Persécution
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Persécution
Tout allait trop bien ; c'en était déprimant. Et inquiétant. Deux jours déjà que celui que Tiffaine considérait volontiers comme une sorte d'archnémésis en blouse blanche était sensé entrer dans le domaine militaire, à Balor, en tant que chef de son service. Et deux jours qu'il ne lui avait pas sauvagement sauté dessus avec un flacon de teinture rose. Ni même n'avait manifesté sa présence. En fait, c'est comme s'il n'était pas là, et pourtant, s'il était partout. Comme si son absence la harcelait.
Plaquant la paume de sa main contre son visage, Tiffaine, réalisant son délire de persécution, soupira, puis se leva de sa couchette. Dans ce lieu, elle était à peu près paisible, et pour cause, elle l'avait quelque peu personnalisé. Sa cabine était donc entièrement plongée dans une ambiance ténébreuse, les draperies noires couvrant la couchette en question, les lumières restant tamisées, les miroirs étant bannis, le terminal d'art affichant un étrange assemblage qui ne dégageait qu'une impression malsaine pour tout être normalement constitué... Même ses toilettes avaient été revus au goût du jour, ou plutôt de la nuit spatiale.
D'ailleurs, celles-ci l'appelaient. Peu confiante pour les raisons précédemment citées, elle vérifia bien à deux fois au préalable l'état de marche des trois coquillages, puis s'installa, porte close, relisant son PDA pour passer le temps. Le Cercle allait mal, c'était au moins ça.
Convaincue par ces mauvaises nouvelles qui illuminaient la petite pièce d'une faible lueur verte que l'univers ne s'était pas arrêté de tourner, Tiffaine eut même presque un accès de confiance. Et c'est avec une vaillance stupéfiante pour elle qu'une fois sa besogne achevée, elle se leva et rouvrit la porte coulissante donnant sur sa cabine...
Plaquant la paume de sa main contre son visage, Tiffaine, réalisant son délire de persécution, soupira, puis se leva de sa couchette. Dans ce lieu, elle était à peu près paisible, et pour cause, elle l'avait quelque peu personnalisé. Sa cabine était donc entièrement plongée dans une ambiance ténébreuse, les draperies noires couvrant la couchette en question, les lumières restant tamisées, les miroirs étant bannis, le terminal d'art affichant un étrange assemblage qui ne dégageait qu'une impression malsaine pour tout être normalement constitué... Même ses toilettes avaient été revus au goût du jour, ou plutôt de la nuit spatiale.
D'ailleurs, celles-ci l'appelaient. Peu confiante pour les raisons précédemment citées, elle vérifia bien à deux fois au préalable l'état de marche des trois coquillages, puis s'installa, porte close, relisant son PDA pour passer le temps. Le Cercle allait mal, c'était au moins ça.
Convaincue par ces mauvaises nouvelles qui illuminaient la petite pièce d'une faible lueur verte que l'univers ne s'était pas arrêté de tourner, Tiffaine eut même presque un accès de confiance. Et c'est avec une vaillance stupéfiante pour elle qu'une fois sa besogne achevée, elle se leva et rouvrit la porte coulissante donnant sur sa cabine...
Freya Herdebòrg - Vincent Vernon Wityender - Tiffaine Sugar

Tiffaine Sugar- Médecin de bord - Balor
- Messages : 6
Inscrit le : 17 Mai 2008
Fiche de données
Surnom: Miss Gaité
Race: Humain
Unité: Militaire
Re: Persécution
[ de : http://vivenef.forumactif.com/infirmeries-f73/les-nouvelles-aventures-du-docteur-barrington-t354.htm#5781 ]
- Et lavez-vous les mains ! Fit une voix. Les études montrent qu'un fort pourcentage des cas d'infection proviennent d'une absence d'hygiène élémentaire.
Un homme en blouse était en train de faire défiler les différents tableaux du terminal d'art, et arrêta son choix sur une scène bucolique et colorée d'un printemps sur Babylone avant de se retourner vers Tiffaine.
- Docteur Sugar, vous voila enfin ! S'exclama Mycroft (car c'était lui !). La porte était ouverte, et comme votre cabine était sur le chemin du laboratoire, je me suis permis de passer avant le travail.
Le mensonge était éhonté. Sa cabine était presque à l'opposé de celle de Tiffaine, et la porte était close, mais -hélas pour la jeune fille- pas verrouillée. Pieu mensonge, ceci dit, totalement éclipsé par la joie de se revoir qui rayonnait des deux médecins. Enfin, d'un des médecins, qui savait rayonner pour deux.
- Et lavez-vous les mains ! Fit une voix. Les études montrent qu'un fort pourcentage des cas d'infection proviennent d'une absence d'hygiène élémentaire.
Un homme en blouse était en train de faire défiler les différents tableaux du terminal d'art, et arrêta son choix sur une scène bucolique et colorée d'un printemps sur Babylone avant de se retourner vers Tiffaine.
- Docteur Sugar, vous voila enfin ! S'exclama Mycroft (car c'était lui !). La porte était ouverte, et comme votre cabine était sur le chemin du laboratoire, je me suis permis de passer avant le travail.
Le mensonge était éhonté. Sa cabine était presque à l'opposé de celle de Tiffaine, et la porte était close, mais -hélas pour la jeune fille- pas verrouillée. Pieu mensonge, ceci dit, totalement éclipsé par la joie de se revoir qui rayonnait des deux médecins. Enfin, d'un des médecins, qui savait rayonner pour deux.
Officiellement le meilleur pote de Balor.
Demandez-lui si vous n'y croyez pas.
Enfin, demandez au docteur Barrington, pas à Balor. Il pourrait vous mentir, ce grand enfant.
Demandez-lui si vous n'y croyez pas.
Enfin, demandez au docteur Barrington, pas à Balor. Il pourrait vous mentir, ce grand enfant.

Mycroft Barrington- Médecin-chef de bord - Balor
- Messages : 8
Inscrit le : 17 Mai 2008
Age : 26
Citation : ENCORE un malade ? Mais, votre mère ne vous a jamais dit de ne pas toucher tout ce qui traîne ?
Re: Persécution
Un temps, Tiffaine sembla au dehors rester purement silencieuse. Au dehors seulement, car, intérieurement, elle se voyait déjà arracher dans un accès de rage la lunette des toilettes pour assommer violemment Mycroft avec. Et encore, c'était probablement l'une des choses les plus calme qu'elle avait en tête, les plus horribles impliquant un usage inédit des trois coquillages lui arrachant un tic nerveux au niveau du sourcil droit.
Sortant de sa transe psychopathique intérieure, Tiffaine soupira et sortit des toilettes pour aller à l'évier se laver les mains en bonne et due forme, répondant alors:
"Il est à peu près impossible selon les plans, mon expérience dans cette station, et l'emplacement que je cherche soigneusement à éviter depuis deux jours, que ma cabine ne se trouve sur le chemin entre votre cabine et la mienne et...
...
Pourquoi je cherche à argumenter avec vous au juste ?"
Se posant la question plus à elle-même qu'au docteur à la vérité, Tiffaine secoua ses mains pour ôter les derniers picotements dûs au lavage des mains ultrassoniques. Elle jeta ensuite un regard sombre puis résigné sur le terminal d'art avant de s'asseoir sur sa couchette, puis demanda:
"Et donc ensuite, vous allez venir ici avec un spray de peinture rose, repeindre la pièce, mettre une chanson paillarde à mon prochain réveil, et espérer que cette fois je sourirais de force ?
... *soupir*
Tout ce temps sans pouvoir me harceler n'a pas été trop dur au moins ?.. Enfin, hormis ce jour où j'ai reçu 547 mots d'amour anonymes dans ma messagerie. Et celui où j'ai reçu un flacon de teinture. Et celui où vous m'avez envoyé un échantillon à analyser au microscope révélant une sculpture moléculaire de vous dans une position que je ne saurais décrire. Et celui où...
...
Bon, d'accord, vous ne vous êtes pas ennuyé hein ?"
Conclut-elle, non sans un dernier soupir, se basculant un peu plus sur sa couchette.
Sortant de sa transe psychopathique intérieure, Tiffaine soupira et sortit des toilettes pour aller à l'évier se laver les mains en bonne et due forme, répondant alors:
"Il est à peu près impossible selon les plans, mon expérience dans cette station, et l'emplacement que je cherche soigneusement à éviter depuis deux jours, que ma cabine ne se trouve sur le chemin entre votre cabine et la mienne et...
...
Pourquoi je cherche à argumenter avec vous au juste ?"
Se posant la question plus à elle-même qu'au docteur à la vérité, Tiffaine secoua ses mains pour ôter les derniers picotements dûs au lavage des mains ultrassoniques. Elle jeta ensuite un regard sombre puis résigné sur le terminal d'art avant de s'asseoir sur sa couchette, puis demanda:
"Et donc ensuite, vous allez venir ici avec un spray de peinture rose, repeindre la pièce, mettre une chanson paillarde à mon prochain réveil, et espérer que cette fois je sourirais de force ?
... *soupir*
Tout ce temps sans pouvoir me harceler n'a pas été trop dur au moins ?.. Enfin, hormis ce jour où j'ai reçu 547 mots d'amour anonymes dans ma messagerie. Et celui où j'ai reçu un flacon de teinture. Et celui où vous m'avez envoyé un échantillon à analyser au microscope révélant une sculpture moléculaire de vous dans une position que je ne saurais décrire. Et celui où...
...
Bon, d'accord, vous ne vous êtes pas ennuyé hein ?"
Conclut-elle, non sans un dernier soupir, se basculant un peu plus sur sa couchette.
Freya Herdebòrg - Vincent Vernon Wityender - Tiffaine Sugar

Tiffaine Sugar- Médecin de bord - Balor
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Inscrit le : 17 Mai 2008
Fiche de données
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Race: Humain
Unité: Militaire
Re: Persécution
- La sculpture c'était moi en train de décrocher une banane d'un véritable bananier, déclara Mycroft d'un ton fier. Une vision d'artiste. Ca m'a couté trois mois de corvée de rapports techniques auprès du laborantin qui l'a faite pour moi, mais avouez que ca en valait la chandelle.
Alors qu'elle s'allongeait sur sa couchette, le docteur resta debout. Il possédait un minimum de correction -qui obéissait à des règles obscures, certes, et, pas tout le temps, mais tout de même- et n'allait pas s'asseoir sur le lit d'une dame qui ne l'y avait pas invité. Certes non. A la place, il marcha de long en large, ce qui n'était peut-etre guère mieux pour les nerfs de son hôte, mais ne constituait pas du tout, vraiment pas du tout, une tentative consciente de la forcer à le faire assoir.
Certainement pas.
A la rigueur, c'était un réflexe habituel, dû à des années d'expérience dans l'horripilation des autres, mais c'est tout.
Bref.
- J'ai été très étonné d'apprendre que vous étiez membre de l'équipe médicale, docteur Sugar. Quand je l'ai appris ce matin totalement par hasard, je me suis empressé de venir à vous.
Il était très plausible que le médecin-chef n'apprenne que deux jours plus tard qui était dans son équipe. Du moins, cela aurait semblé plausible à Marco Telano, 45 ans, actuellement sans emploi, cellule de dégrisement 32-P.
- Ce n'est donc pas une parfaite inconnue que j'ai évitée pendant deux jours le temps de me décider à lui parler. Parlez-moi donc d'un hasard, vraiment !
Alors qu'elle s'allongeait sur sa couchette, le docteur resta debout. Il possédait un minimum de correction -qui obéissait à des règles obscures, certes, et, pas tout le temps, mais tout de même- et n'allait pas s'asseoir sur le lit d'une dame qui ne l'y avait pas invité. Certes non. A la place, il marcha de long en large, ce qui n'était peut-etre guère mieux pour les nerfs de son hôte, mais ne constituait pas du tout, vraiment pas du tout, une tentative consciente de la forcer à le faire assoir.
Certainement pas.
A la rigueur, c'était un réflexe habituel, dû à des années d'expérience dans l'horripilation des autres, mais c'est tout.
Bref.
- J'ai été très étonné d'apprendre que vous étiez membre de l'équipe médicale, docteur Sugar. Quand je l'ai appris ce matin totalement par hasard, je me suis empressé de venir à vous.
Il était très plausible que le médecin-chef n'apprenne que deux jours plus tard qui était dans son équipe. Du moins, cela aurait semblé plausible à Marco Telano, 45 ans, actuellement sans emploi, cellule de dégrisement 32-P.
- Ce n'est donc pas une parfaite inconnue que j'ai évitée pendant deux jours le temps de me décider à lui parler. Parlez-moi donc d'un hasard, vraiment !
Officiellement le meilleur pote de Balor.
Demandez-lui si vous n'y croyez pas.
Enfin, demandez au docteur Barrington, pas à Balor. Il pourrait vous mentir, ce grand enfant.
Demandez-lui si vous n'y croyez pas.
Enfin, demandez au docteur Barrington, pas à Balor. Il pourrait vous mentir, ce grand enfant.

Mycroft Barrington- Médecin-chef de bord - Balor
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Age : 26
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