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Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

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Vincent Andorias
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Vincent Andorias le Lun 19 Jan - 18:15

// si un mj pouvait me dire quel maladie à Anthony Very Happy //

« Ah ! Je savais bien que l’hémorragie c’était too much… Mais je vous préviens doc’ ! Vous m’appelez encore une fois « Monsieur Balras » et je vous appelle docteur Dorias ! »

Andorias se retint de rire, Dorias, ah, l'hémorragie avait donc arrêter de desservir le cerveau de sa dose de sang? Le médecin ne souffla pourtant pas le moindre mot sur cette remarque personne qu'il s'était faite pour continuer d'écouter son patient :

« Et si c’était vous qui me le disiez, vous êtes médecin, non ? Moi, à part une hémorragie impressionnante et inattendue ainsi qu’une douleur au ventre particulièrement virulente, c’est la grande forme ! »

La réponse du docteur fut aussi prompt qu'amusante, il lâchant en sourpirant :

-Et voila, Il faut toujours que se soit le médecin qui trouve ce que ses patients ont! halala

Tout à coup, la porte de l’infirmerie s’ouvrit dévoilant la "ténébreuse" Hamal. Elle commença à marquer lplusieurs choses sur une tablette tactile. Puis, elle se tourna vers Andorias poru lâcher de sa voie si stricte :


[color:9da7= #738dbc]Docteur Andorias, j’ai terminé la tâche que vous m’avez assigné, avez-vous besoin d’une assistance pour une opération quelconque ?

Un sourire moqueur, presque sadique naquit sur le visage du "vieux" médecin de bord, il lâcha doucement, presque dans un murmure, ses lèvres bougeant à peine, son regard fixé sur la jeune femme :

-Dit mon mon p'tit, tes intendants, tu les as fait vacciné j'espère, car je te jure que à chaque fois qu'elle me parle j'ai l'impression qu'elel va me mordre...

Puis, cet boutade envoyé au commandant, il reprit à haute voie pour Hamal :

-Ho non, merci ça va aller...C'ets gentil d'avoir bien travailler hein...Euh, peut être le commandant à deux toris choses à vous dire...

Le médecin se retourna vers le commandant, montrant ainsi son dos à la jeune femme. Pourquoi s'était il retourné? Tout simplement pour faire une grimmace, en effet, les yeux pétillants de malice, il imitait le chien, silencieusement, se moquant ainsi, avec une certaines satisfaction de la jeuen intendante.


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Elohim Baltimore
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Elohim Baltimore le Ven 6 Fév - 1:37

[Je me permets d'intervenir, si ça embête quelqu'un, dites-le moi et je supprimerai mon post =)]

La porte de l'infirmerie s'ouvrit à la volée. Elohim apparut dans l'encadrement, essoufflé et le visage rougi par un sprint opéré dans les coursives de Nimue.

Je suis là ! s'écria-t-il à la ronde. On m'a bipé ?

Une grande infirmière noire accourut.

Docteur Baltimore, c'est moi qui vous ai bipé, vous pouvez venir dans le bureau, s'il vous plait ?

Toujours essoufflé, Elohim hocha la tête et suivit l'infirmière Jenkins. Il était parti deux heures plus tôt mettre à jour l'inventaire de l'infirmerie, mais en avait profité pour passer voir Lara, le quartier-maître d'astrogation qu'il avait vue quelques jours plus tôt. Il voulait s'assurer qu'elle tenait le coup psychologiquement. Et puis... Bon, effectivement, il l'avait trouvé plutôt mignonne. Mais de toute manière, ça c'était terminé comme d'habitude... Avec une absence d'une heure et demi en plus.

C'est le Commandant De Balras, Docteur, il fait une hématochézie...

Oui, j'ai entendu ça... Qui s'occupe de lui ?

Eh bien, justement... C'est le docteur Andorias. répondit l'infirmière, l'air très embêté. Elohim respectait beaucoup le docteur Andorias, même si ses manières l'agaçaient un peu. Mais, en y faisant attention, il avait commencé à remarquer que les méthodes du docteur étaient peu orthodoxes, et qu'il paraissait parfois manquer d'assurance.

Visiblement, l'infirmière Jenkins avait fait le même constat.


Est-ce que le docteur Andorias a fait quelque chose qu'il ne fallait pas, avec le Commandant de Balras ? demanda Elohim en baissant d'un ton.

Non, ce n'est pas ça... L'infirmière se tordait les mains de nervosité. Disons que, justement... Il n'a encore rien fait.

Je vois... Bon, je vais aller jeter un coup d'oeil, merci de m'avoir prévenu. Et ne vous en faites pas, cette conversation restera entre nous !

L'infirmière remercia Elohim et retourna à ses patients. Elohim resta encore quelques instants dans le bureau.

Comment justifier qu'il s'incrustent au beau milieu de l'auscultation de Vincent sans avoir l'air de le faire passer pour un incompétent et sans le vexer ? D'autant plus qu'il était son supérieur...

Il fallait jouer la carte de la bonne humeur. Elohim inspira à fond, puis expira lentement. Bien, il était détendu. A présent, l'énergie. Il inspira de nouveau tout en levant les bras vers le ciel, puis plongea en avant sur une expiration. Quelques instants plus tard, ses joues touchaient ses tibias. Les yeux fermés, la respiration bloquée, il resta quelques secondes dans cette position, l'esprit vide. Puis il inspira en se relevant.


*Yeaaah ! Pleine forme ! C'est partiiii !*

Un grand sourire collé au visage, et aussi énergique qu'un lapin rose avec une pile électrique dans le dos, Elohim sortit du bureau pour se rendre auprès du docteur Andorias et du Commandant de Balras.

Il fut surpris de constater que l'Intendante du Commandant était présente, elle aussi. En passant près d'elle, il la salua d'un :
M'dame... accompagné d'un hochement de tête, puis il s'avança directement près du docteur et du malade. D'un ton enjoué, il s'écria :

Alooooors, qu'est-ce qu'il se passe ici ? Dites donc, Vincent, vous croyiez peut-être que vous alliez pouvoir vous attirer toute la gloire de la guérison du Commandant ? C'est pas très gentil ça !

Elohim ponctua sa phrase d'un rire plutôt sonore, puis se tourna vers le Commandant.

Bien, qu'est-ce qui vous amène, Commandant ? Voyons.. Que dit votre dossier ?

Joignant le geste à la parole, Elohim s'empara de la tablette tactile qui reposait au pied du lit médicalisé. Il appuya deux fois dessus et parcourut l'écran des yeux. Son sourire sembla légèrement disparaître, mais il se reprit aussitôt.

Je vois, je vois... dit-il, ce qui était faux, parce qu'il ne voyait rien. Et pour cause : le dossier était vide.

L'air de rien, il se posta au niveau du visage du Commandant de Balras, et posa la tablette sur un chariot qui se trouvait là. Il souleva le drap qui recouvrait le patient. Au vu de la tâche sombre qui maculait l'alèse du lit, il s'agissait bien d'une hémorragie digestive haute, comme l'avait suspecté l'infirmière Jenkins. Mais il faudrait un toucher rectal pour confirmer cette hypothèse. Le problème, c'était que Vincent n'apprécierait peut-être pas qu'Elohim se pointe comme une fleur pour faire un toucher rectal à son patient. Il faudrait commencer par tâter le terrain avec de simples questions.

La priorité, c'était de remplir le dossier pour avoir de bonnes bases. Elohim reposa le drap, et décida qu'il partirait de l'hypothèse que le Commandant souffrait bien d'une hématochézie et pas d'une rectorragie. Il reprit la tablette tactile en main.


Allez, je me colle aux questions d'usage, c'est rigolo, ça. Alors, mon Commandant, est-ce que vous avez vomi du sang, récemment ? A quelle fréquence est-ce que vous fumez et buvez de l'alcool ? Êtes-vous sujet au stress en général, ou avez-vous récemment été sujet à un stress particulier ? Suivez-vous actuellement un traitement pour le fer, ou à base d'aspirine ou d'anti-inflammatoires ? Depuis combien de temps n'avez vous pas mangé ou bu ? Y a-t-il eu des cas de cancers dans votre famille proche ou éloignée ?

Elohim notait au fur et à mesure les réponses du Commandant en pianotant sur l'écran tactile. Il ignorait le docteur Andorias pour le moment (il faut dire qu'il ne lui avait pas laissé le temps d'en placer une), en priant pour que celui-ci ne le boute pas hors de l'infirmerie. Le problème du Commandant pouvait très bien être un bête ulcère, mais il pouvait aussi s'agir d'une cirrhose ou d'un cancer de l'estomac très avancé. Il ne fallait rien laisser au hasard, et Elohim n'en avait pas l'intention.


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Personnage Non Joueur
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Personnage Non Joueur le Ven 13 Fév - 14:15

[HJ : Après discussion avec Elohim, il a été décidé qu’Anthony aurait un gentil p’tit ulcère, pour répondre à ta question, Vincent.]



Anthony écouta avec patience la remarque à but humoristique du docteur Andorias. Même si elle était loin d’être hilarante au goût du Commandant actuel de Nimue, elle le fit sourire. Malgré la situation (pas mal du tout, dans le genre désastreux), il était de trop bonne humeur (en un sens) pour ne pas y sourire. Mais cette humeur euphorique (pas très adaptée aux circonstances, Anthony était prêt à le concéder) disparut rapidement après l’arrivée de l’intendante Ariétis. Non pas que la jeune femme en fut la cause… Anthony attendait sagement la réaction du docteur aux paroles d’Hamal. Il espérait sincèrement que les hostilités qui les avaient opposés précédemment seraient mises rigoureusement de côté. C’était ce que tout bon membre d’un équipage de bâtiment militaire ferait à l’approche d’une bataille, surtout dans une infirmerie. Et Anthony avait pris la neutralité d’Hamal comme un bon signe.

Mais la réaction du docteur fut si loin des attentes utopiques d’Anthony qu’il en eut le souffle coupé.


« Dis, mon p'tit, tes intendants, tu les as fait vacciner j'espère, car je te jure qu’à chaque fois qu'elle me parle, j'ai l'impression qu'elle va me mordre... »

Au lieu de répondre tout de suite à l’intendante, le docteur Andorias avait prit son temps pour pouvoir se moquer d’elle, apparemment persuadé qu’une des activités favorites du Commandant était de casser du sucre sur le dos d’Hamal… Anthony en resta sonné. À tel point qu’il ne put pas répondre avant que le docteur se tourne vers Hamal pour lui répondre d’un air si distrait qu’il excluait toute forme de courtoisie. Et le pire suivit : il se tourna de nouveau vers Anthony pour mimer le chien, de toute évidence pour se moquer une fois de plus de l’intendante.

Qu’est-ce qu’attendait le médecin, au juste ? Qu’Anthony se mette à rire ? Qu’il approuve ? Renchérisse ? Ou, au pire, qu’il le rabroue gentiment avec une lueur malicieuse dans les yeux ?
Dans tous les cas, il n’y avait plus la moindre lueur d’amusement dans le regard d’Anthony, plus l’ombre d’un sourire, son visage s’était fait inexpressif. Il n’en revenait tout simplement pas. Nom de Dieu, ils étaient censés être des adultes réfléchis, conscients de leurs responsabilités, pas une bande d’adolescents hargneux en pleine crise ! Le docteur Andorias déconnait complètement, là !

Anthony était quelqu’un de calme et de réfléchi. Il n’agissait ou ne parlait jamais sans réfléchir. Il réfléchissait même parfois un peu trop. Par ailleurs, c’était un homme doux qui ne se laissait jamais aller à la colère. Jamais sauf cette fois-ci.

Pour l’une des rares fois de sa vie, Anthony ne prit pas le temps de réfléchir avant de parler.


« Et vous vous attendez à ce que je ris ou à ce que je cautionne seulement un comportement aussi méprisable, docteur Andorias ? »

Contrairement au médecin, Anthony ne prenait absolument pas le soin de parler à voix basse et Hamal pouvait parfaitement entendre ce qu’il disait. La colère et l’indignation avaient dépassé tous les vestiges de la douleur physique qu’il ressentait un peu plus tôt. Il se redressa sur le lit, oubliant même qu’il était censé être malade.

« Et bien vous pouvez toujours attendre ! Non seulement vos sarcasmes sans finesse ne me font pas rire, mais je ne peux pas tolérer un manquement aussi grossier à la courtoisie militaire. Et encore, vous manquez même à la plus élémentaire des politesses ! L’intendante Hamal Ariétis fait de son mieux pour faire correctement son travail, ELLE ! Mais vous ? C’est quoi votre problème ? Vous êtes resté congelé trop longtemps ? Vous avez oublié ce que Papa et Maman vous ont appris à propos de la vie en société ? J’ai dû sous-estimer votre état, apparemment : vous êtes encore moins apte à reprendre du service que je ne le croyais. »

Anthony se tut. Et il se rendit compte de tout ce qu’il avait dit. Il était allé trop loin. Peut-être qu’il était nécessaire de se montrer intraitable sur le sujet (et Anthony le croyait, il était trop convaincu que de bonnes relations entre membres d’un équipage étaient vitales pour ne pas le croire), mais certaines phrases qu’il avait prononcées sous le coup de la colère ne l’étaient pas, elles. Malheureusement, il ne pouvait pas reculer. Il ne cilla pas et ajouta d’une voix plus calme.

« Tant que je serais le commandant à bord de ce vaisseau, tout comportement irrespectueux de ce type ne sera pas toléré. Est-ce que je dois vous faire la leçon ? Vous expliquer pourquoi vous devez respecter vos collègues si vous attendez d’eux qu’ils fassent de même ? Est-ce que je dois vous expliquer pourquoi il est important d’instaurer une bonne entente au sein d’un équipage militaire ? Ou préférez-vous que je vous montre en quoi les disputes nuisent au travail de chacun à bord d’un tel bâtiment ? Montrez-moi que ce n’est pas nécessaire et présentez vos excuses à l’intendante. »

Même si Anthony paraissait calme, il ne plaisantait pas du tout. Mais en éternel optimiste, il était persuadé que Vincent Andorias se rattraperait et présenterait ses excuses. Il n’y avait pas d’autre issu possible. D’autant plus qu’Anthony préférait ne pas penser aux conséquences s’il refusait. Elles seraient assurément désagréables pour tout le monde.

Et ce fut ce moment que choisit un Elohim Baltimore particulièrement énergique pour faire son entrée dans la pièce. Quelque part, dans un coin de son esprit, une petite voix cria « Ouf ! » avec soulagement. Saleté de petite voix. Néanmoins, le Commandant ne pouvait pas se départir de son soulagement. Il n’y avait rien de tel que la bonne humeur d’Elohim pour rendre une situation plus vivable. Il fallait ajouter à cela qu’Elohim était un excellent médecin aux vues ouvertes, au fait des dernières techniques de la médecine moderne, contrairement à Vincent. Et puis évidemment, il était là depuis plus longtemps et Anthony le connaissait relativement bien, il était plus facile de lui faire confiance.

Le seul bémol, c’était que sa joyeuse arrivée marquait un contraste pas forcément bien venu avec la tension qui régnait dans la pièce. Elohim examina son dossier (vide) et se mit à lui poser rapidement tout un tas de questions à Anthony. Celui-ci leva un doigt et ouvrit la bouche pour tenter de l’interrompre, sans succès. Il replia son doigt et ferma la bouche, optant finalement pour la patience. Il attendit qu’Elohim termine ses questions. Il les rangea soigneusement dans les tiroirs de son efficace mémoire avant de répondre doucement au médecin :


« Je vais vous répondre dans un instant, Elohim. Si vous voulez bien attendre un petit instant, nous devons régler un problème… urgent. »

Et Anthony posa un regard insistant sur le docteur Andorias.

Vincent Andorias
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Vincent Andorias le Ven 13 Fév - 17:39

Sur le cul, oui, cette vieille expression devait convenir à merveille à l'état d'esprit actuel du médecin de bord, en effet, alors que le commandant "riait" de bon coeur avec lui quelques instant avant, il devint soudainement froid et colérique, et lâcha un bien senti :

« Et vous vous attendez à ce que je ris ou à ce que je cautionne seulement un comportement aussi méprisable, docteur Andorias ? »

Alors que le médecin s'apprêtait à lancer une nouvelle pique, il y eut l'attaque, au moment ou le commandant se leva, il envoya cette lame si blessante, si tranchante...

« Et bien vous pouvez toujours attendre ! Non seulement vos sarcasmes sans finesse ne me font pas rire, mais je ne peux pas tolérer un manquement aussi grossier à la courtoisie militaire. Et encore, vous manquez même à la plus élémentaire des politesses ! L’intendante Hamal Ariétis fait de son mieux pour faire correctement son travail, ELLE ! Mais vous ? C’est quoi votre problème ? Vous êtes resté congelé trop longtemps ? Vous avez oublié ce que Papa et Maman vous ont appris à propos de la vie en société ? J’ai dû sous-estimer votre état, apparemment : vous êtes encore moins apte à reprendre du service que je ne le croyais. »

Le docteur Andorias resta sans un mot, immobile, fixe, le regard figé, la mâchoire crispé, ses poings serrés tellement fort que la jointure de ses mains en devenait blanc. Que savait il ce connard de la vie qu'il avait eut? Croyait il que dans la boue d'une tranchée, lorsque l'on tenté d'apaiser un gamin qui tenait ses tripes entre ses mains on faisait attention à la politesse? Croyait il que lorsque l'on rampait pour vers un corps pour lui donner de la morphine pour lui éviter trop de souffrance, on pensait à la politesse!
La politesse, une blague!
La mort avait depuis longtemps attaqué le coeur de notre "bon" médecin, alors il lui restait l'humour, noir, sordide parfois, mais que faire d'autre, quand le coeur ne peut plus prendre de sentiment, on n'est pas forcément bien à l'aise avec les vivants et les biens portant.

Mais la fin des paroles du commandant était trop hors propos. Pas apte...Bien, il n'était pas apte.
Le Terrien continua a rester silencieux, laissant alors le silence d'Anthonny encore plus terrible et ce dernier le brisa d'ailleurs par un :


« Tant que je serais le commandant à bord de ce vaisseau, tout comportement irrespectueux de ce type ne sera pas toléré. Est-ce que je dois vous faire la leçon ? Vous expliquer pourquoi vous devez respecter vos collègues si vous attendez d’eux qu’ils fassent de même ? Est-ce que je dois vous expliquer pourquoi il est important d’instaurer une bonne entente au sein d’un équipage militaire ? Ou préférez-vous que je vous montre en quoi les disputes nuisent au travail de chacun à bord d’un tel bâtiment ? Montrez-moi que ce n’est pas nécessaire et présentez vos excuses à l’intendante. »

Mais c'était déjà trop tard, l'esprit du médecin vagabondait, sur Mars....

---


La prise de sang faite, la jeune tête blonde resta un instant assis sur le fauteuil avant de lâcher :

-Docteur, pourquoi vous êtes toujours si méchant?

Vincent lança alors un regard noir à l'enfant, il ne devait pas encore avoir 12 ans et pourtant, il observait et écoutait bien plus que l'on pouvait le penser. Le rescapé de la Grand Guerre lâcha finalement :

-Je suis méchant?
-nan, pas avec moi, mais avec mes parents...Et tout les gens de l'hôpital...

Demeurant interdit, le médecin haussa les épaules, pourquoi, il ne le faisait pas exprès, il, il était comme ça envers ceux qui n'avait pas de problème, peut être leur en voulait il de passer des nuits tranquilles, peut être leur en voulait il de ne pas profiter de leur vie pleinement et de toujours se plaindre. Il lâcha finalement :

-Je...Je ne sais pas, je suis comme ça...
-Pourtant des fois vous êtes gentil. D'ailleurs, les gens ils disent que vous êtes comme ça car vous avez vue trop de gentil mourir et que toi aussi tu veux mourir...
-Tu sais, les gens disent beaucoup de bêtises...Et pourquoi je voudrais mourir? Je fais attention a ma santé, j'écoute ce que mes parents disent et...
-Les gens disent que tu vas partir dans un vaisseau pour trouver des nouvelles maisons loin de ma Maison...Et que ceux qui irons ne risquent de mourir...
-Mais non, aucun de ceux qui partent ne mourrons, allez, vas retrouver tes parents.

Et comme par enchantement, il sortie une sucette de sa poche, la donnant au bambin qui couru retrouver ses parents...
L'enfant mourus deux mois plus tard, victimes d'une leucémie.


---


Sortant peu à peu de sa rêverie, la médecin de bord aperçut soudainement Elohim Baltimore, ce dernier ulcéré Andorias par deux choses, premièrement, il était toujours à fourrer son nez partout, et deuxièmement, sa compétence en médecine était aussi élevé que le peu de confiance qu'il accordait au médecin chef. Enfin, regardant des pieds à la tête quand la voie du commandant le ramena à ce dernier. D'un geste lent, il fixa Anthony, la lueur malicieuse des yeux du médecin-chef ayant totalement disparut pour laisser place à u regard de glace, presque dur. D'un mouvement lent et certains, il sortie un cigare qu'il garda dans sa main. Il regarda une nouvelle fois l'Ricain, surnom soudainement inventé par notre docteur et lâcha :

-Balti, le commandant à semble-t-il des problème de santé, enfin, je m'en balance, je suis incompétent. Vous venez d'être promu médecin-chef.

Comme pour accentuer ses mots, l'ancien médecin du Nimue appuya sur ce dernier et, pour joindre le geste à la parole, il retira sa blouse, gardant à la main son cigare; Il continua ensuite :

-Comme Vous le disiez Monsieur, je ne dois pas être apte. Le Docteur Baltimore est très compétent et doué....Non, attendez, la politesse m'agace alors je vais rependre.
Ce boys est l'un des meilleur. Donc là je vais me barrer, frapper le bureau de mécontentement, Vous insulter de sac à merde et allez dans les quartier ou je ne ressortirez que lorsque que vous aurez trouvé une putain de planète où me déposer et Vous n'allez même pas ouvrir votre gueule car je suri un simple civil, et ne vous énervez pas par tout les dieux ça va encore vous faire plus mal.


Le "vieil" homme marqua une pause et tourna les talons. Il s'apprêta à partir quand il se retint et lança à balti :

-Pensez à lui faire une autre perf' de sang, il en a quand même perdu pas mal.
Et...Je sais, vous savez ce que vous faites.


Vincent se retourna, faisant une nouvelle fois face à Hamal. Il lui lança un léger sourire et s'apprêtât à sortir.

[// a moins que vous ne voulez interpeller le docteur Andorias/ discuter avec lui/ lui lancer quelques choses. Considérez le comme sortie Very Happy //


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Hamal Ariétis
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Hamal Ariétis le Sam 14 Fév - 13:53

Le médecin commença à parler à voix basse et Hamal ne l’entendit pas. Mais, elle vit que le commandant était réveillé et qu’il allait pouvoir l’aider à faire comprendre à cet homme que sa vie était certainement en jeu dans la situation actuelle. D’ailleurs elle se permit même un signe de tête en direction de l’homme et un léger sourire fleurit sur ses lèvres.

Bien entendu, le dit sourire était très très léger. Elle ne se réjouissait pas en poussant des cris de joie, ce n’était pas dans ses habitudes. Elle n’avait qu’à attendre pour le moment que l’homme parle et lui donne des ordres. Elle le regardait et tentait de déterminer ce dont le commandant avait le plus besoin actuellement. D’après ses informations, c’était de soins, mais personne ne pouvait réellement savoir.

Il commença à parler d’une voix sèche et Hamal se mit immédiatement au garde à vous. C’était génétique et totalement ancré dans ses habitudes, quand le commandant parlait, elle écoutait et regardait dans une position fixe. Elle écouta les reproches du commandant au médecin avec un zeste de plaisir. Encore une fois, le zeste n’était pas visible, elle n’aimait pas le médecin mais s’il était là il devait y avoir une raison. Quoi que … Dans la situation actuelle, elle avait quelques soucis avec certaines expressions du commandant.

Toute autre personne qu’elle aurait déjà bondi sur le terme congelé. Mais elle se contenta de noter cette information mentalement avant d’attendre la fin de l’orage. Un orage verbal est tout aussi impressionnant qu’un orage réel. Et Hamal était persuadée que comme lors des manifestations météorologiques, le discours du commandant allait finir par se calmer. La preuve lui fut donnée quand il termina en demandant à Vincent de lui présenter des excuses.

Soit, si c’était ce que désirait le commandant, elle les accepterait. Mais elle n’était pas certaine du bien fondé des excuses qui n’allaient pas manquer d’arriver. Si le médecin n’était pas sincère, rien ne l’empêchait de faire de fausses excuses et donc de mentir (crime suprême) à l’intendante pour se débarrasser d’une corvée déplaisante.

Ce moment de tension fut brisé par l’arrivée d’un autre médecin. Un homme que Hamal connaissait et n’appréciait pas plus que cela. Il était trop enjoué et enthousiaste pour son propre bien et pour être totalement efficace. Elle avait de la chance de ne jamais tomber malade car elle n’aurait pas aimé devoir passer entre les mains des médecins de bord.

Et l’orage fut de toute autre nature puisqu’une batterie de questions fut posée et que l’intendante se rendit compte avec horreur que Vincent n’avait rien noté dans le dossier du commandant en son absence. Elle avait visiblement fait tout cela pour rien et cela l’énervait prodigieusement. Un homme qui lui demandait quelque chose et qui ensuite ne faisait rien de ce qu’elle avait pu faire était un homme qui ne méritait pas d’avoir des gens pour l’aider.

Le commandant finit cependant par pouvoir répondre et par demander de la patience à Elohim, chose quasi impossible mais réalisable dans le contexte actuel, du moins Hamal l’espérait. Puis le médecin chef fit une chose totalement stupide aux yeux de l’intendante puisqu’il offrit son poste à son collègue. Ce n’était pas ainsi que cela fonctionnait dans l’armée et il ne semblait pas le savoir. Elle n’avait pas à intervenir tant que le commandant ne l’aurait pas interrogée mais tout de même. Elle pouvait se permettre de soulever un sourcil en signe de désapprobation.

Cette désapprobation se mua en vive colère pour un homme incapable de maitriser ses nerfs en présence d’un malade et en incompréhension pour la hiérarchie qui avait nommé à un poste aussi important un civil !

Elle put enfin parler et prononcer quelques mots d’une voix calme et posée.


Commandant, je suis à vos ordres. Mais je pense qu’il faudrait vous reposer à présent, le docteur Baltimore doit vous examiner.

Le départ de Vincent était déjà relégué dans un coin de son esprit, c’était un abandon de poste et elle pouvait le certifier en cas d’enquête disciplinaire. Mais comme il n’était pas militaire, ce serait certainement inutile.


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Personnage Non Joueur
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Personnage Non Joueur le Ven 6 Mar - 13:27

Le comportement du docteur Andorias dépassait complètement Anthony De Balras. Il avait toujours du mal à comprendre ceux qui préféraient envenimer une situation plutôt que d’emprunter une voie simple et pacifique, même quand on la leur mettait sous le nez. Et de toute évidence, le docteur Andorias était de ceux-là. S’il avait accepté le fait que vivre à bord d’un vaisseau imposait certaines règles de vie élémentaires et s’il s’était excusé auprès d’Hamal, Anthony aurait fait volontiers une croix sur l’incident afin de préserver la bonne marche du vaisseau. En l’occurrence…
Anthony jeta un regard à Elohim, puis à Hamal…


« Il ne s’est pas excusé, hein ? »

Évidemment, c’était une question rhétorique. Anthony poussa un long soupir. Il porta une main tremblante à son front et laissa tomber sa tête sur son oreiller, soudain épuisé.

« Hamal, merci pour votre sollicitude. S’il vous plaît, transmettez mes ordres aux officiers Glockauer et Janvier qui doivent être postés à l’entrée de l’infirmerie. Qu’ils appellent les fusiliers Tharwan et Zachary pour les remplacer et qu’ils aillent sans tarder – sans tarder, j’insiste ! – rejoindre le docteur Andorias dans sa cabine. Ils devront lui annoncer qu’il est confiné à ses quartiers jusqu’à la formation d’un tribunal de bord qui le jugera pour insubordination et désertion à l’approche d’une bataille. Évidemment, ils devront prendre les mesures nécessaires pour assurer la surveillance du docteur. »

Anthony savait très exactement comment allaient réagir les deux fusiliers assignés à sa protection. Glockauer allait grogner et Janvier allait carrément protester… Elle était peut-être plus attachée à sa mission qu’elle n’aurait dû. C’était pour cela qu’Anthony avait insisté pour se faire obéir sans tarder. Il savait que Janvier préférerait attendre les remplaçants avant d’exécuter sa mission. Or ça, Anthony ne le voulait pas. Le docteur Andorias était actuellement trop énervé pour agir avec raison, comme son comportement venait de le montrer. Il était donc hors de question de le laisser crapahuter comme ça dans le vaisseau, sûr d’être dans son bon droit. Il n’y était pas, d’ailleurs, et Anthony tenait à ce qu’il le sache. À ce que tout le monde le sache. C’était l’un des rôles du Commandant, même si ce n’était pas celui qu’Anthony préférait.

Le Commandant De Balras attendit qu’Hamal aille exécuter ses ordres avant de tourner son visage vers le docteur Baltimore. Il lui adressa un pâle sourire.


« Désolé, Elohim, mais je crois que le docteur Andorias a malheureusement raison. Vous allez devoir écoper des responsabilités de médecin-chef, au moins provisoirement. »

Anthony eut un rire jaune.

« Je fais tellement de bêtises dans le dos de ce pauvre Ephram que je vais bientôt devoir lui rédiger un rapport et lui expliquer pourquoi il aura droit à un médecin en moins pour la bataille. »

Il grimaça. Il avait beau essayer d’adopter un ton léger, ce n’était absolument pas amusant. Ce n’était pas franchement le moment de se priver de main-d’œuvre. Anthony s’en voulait d’avoir été aussi cassant, mais on ne pouvait pas dire que le docteur Andorias ne l’avait pas cherché. D’un point de vue objectif, Anthony ne s’était pas montré plus méchant avec le médecin-chef que le médecin-chef avec l’intendante. Bien sûr, ce n’était pas une raison pour se montrer aussi désagréable, mais il fallait bien admettre qu’Andorias n’y avait pas mis du sien. Mais alors pas du tout.

« Bon, où en étions-nous ? Ah oui ! »

Anthony activa les mystérieux tiroirs de sa mémoire phénoménale pour répondre aux questions du docteur Baltimore avec autant de précision que possible.

« Non, je n’ai pas vomi de sang récemment. En fait, je n’ai pas vomi récemment, tout court. Je ne fume pas et je ne bois d’alcool que lors des dîners « officiels ». La dernière fois, c’était un repas avec mes officiers, il y a deux semaines. Sujet au stress… Ça, oui, bien sûr, mais je suppose que c’est le lot de tous ceux qui ont de lourdes responsabilités. Et évidemment, comme je suis passé Commandant de manière assez intempestive, j’ai subi un stress assez important ces derniers temps. Je ne suis aucun traitement actuellement. Je n’ai pas mangé ou bu depuis… Cinq heures, environ. Je ne crois pas qu’il y ait eu de cas de cancer dans ma famille. Ou alors pas dans une famille assez proche pour que je sois au courant. Cela répond-il à toutes vos questions ? »

Hamal Ariétis
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Hamal Ariétis le Dim 22 Mar - 13:34

Le commandant avait toujours l’air d’être fatigue mais au moins il parlait, c’était un bon début pour Hamal. Si quelqu’un pouvait lui donner des ordres et qu’elle pouvait réagir et obéir à ces ordres, c’était que ce quelqu’un allait bien. Elle claqua ses talons l’un contre l’autre avant de répondre.

Non, Commandant !

Effectivement, même si la question était purement rhétorique, Hamal avait entendu une question et elle se devait d’y répondre du mieux qu’elle le pouvait. Elle se tourna vers le commandant quand il reprit la parole et nota mentalement l’intégralité de ses ordres. Ce n’était pas particulièrement complexe et elle pourrait s’en acquitter en un temps bref avant de faire un premier rapport au commandant temporaire pour prendre ses nouveaux ordres. Car pour le moment, même si le commandant parlait et avait l’air d’être plus en forme, il était encore malade donc il ne fallait pas l’importuner le temps que le médecin le soigne.

Elle sortit avec un dernier claquement de talons et s’engagea dans une discussion qu’elle croyait brêve.


Le commandant vous donne l’ordre d’appeler Tharwan et Zachary pour vous remplacer et d’aller immédiatement annoncer le confinement du docteur Andorias dans ses quartiers pour insubordination et désertion. Vous devez également agir de manière à assurer ce confinement.

Les regards se portèrent sur elle et elle se dit que finalement ce ne serait peut-être pas si rapide que ça. Elle les vit appeler les remplaçants comme demandé mais ensuite ils semblèrent tous deux décidés à rester en place, l’homme grognait et la femme était visiblement prête à ne pas bouger.

C’est un ordre direct du commandant qui doit être exécuté sur le champ. Il a insisté sur la rapidité de votre action. Désirez vous le remettre également en question ?

Tant d’irrespect pour le commandant était pour Hamal totalement incompréhensible. Elle transmettait ses ordres sans aucune interprétation personnelle et elle s’était attendue à ce qu’ils les exécutent sans tarder. Mais visiblement ils n’étaient pas d’accord. Elle leur fit face en se mettant bien droite. C’était à eux de jouer, s’ils voulaient défier les ordres du commandant, ils ne gagneraient pas. Elle n’était qu’intendante, mais attendait à ce qu’ils agissent.

Finalement, ils finirent par y aller et Hamal attendit, elle, l’arrivée des nouveaux fusiliers. Dès qu’ils furent présents, elle se dirigea d’un pas martial vers le Pont pour faire son rapport au commandant temporaire. Elle aurait peut-être d’autres ordres à ce moment.


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Lunaë (Lou) Eleïrya
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Lunaë (Lou) Eleïrya le Jeu 26 Mar - 23:05

[bon, ben j'attendais l'autorisation de vincent, et en fait... Si ça gène, vous dites!]

Lou était à des kilomètres des troubles agitant l'infirmerie, actuelement en train de revenir des stocks, où elle avait récupéré morphine, pansements, fil et tout le reste du matériel qu'on l'avait envoyé chercher afin de s'assurer que les réserves de l'infirmerie soient au plus haut en cas de besoin. Bon, sincèrement, elle, c'était pas du nombre de médocs qu'elle se serait inquiété, mais plutôt de la place disponible... Autant les médocs, ça va se chercher, autant la place, ça se crée pas comme ça... Bref, la miss revenait avec tout le matériel dans 3 plateaux/caissettes superposés (oui, elle pensait AUSSI qu'elle aurait du prendre un chariot, mais sur le coup, ça lui avait semblé ok) et faisait de son mieux pour ne pas faire glisser les ampoules ou les seringues par terre... Elle aurait l'air con...

Bon, maintenant, on tourne où à droite ou à gauche? Non parce que la destination, aussi, c'était ni les cuisines, ni le pont... La mémoire de la jeune interne était peut-être bonne, mais pas son sens de l'orientation! Elle allait se résigner à interroger le premier passant qui allait passer quand à la direction de l'infirmerie, quand elle vit passer le docteur Ours. Quoi y a pas de docteur Ours? Mais évidemment qu'il y en a pas! C'est juste qu'elle n'avait pas encore retenu son nom! Alors, elle le surnommait comme elle le sentait. Un ours. C'était idiot, mais bon.

Donc, elle vit le docteur Andorias passer devant elle. Bon, elle n'eut pas vraiment le temps de le héler (surtout que le geste qu'elle voulut faire faillit faire tomber tout son chargement, et qu'elle dut tou stabiliser) qu'il était passé, mais la direction d'où il venait lui permit de se rappeler que l'infirmerie était juste à coté. Et donc elle s'y dirigea, un peu cahin caha. Devant l'infirmerie se tenaient deux parfaits inconnus pour elle (en même temps, les 9/10 du vaisseau AU MOINS lui étaient inconnus) ainsi qu'une "connue", au moins de vue, en train de donner des ordres. Et de pas se faire obéir. Ah, oui, ça arrive... T'as pensé au s'ilteplait? Ah tient non, ils z'y vont. Tant pis... La demoiselle dépassa l'intendante avec un "pardon, je passe!" à la fois poli et "pousse toi, et laisse moi atteindre la porte avant que je fasse tout tomber! Merci!", et ouvit la porte à l'aide du coude (les mains prises avant d'entrer dans l'infirmerie, et d'y poser enfin sa cargaison. Et ENSUITE, on salue tout le monde d'un "bonjour!". Une fois que l'esprit est disponible pour autre chose que de ne pas faire tomber le matériel.

Elle savait pas si les deux hommes l'avaient entendus, puisque le patient répondait visiblement aux questions habituelle du "t'as bu quoi, t'as fumé quoi, t'es pas allé au chiottes depuis quand?", bref, les questions de routine, quoi! Seule l'infirmière lui avait répondu avant de commencer à ranger (la miss étant arrivée trop récemment pour connaitre les rangements exacts de l'infirmerie, c'était plus prudent qu'elle aille pas mélanger la morphine au glucose, et donc de laisser les anciens faire en période de crise), indiquant à Lou de s'occuper des pansements et compresses (on risque moins de tuer quelqu'un en se trompant de place)

"Faut s'attendre à voir du monde arriver, où vous vous êtes fait taper dessus avant les autres?"


C'était direct, dit sans ironie particulière, bref, à la Lunaë, qui, vous l'aurez compris, avait pris le commandant pour un pilote. Ben quoi? Elle avait passé la dernière heure à faire l'inventaire complet des ressources médicamenteuses (et elles ne valaient pas celles de son ancien hopital, mais bon, pas étonnant) et franchement, elle se souvenait pas la tête du commandant. Pas en trois jours, et avec autant à apprendre!

Bref, c'était pas bien parti!


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Elohim Baltimore
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Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

Message par Elohim Baltimore le Jeu 16 Avr - 9:39

Elohim était souvent perçu comme quelqu'un d'énergique et au caractère exacerbé, mais c'était principalement parce qu'il considérait qu'en sa qualité de médecin, il se devait d'être constamment d'humeur joviale. Il était cependant tout à fait capable de discrétion, et heureusement. Il pouvait être très bavard par occasions, mais il savait aussi écouter et observer.

C'est ce qu'il fit, debout, près de la tête du lit médicalisé, la tablette tactile à la main, pendant les longues minutes qui s'écoulèrent entre le moment où le Commandant de Balras lui demanda d'attendre qu'il ait réglé un problème « urgent », et celui où il se tourna enfin vers lui pour répondre à ses questions.

Et entre temps...

Entre temps, Vincent avait sorti un cigare (Elohim avait ouvert des yeux gros comme des soucoupes, et avait été à deux doigts de lui faire de grands signes dans le dos d'Anthony pour lui faire comprendre de se débarrasser de ça, mais il s'était ravisé : c'était visiblement trop tard pour le rattraper aux yeux du Commandant) et il s'était tourné vers lui.

Bon. Qu'il l'ait appelé Balti, passait encore (Elohim s'était dit que ça ressemblait beaucoup à un nom de chien de traîneau... Et que c'était plutôt mignon, au fond). Qu'il ait souligné le fait que le Commandant avait des problèmes de santé, oui, sans blague ? Mais qu'il l'ait catapulté médecin-chef, ça, vraiment, Elohim ne s'y était pas attendu, et il avait eu l'impression qu'on venait de lui balancer un sac de sable mouillé en plein estomac. L'odeur de la mer en moins.

Puis, tandis que l'intendante se contentait de hausser un sourcil (il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de sa part, Elohim le savait bien), Vincent avait retiré sa blouse, comme pour illustrer la fameuse expression « rendre son tablier », avant de servir à Anthony une tirade teintée de vulgarité et de sarcasme. Il avait ensuite fait mine de sortir, mais s'était ravisé, juste le temps de conseiller à Elohim de faire une transfusion de sang à Anthony («
Qu'est-ce qui t'a empêché de le faire toi-même, hein ? » n'avait pu s'empêcher de penser le médecin).

Le temps qu'Elohim réalise que Vincent était bel et bien parti, Hamal, l'intendante, avait conseillé à Anthony de se reposer. Mais celui-ci avait simplement demandé :


« Il ne s’est pas excusé, hein ? »

Elohim avait retenu un sourire de justesse. C'était du Anthony tout craché, ça... Il avait donc vaguement hoché la tête en signe de dénégation, avant de soupirer discrètement à la vue d'Hamal répondant très sérieusement à son supérieur, claquement de talons à l'appui.

Puis le Commandant avait donné des instructions à son intendante, qui avait foncé hors de la pièce. Subitement, Elohim s'était senti un peu plus détendu, comme si la rigidité de l'intendante était contagieuse, et qu'il s'en était enfin débarrassé.

Mais Anthony s'était tourné vers lui de nouveau, souriant, et lui avait dit :


« Désolé, Elohim, mais je crois que le docteur Andorias a malheureusement raison. Vous allez devoir écoper des responsabilités de médecin-chef, au moins provisoirement. »

Le médecin avait alors hoché la tête gravement. Il n'avait jamais voulu du poste de médecin-chef, mais il savait pertinemment qu'il fallait que quelqu'un l'occupe, au moins le temps de la bataille à venir. Avec un médecin en moins quelques heures avant l'hypothétique début d'un conflit, l'infirmerie allait vite plonger dans le chaos. Elohim devrait la diriger d'une main de fer.

Alors qu'il était le premier à prôner la dédramatisation par le rire, il n'avait même pas fait semblant de sourire lorsque Anthony avait parlé d'Ephram. Il avait eu une petite pensée pleine de sympathie pour le lieutenant, à présent promu Commandant provisoire, mais n'avait pas eu le temps d'approfondir la question, car l'interne Eleïrya avait choisi ce moment pour entrer en trombe dans l'infirmerie, trois plateaux remplis à ras le bord posés dans ses bras.

Elle avait lancé un
« Bonjour! » à la cantonnade, auquel Elohim n'avait pas répondu, puisqu'ils s'étaient déjà vus un peu plus tôt pour faire l'inventaire des stocks de l'infirmerie. Il s'était retourné vers Anthony qui semblait disposé à répondre à ses questions, et avait simplement entendu l'infirmière Jenkins répondre à l'interne.

Puis, enfin, Anthony avait répondu point par point à toutes les questions qu'Elohim lui avait posées un peu plus tôt.

Le médecin nota le tout sur la tablette tactile qu'il tenait toujours à la main, tout en louant mentalement la mémoire de son patient. Il eut juste le temps de constater avec soulagement que les risques qu'il s'agisse d'un cancer s'amenuisaient peu à peu quand Lunaë, l'interne, débarqua tout près d'eux et se fendit d'un :

« Faut s'attendre à voir du monde arriver, où vous vous êtes fait taper dessus avant les autres? »

Habituellement, Elohim était quelqu'un de gentil et d'attentionné. En temps normal, il aurait probablement ri à la remarque de la jeune femme, et lui aurait fait comprendre sa méprise gentiment.

Mais les choses avaient changé. Elohim était à présent médecin-chef. De plus, il venait de voir son supérieur se faire confiner dans ses quartiers pour avoir manqué de respect au Commandant. Et pour finir, ils allaient au devant d'évènements graves qui allaient leur demander autant de sérieux et de concentration qu'il leur serait possible d'avoir. Son regard se fit dur.


« Docteur Eleïrya, » dit-il d'un ton froid, « je ne tolèrerai aucun irrespect envers qui que ce soit dans mon infimerie. » Il avait insisté sur le pronom possessif, dans l'espoir que cela inciterait l'interne à faire profil bas devant lui, au moins le temps qu'il règle cette affaire.

D'un ton carrément glacial, il ajouta :
« ... A plus forte raison envers le Commandant de Balras. » Il laissa le temps à la jeune femme d'enregistrer l'information en pianotant à la va-vite sur sa tablette tactile. Puis il se tourna de nouveau vers elle.

« Rendez-vous utile et préparez-moi le matériel nécessaire à un clampage par fibroscopie. » Il saisit le bord du rideau qui pendait près de lui et, sans un mot, le tira le long de la tringle qui faisait le tour du lit. Il était conscient que son comportement n'était pas des plus aimables pour Lunaë qui était encore nouvelle dans ce service, mais il savait qu'il ne pouvait pas permettre la moindre incartade de la part de ses subordonnés, à présent qu'il était seul à la tête de l'infirmerie. Il n'aimait pas cela, mais il allait devoir instaurer une certaine discipline.

Mais avant tout : soigner Anthony. Il se tourna vers lui, l'air sincèrement désolé.

« Je vous préviens, la prochaine demi-heure va vous être pénible... » Il eut un petit sourire de compassion. « On va commencer par un toucher rectal et on va enchaîner sur la fibroscopie. » Il enfila une paire de gants stériles, s'approcha du Commandant, et lui dit, à voix basse et d'un ton rassurant : « T'inquiète pas, je m'occupe de tout. »

...


Les gants tombèrent dans la corbeille hermétique prévue à cet effet. Elohim, concentré, s'était remis à pianoter sur la tablette. Puis il entrouvrit le rideau et appela sèchement :
« Docteur Eleïrya ! »

En attendant que l'interne arrive avec le matériel qu'elle avait -Elohim l'espérait – préparé, il se tourna vers le Commandant et lui expliqua :
« Je vais faire passer un tube dans votre œsophage. Quand je vous le dirai, il faudra que vous avaliez. Ce n'est pas douloureux, juste... Désagréable. »
Il appuya sur un bouton situé sur le côté du lit, ce qui eut pour effet d'en relever le dossier.

« Avant que nous commencions, dites-moi, comment vous sentez-vous ? » demanda-t-il avec douceur. Il allait devoir pratiquer une anesthésie locale pour la fibroscopie, alors autant en profiter pour soulager Anthony le plus possible.


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