie l'oublia quelques secondes, le temps qu'Elyès se remette debout. Elle le tint fermement par la taille. (sans le broyer, c'est pas un monstre non plus) mais ce Von Machin eut la bonne idée de refaire parler de lui en s'en prenant aux portes.
"Vos portes aussi semblent portées sur l'agression redoutable, dirait-on..."
Avant qu'elle n'ait pu lui dire le fond de sa pensée, Elyès lui répondit que ce n'était qu'un simple accident.
"Mais oui. Un simple accident. Ca arrive tous les jours. Comme vous pourriez tombé dans les escaliers..."
Nan nan ! N'y voyez aucune menace là-dedans. Madeline ne se le permetrait jamais... Quoique...
Son cher, tendre et délicat époux, en tant que sauveur, trouva le moyen de lui penser à autre chose en la présentant.
Bon jusque là, rien de bien transcendant. Mais c'est juste l'ébourriffage de cheveux qui ne passa pas. Elle lui jetta un bref regard boudeur (avec la petite moue qui va avec) lui signifiant bien qu'il aurait pu se passer de cette "tendresse" là...
C'est là qu'elle remarqua que son saignement de nez ne voulait pas s'arrêter. Il allait vraiment finir tout fripé si ca continuait !
Elle voulu lui en faire part mais Elyès reprit la parole. Maddie referma donc sa bouche et attendit l'opportunité d'en placer une.
Et croyez le, c'était un véritable sport ! Sport de réflexion et de réflexes.
Bien que les jeux tactiques n'étant pourtant pas son fort, la rouquine était quand même devenue une Experte au "Coup'parole".
La preuve en était : dès qu'Elyès eut finit de dire : "Une chaise peut-être ?", Maddie enchainait vivement :
"Oui, bah pendant que Monsieur posera son séant, toi tu iras à l'infirmerie ! Et pas de mais ! Je n'aime pas cette image de toi en fontaine d'hémoglobine."
Bon, Madeline eut tout de même la politesse d'attendre une réponse de la part de son époux et de l'invité pet-sec avant d'embarquer Son diplomate...

Invité- Invité
Franz pouvait paraître avoir un balai placé dans un endroit peu convenable, et inséré dans ledit lieu de l'anatomie humaine dans un sens qu'il aurait mieux fallu éviter. Oui, il pouvait bien sembler cela, après tout, les apparences sont, en règle générale, trompeuses, comme le disait si justement un dicton populaire.
Il est vrai que, dans le cadre de son travail, ou même plus "familial", si tant était que l'on pouvait considérer son tuteur comme sa véritable famille, Franz était pour le moins rigide et impassible, distillant çà et là, parfois, quelques petites notes d'humour un rien sarcastique, ou simplement quelques phrases légères, histoire de faciliter la communication, parfois refroidie par un regard mal interprété, une moue trop ostensible, ou bien un mot perdu parmi tant d'autres.
La diplomatie était, à proprement parler, l'art de ne rien dire, mais en le disant bien.
Visiblement, son homologue groggy arrivait encore à parler, malgré le fait de s'être pris une porte de plein fouet, directement au milieu de la figure.
" Oui, on peut dire ça ! Mais bon, ce n'est qu'un accident, pas vrai Maddy ?"
"Mais oui. Un simple accident. Ca arrive tous les jours. Comme vous pourriez tomber dans les escaliers..."
Charmant... Franz préféra éviter de penser à l'arrière-pensée qu'il pouvait y avoir derrière une telle phrase, préférant se concentrer sur ce qu'il connaissait : l'ordonnancement de phonèmes.
"Ce serait fort regrettable, car vos escaliers semblaient radieux, lorsque je les ai empruntés. Il serait fort dommageable que mon sang rouge carmin ne vienne illuminer ce marbre immaculé..."
Quitte à ne parler pour rien dire... Autant commencer joyeusement en lançant de petites phrases éparses, afin de se faire bien voir, ou du moins, de ne pas se faire mal voir, dès le début de l'entrevue avec ces personnes-ci...
Il se guinda un peu lorsque son homologue - enfin relevé - lui présenta sa douce et tendre, et s'inclina légèrement.
"Mes hommages, Madame."
Ce qui était fort triste était que, à cette époque, le baisemain était tombé en désuétude, et, même les personnes comme Franz ne l'utilisaient plus que lors des réceptions mondaines. Bien qu'il ne procédât guère à une telle formalité, le coeur y était, ce qui sauvait tout de même un tantinet soit peu les apparences (qui, rappelons-le, sont trompeuses... Et bis repetita placent ad vitam aeternam...)
Son regard un rien hautain survola la pièce, cherchant une échappatoire à cette situation... embarrassante. Rien ? Pas de quoi le sauver d'une mort certaine dans les tristes contrées diplomatiques ?
Alors que son âme criait "à l'aide" aussi silencieusement que possible, son corps témoignait de son impeccable tenue de soi. Son air altier pouvait sembler un rien méprisant, bien que notre vaillant jeune homme ne le fût guère. Une proposition par son interlocuteur tomba à point nommé.
"Une chaise, volontiers," commença-t-il."Au shaker, pas à la cuiller..." crut-il bon de rajouter, se souvenant de ces vieux hologrammes, répliques des films humains qui avaient été sauvés de la destruction de la Terre. On avait beau dire, les supports numériques avaient tout de même du bon... [HRP : je ne dis rien de plus XD]
"Il est vrai, Madame, que la mer rouge semble réapparaître, par le truchement de votre mari. Je ne saurais que vous inciter à poursuivre dans votre idée, car je ne suis, mille fois hélas, point Moïse, je ne saurais vous sauver de ces flots pourpres..."
Franz commençait à se retrouver en atmosphère connue. Tenter d'être drôle, sans forcer, pour n'être ni trop fin, ni vulgaire, et passer finalement inaperçu, pour mieux se faufiler.
Il restait encore debout, près de la porte, n'osant trop s'aventurer plus avant dans une pièce vraisemblablement hostile à tout diplomate, la porte en témoignait.
Il est vrai que, dans le cadre de son travail, ou même plus "familial", si tant était que l'on pouvait considérer son tuteur comme sa véritable famille, Franz était pour le moins rigide et impassible, distillant çà et là, parfois, quelques petites notes d'humour un rien sarcastique, ou simplement quelques phrases légères, histoire de faciliter la communication, parfois refroidie par un regard mal interprété, une moue trop ostensible, ou bien un mot perdu parmi tant d'autres.
La diplomatie était, à proprement parler, l'art de ne rien dire, mais en le disant bien.
Visiblement, son homologue groggy arrivait encore à parler, malgré le fait de s'être pris une porte de plein fouet, directement au milieu de la figure.
" Oui, on peut dire ça ! Mais bon, ce n'est qu'un accident, pas vrai Maddy ?"
"Mais oui. Un simple accident. Ca arrive tous les jours. Comme vous pourriez tomber dans les escaliers..."
Charmant... Franz préféra éviter de penser à l'arrière-pensée qu'il pouvait y avoir derrière une telle phrase, préférant se concentrer sur ce qu'il connaissait : l'ordonnancement de phonèmes.
"Ce serait fort regrettable, car vos escaliers semblaient radieux, lorsque je les ai empruntés. Il serait fort dommageable que mon sang rouge carmin ne vienne illuminer ce marbre immaculé..."
Quitte à ne parler pour rien dire... Autant commencer joyeusement en lançant de petites phrases éparses, afin de se faire bien voir, ou du moins, de ne pas se faire mal voir, dès le début de l'entrevue avec ces personnes-ci...
Il se guinda un peu lorsque son homologue - enfin relevé - lui présenta sa douce et tendre, et s'inclina légèrement.
"Mes hommages, Madame."
Ce qui était fort triste était que, à cette époque, le baisemain était tombé en désuétude, et, même les personnes comme Franz ne l'utilisaient plus que lors des réceptions mondaines. Bien qu'il ne procédât guère à une telle formalité, le coeur y était, ce qui sauvait tout de même un tantinet soit peu les apparences (qui, rappelons-le, sont trompeuses... Et bis repetita placent ad vitam aeternam...)
Son regard un rien hautain survola la pièce, cherchant une échappatoire à cette situation... embarrassante. Rien ? Pas de quoi le sauver d'une mort certaine dans les tristes contrées diplomatiques ?
Alors que son âme criait "à l'aide" aussi silencieusement que possible, son corps témoignait de son impeccable tenue de soi. Son air altier pouvait sembler un rien méprisant, bien que notre vaillant jeune homme ne le fût guère. Une proposition par son interlocuteur tomba à point nommé.
"Une chaise, volontiers," commença-t-il."Au shaker, pas à la cuiller..." crut-il bon de rajouter, se souvenant de ces vieux hologrammes, répliques des films humains qui avaient été sauvés de la destruction de la Terre. On avait beau dire, les supports numériques avaient tout de même du bon... [HRP : je ne dis rien de plus XD]
"Il est vrai, Madame, que la mer rouge semble réapparaître, par le truchement de votre mari. Je ne saurais que vous inciter à poursuivre dans votre idée, car je ne suis, mille fois hélas, point Moïse, je ne saurais vous sauver de ces flots pourpres..."
Franz commençait à se retrouver en atmosphère connue. Tenter d'être drôle, sans forcer, pour n'être ni trop fin, ni vulgaire, et passer finalement inaperçu, pour mieux se faufiler.
Il restait encore debout, près de la porte, n'osant trop s'aventurer plus avant dans une pièce vraisemblablement hostile à tout diplomate, la porte en témoignait.
Elyès n'aurait pas aussi bien connue celle qu'il avait un jour épousé qu'il aurait presque crut entendre des menaces sortir de la bouche de Madeline. Mais fort heureusement, il la connaissait, sa p'tite rouquine. Oh, oui heureusement.
Il eut un rire discret quoi qu'un peu gêné et finit par reprendre d'une voix légèrement pincée :
« Oui, et puis sol immaculé ou pas, de toute façon, la sécurité est là pour nous protéger de ce genre d'accident qui pourrait être regrettable. Donc, pas de soucis. »
Non pas que de voir Madeline et Franz palabrer sur les accidents gênait plus que cela Elyès, mais il espérait tout de même que cette conversation touchait à sa fin. Car dans la gamme « sujets de rencontre » que le diplomate entretenait dans sa cervelle, il fallait dire que le sujet « Accidents et menaces » n'en faisait pas parti jusqu'alors. Et là s'il testait involontairement d'aborder quelqu'un avec un tel sujet de rencontre, il en arrivait à la conclusion suivante : Malaise immédiat. A rayer de la liste des possibilités.
Donc, changer de conversation, c'était une idée intéressante.
De tout les sujets proposés, la chaise semblait remporter le plus de succès. Franz avait même fait un trait d'humour. Incroyable, qui aurait pu croire ce jeune homme capable de tel prodige ? Non, c'était exagéré. Elyès ne considérait pas qu'en 5 minutes, on pouvait connaître quelqu'un et juger à l'apparence, ce n'était pas le genre du Troyen. Donc, dans le profil « Franz » il rajouta « possibilité de traits d'humour ». Bon à savoir pour la suite.
Il répondit alors d'un sourire léger, mais n'ouvrit pas la bouche pour formuler une réponse. D'un, il n'y avait rien à répondre, de deux il n'allait certainement pas répondre « désolé, j'ai pas compris » (car c'était le cas). Ça manquait de panache, ça manquait de prestance. Et déjà qu'avec son nez transformé en robinet d'hémoglobine, il n'avait plus ni panache ni prestance, autant ne pas aggraver son cas. Et de trois... Non, pas de trois.
Elyès regretta simplement que seul le sujet « chaise » ait été retenu. Car avec ça, il envisageait mal comment continuer une conversation. Il tenta d'imaginer une seconde la conversation qui pourrait suivre « blablabla, pas très confortable, n'est-ce pas ? Ah, mais oui, très jolie... ». Ouais, aussi intéressant que de parler de la neige et du froid d'Asgard... (qui pour Elyès, donnerait « il fait froid ». Fin du sujet. )
Bon, il verrait ensuite, autant ne pas faire attendre trop son invité. Il amorça un geste pour inviter Franz à aller s'asseoir et soudain, il se rappela qu'il avait une Madeline accroché à la taille. Dans la lune ? Elyès ? Non, si peu...
« Oh ma pupuce, toujours là ? Mais c'est bon, tu sais, j'vais pas m'effondrer... »
La remarque d'aller à l'infirmerie revint et Elyès haussa un sourcil.
« Mais j'vais pas laisser monsieur tout seul... »
Ce à quoi, le dit Monsieur trouva bon d'en rajouter une couche. Tant qu'à faire !
« Hé, ho, vous exagérez pas un peu quand même ? »
Il n'y avait plus qu'à espérer que Maddie aurait compris que ce n'était qu'un trait d'humour. Bon, autant essayer de la rassurer. Il retira le mouchoir loin de son nez et continua :
« Regarde, c'est finit ! »
Ça aurait été sans doute plus convainquant si une goutte de sang n'avait pas perlé et gouté de ses narines pour se perdre sur ses lèvres. Elyès rabattit le mouchoir déjà trop humide sous son nez et plissa les yeux.
« Bon, c'est presque finit. »
Maintenant, mission (qu'il acceptait ) : échapper à l'infirmerie, reprendre un autre mouchoir, décrisper cette situation, rassurer Madeline... Ah, et accessoirement, parler de cette rencontre.
Hou, qu'il était distrait...
Il eut un rire discret quoi qu'un peu gêné et finit par reprendre d'une voix légèrement pincée :
« Oui, et puis sol immaculé ou pas, de toute façon, la sécurité est là pour nous protéger de ce genre d'accident qui pourrait être regrettable. Donc, pas de soucis. »
Non pas que de voir Madeline et Franz palabrer sur les accidents gênait plus que cela Elyès, mais il espérait tout de même que cette conversation touchait à sa fin. Car dans la gamme « sujets de rencontre » que le diplomate entretenait dans sa cervelle, il fallait dire que le sujet « Accidents et menaces » n'en faisait pas parti jusqu'alors. Et là s'il testait involontairement d'aborder quelqu'un avec un tel sujet de rencontre, il en arrivait à la conclusion suivante : Malaise immédiat. A rayer de la liste des possibilités.
Donc, changer de conversation, c'était une idée intéressante.
De tout les sujets proposés, la chaise semblait remporter le plus de succès. Franz avait même fait un trait d'humour. Incroyable, qui aurait pu croire ce jeune homme capable de tel prodige ? Non, c'était exagéré. Elyès ne considérait pas qu'en 5 minutes, on pouvait connaître quelqu'un et juger à l'apparence, ce n'était pas le genre du Troyen. Donc, dans le profil « Franz » il rajouta « possibilité de traits d'humour ». Bon à savoir pour la suite.
Il répondit alors d'un sourire léger, mais n'ouvrit pas la bouche pour formuler une réponse. D'un, il n'y avait rien à répondre, de deux il n'allait certainement pas répondre « désolé, j'ai pas compris » (car c'était le cas). Ça manquait de panache, ça manquait de prestance. Et déjà qu'avec son nez transformé en robinet d'hémoglobine, il n'avait plus ni panache ni prestance, autant ne pas aggraver son cas. Et de trois... Non, pas de trois.
Elyès regretta simplement que seul le sujet « chaise » ait été retenu. Car avec ça, il envisageait mal comment continuer une conversation. Il tenta d'imaginer une seconde la conversation qui pourrait suivre « blablabla, pas très confortable, n'est-ce pas ? Ah, mais oui, très jolie... ». Ouais, aussi intéressant que de parler de la neige et du froid d'Asgard... (qui pour Elyès, donnerait « il fait froid ». Fin du sujet. )
Bon, il verrait ensuite, autant ne pas faire attendre trop son invité. Il amorça un geste pour inviter Franz à aller s'asseoir et soudain, il se rappela qu'il avait une Madeline accroché à la taille. Dans la lune ? Elyès ? Non, si peu...
« Oh ma pupuce, toujours là ? Mais c'est bon, tu sais, j'vais pas m'effondrer... »
La remarque d'aller à l'infirmerie revint et Elyès haussa un sourcil.
« Mais j'vais pas laisser monsieur tout seul... »
Ce à quoi, le dit Monsieur trouva bon d'en rajouter une couche. Tant qu'à faire !
« Hé, ho, vous exagérez pas un peu quand même ? »
Il n'y avait plus qu'à espérer que Maddie aurait compris que ce n'était qu'un trait d'humour. Bon, autant essayer de la rassurer. Il retira le mouchoir loin de son nez et continua :
« Regarde, c'est finit ! »
Ça aurait été sans doute plus convainquant si une goutte de sang n'avait pas perlé et gouté de ses narines pour se perdre sur ses lèvres. Elyès rabattit le mouchoir déjà trop humide sous son nez et plissa les yeux.
« Bon, c'est presque finit. »
Maintenant, mission (qu'il acceptait ) : échapper à l'infirmerie, reprendre un autre mouchoir, décrisper cette situation, rassurer Madeline... Ah, et accessoirement, parler de cette rencontre.
Hou, qu'il était distrait...

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
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Date d'inscription: 27/05/2008
« Oh ma pupuce, toujours là ? Mais c'est bon, tu sais, j'vais pas m'effondrer... »
Il disait ça, mais Maddie, le regard sceptique, le scruta. C'était pas lui qui venait de perdre des litres et des litres de sang à l'instant ? (Quoi ? comment ça Madeline avait une petite tendance à exagérer ?) La native d'Asguard ne bougea donc pas d'un pouce.
« Mais j'vais pas laisser monsieur tout seul... »
"Je suis sûre qu'il est bien capable de rester seul deux minutes. Mais si tu insistes, je peux appeler Jack et Pyrel pour lui tenir compagnie." fit-elle avec un sourire "innocent"
Jack et Pyrel n'étant pas les deux agents de sécurité les plus courtois et avenants de la division de Maddie. L'un était d'une impassibilité sans borgne et l'autre était du genre hyper-réactif. Au moindre mot suspect, il vous "plantait" un couteau sous la gorge.
Peu importe ce que lui avait fait (ou pas fait) l'invité diplomatique, Madeline l'avait pris en grippe et elle ne ferait aucun effort pour améliorer la situation.
La seule chose qui la préoccupait était la santé d'Elyès. Rien d'autre. L'ambassade pouvait brûler ou exploser, elle s'en foutait du moment qu'Elyès n'était pas dedans et se trouvait à une distance raisonnable des lieux.
"Il est vrai, Madame, que la mer rouge semble réapparaître, par le truchement de votre mari. Je ne saurais que vous inciter à poursuivre dans votre idée, car je ne suis, mille fois hélas, point Moïse, je ne saurais vous sauver de ces flots pourpres..."
Madeline, toujours accroché à son époux (qui lançait une petite phrase) comme une noyée à sa bouée, fronça un sourcil et releva l'autre en une expression digne d'un "Mais qu'est-ce qu'il me raconte celui-là ??"
*Reste calme Maddie, ne lui rétorque pas un :
"Vous savez où je le mets votre catéchisme ?!"
Ah ? C'était sortit tout seul ? Oups...*
Et pour ne rien arranger à son trouble, Elyès crut bon de lui faire savoir qu'il saignait toujours du nez.
"A l'infirmerie et fissa !" ordonna-t-elle.
Madeline ? Butée ? Oh si peu...
Il disait ça, mais Maddie, le regard sceptique, le scruta. C'était pas lui qui venait de perdre des litres et des litres de sang à l'instant ? (Quoi ? comment ça Madeline avait une petite tendance à exagérer ?) La native d'Asguard ne bougea donc pas d'un pouce.
« Mais j'vais pas laisser monsieur tout seul... »
"Je suis sûre qu'il est bien capable de rester seul deux minutes. Mais si tu insistes, je peux appeler Jack et Pyrel pour lui tenir compagnie." fit-elle avec un sourire "innocent"
Jack et Pyrel n'étant pas les deux agents de sécurité les plus courtois et avenants de la division de Maddie. L'un était d'une impassibilité sans borgne et l'autre était du genre hyper-réactif. Au moindre mot suspect, il vous "plantait" un couteau sous la gorge.
Peu importe ce que lui avait fait (ou pas fait) l'invité diplomatique, Madeline l'avait pris en grippe et elle ne ferait aucun effort pour améliorer la situation.
La seule chose qui la préoccupait était la santé d'Elyès. Rien d'autre. L'ambassade pouvait brûler ou exploser, elle s'en foutait du moment qu'Elyès n'était pas dedans et se trouvait à une distance raisonnable des lieux.
"Il est vrai, Madame, que la mer rouge semble réapparaître, par le truchement de votre mari. Je ne saurais que vous inciter à poursuivre dans votre idée, car je ne suis, mille fois hélas, point Moïse, je ne saurais vous sauver de ces flots pourpres..."
Madeline, toujours accroché à son époux (qui lançait une petite phrase) comme une noyée à sa bouée, fronça un sourcil et releva l'autre en une expression digne d'un "Mais qu'est-ce qu'il me raconte celui-là ??"
*Reste calme Maddie, ne lui rétorque pas un :
"Vous savez où je le mets votre catéchisme ?!"
Ah ? C'était sortit tout seul ? Oups...*
Et pour ne rien arranger à son trouble, Elyès crut bon de lui faire savoir qu'il saignait toujours du nez.
"A l'infirmerie et fissa !" ordonna-t-elle.
Madeline ? Butée ? Oh si peu...

Invité- Invité
Il est toujours intéressant de constater les différences fondamentales qu'il peut exister entre un diplomate et un mortel normal, bien sous tous rapports, majeur, tatoué et vacciné. Marié, aussi, mais cela influe peu.
Autant le diplomate saura manier un double langage - parfois triple, quadruple, multiple - qu'il se doit d'employer, afin de permettre que tout soit lisse, beau, agréable, et qu'aucun problème ne soit à déplorer, autant un humain correct, non habitué à cette gymnastique un rien hypocrite fera preuve d'une franchise directe, fraîche, peut-être, mais parfois un peu... abrupte.
Les contrastes flagrants de comportement entre Mme de Lioncourt et son mari illustraient parfaitement cette théorie sus-explicitée, et mettait en exergue - car les personnes étaient plus proches - ces bigarrures en appuyant sur les personnalités résolument antinomiques des membres de ce couple. Autant l'un tentait de réagir en son sens - son instinct diplomatique prenant toute son ampleur dans cette situation - autant sa femme, visiblement plus inquiète, accusait le choc en transférant une partie de son stress en agressivité surexcitée.
"Je suis sûre qu'il est bien capable de rester seul deux minutes. Mais si tu insistes, je peux appeler Jack et Pyrel pour lui tenir compagnie."
"Ne vous en faites pas pour ma personne, je vous en prie. Je resterai aussi discret que possible, et je vous promets même de ne pas pleurer lorsque vous me quitterez. En revanche, j'ignore - honte sur moi - qui est ce fameux 'Jacképyrel'..."
Et voilà, encore une petite pirouette pour montrer qu'il était d'humeur joviale, et que cette scène ne l'incommodait guère... ce qui était faux. Intérieurement, Franz bouillait, il entrait en fusion, son magma intérieur - si l'on se permet cette comparaison hasardeuse - entrait dans un violent maelström, remuant tout, emportant tout, détruisant tout. Mais son visage restait de marbre, c'est-à-dire, froid.
C'est en plein milieu de cette tempête qu'un éclair le frappa :
"Vous savez où je le mets votre catéchisme ?!"
"A vrai dire, je préfère encore l'ignorer..."
Ne sachant trop à quel saint se vouer, Franz commença à s'impatienter, son air un peu plus sombre le trahissant légèrement.
Autant le diplomate saura manier un double langage - parfois triple, quadruple, multiple - qu'il se doit d'employer, afin de permettre que tout soit lisse, beau, agréable, et qu'aucun problème ne soit à déplorer, autant un humain correct, non habitué à cette gymnastique un rien hypocrite fera preuve d'une franchise directe, fraîche, peut-être, mais parfois un peu... abrupte.
Les contrastes flagrants de comportement entre Mme de Lioncourt et son mari illustraient parfaitement cette théorie sus-explicitée, et mettait en exergue - car les personnes étaient plus proches - ces bigarrures en appuyant sur les personnalités résolument antinomiques des membres de ce couple. Autant l'un tentait de réagir en son sens - son instinct diplomatique prenant toute son ampleur dans cette situation - autant sa femme, visiblement plus inquiète, accusait le choc en transférant une partie de son stress en agressivité surexcitée.
"Je suis sûre qu'il est bien capable de rester seul deux minutes. Mais si tu insistes, je peux appeler Jack et Pyrel pour lui tenir compagnie."
"Ne vous en faites pas pour ma personne, je vous en prie. Je resterai aussi discret que possible, et je vous promets même de ne pas pleurer lorsque vous me quitterez. En revanche, j'ignore - honte sur moi - qui est ce fameux 'Jacképyrel'..."
Et voilà, encore une petite pirouette pour montrer qu'il était d'humeur joviale, et que cette scène ne l'incommodait guère... ce qui était faux. Intérieurement, Franz bouillait, il entrait en fusion, son magma intérieur - si l'on se permet cette comparaison hasardeuse - entrait dans un violent maelström, remuant tout, emportant tout, détruisant tout. Mais son visage restait de marbre, c'est-à-dire, froid.
C'est en plein milieu de cette tempête qu'un éclair le frappa :
"Vous savez où je le mets votre catéchisme ?!"
"A vrai dire, je préfère encore l'ignorer..."
Ne sachant trop à quel saint se vouer, Franz commença à s'impatienter, son air un peu plus sombre le trahissant légèrement.
Comme c'était amusant ! Pendant un instant, Elyès avait l'impression d'être tombé dans un autre temps et un autre espace et de ne plus être du tout dans l'ambassade. Asgard ? À droite, après la deuxième nébuleuse. Si les deux protagonistes présent n'étaient pas si occupés à se lancer des piques, ils auraient put voir un léger sourire se former derrière le mouchoir en sang. Mais pour le moment, le troyen se sentait plus spectateur qu'autre chose... Et c'était tant mieux ! Il pouvait tout observer à sa guise et calmement.
D'un côté, il y avait Madeline. Véritable typhon qui balançait pique sur pique, ne mâchait certainement pas ces mots et se comportait, avec le jeune Franz, avec autant de délicatesse qu'un rhinocéros sauvage lancé à pleine allure et qui chargeait. Pendant un instant, Elyès se demanda si elle avait bien conscience que d'un : ce n'était pas la peine de se défouler sur ce pauvre diplomate car ce n'était pas lui qui avait ouvert la porte, et de deux si elle se souvenait qu'elle faisait partie de la sécurité du bâtiment.
Oh, certes, Elyès n'y connaissait vraiment rien en sécurité, mais les menaces, non, il était certain que ça n'en faisait pas parti.
Un vilain jargon de politiciens et diplomates appelait ce qu'elle faisait « incident diplomatique ».... Enfin, c'est ce qui lui semblait...
De l'autre côté, il y avait le jeune Franz qui, en bon diplomate, gardait un visage impassible, aussi « facile » à lire qu'un livre fermé (sans prendre en compte le titre du livre) et ne montrait guère d'émotions. Bien, il n'était pas diplomate pour rien. Il répondait également au tac o tac avec brio, certes, mais au lieu de calmer le jeu, il ne faisait que lancer du kérosène sur le feu. Elyès se demanda d'où venait cette envie de vouloir avoir le dernier mots. C'était un brun puéril de la part des deux jeunes gens, et surtout, ça ne faisait pas grandement avancer les choses.
Elyès haussa les épaules et mit ça sur le dos de la jeunesse... Oui, il avait respectivement 3 et 6 ans de plus que Madeline et Franz, maiiis... C'était bien des jeunôts.
Il admettait bien que chaque diplomate avait bien sa façon de faire. Si Franz répondait, Elyès, lui, si on lui donnait une baffe, il tendait l'autre joue. À la porte, il aurait eut deux nez, il aurait tendu l'autre sans hésiter ! Mais voilà, il n'en avait qu'un. Et tant mieux : deux nez, ce serait moche, et en plus, un coup de porte, ça faisait suffisamment mal avec un seul.
Mais revenons à nos affaires, on s'égare. Pour le moment, Elyès avait donc l'impression que chacune de ces deux personnes avaient très légèrement oublié leurs rôles respectifs et le troyen pouvait presque penser être revenu quelques années auparavant, quand il tentait de régler les conflits entre sa soeur et ses frères... Bon, il avait jusque là réussit à régler pacifiquement les problèmes... il pouvait bien essayer de continuer sur cette lancé, non ?
« Bon, pause... »
Habituellement, il aurait continué sur « les monstres » ou « les enfants » mais une petite gouttelette de sang avait eut la bonne idée de perler à ses lèvres l'empêchant de commettre l'irréparable (au moins)... Mais il enchaina :
« Je ne sais pas qui a commencé le premier et je vous avouerais que cela m'est totalement égal. »
Normal, il était à moitié dans les vapes à ce moment là... Mais toujours est-il qu'Elyès reprit d'un ton calme, poli et avec un joli sourire en prime :
« Quoi qu'il en soit, peut-être serait-il temps que cela s'arrête et que l'on reprenne le véritable sujet de cette rencontre, non ? »
Il se tourna vers Madeline et parla d'un ton toujours courtois, quoi que assez rapide :
« Madeline, Monsieur est ici comme invité diplomatique. Lui parler ainsi est inconvenant surtout qu'à ma connaissance, il n'a rien fait qui puisse mériter un tel traitement. Je te serais donc reconnaissant de... de me lâcher en premier lieu, faut que j'attrape un autre mouchoir, et de présenter tes excuses... S'il te plaît.»
Il releva la tête et toujours d'un ton calme il continua sur sa lancée mais à l'adresse de Franz cette fois :
« M.Hohenstaufen, je suis certain que le voyages a du être fatiguant et peut-être cela vous indispose-t-il, mais peut-être avez vous autre chose à faire que vous querellez avec un agent de la sécurité, non ? Ainsi je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien ne plus penser à tout ceci et je vous proposerais bien de parler du véritable but de votre présence ici ? »
Puis il leva le doigts et le pointa... vers son nez.
« Quand à vous, Monsieur Nez, je vous serais agréablement reconnaissant d'arrêter votre flot incessant qui relève plus de la perte de sang et d'hémoglobine inutile que d'une démarche intéressante. »
Un peu d'humour n'avait jamais fait de mal non ? Il espérait seulement que les deux parties ne le prendrait pas mal. Il avait été poli et calme, comme à son habitude... Mais bon.
Il releva les yeux et toisa du regard les deux partis avant d'ajouter d'une même voix :
« Oh, mais si le coeurs vous en dit de continuer de la sorte, je vous en prie, faîtes comme si je n'étais pas là et que je n'avais rien dit ! »
Toujours souriant, il plia un peu son mouchoir qui n'égouttait plus grand chose, mais qui était toujours mieux que rien et dans un chuchotement, il finit :
« Mais cette proposition n'était pas valable pour vous, Monsieur nez... »
[ désolé... j'ai.. j'ai essayé de calmer le jeu, mais je suis pas doué...]
D'un côté, il y avait Madeline. Véritable typhon qui balançait pique sur pique, ne mâchait certainement pas ces mots et se comportait, avec le jeune Franz, avec autant de délicatesse qu'un rhinocéros sauvage lancé à pleine allure et qui chargeait. Pendant un instant, Elyès se demanda si elle avait bien conscience que d'un : ce n'était pas la peine de se défouler sur ce pauvre diplomate car ce n'était pas lui qui avait ouvert la porte, et de deux si elle se souvenait qu'elle faisait partie de la sécurité du bâtiment.
Oh, certes, Elyès n'y connaissait vraiment rien en sécurité, mais les menaces, non, il était certain que ça n'en faisait pas parti.
Un vilain jargon de politiciens et diplomates appelait ce qu'elle faisait « incident diplomatique ».... Enfin, c'est ce qui lui semblait...
De l'autre côté, il y avait le jeune Franz qui, en bon diplomate, gardait un visage impassible, aussi « facile » à lire qu'un livre fermé (sans prendre en compte le titre du livre) et ne montrait guère d'émotions. Bien, il n'était pas diplomate pour rien. Il répondait également au tac o tac avec brio, certes, mais au lieu de calmer le jeu, il ne faisait que lancer du kérosène sur le feu. Elyès se demanda d'où venait cette envie de vouloir avoir le dernier mots. C'était un brun puéril de la part des deux jeunes gens, et surtout, ça ne faisait pas grandement avancer les choses.
Elyès haussa les épaules et mit ça sur le dos de la jeunesse... Oui, il avait respectivement 3 et 6 ans de plus que Madeline et Franz, maiiis... C'était bien des jeunôts.
Il admettait bien que chaque diplomate avait bien sa façon de faire. Si Franz répondait, Elyès, lui, si on lui donnait une baffe, il tendait l'autre joue. À la porte, il aurait eut deux nez, il aurait tendu l'autre sans hésiter ! Mais voilà, il n'en avait qu'un. Et tant mieux : deux nez, ce serait moche, et en plus, un coup de porte, ça faisait suffisamment mal avec un seul.
Mais revenons à nos affaires, on s'égare. Pour le moment, Elyès avait donc l'impression que chacune de ces deux personnes avaient très légèrement oublié leurs rôles respectifs et le troyen pouvait presque penser être revenu quelques années auparavant, quand il tentait de régler les conflits entre sa soeur et ses frères... Bon, il avait jusque là réussit à régler pacifiquement les problèmes... il pouvait bien essayer de continuer sur cette lancé, non ?
« Bon, pause... »
Habituellement, il aurait continué sur « les monstres » ou « les enfants » mais une petite gouttelette de sang avait eut la bonne idée de perler à ses lèvres l'empêchant de commettre l'irréparable (au moins)... Mais il enchaina :
« Je ne sais pas qui a commencé le premier et je vous avouerais que cela m'est totalement égal. »
Normal, il était à moitié dans les vapes à ce moment là... Mais toujours est-il qu'Elyès reprit d'un ton calme, poli et avec un joli sourire en prime :
« Quoi qu'il en soit, peut-être serait-il temps que cela s'arrête et que l'on reprenne le véritable sujet de cette rencontre, non ? »
Il se tourna vers Madeline et parla d'un ton toujours courtois, quoi que assez rapide :
« Madeline, Monsieur est ici comme invité diplomatique. Lui parler ainsi est inconvenant surtout qu'à ma connaissance, il n'a rien fait qui puisse mériter un tel traitement. Je te serais donc reconnaissant de... de me lâcher en premier lieu, faut que j'attrape un autre mouchoir, et de présenter tes excuses... S'il te plaît.»
Il releva la tête et toujours d'un ton calme il continua sur sa lancée mais à l'adresse de Franz cette fois :
« M.Hohenstaufen, je suis certain que le voyages a du être fatiguant et peut-être cela vous indispose-t-il, mais peut-être avez vous autre chose à faire que vous querellez avec un agent de la sécurité, non ? Ainsi je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien ne plus penser à tout ceci et je vous proposerais bien de parler du véritable but de votre présence ici ? »
Puis il leva le doigts et le pointa... vers son nez.
« Quand à vous, Monsieur Nez, je vous serais agréablement reconnaissant d'arrêter votre flot incessant qui relève plus de la perte de sang et d'hémoglobine inutile que d'une démarche intéressante. »
Un peu d'humour n'avait jamais fait de mal non ? Il espérait seulement que les deux parties ne le prendrait pas mal. Il avait été poli et calme, comme à son habitude... Mais bon.
Il releva les yeux et toisa du regard les deux partis avant d'ajouter d'une même voix :
« Oh, mais si le coeurs vous en dit de continuer de la sorte, je vous en prie, faîtes comme si je n'étais pas là et que je n'avais rien dit ! »
Toujours souriant, il plia un peu son mouchoir qui n'égouttait plus grand chose, mais qui était toujours mieux que rien et dans un chuchotement, il finit :
« Mais cette proposition n'était pas valable pour vous, Monsieur nez... »
[ désolé... j'ai.. j'ai essayé de calmer le jeu, mais je suis pas doué...]

Madeline de Lioncourt- Agent seconde classe - A.R.I
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Localisation actuelle: Ambassade de Valhalla
Mission actuelle: Surveiller un diplomate et en couver un autre
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Date d'inscription: 27/05/2008
Mais mais ! C'est qu'il répliquait l'animal ! Il ne savait pas ce que c'était qu'une question rhétorique ? Une question qui ne demandait pas de réponse, et donc par conséquent aucune réflexion ? Non ?
Alors que Madeline se mit à froncer les sourcils et à plisser les yeux, telle... une Maddie aux aguets, prête à bondir sur sa proie, un salutaire "Bon, pause..." fit son apparition.
Loué soit Elyès et son timing parfait. (enfin, ca dépendait des cas, des situations et des gens, maiiis pour aujourd'hui, il était en mode parfait, le timing.)
Ravalant une autre cinglerie qu'elle aurait volontiers envoyé à la figure de l'opportun, elle écouta ce que son époux avait à dire.
Qui avait commencé ? Maddie réfléchit deux secondes et en conclut qu'elle avait déjà oublié qui avait lancée l'offensive. Sa mauvaise foi lui empêcha de se dire qu'elle en était peut-être à l'origine.
Et Elyès prit les choses en main, tel un... Elyès en période de conflit, tel qu'elle l'aimait. Clair et direct.
"Madeline, Monsieur est ici comme invité diplomatique. Lui parler ainsi est inconvenant surtout qu'à ma connaissance, il n'a rien fait qui puisse mériter un tel traitement. Je te serais donc reconnaissant de... de me lâcher en premier lieu, faut que j'attrape un autre mouchoir, et de présenter tes excuses... S'il te plaît."
Bon, elle convint qu'elle avait peut-être été un peu trop... véhémente avec l'invité. Elle le reconnaissait. (C'était déjà ça) Elle lacha donc son époux et toujours en regardant M Hohen-machin, s'exécuta :
"Veuillez me pardonner si j'ai fait preuve d'impolitesse à votre égard."
Ca, elle avait du souvent le dire depuis qu'elle était en poste à l'Ambassade. Une sorte de litanie apprise par coeur, sous la houlette de son sergent-chef préféré. (Les oreilles de Bismark durent siffler un instant.)
Elle aurait voulu ajouter quelque chose du genre : Mais j'étais un peu trop inquiète de l'état de santé de Mon Epoux ici présent. Maiiis de longues heures de pratiques (et de punitions) lui avaient appris le silence en présence d'invité et de se faire le moins remarquer possible. Bon, pour ce dernier point, c'était peut-être un peu mal barré. Mais bon, on pouvait toujours se rattraper non ?
Ainsi donc, elle opta pour le silence après le mode "excuses officielles".
Vint le tour de leur invité, qui s'en prit également pour son grade.(et toc!) Et enfin pour finir, "Monsieur Nez". Madeline ne put retenir un sourire et secoua doucement la tête. C'est pour ça qu'elle l'aimait. Il savait toujours la désarmorcer. La colère s'était envolée (vers d'autres cieux d'où elle reviendrait rapidement, elle ne prennait jamais de vacances prolongées la petite Dame.)
Tandis qu'Elyès jouait avec son mouchoir, Madeline s'écarta finalement pour permettre à leur hôte d'entrer dans le bureau, puisqu'apparemment les deux diplomates avaient affaires.
"Si vous voulez vous donner la peine."
Vouiii ! Maddie aussi savait être polie.
Voilà pour Monsieur, c'était réglé. Maintenant au tour du petit père qui voulait jouer les héros et s'obstinait à ne pas se rendre à l'infirmerie.
Si tu ne viens pas à l'infirmerie, l'infirmerie viendra à toi. Tel était le crédo de Maddie concernant la santé d'Elyès.
S'écartant un peu de la scène, elle mit en marche son oreillette (qui normalement devrait fonctionner non-stop, mais pour le bien de l'audition de ses camarades, il avait été convenu qu'elle ne l'utiliserai qu'en cas de besoin) et appela :
"Agent de Lioncourt à Infirmerie. Besoin de soin pour un saignement de nez intempestif dans le bureau de Monsieur de Lioncourt. Illico presto !"
Petite touche Maddiesque pour finir. On ne se refaisait pas. Et tout ça en surveillant attentivement les faits et gestes du diplomate étranger.
Dernière édition par Madeline de Lioncourt le Dim 7 Sep - 16:57, édité 1 fois
Alors que Madeline se mit à froncer les sourcils et à plisser les yeux, telle... une Maddie aux aguets, prête à bondir sur sa proie, un salutaire "Bon, pause..." fit son apparition.
Loué soit Elyès et son timing parfait. (enfin, ca dépendait des cas, des situations et des gens, maiiis pour aujourd'hui, il était en mode parfait, le timing.)
Ravalant une autre cinglerie qu'elle aurait volontiers envoyé à la figure de l'opportun, elle écouta ce que son époux avait à dire.
Qui avait commencé ? Maddie réfléchit deux secondes et en conclut qu'elle avait déjà oublié qui avait lancée l'offensive. Sa mauvaise foi lui empêcha de se dire qu'elle en était peut-être à l'origine.
Et Elyès prit les choses en main, tel un... Elyès en période de conflit, tel qu'elle l'aimait. Clair et direct.
"Madeline, Monsieur est ici comme invité diplomatique. Lui parler ainsi est inconvenant surtout qu'à ma connaissance, il n'a rien fait qui puisse mériter un tel traitement. Je te serais donc reconnaissant de... de me lâcher en premier lieu, faut que j'attrape un autre mouchoir, et de présenter tes excuses... S'il te plaît."
Bon, elle convint qu'elle avait peut-être été un peu trop... véhémente avec l'invité. Elle le reconnaissait. (C'était déjà ça) Elle lacha donc son époux et toujours en regardant M Hohen-machin, s'exécuta :
"Veuillez me pardonner si j'ai fait preuve d'impolitesse à votre égard."
Ca, elle avait du souvent le dire depuis qu'elle était en poste à l'Ambassade. Une sorte de litanie apprise par coeur, sous la houlette de son sergent-chef préféré. (Les oreilles de Bismark durent siffler un instant.)
Elle aurait voulu ajouter quelque chose du genre : Mais j'étais un peu trop inquiète de l'état de santé de Mon Epoux ici présent. Maiiis de longues heures de pratiques (et de punitions) lui avaient appris le silence en présence d'invité et de se faire le moins remarquer possible. Bon, pour ce dernier point, c'était peut-être un peu mal barré. Mais bon, on pouvait toujours se rattraper non ?
Ainsi donc, elle opta pour le silence après le mode "excuses officielles".
Vint le tour de leur invité, qui s'en prit également pour son grade.(et toc!) Et enfin pour finir, "Monsieur Nez". Madeline ne put retenir un sourire et secoua doucement la tête. C'est pour ça qu'elle l'aimait. Il savait toujours la désarmorcer. La colère s'était envolée (vers d'autres cieux d'où elle reviendrait rapidement, elle ne prennait jamais de vacances prolongées la petite Dame.)
Tandis qu'Elyès jouait avec son mouchoir, Madeline s'écarta finalement pour permettre à leur hôte d'entrer dans le bureau, puisqu'apparemment les deux diplomates avaient affaires.
"Si vous voulez vous donner la peine."
Vouiii ! Maddie aussi savait être polie.
Voilà pour Monsieur, c'était réglé. Maintenant au tour du petit père qui voulait jouer les héros et s'obstinait à ne pas se rendre à l'infirmerie.
Si tu ne viens pas à l'infirmerie, l'infirmerie viendra à toi. Tel était le crédo de Maddie concernant la santé d'Elyès.
S'écartant un peu de la scène, elle mit en marche son oreillette (qui normalement devrait fonctionner non-stop, mais pour le bien de l'audition de ses camarades, il avait été convenu qu'elle ne l'utiliserai qu'en cas de besoin) et appela :
"Agent de Lioncourt à Infirmerie. Besoin de soin pour un saignement de nez intempestif dans le bureau de Monsieur de Lioncourt. Illico presto !"
Petite touche Maddiesque pour finir. On ne se refaisait pas. Et tout ça en surveillant attentivement les faits et gestes du diplomate étranger.
Dernière édition par Madeline de Lioncourt le Dim 7 Sep - 16:57, édité 1 fois

Invité- Invité
Décidément, Asgard avait bien changé. Les gens n'étaient plus ce qu'ils avaient l'habitude d'être, et, même au sein de cette ambassade, ils semblaient plus... directs ? C'était cela. Pour le moins déconcertant au début - l'habitude de la langue de bois dans de telles institutions étant répandue - cela permettait cependant d'instaurer un climat de confiance un peu plus appuyé qu'à l'accoutumée, ce qui était assez inhabituel pour notre jeune et fringuant diplomate en herbe, habitué à manier une sorte de double langage compris de ses semblables seuls plutôt que de s'ouvrir de la sorte.
Adaptabilité.
Il devrait bien faire avec, à défaut de pouvoir faire sans ! Tout d'abord, rester dans les bonnes grâces de ses interlocuteurs, même si cela semblait pour le moins compromis, son collègue semblant un rien... flegmatique, et son interlocutrice plus sanguine qu'un sportif de haut niveau sous amphétamines qui aurait bu trois litres de "Taureau Rouge" la dernière boisson énergétique à la mode.
Prudence, donc, prudence.
« Quoi qu'il en soit, peut-être serait-il temps que cela s'arrête et que l'on reprenne le véritable sujet de cette rencontre, non ? »
"Maintenant que les présentations sont faites, j'en conviens tout à fait..." plaisanta-t-il, toujours imperturbable.
« M.Hohenstaufen, je suis certain que le voyages a du être fatiguant et peut-être cela vous indispose-t-il, mais peut-être avez vous autre chose à faire que vous quereller avec un agent de la sécurité, non ? Ainsi je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien ne plus penser à tout ceci et je vous proposerais bien de parler du véritable but de votre présence ici ? »
"M. de Lioncourt, je vous remercie de votre inquiétude à mon égard, et je crois effectivement qu'il serait souhaitable que je me querellasse avec vous-même, c'est après tout le véritable motif de ma visite, vous deviez vous en doutez..."
Il marqua une pause, tâchant de lire du mieux possible les réactions de ses interlocuteurs, avant de reprendre, toujours pince-sans-rire et pète-sec :
"Plus sérieusement, M. de Lioncourt, j'ai été dépêché ici par Tenkai en vue de préparer avec vous-même les menus détails de la conférence Ase-Shitennô qui se tiendra dans un mois dans cette ville. L'on a dû considérer qu'en raison de mon passé sur cette planète, je devais être un interlocuteur utile pour nos amis de Kekkai..."
C'est à ce moment que Maddie sembla lâcher, un peu à contrecœur :
"Veuillez me pardonner si j'ai fait preuve d'impolitesse à votre égard."
Il prit un air faussement surpris.
"Impolitesse ? Oh, non, au contraire, je vous en prie, ne vous excusez pas."
Règle numéro 6 respectée : balayer les excuses comme n'étant pas forcément nécessaires.
Franz profita de ce qu'elle s'écartait un peu, lui laissant le passage et l'invitant à rentrer, pour pénétrer dans le bureau, plutôt que de rester sur le pas de la porte.
Au travail, maintenant !
Adaptabilité.
Il devrait bien faire avec, à défaut de pouvoir faire sans ! Tout d'abord, rester dans les bonnes grâces de ses interlocuteurs, même si cela semblait pour le moins compromis, son collègue semblant un rien... flegmatique, et son interlocutrice plus sanguine qu'un sportif de haut niveau sous amphétamines qui aurait bu trois litres de "Taureau Rouge" la dernière boisson énergétique à la mode.
Prudence, donc, prudence.
« Quoi qu'il en soit, peut-être serait-il temps que cela s'arrête et que l'on reprenne le véritable sujet de cette rencontre, non ? »
"Maintenant que les présentations sont faites, j'en conviens tout à fait..." plaisanta-t-il, toujours imperturbable.
« M.Hohenstaufen, je suis certain que le voyages a du être fatiguant et peut-être cela vous indispose-t-il, mais peut-être avez vous autre chose à faire que vous quereller avec un agent de la sécurité, non ? Ainsi je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien ne plus penser à tout ceci et je vous proposerais bien de parler du véritable but de votre présence ici ? »
"M. de Lioncourt, je vous remercie de votre inquiétude à mon égard, et je crois effectivement qu'il serait souhaitable que je me querellasse avec vous-même, c'est après tout le véritable motif de ma visite, vous deviez vous en doutez..."
Il marqua une pause, tâchant de lire du mieux possible les réactions de ses interlocuteurs, avant de reprendre, toujours pince-sans-rire et pète-sec :
"Plus sérieusement, M. de Lioncourt, j'ai été dépêché ici par Tenkai en vue de préparer avec vous-même les menus détails de la conférence Ase-Shitennô qui se tiendra dans un mois dans cette ville. L'on a dû considérer qu'en raison de mon passé sur cette planète, je devais être un interlocuteur utile pour nos amis de Kekkai..."
C'est à ce moment que Maddie sembla lâcher, un peu à contrecœur :
"Veuillez me pardonner si j'ai fait preuve d'impolitesse à votre égard."
Il prit un air faussement surpris.
"Impolitesse ? Oh, non, au contraire, je vous en prie, ne vous excusez pas."
Règle numéro 6 respectée : balayer les excuses comme n'étant pas forcément nécessaires.
Franz profita de ce qu'elle s'écartait un peu, lui laissant le passage et l'invitant à rentrer, pour pénétrer dans le bureau, plutôt que de rester sur le pas de la porte.
Au travail, maintenant !






