Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

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    Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Adonis le Ven 15 Fév 2008 - 20:40

    Un silence de mort semblait régner dans toutes ses entrailles, comme si l’équipage était absent des coursives, des ponts et des couloirs. Comme le jour où il était resté seul avec le Capitaine Saffron. Mais ils étaient tous là, même Sirano. Est-ce que le destin avait ramené le Commandant pirate vers la Vivenef pour assister à sa chute ou allaient-ils encore tous s’en sortir par une belle pirouette ? Adonis avait vu beaucoup de chose, mais il ne s’était jamais trouvé dans une situation si difficile. Il ne pouvait pas s’en sortir tout seul. Mais il savait qu’il pouvait compter sur l’équipage. Mais aussi sur ce qu’il considérait comme sa fratrie… Cependant, jamais il ne les mettrait en danger inutilement.

    La première chose que fit Adonis, ce fut de tendre son esprit vers Lana Lane. Son cœur fit un bond de joie lorsqu’il l’entendit répondre et le rassurer sur son état. Enfin, son cœur aurait bondi de joie, si seulement il en avait eu un…
    Mais Lana Lane énonça son désir de parler au Commandant Sirano. Celui-ci ne la connaissait pas vraiment et Adonis se demanda ce qu’elle voulait lui demander en personne. Mais il ne se fit pas prier.

    Le visuel principal du pont changea. L’image du supercuirassé noir disparut pour faire place au visage exceptionnellement sérieux d’Adonis.


    « Commandant, Lana Lane souhaite vous parler. J’établis le contact et je lui cède la parole. Cela semble important… »

    Les appareils de communication de Lana Lane devait être encore intact car Adonis, avec l’aide du Lieutenant Com, n’eut aucun mal à entrer en contact avec Lana Lane par les voies normales. Le visage d’Adonis disparut et céda sa place à celui d’une jeune femme brune aux yeux bleus, les cheveux noués en arrière : Lana Lane. Son visage était marqué par l’angoisse.

    Curieux, Adonis resta à l’écoute de la conversation qui allait se dérouler sur le pont. Connaissant Lana Lane, il était étonné de la voir si inquiète. Elle ne s’inquiétait jamais pour elle-même…
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Lana Lane le Ven 15 Fév 2008 - 20:43

    En effet, Lana Lane n’était jamais inquiète pour elle-même. Elle s’inquiétait en premier lieu pour les humains. Justement, sachant ce qui allait très probablement se passer, elle avait toutes les raisons d’être inquiète.

    Cela faisait cinq heures qu’elle attendait Adonis, ne parvenant pas à le contacter par télépathie. Certes, elle était occupée à maintenir l’énergie des boucliers, ainsi que la température et la pression de son local, mais cette coupure télépathique n’était pas normale. Lana soupçonnait le dôme d’être à l’origine de ce phénomène, surtout si on prenait en compte l’avis de Sara à ce sujet.
    En tout cas, Lana Lane avait eu largement le temps de réfléchir à la situation et aux moyens de sortir tout le monde de ce beau pétrin. Maintenant, elle devait exposer les faits et ses idées au Commandant Sirano en espérant qu’il accepterait ses conseils et qu’il la croirait sur parole, pour certains points.

    Elle prit la parole. Le ton était à la gravité.


    « Commandant Sirano, pardonnez-moi si je vais droit au but. Je vais exposer les faits et vous proposer un moyen de régler notre… Problème. S’il vous plait, laissez-moi parler sans m’interrompre. Après, vous pourrez poser toutes les questions et objections que vous voulez.

    D’abord, si vous restez à l’écart, ils ne vous attaqueront pas, même s’ils vous voient. Alors, je vous en supplie, pour le moment, ne bougez pas. Je le sais car un vaisseau est déjà venu ici avant vous et ils n’ont réagi que lorsqu’il a fait mine de se diriger vers les chasseurs et les corvettes. Tant que vous restez où vous êtes et que vous n’attaquez pas, vous êtes en sécurité.

    Adonis ne peut pas attaquer le supercuirassé seul, il ne fait pas le poids. Or, même s’il s’attaque lui-même aux chasseurs, le supercuirassé l’abattra. Par chance, Pandore est à deux heures d’ici. Si le Commandant Von Drachnar accepte de nous aider, elle sera vite sur place. Même à deux, vous ne pourrez rien contre le supercuirassé… Mais si Nimue pouvait se joindre à vous, vous pourriez l’occuper assez longtemps. Cependant, elle se trouve à huit heures d’ici et son Commandant sera sans doute beaucoup plus difficile à convaincre.
    Si les trois Vivenefs peuvent être présentes, elles pourront retenir le supercuirassé qui est la menace la plus lourde pour mes boucliers.

    Là, je suis obligée de vous demander de me croire sur parole…
    »

    Lana Lane était visiblement attristée par les conditions chaotiques dans lesquels ils allaient devoir combattre.

    « En arrivant, le supercuirassé a largué une sorte de dôme noir sur la surface de la planète. À partir de ce moment-là, l’attaque a débuté et je ne pouvais plus envoyer de message télépathique à quelque ordinateur à personnalité que ce soit. Encore une fois, ne me demandez pas comment je le sais : c’est le dôme qui coordonne toute l’attaque et sans lui, je suis à peu près persuadée qu’on peut mettre facilement la flottille en déroute.
    C’est pourquoi il faudrait que les trois Vivenefs occupent le supercuirassé pendant qu’une escadrille de chasseurs tenterait de détruire le dôme.

    Évidemment, ce n’est pas si simple… Pour que les trois Vivenefs soient réunies, il faut attendre au moins huit heures. Or, il se trouve que dans l’état actuel des choses, mes boucliers ne tiendront encore que pendant une heure et demie. Il y a un moyen d’améliorer ça. Il faudrait réactiver toutes les défenses intactes de la colonie. Alors je pourrais tenir plus longtemps. Je ne peux pas vous dire le nombre d’heures avec exactitude, mais cela sera amplement suffisant jusqu’à l’éventuelle arrivée de Nimue. Seulement, ces défenses ne peuvent être que réactivées manuellement. Il faudrait qu’une équipe vienne au sol pour s’en occuper. De préférence avec les chasseurs, ils sont plus rapides qu’Adonis et le supercuirassé ne peut pas les toucher. En une heure et demie, ce sera très juste, mais c’est faisable. Je dois cependant vous prévenir que les chasseurs larguent des drones de combat au sol, dans ce genre de situation. Je le sais parce que…
    »

    Lana Lane avait l’air désespérée. Tout cela était si long à expliquer !

    « Écoutez, je dois vous paraître bien prétentieuse de vous demander de risquer vos vies pour moi, mais…

    Il y a quelqu’un avec moi. Elle est toute seule. Les autres sont morts pendant l’attaque. Les autres membres de son unité, je veux dire. C’est… L’escouade spatiale n°13 de l’A.R.I. Ils faisaient une patrouille dans ce secteur, alors forcément, leur frégate a dû être attaquée. Je ne sais pas pourquoi, mais ils se sont posés. Les chasseurs se sont acharnés sur la frégate et ils ont été obligés de quitter le vaisseau avant qu’il n’explose pour se mettre à l’abri dans le local. Mais des chasseurs noirs ont largué ces drones de combat pour les poursuivre. Beaucoup sont morts. Finalement, il n’y a qu’elle… Sara, qui a pu entrer dans le local. Elle voulait repartir se battre, mais je l’en ai empêché. J’ai dû l’enfermer pour ça. Depuis elle est là, avec cette chose… Une sorte de globe noir. Elle m’a dit que c’était une pièce d’un drone, qu’elle l’avait récupéré par hasard et qu’elle pensait que c’était important. Elle l’a gardé dans ses mains. Ça faisait des petites étincelles blanches et on aurait dit que ça lui faisait mal. Puis, tout d’un coup, elle l’a laissé tombé et elle a encore réclamé de sortir, elle a dit qu’elle devait faire sauter le dôme noir, que c’était de là que provenait les ordres. Ce détail m’a marqué. J’ai pensé que ça pourrait être important alors je vous l’ai dit.
    Puis comme je refusais de lui ouvrir les portes, elle est restée là, comme un lion en cage.

    Voici toutes les informations que j’ai pu récupérer à son sujet, soit en discutant, soit par mes propres moyens. C’est peu de choses, mais étant donné la situation, je n’ai pas pu faire mieux.


    Spoiler:
    Nom : Ascroft.

    Prénoms : Sara Mary Jane.

    Surnom : On n’en a pas parlé et je n’ai rien trouvé à ce sujet.

    Âge : 38 ans.

    Jour de naissance : 1er janvier 3295.

    Sexe : Féminin.

    Race : Humaine.

    Unité : Civile.

    Profession / grade : Agent seconde classe de l’A.R.I, escouade n°13.

    Lieu de vie : Le Fatalisme. C’est la frégate sur laquelle elle travaillait et qui vient d’exploser. Elle rentrait parfois sur Asgard, pour rendre visite à ses parents, mais les permissions se faisaient rares, ces derniers temps.

    Physique : En général, je n’aime pas faire ce genre de description, ce n’est pas très flatteur. Mais en l’occurrence, je trouve Sara réellement très jolie. Elle n’est pas vraiment grande et elle a failli être recalée à son entrée dans l’A.R.I sous prétexte qu’elle faisait un demi centimètre de moins que la taille réglementaire (mais il a été établi par la suite que le recruteur avait erroné l’information parce qu’elle avait vexé son amour-propre).
    La silhouette de Sara est vraiment féminine. Elle, elle dit qu’elle est trop ronde. Mais si elle perdait du poids, on verrait ses côtes. Elle a vraiment une taille de guêpe. Et puis, elle n’est pas si ronde que ça. Elle a une belle poitrine, mais pas au point d’en devenir gênante et ses hanches s’harmonisent parfaitement avec ses cuisses et ses muscles fessiers développés. Ses mollets ont un joli galbe et ses épaules sont un peu rondes. Mais après tout, c’est normal, étant donné les exercices physiques qu’elle doit pratiquer régulièrement.
    Quoiqu’elle en dise, c’est une jeune femme solide et pulpeuse. Je lui ai expliqué ça et elle m’a répondu qu’en effet, tous ces muscles, ça n’irait pas à une planche à pain.
    Mais quand je dis qu’elle est jolie, je pense avant tout à son visage. Elle a coupé ses cheveux noir corbeau très courts, pour les besoins de son métier, je pense. Mais ce n’est pas gênant. Elle pourrait se raser le crâne qu’elle serait toujours aussi jolie. Ses grands yeux chocolat sont très expressifs et attirent le regard. Elle a un petit nez pointu et une petite bouche aux lèvres charnues. Les traits généraux de son visage sont aussi doux que ceux d’une madone.
    Elle est très jolie. Enfin… Je veux dire : je ne suis peut-être pas bien placée pour juger de ce genre de choses.
    Elle a bien quelques rides, mais pour son âge, c’est peu de choses.

    Caractère : C’est important. Pour quand vous la trouverez. J’ai presque envie de dire : « Elle est armée et dangereuse. » Mais il faut l’excuser, toute son escouade y est resté, ça fait des heures qu’elle est là à écouter les tirs de lasers, dehors. Les défenses tiennent toujours, mais la situation reste oppressante.
    Mais il me semble que Sara est déjà d’un naturel intenable. Il n’y a qu’à voir la difficulté que j’ai eu à la calmer. En fait, je pense qu’elle n’est toujours pas calmée. Parfois, elle s’assoit par terre et prend sa tête entre ses mains, comme si elle avait une horrible migraine, mais la plupart du temps, elle tourne en rond en grognant, les doigts crispés sur son blaster. Elle a donc un caractère de feu. Elle s’énerve facilement, se montre cynique et railleuse. D’ailleurs, de ce point de vue-là, elle n’est pas vraiment féminine. Elle jure comme un charretier et jusqu’à sa façon de bouger évoque le comportement d’un homme. Elle est aussi extrêmement bornée. Elle a essayé trente-six méthodes pour essayer de me convaincre de la laisser sortir. En fait, je crois que ce n’est pas seulement dû au fait qu’elle veut absolument agir. Elle n’aime pas rester enfermée, mais alors pas du tout. C’est presque comme si elle était claustrophobe, mais je ne pense pas que ce soit tout à fait ça. Sinon, par moi-même, je n’ai pas pu constater grand chose d’autre… Ah ! Si : elle se moque complètement de son apparence physique. Elle ne se rend même pas compte qu’elle est jolie.
    Les quelques recherches que j’ai pu effectuer m’ont confirmé mes impressions. Si elle a eu si peu de permission ces derniers temps et si elle est toujours seconde classe, malgré un talent indéniable et une longue expérience, c’est à cause de son comportement. Elle a de toute évidence du mal à respecter le règlement. Rapports de supérieurs pour insolence, violence (bien que ses collègues ne s’en plaignent apparemment jamais), plaintes de prévenus, de témoins (mais ceux-là ne sont généralement pas que des témoins), etc. … Son dossier n’est pas beau avoir. Plusieurs dignitaires ont essayé de la couler, mais son efficacité est telle que l’A.R.I rechigne à la suspendre. Car il y a également des rapports positifs, débordant d’éloges pour son courage, sa bravoure, son sens du devoir, sa ténacité, ses capacités d’adaptation aux situations, le soutien moral qu’elle apporte à tous les autres agents… Certains de ses supérieurs ont été très surpris de découvrir une grande intelligence et de la perspicacité, cachés sous une épaisse couche de vulgarité et de franc-parler.

    Don : Il y a ceux que j’ai pu trouver dans son dossier : Sara est classée tireur d’élite au laser de poing. Il paraît qu’elle est même capable de se battre avec un blaster dans chaque main. Elle a aussi des talents de pilote de chasse. Je crois qu’elle tient l’alcool de manière incroyable. Et elle chante très bien. D’ailleurs elle a une voix très claire, assez surprenante.

    Relations : Il y a ses parents qui vivent dans une bicoque sur Asgard. Elle essaye d’aller les voir le plus souvent possible. Elle aime ses parents et ses parents l’aiment. Ils ont toujours eu d’excellentes relations. Je me demande comment c’est possible, vu le caractère de Sara…
    À part ses parents, Sara s’entend très bien avec ses collègues (essentiellement de la gent masculine) et a toujours eu de bons amis, qu’elle essaye de voir, de temps à autre.

    Histoire : Son passé n’a rien d’absolument extraordinaire. Sara Mary Jane Ascroft descend en droite ligne d’une famille de Lords anglais de l’ancienne Terre. Mais ce détail n’a aucune influence sur sa vie actuelle. Sa famille est d’ailleurs plutôt réduite et pauvre. Son père était mécanicien, employé dans un petit garage situé à proximité de l’astroport de Valhalla. Quant à sa mère, elle était institutrice à Valhalla, également. Rien de bien glorieux.
    Sara a grandi dans un milieu simple et a très rapidement appris comment se débrouiller toute seule. C’était une enfant très autonome et intelligente, mais ses professeurs lui reprochaient un certain manque d’intérêt, d’attention et surtout, un goût prononcé pour l’insolence. Pour elle, tenir assise sur une chaise pendant quatre heures d’affilée, c’était une véritable épreuve de force. Par conséquent, elle n’a jamais eu d’excellents résultats à l‘école et on ne l’a jamais orienté vers des études longues.
    Côté relations sociales, Sara, malgré quelques bagarres, était très appréciée de ses camarades et s’entendait bien avec beaucoup de monde. Elle était simple, franche, généreuse, honnête… Et ça, tout le monde appréciait. C’était facile. Elle était une fille costaude, qui ne se laissait jamais marcher sur les pieds. C’était facile à comprendre. Il n’y avait pas besoin de chercher plus loin. On pouvait compter sur elle et on n’avait pas besoin de prendre de gants avec elle. Et c’est toujours comme ça. Enfin, c’est comme ça qu’elle me l’a raconté. Moi, je ne trouve pas ça si facile que ça.

    Sara a donc arrêté d’aller à l’école à seize ans et elle est entrée en formation à l’Agence de Répression Interstellaire. Elle ne m’a pas expliqué clairement ses motivations. Elle m’a dit que cela lui avait paru évident et que représenter la loi, c’était aussi cool que d’être pirate, ça impose le respect. Elle a aussi dit qu’elle était presque tentée de devenir Templier. Seul souci : elle ne croit pas vraiment en Dieu et puis, faire vœu de célibat, ça ne la tente pas plus que ça (même si elle se voit tout aussi mal casée avec un de ces singes qu’on appelle « homme », je cite).
    Bref, elle a suivi une formation de deux ans, et dès sa majorité, elle est devenue un agent à part entière de l’A.R.I.

    Et cela fait vingt ans qu’elle est seconde classe. Vingt ans de bons et loyaux services qui n’ont pas été reconnus à leur juste valeur. Pendant ces vingt ans, elle en a vu des vertes et des pas mûres. Je ne pourrais pas tout vous raconter, faute de temps, mais il y a quelques histoires assez incroyables.
    Enfin, il y a deux ans, elle a atterri dans l’escouade spatiale n°13. Pas par hasard. L’escouade n°13 a toute une histoire et elle est considérée comme la meilleure, comme une sorte de troupe de choc qu’on envoie à tous les points sensibles de la galaxie. Être affecté à l’escouade n°13 signifie qu’on est un soldat particulièrement efficace, capable de faire face à toutes sortes de situation. Les efforts de Sara enfin reconnus ? Peut-être…
    Mais Sara avait plus d’ancienneté et d’expérience que le Capitaine lui-même. Ce dernier se trouvait donc dans l’humiliante position de toujours devoir lui demander conseil.

    Et à présent, voilà où nous en sommes : de l’élite de la police spatiale, il ne reste plus qu’un agent seconde classe, coincé dans mes locaux tandis qu’une pluie de laser s’abat sur mes boucliers.

    S’il vous plait, venez la chercher.

    Je… Je sais que demander tant de sacrifices pour une seule vie, c’est mal… Mais… Je… Vous êtes sans doute venu ici parce qu’Adonis s’inquiétait pour moi. Je le connais et il ne voudra pas m’abandonner. Et avec elle ici… Et bien, l’idée que tout finisse est plus douloureuse… Alors…
    »

    Pendant un moment, Lana ne sembla plus savoir que dire. Elle se reprit.

    « Eh bien, j’ai pensé que s’il fallait que vous me veniez en aide, alors je me devais de vous proposer la façon la plus raisonnable de le faire. Voilà. Maintenant… La décision finale vous appartient… »

    Le silence revint sur le pont d’Adonis.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Lun 18 Fév 2008 - 1:09

    Sirano sortit des locaux de la Final Experiment, enfila quelques couloirs en compagnie de Noémie et Lynn, se rendit sur le pont et reçut un détail de la situation de la « bouche » d’Adonis et de celle de Sarah. Il se dit qu’il avait choisi son moment pour revenir, et que les emmerdes lui collaient vraiment aux basques, mais après tout, à qui bon être pirate si l’on fuyait les causes suicidaires ? Parce que ça ne faisait pas un doute : ils allaient avoir des problèmes. Il y avait toujours des problèmes. Adonis ne s’inquiéterait pas autant s’il n’y avait pas des nuages noirs à l’horizon.
    Ainsi il laissa le bosco et la scientifique vaquer à leurs occupations tandis qu’il prenait place sur son trône, fauteuil de cuir entouré de moniteurs, d’holographes, bref de toutes les données importantes relatives à la Vivenef.
    Les cartes du système solaire se succédaient sous les yeux de Sirano tandis qu’ils fendaient l’hyperespace, il observa Mars, la base où se trouvait Lana Lane, le bâtiment où l’ordinateur à personnalité reposait, le relief alentour, et mille autres choses qui servaient plus à faire passer le temps qu’à autre chose. Le vaisseau tournait sans lui pour cette phase de routine, et il rongeait son frein.
    La sortie de l’hyperespace se fit comme toutes les autres. Certaines des plus récentes recrues rendirent leur dernier repas, et les officiers firent mine d’être parfaitement à leur aise. Pour sa part, Sirano avait tellement perdu l’habitude de ce genre de phases de passage qu’il dut se faire violence pour ne pas vomir tripes et boyaux tant le haut-le-corps le secoua.
    Cependant c’était sans importance : enfin ils étaient arrivés ! Les cartes holographiques, les données, les images d’archives, tout disparut pour laisser les principaux moniteurs du siège de commandement de Sirano vierges. Les visuels retransmirent ce que les rayons du soleil éclairaient : une véritable flottille, avec un véritable supercuirassé. Lana Lane était tout simplement assiégée. Sirano reconnut en même temps que certains des membres d’équipage les vaisseaux oblongs à la coque aussi noire que l’espace, ils lui faisaient immanquablement penser à des œufs. Sauf que la poule devait être sacrément grosse pour avoir pondu un supercuirassé…
    Tout le monde étant déjà à son poste, Sirano se retint de lancer un « branle-bas de combat ! » qui lui brûlait les lèvres depuis plusieurs mois et fit défiler l’armement visible du supercuirassé. Même avec la supériorité technique de son vaisseau, il n’avait aucune chance, s’attaquer au géant qui lui faisait face revenait à sacrifier Adonis, l’équipage, et lui par la même occasion.

    -Vas-y, répondit le commandant à la Vivenef.

    Un visage succéda à Adonis sur le visuel principal. Jeune femme brune aux yeux bleus. Lana Lane, l’IA la plus performante jamais créée. Adonis ne se différenciait déjà d’un esprit humain que par sa supériorité de vitesse de raisonnement. Lana Lane devait être carrément au-dessus de l’Homme.
    Comme le demandait Lana, Sirano se tut, suivant ainsi l’exemple de tout le pont, qui était plongé dans un silence de mort tandis que l’ordinateur à personnalité énonçait tout ce qu’elle avait à dire. Cependant tandis qu’elle parlait, il se demandait jusqu’à quel point le fameux dôme noir était solide. Même si les chasseurs s’approchaient suffisamment, s’ils n’avaient pas la puissance de feu requise, cela ne servirait à rien. D’un autre côté, les chasseurs pouvant embarquer des têtes nucléaires légères, il devrait y avoir de quoi faire péter quelques dômes.
    Encore une fois comme le demandait Lana, Sirano la crut sur parole, bien que le fait que ce dôme puisse freiner les communications télépathiques de quelqu’un comme Lana Lane l’inquiétât fortement : comportait-il également une IA ? Dans ce cas, quel danger représentait-elle ?
    Et ceci mis à part, si les chasseurs s’en prenaient aux drones au sol, les vaisseaux ne risquaient-ils pas d’entrer dans la danse ? Dans ce cas-là, il n’y aurait guère d’autre échappatoire que la fuite. Sirano se demanda le plus sérieusement du monde quelles étaient ses chances d’emmener le supercuirassé avec lui. En faisant un tir de barrage avec les armes à énergie, il aurait peut-être une chance de placer quelques ogives au but. D’abord des torpilles à ions pour trouer le bouclier, et ensuite des têtes nucléaires ou des ogives laser, ou des engins moins destructeurs mais plus précis et furtifs pour lobotomiser le géant spatial. C’était jouable, mais le tir de plasma que ne manquerait pas de riposter le supercuirassé avant de sombrer réduirait Adonis en poussière…
    Sirano en était là de ses réflexions quand la fiche de renseignements sur Sara Mary Jane Ascroft s’afficha su l’un des moniteurs. Lana Lane termina sa tirade. Le silence, pensant, s’installa de nouveau. Sirano enroula une mèche de cheveux autour de son indexe, au niveau de sa tempe, tandis qu’il réfléchissait aux chances de ses pilotes de survivre à une excursion au sol. Des fois, il regrettait qu’Adonis ne soit pas plus gros, avec son tonnage, il ne pouvait embarquer de barges de débarquement.

    -On ne peut pas dire que ce soit une situation facile, constata-t-il presque naïvement. Je suis certain que cette demoiselle – Sara – ferait une excellente recrue pour une troupe de pirates. Ce serait bien dommage de laisser passer une occasion pareille…

    Il haussa les épaules. De fait, quel que soit son avis, il doutait qu’Adonis lui laisse le choix de repartir. Ceci étant dis, il n’avait pas dans l’idée de laisser sur une place Lana Lane et Sara Mary Jane Ascroft, laquelle, même si elle décidait de continuer à défendre la veuve et l’opprimé, était en situation bien trop inégale pour espérer l’emporter.
    En plus, maintenant qu’il hébergeait la Final Experiment, il ne pouvait pas décemment laisser Lana Lane se faire occire. Enfin, il avait un différend avec les vaisseaux lisses qui assiégeaient Lana Lane.

    -Si on attaque les drones au sol, le gros de la troupe encore en orbite ne risque-t-il pas de riposter ? Ça serait quand même le pire qui puisse nous arriver.

    Tout en parlant, Sirano avait lu en travers ce qu’il y avait à savoir sur Ascroft. De plus, il avait repéré le capitaine Antilles sur le vaisseau, et se relia à lui, lui intimant de le rejoindre sur le pont dans l’instant. Il comptait envoyer l’escadrille « Phantom » sur place.

    -Adonis, rapproche nous autant que possible de la colonie, intima-t-il à la Vivenef. Et reste géostationnaire, on débarquera de là-bas…Vous contrôlez également des armes ? demanda-t-il à Lana Lane. Ou vous n’avez que des boucliers ? Qu’est-ce qu’on a pour arroser les drones sans toucher nos hommes ? questionna-t-il de nouveau Adonis.

    Un bombardement depuis l’orbite de la Vivenef aurait l’énorme avantage de dégager la route pour l’escadrille « Phantom ». En contrepartie, il risquait de l’endommager. Mais tout cela, encore une fois, supposait que la flottille noire ne s’intéressait pas à ses drones.
    Est-ce qu’on pouvait utiliser l’agent de l’A.R.I. à des fins utiles ? Un membre de cette police galactique risquait d’être réfractaire à une autorité pirate, d’autant plus que son caractère semblait être réfractaire à l’autorité en général. Mais si elle était aussi douée que Lana Lane l’affirmait, elle pourrait toujours servir.

    -Nimue et Pandore sont déjà prévenues ? se renseigna le commandant.

    Dans un même temps, il consultait les réserves en munitions d’Adonis. Sa récente escale lui avait permis de faire le plein, et il y avait de tout, cependant les pirates gardaient souvent un train de retard sur l’armée. Sirano savait qu’il n’avait pas la capacité de gagner dans ces circonstances, cependant il espérait que Nimue, à la pointe de la technologie militaire, apporterait avec elle de quoi rétablir le rapport de force.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Gilad Antilles le Lun 18 Fév 2008 - 13:04



    Gilad Antilles marchait d’un pas vif dans les couloirs d’Adonis, sourcils froncés. Impérieux, il fit s’écarter deux pirates qui arrivaient en sens inverse sur son passage et s’écarta pour éviter les aspérités prononcées d’une coursive. L’homme était tendu, et ce avant que le commandant ne l’appelle sur le pont. Dès que la vivenef était sortie de l’hyperespace aux abords de Mars, Antilles avait senti que quelque chose n’allait pas. Parmi les pilotes de chasseurs, même les plus pragmatiques, l’instinct jouait une place prépondérante, et beaucoup de vétérans finissaient par développer un réel « instinct du pilote ». Et aussi terre à terre que soit Gilad, il avait très vite appris à s’y fier. Il entendant encore son ancien ailier Kad Edenko s’amuser de le voir succomber lui aussi à ce quasi mysticisme.

    En chemin, Antilles s’arrêta quelques secondes à un communicateur, cherchant la fréquence de son second, Khaine,:

    « Wilson, j’aimerais que vous fassiez en sorte que les gars soient prêts à partir. Il se passe quelque chose »

    Le chef d’escadrille se trouvait dans le hangar quand Adonis s’était extirpée des lignes pures de la vitesse lumière. Comme à chaque fois que le vaisseau faisait un saut, Gilad aimait à s’assurer que les chasseurs étaient parés à une sortie éventuelle. Et quand il pénétra sur le pont de commandement, il se dit qu’il avait bien fait.

    Une agitation muette, palpable, régnait sur le pont et il n’y avait pas un seul pirate qui ne soit plongé dans ses commandes. Saluant d’un signe de tête la bosco Herbogast, Gilad aperçut également l’ase qu’il savait faire partie de ce groupe de scientifiques qu’Adonis avait embarqué. Haussant un sourcil interrogatif à l’adresse de Noémie, Gilad se tourna vers le commandant, désireux d’en savoir plus sur la situation.

    Se tenant bien droit devant Saffron –encore un vestige d’une carrière militaire- Gilad restait parfaitement maître de lui-même ; il avait depuis bien longtemps appris à ne plus succomber à l’excitation.

    « Commandant. » dit-il pour signifier sa présence.

    Sirano Saffron avait repris la direction de l’équipage d’Adonis il y a peu, et Gilad n’avait pas encore fini de cerner le curieux personnage. Si l’homme lui faisait globalement bonne impression, il restait un commandant pirate et Antilles attendait encore de voir un tel homme faire ses preuves dans le feu de l’action. Et si on en croyait ce que les affichages tactiques montraient, un tel moment était sur le point de se produire. Très vite.

    En attendant que le commandant Safron lui expose ce qu’il attendait de lui, Gilad se pencha légèrement en avant pour observer les données qui défilaient sur les écrans les plus proches. Et quand il prit le temps de regarder à l’extérieur pour repérer de ses propres yeux les menaces indiquées, il resta tout aussi calme qu’à l’accoutumée. Un supercuirassé, des engins plus petits, et plusieurs dizaines de chasseurs. Quand son escadrille n’en comptait que treize.

    En bon professionnel, le cerveau de Gilad passait déjà en revue toutes les tactiques imaginables contre une telle force de frappe, et se dit qu’aucune ne servirait dans une telle situation. Pas avec une seule vivenef et treize chasseurs. Tout ce qu’il savait, c’était qu’Adonis devait transporter les scientifiques qu’elle avait accueillis jusque sur Mars. Cela avait surpris Antilles, curieux de voir des pirates accomplir une telle tâche, mais il savait depuis un certain temps que ceux d’Adonis n’étaient pas comme tous les autres pirates. Et Mars et les environs représentaient un secteur qui intéressait particulièrement Antilles quand il s’agissait de jeter un œil là où on ne le faisait pas assez souvent à son goût.

    Mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir légèrement frustré : il n’aimait pas ne pas être au courant du pourquoi de chaque chose. Aussi, il détourna le regard des instruments pour le poser sur le commandant de la vivenef afin d'en savoir plus; il venait d'arriver sur le pont et n'avait rien entendu des explications de Lana Lane sur ce qu'il se passait, pas plus que sur la survivante esseulée qui se trouvait sur la planète :

    « J’ai demandé à Khain de préparer les gars au cas où, mais je ne vois pas ce qu’on pourra faire contre ça. Je vous ai entendu parler de Pandore et de Nimue en arrivant sur le pont ; j’imagine que vous avez un plan de vol à me soumettre. »

    Antilles se tut brièvement, comme s’il se demandait comment poursuivre. Loin derrière la verrière du pont, les étranges vaisseaux noirs attendaient, inquiétants. Des vaisseaux que le chef d’escadrille ne se rappelait pas avoir vus. Du moins les gros ; il attendait encore de voir les chasseurs de près. Cette couleur noire lui rappelait quelque chose, et il n’était pas sûr d’aimer ça. Des engins inconnus, hein ?

    « Qu’est-ce qui se passe, bon sang ? » demanda-t-il, calmement.

    Non, il n’était pas du tout sûr d’aimer ça…
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Lana Lane le Sam 1 Mar 2008 - 2:24

    Après sa longue tirade, Lana Lane s’était sentie perdue, hésitante. Elle se demandait si son plan rimait à quelque chose. Elle avait conçu cette stratégie en désespoir de cause, ne préférant pas réfléchir à la façon dont allaient se dérouler les opérations dans les faits. Mais après s’être entendu exposer son projet, elle l’avait subitement trouvé vain, futile à côté des efforts que cela allait demander aux pirates, puis aux contrebandiers et aux militaires, si tout se passait bien. Or, tout n’allait pas bien se passer c’était évident. Cela le devint d’autant plus lorsque Sirano posa ses questions. Lana ne put s’empêcher de pousser un profond soupir d’un air abattu au moment où le chef d’escadrille entrait sur le pont, suite à l’ordre du Commandant Saffron.

    Lana Lane dévisagea aussi discrètement que possible l’homme. C’était sans doute sur ses épaules qu’allait reposer une grande partie du début des opérations… Si opérations il y avait. Lana se sentit encore plus découragée. Non parce que ce qu’elle voyait ne lui plaisait pas, mais parce qu’elle réalisait toujours plus à chaque instant qu’elle demandait l’impossible.

    Enfin, elle fixa son regard sur Sirano. Elle prit une grande inspiration (du moins son image sembla prendre une grande inspiration) et commença à lui répondre) :


    « Je ne suis pas tout à fait sûre que Sara soit du même avis que vous, pour ce qui est de faire un bon pirate… Je vous le dis sans détour, je ne veux pas que vous vous engagiez dans ce combat pour de fausses raisons. S’il vous plait, si vous sauvez Sara, ne le faites pas pour son éventuelle utilité, faîtes-le pour ce qu’elle est : un être humain. »

    Lana se rendit alors compte à quel point c’était important pour elle. Les mots qu’elle venait de prononcer avaient du sens pour elle, elle les sentait faire écho à sa nature. Elle savait que c’était elle. Et elle s’en sentit étrangement revigorer. Elle eut enfin l’impression que tout cela était important, que cela valait des sacrifices, même si elle répugnait à les demander.

    Mais restaient les questions pratiques…


    « Si vous attaquez les drones d’une position aérienne, je crains en effet qu’il faudra s’attendre à une riposte. D’autre part, les drones sont des cibles très petites et très mobiles. Je ne doute pas des capacités de vos pilotes… (Lana Lane s’adressait plus à Gilad qu’à Sirano.) Mais même pour eux, ce sera très long et délicat de débarrasser le sol de ces drones. Si on prend en compte les chasseurs ennemis, c’est en fait impossible. C’est pour cela qu’il me semblait plus judicieux d’attaquer les drones depuis le sol. Au sol, vos hommes seront presque aussi mobiles que les drones, par conséquent, ils n’auront pas à craindre les représailles des chasseurs. Et puis le but serait avant tout d’infiltrer la colonie pour réactiver certains systèmes. »

    Pendant que Lana parlait, Adonis exécutait les ordres du Commandant et le vaisseau approchait doucement de la planète rouge.

    « Actuellement, je n’ai que des boucliers, poursuivit Lana. Mais si vos hommes pouvait me reconnecter aux tourelles de la colonie, je pourrais alors attaquer les chasseurs. Mieux, si je suis reconnectée à tout le système de sécurité de la colonie, je pense que je serais en mesure de vous débarrasser des drones. Cela simplifierait le travail de vos hommes sur le terrain… »

    « Désolé, Sirano, intervint Adonis. On ne peut pas tirer sur les drones de notre position. Ce sont des cibles trop petites et on risquerait de toucher les gars qu’on enverra sur place. (De toute évidence, c’était un fait certain pour Adonis, contrairement à Lana) Sans compter tous les systèmes de la colonie qui pourraient être utiles à Lana. Ces saloperies s’infiltrent partout dans la colonie… »

    Adonis était apparut sur une petite fenêtre sur l’écran principal. Il avait l’air bien plus déterminé que Lana. Il fallait dire que sa position était beaucoup plus simple. Lana était en danger, il fallait aller la sauver, point. C’était une priorité absolue. Et puis il y avait cette idée sous-jacente que sauver Lana Lane, c’était sauver l’humanité… Mais pas seulement. Il n’aurait su dire pourquoi, mais c’était très important.
    Puis il eut une illumination : le message ! Il l’avait tous oublié ! C’était ça qui était important… Le message. Mais Adonis garda cette pensée pour lui. Il ne voulait pas qu’on abandonne Lana sous prétexte qu’ils avaient le message et que c’était le plus important. Non, d’abord sauver Lana Lane, puis le message. Pas l’inverse.
    Il se sentit un peu mal à l’aise de se découvrir ce côté calculateur, mais il tenait beaucoup à Lana.

    Alors qu’Adonis cristallisait sa détermination, Lana Lane avait repris la parole.


    « Pandore et Nimue ne sont pas encore prévenues. Moi je ne peux pas le faire. Je comptais sur Adonis pour les prévenir dès que nous aurions pris une décision. »

    Ça, elle pouvait compter sur Adonis…
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Dim 2 Mar 2008 - 23:52

    [Une question me vient, t’as quoi comme grade, Gilad ? Commandant ? A défaut je prends ça, tu me dis si ça te convient pas.]

    Répondant à l’appel de Sirano au quart de tour, Gilad Antilles se présenta sur le pont presque instantanément, au diapason de son passé militaire dont Sirano avait pris connaissance en même temps que celui des autres officiers qu’il n’avait pas encore eu l’heur de rencontrer. Il ne connaissait pas le commandant d’escadrille, certes, mais ses états de service étaient plus qu’exemplaires.

    -Commandant Antilles, répondit Sirano. Heureux de vous rencontrer.

    L’heure n’étant pas aux mondanités, il ne s’étala pas sur le plaisir qu’il éprouvait à rencontrer le chef d’escadron. Celui-ci embrassa le pont du regard, Sirano se l’imaginait conjecturant sur les tenants de la situation actuelle. Bien sûr, il n’était pas question de lui demander de se lancer à l’assaut de l’armada adverse, mais ça, il devait s’en douter. Quoi qu’il ait certainement envisagé la possibilité.
    Sirano hocha la tête quand le commandant de chasse lui affirma que l’escadrille était en cours de préparation pour prendre le vol. Il avait le mérite d’être prévoyant. Et puis il avait été bien inspiré, vu que dans l’histoire, c’était sur lui qu’allait reposer une grande partie des responsabilités, tandis que Sirano se contenterait de superviser dans un premier temps. Gilad avait bel et bien envisagé la possibilité que son supérieur lui ordonne de se lancer contre la flotte à laquelle ils s’opposaient. Mais Sirano était arrivé à la même conclusion que lui.

    -Vous avez bien fait, parce que j’ai bel et bien une mission pour vous, mais ça, vous deviez quand même vous en douter un petit peu. Je vous ferai grâce d’un front face à cette petite armée avec nos treize malheureux croiseurs et une Vivenef esseulée, cependant, votre objectif consistera à vous poser sur Mars, nettoyer la surface des drones qui auront dans l’idée de vous y accueillir, et suivre les instructions de Lana Lane que je ferai suivre pour réactiver les défenses de la colonie martienne qui se trouve quelques milliers de kilomètres sous nos pieds. Le tout sans vous faire tuer si possible. Ceci fait, il faudra accéder au centre de commande de l’IA et y délivrer une certaine jeune femme qui s’ennuie comme un rat mort loin de l’hémoglobine jaillissante qui représente son pain quotidien, semble-t-il. Une fois ceci fait…On avisera. Selon la situation et notre capacité à mettre les vaisseaux noirs en déroute (ou l’évolution probable de cette capacité) vous battrez en retraite, ou bien tenterons-nous de « sauvegarder » Lana Lane, pour peu que ce soit possible, pour pouvoir effectuer une retraite la conscience tranquille…

    Exposant ce qu’il avait compris (et il pensait avoir saisi, dans l’ensemble) du plan de l’ordinateur à personnalité, Sirano se rendait compte que ce qu’il demandait à son chef d’escadrille était quasiment un suicide, il suffirait que les drones soient un peu trop perfectionnés, que quelqu’un en haut décide de tirer sur les petits trucs en bas, que l’armée de vaisseaux noirs réussisse à prendre le contrôle des défenses de la base, que…Pour sauver une vie au sens strict du terme et une conscience informatique. Le pire dans tout ça était sans doute qu’il demandait à un subordonné de réaliser ce tour de force tandis qu’il observait des schémas tactique du pont d’un des vaisseaux les plus vifs de la galaxie, capable de se carapater à plusieurs fois la vitesse de la lumière en quelques instants à peine.

    -Je vous assure que je n’ai rien contre vous… crut-il bon d’ajouter.

    Gilad n’aimait déjà pas du tout ça, il allait certainement aimer encore moins. Sirano décida qu’un exposé exhaustif de la situation s’imposait quand le chef d’escadrille le lui demanda lui-même.

    -Eeeeeeh bien…commença-t-il en essayant de faire au plus vite pour éviter de perdre un temps précieux. Une armée inconnue a attaqué Lana Lane, laquelle a été coupée de toute communication extérieure par cette armée. C’est la cessation des communications qui a inquiété Adonis, nous avons mis le cap ici, avons découvert l’état de Lana Lane, qui a pu nous contacter par des canaux plus communs que la télépathie inter-Vivenefs. Il apparait que réactiver ses défenses tout en pressant les autres Vivenefs de nous rejoindre serait le meilleur moyen de la tirer de ce mauvais pas, mais il faut faire vite, car ses défenses vont finir par tomber. Votre mission consiste précisément, dans un premier temps, à rallonger l’intervalle de temps qui nous est alloué. Il faut savoir qu’une certaine Sara, de l’A.R.I. (la jeune femme dont je vous ai parlé) se trouve avec Lana Lane.

    Voila, il avait fait court. Les réponses de Sirano données, ce fut au tour de Lana de continuer à dispenser ses connaissances et avis. Sirano haussa les épaules quant à l’idée de sauver quelqu’un sans une récompense à la clé.
    *Bon sang je suis un pirate ou une œuvre caritative sur pattes ? *
    Entre la Final Experiment et la pilote de l’A.R.I. qui, contrairement à ce que le commandant espérait, serait sans doute réfractaire à l’idée de servir l’unité Pirate, il se demandait où Sarah, la sienne, celle-là, avait trouvé l’argent pour entretenir le vaisseau. Mais qu’à cela ne tienne, il n’allait pas abandonner deux personnes à leur sort alors qu’il pouvait y faire quelque chose.

    -Si elle est pas du même avis que moi je pourrais toujours la faire pendre au mat de misaine, lâcha-t-il d’un ton blasé.

    Ce qu’il ne pensait pas un instant. Lana Lane aborda les questions pratiques, impossible de faire des bombardements extra-planétaires donc, dommage. C’aurait pu dégager grossièrement le terrain d’atterrissage et créer des cratères qui auraient permis aux pilotes de s’abriter des tirs des drones une fois au sol. Sirano n’avait aucune idée de la configuration spatiale de la colonie, pourtant, Gilad Antilles en aurait besoin.

    -Une canonnière pourrait faire un carnage sur les drones si elle était bien escortée, avança Sirano, qui pensait qu’affronter les chasseurs avec d’autres chasseurs valait mieux que d’affronter les drones avec de « simples » humains [la question est : est-ce qu’on a une canonnière sur Adonis ?]. Quoi qu’il en soit, effectivement, si nous pouvions remettre en route vos tourelles défensives, ce serait un atout non négligeable. Vous ne disposez pas de batteries de DCA, par un heureux hasard ?

    Sirano hocha la tête à l’intervention de la Vivenef. Ça n’était pas moins dommage que quelques instants plus tôt, cependant il avait abandonné l’idée d’un bombardement depuis une orbite basse. La promiscuité des installations de Lana Lane était plus décisive que celle de ses homes, qui auraient pu attendre la fin de l’attaque pour se poser, mais dans tous les cas, encourir une riposte de la flotte entière était la dernière chose à faire. Sirano sentit ses entrailles se nouer en pensant à ce qui allait se passer. Comme chaque fois quand il réalisait qu’une bataille allait avoir lieu, la peur lui nouait les entrailles, mais il n’en laissa absolument rien paraître, il avait fini par réussir à dissimuler ce sentiment même à Adonis.

    -Ah…C’est vrai, concéda Sirano en se rappelant du blocage des communications de l’ordinateur à personnalité. Lana Lane, est-ce que vous pourriez m’envoyer un plan détaillé de la colonie ? Et le modèle des drones en place, ou une description, s’ils ont été modifiés ou ne sont pas répertoriés ? Ça épargnera des vies…

    Qu’est-ce qu’il y avait d’autre d’utile ? La procédure pour réactiver les modules de la colonie qui permettraient à Lana de se défendre. Mais ça, il le transmettrait en direct plutôt que de demander à ses hommes de retenir une informations inutile dans l’immédiat : il n’était même pas encore sûr qu’ils arrivent jusqu’à leur but premier.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Gilad Antilles le Lun 3 Mar 2008 - 15:58

    [HRP : Ben, je m’étais présenté en tant que commandant à mon inscription, mais on m’a signalé que ce titre était réservé aux capitaines de navire. Au final, pour le moment je ne sais pas à quel grade correspond « chef d’escadrille », maintenant que j’y pense…^^ ;; ]

    Songeur, Antilles écouta Lana Lane les gratifier d’explications supplémentaires. Il regardait l’image de jeune femme qu’avait choisi ce qui devait être une des plus grandes intelligences non organiques connues pour communiquer avec autrui. Si Gilad était intrigué de rencontrer enfin l’entité, il n’en laissait rien paraître ; son esprit était entièrement dirigé sur la mission qui se présentait. Et il n’y avait pas besoin d’être fin tacticien pour réaliser que ce ne serait pas facile.

    Après les directives du commandant, le chef d’escadrille se sentit soulagé : Saffron n’allait pas demander à ses pilotes de se jeter dans la gueule du loup. Antilles n’avait pas vraiment songé que le commandant donnerait un tel ordre, mais il était maintenant certain qu’il n’avait pas à faire avec un de ces capitaines au sang chaud. Il espérait maintenant que Sirano serait à la hauteur de sa réputation… De toute façon, Gilad n’aurait jamais accepté un tel ordre.

    « Pas de confrontation de front avec la flotte ennemie, donc. » Il sourit brièvement à l’adresse de Saffron. « Vous m’en voyez ravi ! Pour le reste, je crois bien que mademoiselle Lane et vous avez établi le meilleur plan d’action possible. Je verrai ce que je peux faire pour qu’il fonctionne. »

    Il tourna la tête vers la partie de l’écran qui représentait la vivenef pirate :

    « Si Adonis peut nous assurer un tir de couverture au cas où certains de nos amis inconnus se décideraient à venir voir de plus près, on devrait pouvoir se faufiler à la surface de la planète. Et si vous voulez que des pilotes se posent pour abattre les drones, j’aurai quand même besoin d’en garder quelques uns pour assurer leurs arrières… »

    La tactique était simple, et sans accrocs. Pour la bonne raison que rien n’avait encore commencé, et qu’il ne suffisait généralement que de cela pour que tout aille de travers. En ce qui concernait les chasseurs, c’était à Gilad que revenait la tâche de redresser la situation dès qu’elle commencera à vaciller. Ca ne pouvait tout simplement pas bien se passer, mais il allait partir du principe que ça ne pourrait pas être pire. C’était sa façon d’entretenir l’optimisme qu’on prêtait aux pilotes de chasse.

    Les forces ennemies étaient assurément supérieures en nombre et en puissance de feu, mais tant qu’ils se tiendraient à distance, ils ne risqueraient pas de se confronter à plus fort qu’eux directement. Et si Pandore et Nimue répondaient favorablement à l’appel d’Adonis, leurs chasseurs constitueraient un écran non négligeable pour les pirates au sol.

    Plongé dans ses réflexions, Gilad n’en écouta pas moins les dires du commandant et acquiesça ; la situation était simple, mais les moyens de la résoudre compliqués. Evidemment qu’une canonnière ferait bien l’affaire, mais il ne se souvenait pas en avoir aperçue une sur Adonis, et il aimait être au courant de tout ; il voyait mal un tel engin lui échapper, mais qui sait ?

    « J’imagine que notre soldate solitaire là-en bas sera d’avis de nous suivre, du moins en ce qui concerne son rapatriement de Mars une fois notre mission en bas terminée. Je ferai en sorte de la ramener vivante ; pour la suite, je crains que ne soit votre souci, commandant. »

    Gilad sourit à Sirano ; il mettait un point d’honneur à conserver un moral inébranlable, et une attitude gaillarde empêchait de ressentir la peur plus que nécessaire. Il se passa une main sur le menton avant de reprendre :

    « Je vais allez rejoindre mes gars dans le hangar. Ils doivent être prêts à partir, et il faut que j’organise notre plan de vol. Mieux vaut faire ça en direct. Commandant, mademoiselle Lane, Adonis. »

    Le chef d’escadrille salua ses interlocuteurs d’un hochement de tête et fit demi-tour à pas rapides, décidé à rejoindre les Phantoms. Il serait rapidement au hangar, et la passerelle pourra lui communiquer de nouveaux ordres une fois qu’il sera dans son cockpit. A cette pensée, il se figea soudain et regarda par-dessus son épaule en souriant :

    « Ah, et j’imagine que vous pourrez donner la fréquence de nos chasseurs à Mademoiselle Lane, sait-on jamais ? »

    Puis Gilad quitta le pont, direction le hangar ; il avait douze pilotes à diriger, et la mission de sauvetage qui démarrait serait le baptême du feu pour certains d’entre eux…


    [HRP: Gilad quitte ce topic-ci, je pense. Il est joignable dans son chasseur de toute façon, et il a du boulot le pauvre!^^]

    --> [Mars] Départ [Mission #001]
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Dim 9 Mar 2008 - 13:58

    [HRP, je débarque maintenant]

    Neklas était confortablement installé dans son compartiment quand il sentit le passage en hyper-espace. Cela pouvait signifier plusieurs choses plus ou moins agréables. Soit l'équipage partait en chasse, soit il partait en livraison, soit encore, chose moins agréable, il y avait un problème quelque part. Et comme, malgré son statut de stagiaire, il n'avait pas été prévenu d'une manoeuvre quelconque, il y avait certainement un problème. Cela était relativement pénible et dérangeant, ses plans si bien ficelés sur la suite de sa journée changeaient considérablement et devaient être remis à jour. Cela en soi n'était pas déplaisant, car c'était le sel de la vie, mais tout de même, il aurait bien aimé être prévenu.

    C'est pourquoi, il s'habilla rapidement avec tout ce qui pouvait lui tomber sous la main et il sortit de son compartiment. Le jeune homme partit en courant vers le pont pour comprendre ce qui se passait et il arriva alors qu'Adonis sortait tout juste d'hyper-espace. Il se glissa silencieusement à son poste et écouta les informations délivrées.

    Le moins qu'on pouvait dire c'était que ça allait mal, même très mal pour Lana Lane. D'après les informations dont il disposait, il fallait à tout prix aider cet ordinateur à s'en sortir sur Mars. Et pour cela, il fallait élaborer une stratégie de sauvetage. Il n'intervint à aucun moment durant les discussions, laissant les autres personnes parler et décider sans lui. Il n'avait pas encore assez d'expérience dans le combat spacial pour proposer une autre solution. Mais il trouverait bien des idées à proposer aussi bien à Lana, qu'à Adonis ou au commandant. Il tapota quelques commandes pour lancer des simulations de combat et regarda les minuscules appareils se déplacer sur son écran.

    Les angles d'attaque et de riposte devaient être particulièrement bien calculés pour ne pas endommager les chasseurs qui ne tarderaient pas à partir. Mais ensuite, qu'est ce qu'il faudrait faire ? Parce que mine de rien, il n'y avait aucune chance que Adonis seul puisse sauver Lana. Et l'attente des renforts serait le point le plus délicat des différents plans possibles.

    Les attaquants devaient être particulièrement bien préparés pour que l'attaque se soit si bien passée, donc ils devaient avoir une idées des capacités télépathiques des vivenefs, cela pourrait jouer un rôle dans la stratégie d'attaque qui commençait à naitre dans l'esprit de Neklas. Il changea quelques paramètres sur ses simulations et fut à peu près content de lui.


    Commandant, je demande l'autorisation de parler.

    Il avait encore de nombreux reflexes de son passé au sein de l'armée et était assez peu détendu dans la situation présente. Mais il se devait d'être irréprochable pour ne pas finir pendu au mas de misaine à coté de la fille qu'ils allaient sauver. Ce serait assez peu agréable comme punition pour s'être planté dans le plan d'action. Quoi que, s'il se plantait, les ordinateurs le lui ferait savoir très vite ...

    Je pense avoir éventuellement un plan pour gagner du temps supplémentaire. Les pilotes dont nous disposons vont devoir affronter des drones de combat, aussi ils seront durant ce temps vulnérables. Mais je pense que notre ennemi ne connait pas l'étendue exacte de nos forces, cela serait possible de les diviser en deux groupes. Le premier aurait pour mission de faire du bruit à une position relativement éloignée de notre véritable objectif, mais tout aussi stratégique pour l'ennemi. Ensuite, l'autre groupe se dirigerait de manière bien plus furtive vers le point d'entrée pour rétablir les défenses de la planète. J'ai conscience que cela est certainement assez risqué pour nos pilotes, mais je pense que ce serait nous donner une chance supplémentaire de mener à bien cette mission.

    Il regarda tour à tour les écrans et le commandant avant de poursuivre.

    Encore un point, une fois que les chasseurs seront partis, notre ennemi pourrait prendre cela comme une déclaration de guerre et pourrait tenter d'abattre Adonis. Ce qui serait assez dérangeant pour notre avenir et pour la réussite de ce sauvetage. Il faudrait donc nous mettre à l'abri des attaques éventuelles sans quitter la zone de combat. D'après les relevés planétaires, Mars dispose de plusieurs satellites naturels qui pourraient fort bien nous servir de bouclier contre une riposte du supercuirassé. Ainsi Adonis pourrait se protéger si nous nous dirigions vers l'un de ces satellites. Nos chasseurs seront alors légèrement plus défavorisés, mais il faut leur faire confiance quand à leurs talents.

    Il réfléchit pour savoir s'il avait tout planifié et se dit qu'il ne lui restait qu'une seule chose à ajouter pour que la stratégie qu'il avait élaboré soit réalisable.

    Dernière chose, d'après mes calculs, seul Phobos est utilisable comme protection efficace en tenant compte des positions respectives de nos appareils. Cependant, il est nettement plus rapide qu'une simple orbite synchrone et ne pourra donc pas nous servir durant les huit heures nécessaires à l'arrivée des renforts. Le plan devrait donc s'articuler en plusieurs temps, tout d'abord l'envoi des chasseurs sur la planète aux deux endroits à déterminer. Ensuite le déplacement d'Adonis dans l'ombre de Phobos durant deux heures maximum. Puis la récupération des chasseurs et le transit d'Adonis vers Deimos, qui bien que plus éloigné est nettement moins rapide et pourra nous servir de bonne protection contre les attaques éventuelles. Cette technique devrait nous permettre de tenir en attendant les renforts de Nimue et Pandore. Enfin, si je puis me permettre, l'appel à Nimue devrait être fait de manière à la mettre en position de force, lui dire que sans elle nous serions démunis et que son aide sera des plus précieuses. En quelque sorte flatter son égo et celui de son commandant. Mais je ne sais pas exactement comment peuvent réagir des vivenefs.

    Il termina son discours et on pouvait voir la teinte bleu outremer de ses yeux briller d'un éclat un peu fou. Il était dans un élément qu'il adorait, la stratégie, trouver le meilleur moyen pour ne pas se faire prendre par l'ennemi tout en ayant toujours plusieurs coups d'avance. Ce n'était pas encore le cas, mais cela se ferait c'était certain. Maintenant, est-ce qu'Adonis approuverait son choix, est-ce que Lana serait convaincue, est-ce que le commandant le suivrait et est-ce que les Phantom pourraient mener à bien leur mission, là étaient les questions. Et il y avait de nombreuses inconnues également, la date d'arrivée des renforts et les réactions des ennemis. Neklas aurait du travail s'il était confirmé à son poste pour cette mission. Ou alors il serait relégué au rang de simple observateur, chose qu'il n'aimerait pas, mais avec laquelle il devrait composer.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Lana Lane le Dim 9 Mar 2008 - 14:31

    [HJ : Pour les grades, je vais sans doute faire quelques arrangements. L’appellation ‘chef d’escadrille’ c’était avant tout pour qu’il n’y ait pas de confusion avec le commandant ou le second… Mais va pour Commandant. De toute façon, vous êtes des pirates, c’est pas comme si c’était important… ¬¬
    Et le plan de la colonie… Bah je ne fournis que le plan du poste de commandement parce que ce sera le seul qui vous sera utile (euh… j’espère…). Vous remarquerez que l’architecte était complètement paranoïaque. Et le premier à qui il plait pas… Eh bah, hein ! Voilà ! Hein ! (quelles menaces…)]



    L’acidité du Commandant Sirano touchait peut-être Lana plus qu’elle ne devrait. Elle se sentait très mal à l’aise et surtout, très coupable. Chaque pique l’atteignait comme un poignard en plein cœur. D’abord la description qu’il faisait de Sara… De toute évidence, Sirano ne la considérait pas bien. Peut-être était-ce dû à la position difficile dans laquelle les mettait son sauvetage… Il avait toutes les raisons d’être amer, mais Lana était triste d’entendre parler de Sara comme d’une brute sanguinaire. Ce n’était pas comme ça que Lana la voyait. Sara était très humaine. Et pour Lana, c’était si important ! Peut-être était-ce là que la différence entre les ordinateurs à personnalité et les êtres vivants se faisait sentir… Lana n’aurait su le dire, mais elle sentait le décalage.

    Mais ce qui glaça Lana, ce qui la paralysa littéralement, ce fut ce que Sirano ajouta ensuite. « Pour pouvoir effectuer une retraite la conscience tranquille. » C’était pour ça qu’il acceptait de les aider. Uniquement pour ça. Pour avoir la conscience tranquille. Voilà donc où en était l’humanité et tout le Cercle. On mettait Nimue sur la frontière pour avoir la conscience tranquille. On pourchassait Pandore et Adonis pour avoir la conscience tranquille. On utilisait encore Balor pour avoir la conscience tranquille. Et elle… On venait la voir de temps en temps, pour avoir la conscience tranquille. On la protégeait pour avoir la conscience tranquille. Et toutes les vies qu’on sauvait… C’était pour avoir la conscience tranquille.

    Que ressentait Adonis ? Il devait être en colère… Pandore et Balor auraient été furieux. Mais Lana, comme Nimue, était incapable d’éprouver la moindre colère. Elle ne ressentait qu’une profonde tristesse et de la peur. Oui, elle était très effrayée. Même si on la sauvait, qu’allait-il se passer ensuite ? Qu’allaient-ils devenir, tous ? Les humains, les ases, les shitennô et les ordinateurs à personnalité ? Est-ce que tout cela en avait valu la peine ?

    Lana écouta attentivement le Commandant Sirano, mais le silence répondit tout d’abord à ses questions. L’image de Lana Lane cligna plusieurs fois des yeux – un peu trop – et elle finit par répondre. Peu importait ces états d’âme, pour le moment, il fallait agir, point.


    « Oui, le poste de commandement de la colonie dispose de canons anti-aérien. Mais ce n’est pas vraiment un « heureux hasard ». À l’époque où on a construit la colonie sur Mars, l’état d’esprit n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui. »

    De toute évidence…

    « Je ne peux pas vous donner beaucoup d’informations sur ces drones. Ce sont des modèles complètement inconnus, comme les vaisseaux. Leur seul atout semble être leur mobilité. Ils sont précis, mais leur puissance de feu n’est pas énorme. Par ailleurs, ils ne semblent pas très solides. Un simple tir de blaster bien placé peut les détruire.
    Je vous envoie immédiatement le plan de la colonie…
    »

    Bientôt, le plan se chargea sur un écran de contrôle du fauteuil de commandement de Sirano.

    Le chef d’escadrille Antilles semblait moins pessimiste que le Commandant, mais Lana n’y prêta plus attention. Elle avait décidé de ne penser qu’au plan d’action. Tandis que Gilad quittait le pont pour préparer la sortie des chasseurs, le jeune Lieutenant tactique d’Adonis prit la parole. Il avait l’air d’avoir de bonnes idées et surtout, l’air enthousiaste. Si Lana n’avait pas été refroidie par sa décision de se focaliser sur la bataille, elle en aurait été touchée. Cependant, ce n’était pas à elle de décider si son plan était valable ou non, mais au Commandant. Par contre…


    « Pandore et Nimue viendront. Je ne pense pas qu’il soit utile de flatter l’ego de leurs commandants. »

    Lana Lane n’avait pas envie d’en dire plus, de se lancer dans une explication sur la psychologie des ordinateurs à personnalités. Ils n’avaient pas le temps et puis… Qui s’en souciait ?
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Mar 11 Mar 2008 - 17:50

    (Premier post)
    [HRP : Petite intrusion . . . J’espère que ça pose pas de problème !?!]

    Arrivée dans le bureau du commandant – bureau qui avait été le sien pendant quatre ans – Sarah reconnu la voix de Sirano, légèrement enrouée, parlant avec quelqu’un dans l’ombre, qu’elle ne pouvait distinguer. D’après ce que disait le commandant à celui qu’elle devinait être le chef de l’escadrille Phatom, Lana Lane aurait des problèmes sur Mars. Elle demandait d’envoyer des renforts sur la planète rouge pour l’aider, mais pas seulement elle, une certaine Sara quelque chose… Et, connaîssant assez bien Lana, la situation devait être assez sérieuse pour qu’elle les mette dans cette situation bien embarrassante et dangereuse.

    Le souvenir de son opération quelques années plus tôt alors qu’elle était encore la chef, fit irruption dans sa tête. Souvenir pour le moins pénible, car ayant eu lieu dans une des pires attaques qu’avait subit Adonis sous son commandement. D’ailleurs, elle ne s’en serait probablement jamais sorti si ça n’avait été de l’aide de Lana Lane et d’Endy. En effet, celle-ci lui avait littéralement servit d’ « anesthésiant », emmagasinant la douleur pour que Sarah puisse survivre à l’extraction d’une balle logée dans sa cuisse. Elle n’avait cependant pas seulement absorbé sa douleur, mais aussi quelques uns de ses souvenirs dont plus personne n’était au courant. À qui avait-elle parlé de la mort de son père ? De la scène morbide à laquelle elle aurait bien mieux aimé ne pas assister ? À onze ans voir son père gisant sur le plancher, se vidant lentement de son sang n’était pas une vision particulièrement réjouissante.

    L’ordinateur à personnalité avait partagé ses pensées pendant plusieurs minutes, assez pour voir la vie de la jeune adolescente – dotée d’un sang froid hors du commun dans pareille situation – se révéler à elle comme jamais.

    Elle assista donc à l’échange entre Sirano et Antilles, au départ de ce dernier ainsi qu’aux brillantes idées que Neklas proposa. Celui-ci était doté d’un sens pratique du combat étonnant face à son inexpérience du domaine de la piraterie. Peut-être était-ce à cause de sa trop grande empathie, mais elle cru détecter sur le visage de Lana Lane – seulement quelques secondes ! – une pointe de déception, ou était-ce de la colère ? Ceci quand Saffron avait émis un commentaire totalement inutile à tous et particulièrement blessant pour certains.
    « Pour pouvoir effectuer une retraite la conscience tranquille… ». Elle fit une grimace, toujours cachée dans l’ombre de la pièce.

    Particulièrement mal à l’aise vis-à-vis la situation à laquelle elle assistait, Sarah ne put s’empêcher de détester quelques secondes la race humaine. Elle voyait bien dans les yeux de l’ordinateur à personnalité qu’elle s’était déjà entichée de la jeune femme rescapée de peu.

    « Voyons, Sirano, tu sais bien que je suis d’accord avec la mission qu’on vient de nous confier. Et puis, c’est pas particulièrement confortable un mât de misaine. Sans blague, je crois que cela fait parti de notre devoir de venir en aide à cette jeune femme – Sara, je crois – ainsi qu’à Lana Lane. Elles sont en danger et nous sommes tout près de Mars. Mais je crois que ce serait totalement suicidaire de tenter quoique se soit avant l’arrivée de Nimue et Pandore, non ? »

    Elle s’était approchée d’eux tout en parlant, gardant ses mains dans ses larges poches d’un pantalon vert kaki.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Dim 16 Mar 2008 - 2:02

    [Mama mia que de monde, pourquoi j’ai pas répondu plus tôt moi…Désolé pour ce retard^^
    Ah ouai, on a des canonnières ou pas alors ?
    Et puis…Il est très bien, ton plan, Lana, ia pas de problème^^]

    Sirano se tordit les doigts en pensant au fait que, non, il ne pourrait pas aider ses hommes par un tir de couverture, ni Lana Lane, ni personne, car il était absolument incapable d’opposer la moindre résistance à leurs adversaires et était donc obligé de faire profil bas en attendant de l’aide. En somme, il n’avait d’autre alternative que de tout faire reposer sur les épaules de Gilad Antilles, ce qui, plus que le fait d’être défavorisé en lui-même, l’horripilait au plus haut point.
    Cependant il fallait bien accepter le fait qu’il en pourrait pas « assurer un tir de couverture ». Tout ça parce que cette bande d’inconnus se pointaient comme le cheveu sur la soupe pour déranger une IA qui n’avait rien demandé à personne. Qu’est-ce que ces gens pouvaient bien chercher ici ? Il n’y avait nul intérêt à investir la colonie martienne, n’eut été Lana Lane elle-même, mais le fait qu’elle ait une personnalité devrait empêcher quiconque de la soumettre (allez cracker une IA…) et le fait qu’elle soit un ordinateur la préservait admirablement de la torture. Alors, si on excluait Lana, que restait-il ? De vieux murs de bêton et d’acier, ce qui représentait alors de la bonne qualité, et de quoi défendre la zone, mais les vaisseaux en noirs n’avaient pas l’air de manquer d’armes. La base renfermait-elle des ressources inconnues ? Le dôme permettait-il de percer les défenses surhumaines de Lana Lane et d’en extirper les données intéressantes comme on lobotomiserait quelqu’un pour lui arracher le cerveau ? Sirano frissonna.

    -Je suis sincèrement désolé, commandant Antilles, je ne peux pas vous assurer de tir de couverture sans risquer pour autant des représailles de l’ensemble de la flotte ennemie. Il va donc vous falloir gérer la situation seule, et croyez bien que ce n’est pas ce que j’aurais souhaité, mais les batailles sont rarement telles qu’on espérerait qu’elles soient.

    *Sinon, elles ne seraient pas. Les convois de cargos se rendraient sans rechigner et nous aideraient même à arraisonner et les vaisseaux noirs se contenteraient de faire de la maintenance technique. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pour les pirates. J’aurais du rester dans mon goulag moi…*
    Mais cette fois, rien que cette fois, il aurait voulu que la bataille soit comme elle aurait du être. Ne pas être obligé de regarder sans rien faire, c’était trop injuste autrement. Il avait les doigts crispés à s’en blanchir les jointures sur son fauteuil de commandement, et décida qu’il valait peut-être mieux éviter de faire souffrir, quoi que celui-ci fût conçu pour résister à bien plus de pression que ce qu’il pouvait produire.
    Sirano eut un sourire sarcastique quand il fut question de ce que deviendrait la jeune femme coincée avec Lana Lane une fois que ses hommes auraient réussi leur mission. Ça méritait la réflexion, il n’allait bien sûr pas l’enfermer dans le mât de misaine, mais, pour le temps de la bataille du moins, la plus courte possible il l’espérait, il faudrait bien qu’elle accepte d’aider les pirates. Restait à espérer qu’elle ne soit pas trop obtuse.

    -Vous avez carte blanche pour la réalisation de votre mission, informa le commandant du vaisseau, et vous avez également raison, une fois cette femme sur le vaisseau, ce sera mon problème.

    Sirano observa Gilad Antilles qui partait, hochant la tête à sa suggestion tout ce qu’il y avait de plus intelligente, quand une voix qu’il ne connaissait pas se fit entendre, soudain. Il jeta un regard circulaire alentours, repérant un jeune homme qu’il n’avait pas vu, un shitennô aux cheveux bleus et à la peau pâle.

    -Accordée, répondit machinalement Sirano, néanmoins étonné par la rigidité du jeune homme alors qu’il avait l’habitude de plus de familiarité.

    Sans aller jusqu’à être intime avec lui, les membres de son équipage prenaient rarement la peine d’appliquer une discipline militaire, sans doute parce qu’ils étaient des pirates, et considéraient de fait qu’il n’était pas utile de se montrer à cheval sur l’étiquette.
    Dans l’absolu, Sirano s’en fichait tant que l’on ne se perdait pas en fioritures de langage et tant qu’on évitait de lui couper la parole. Il écouta le shitennô exposer ses idées, observant ce qu’il avançait au fur et à mesure sur ses propres écrans de contrôle ; la position des satellites, leur vitesse, le tracé de leur orbite ; force était de constater que cette personne qu’il en connaissait pas encore avait raison. Cependant il était plus avantageux de rester en place que de se cacher. Mais si les ennemis attaquaient, à ce moment-là, il vaudrait mieux être à couvert. La grande question était, « est-ce qu’ils allaient décider que l’envoi des chasseurs serait suffisant pour riposter depuis l’espace ? ». Dans ce cas-là, il était envisageable que le bouclier des satellites ne soit qu’un répit plutôt qu’une protection absolue.
    Tout en réfléchissant à ça, Sirano consultait de l’œil la fiche du shitennô, stagiaire sur le vaisseau en tant que lieutenant tactique. Il aurait du s’en douter…

    -Vous avez une idée pour la position du leurre, lieutenant Aéris ? demanda Sirano, observant en même temps plusieurs cartes à différentes échelles du complexe vu de l’extérieur. Le hangar pourrait être intéressant non ? proposa-t-il en désignant un hangar à drones au sud-est de la base.

    Ce dernier était en périphérie de la base, tandis que le centre de commandement où devraient sans doute se rendre ses hommes se trouvait selon toute probabilité au centre du complexe. De plus des droïdes de combat par dizaines seraient très utiles à Adonis, bien qu’ils soient vétustes. En pratique, ils ne marchaient sans doute plus, cependant l’endroit avait l’air d’avoir résisté aux assauts du temps, alors le doute était permis.
    Il comptait demander son avis à Lana Lane quand elle prit la parole de nouveau, répondant à ses questions après un temps de réflexion que le commandant n’avait pas remarqué du fait de l’arrivée du lieutenant tactique qu’il ne connaissait que grâce aux informations qu’il avait sur lui dans sa base de données.
    « Leur puissance de feu n’est pas énorme », dit Lana Lane quant aux drones. Sirano serra les lèvres. Sachant qu’un caillou lancé suffisamment fort pouvait tuer un homme sans protections, et que ses pilotes ne se baladaient pas avec des exosquelettes, le fait que les drones n’aient qu’une faible puissance de feu ne le rassurait vraiment pas. Malgré leurs protections, un tir bien ajusté (« ils sont précis ») devait pouvoir faire des dégâts. Cependant, entre ce que l’IA avait voulu dire et ce qu’il avait compris, il y avait peut-être un fossé, aussi valait-il mieux ne pas tirer de conclusions trop hâtives, d’autant qu’elle, elle avait l’air de trouver ce détail rassurant.
    *Je serais quand même étonné qu’ils n’aient pas au moins un laser de quarante kilojoules.*
    L’équivalent d’une arme portative de classe militaire, un fusil d’assaut par exemple. Equiper des drones de combat d’un calibre inférieur (arme de poing) aurait eu quelque chose d’étrange, mais après tout, ça favoriserait la légèreté et donc sans doute la mobilité.

    -Vous pouvez quantifier leur puissance de feu ? demanda Sirano. Tant mieux, pour la DCA, je pense que ça nous sera utile. C’est vrai qu’en tant de guerre, ça se comprend que l’on ait construit une colonie bien défendue. Ils seront suffisamment efficaces pour avoir une incidence ?

    Parce que Sirano n’était pas sans savoir que ces équipements étaient très vieux et avaient peut-être mal vieilli. Il remercia Lana Lane pour son plan et l’afficha en image holographique sur sa droite, bien en évidence. Pour bien faire, il faudrait que ses hommes se posent au nord-ouest, puis investissent la base en se séparant pour couvrir un maximum de points à reconnecter en un minimum de temps, avant de se charger des tourelles.
    Sirano s’entortilla une mèche de cheveux autour de l’indexe tout en réfléchissant. Décidément, rien n’était simple aujourd’hui.

    -Une fois toutes ces reconnections faites, est-il possible d’accéder à vous physiquement ?

    Il n’était pas sûr de s’être bien exprimé, mais le fait de se rendre dans le centre de commandement de Lana Lane tout de suite permettrait de mettre Sara en sécurité, ce serait déjà une bonne chose de faite. Est-ce que transférer Lana Lane était bien possible ? Allez savoir. Est-ce qu’Adonis disposerait de l’espace virtuel nécessaire pour l’accueillir ? Là était une autre question importante. D’ailleurs, qu’était Lana Lane ? Des lignes de code extrêmement complexes ? Un cerveau humain connecté à l’informatique ? Il paraissait qu’on ne se servait que de dix pourcents de son cerveau. Peut-être que Lana Lane représentait ce que nous serions en utilisant cent pourcents de l’organe.
    L’intervention de Sara rassura un peu le commandant, qui sentit enfin une présence connue, et amie, prêt de lui. Cependant il n’était pas d’accord sur ce qu’elle venait de dire…

    -Ce sera trop long d’attendre, dit-il, il faut intervenir tout de suite sans quoi nous ne servirons à rien. Attendre les renforts ou partir et laisser Lana se débrouiller revient sensiblement au même, les spectateurs en moins…

    Non, il n’y pas d’autre alternative, il fallait passer à l’action, le plus tôt serait le mieux, mais sans se précipiter, et en gardant tout de même la plus grande marge de sécurité possible, comme le préconisait Sarah.

    -Mais nous n’avons pas de devoir…conclut-il.

    Il ne se départait pas de l’idée de venir en aide aux deux femmes pour autant, mais c’était une question de morale, et pas de devoir ou de code de la navigation spatiale, ce qui, même si cela revenait au même, faisait pour lui une grande différence.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Dim 16 Mar 2008 - 11:13

    [oh la blague dans ta partie HRP ...]

    Neklas écouta parler tous les autres, notant chacune de leur réaction, cherchant chaque faille possible dans les plans d'action ou dans les motivations pour pouvoir en profiter éventuellement. Lana semblait certaine de l'arrivée des deux autres Vivenef, c'était déjà ça de gagné, mais est ce que Adonis était déjà en train de leur transmettre l'information ? Cela nul ne pouvait le savoir. Ensuite il y avait le second qui semblait proposer d'attendre avant d'attaquer. Le problème de l'attente était que l'ennemi allait être en position de force pour défendre sa nouvelle colonie et qu'il serait certainement venu à bout de toutes les défenses de Lana d'ici là. Ce qui serait certainement très problématique pour la suite des opérations.

    Enfin le commandant reprit la parole pour lui proposer un lieu de diversion. Effectivement le hangar était un endroit tout à fait convenable pour ce genre de choses. Mais peut-être trop peu éloigné pour réellement espérer un envoi massif de troupes ennemies là bas. Neklas pensait plutôt à un lieu plus reculé du sol martien, un endroit où un vaisseau tel qu'Adonis aurait pu cacher du butin par exemple. Mais cela serait effectivement délicat à mettre en place sauf s'ils jouaient très serré.

    Tout en réfléchissant à la suite du plan d'action suivant les options prises il répondit à tout le monde.


    Merci Lana. Adonis ? Est-ce que les messages de détresse vers les autres Vivenef sont partis ?

    C'était la première chose à savoir et personne n'avait jugé bon de le demander. Mais il ne fallait pas trop en vouloir à tous ces gens, ils étaient humains après tout et personne, pas même lui, ne pouvait penser à tout.

    Commandant, je crains que le hangar soit un peu trop proche de notre véritable but. Cependant, une transmission sur toutes les fréquences connues d'un message signifiant que l'attaque est une aubaine pour notre vaisseau et pour que l'on récupère des drones de combat pourrait être très appréciable. Il est certain que nos ennemis, même s'ils sont conscient que ce comportement relèverait de la stupidité la plus profonde, verraient d'un très mauvais oeil le fait que nous leur volions le butin sous le nez. Et ils ne manqueraient pas de réagir à cela.

    Il avait bien prit garde de ne pas froisser le commandant, on ne savait jamais ...

    Ensuite, je ne connais pas assez bien les instruments et le matériel à bord d'Adonis pour me prononcer, mais serait-il possible de faire du bruit. Par cela j'entends la génération de signaux et d'echos sur les radars de détection ennemis. Par uniquement du bruit non différentié comme un brouillage, qui finirait par se voir et par se craquer, mais un bruit très directionnel, ressemblant à d'autres escadrilles de chasseurs qui se dirigeraient un peu partout sur la planète tout en transmettant de fausses indications à nos ennemis. Dans le cas présent, ce qui nous importe n'est pas de remporter la victoire, mais de gagner du temps. De nombreuses diversions sont donc à mon sens totalement appropriées.

    Il regarda le plan de la colonie et sourit en voyant qu'elle était des plus défendues. Il est certain qu'en remettant en marche les différentes défenses, leur mission se simplifierait grandement. Mais cela n'était pas de sa responsabilité, tout ce qu'il devait faire c'était rechercher toutes les options à une situation donnée. Un peu comme un astrologue qui au lieu de prédire l'avenir, prédirait tous les avenirs possibles à partir d'un même point.


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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Lana Lane le Dim 16 Mar 2008 - 18:31

    [HJ : Hu hu hu, « ia pas de problème ». ^^’
    Sinon, nan pas de canonnière. Déjà, faudrait l’amener en bas et puis ça prend peut-être un peu trop de place. Et ça fait trop militaire pour un vaisseau pirate…
    Désolée, je fais Adonis et Lana en même temps. ^^’ J’espère que c’est pas trop gênant…]

    Contrairement à ce que pouvait penser Lana, Adonis n’était pas en colère contre Sirano. Il le connaissait depuis bien plus longtemps et il savait qu’il ne fallait pas s’arrêter aux paroles un peu légères du pirate. Mais il comprenait aussi que Lana était un peu froissée par son apparente désinvolture. Malheureusement il ne pouvait rien y faire, à part faire de son mieux pour la sauver et retrouver leur lien télépathique.

    Et il avait déjà commencé.


    « Nimue et Pandore m’ont assuré qu’elles allaient parler à leur commandant sur le champ. » Répondit-il au Lieutenant Aéris.

    Lana Lane hocha la tête suite à son affirmation. Elle se doutait bien qu’Adonis n’avait pas tardé à entrer en contact avec Nimue et Pandore. Cependant, Balor avait dû également recevoir le message, les ordinateurs à personnalités ne se cachaient rien. Du moins rien d’aussi important. Elle se demanda comment il allait réagir. Très mal sans doute. Mais cela aurait été pire s’il n’avait appris les évènements qu’après coup.

    Un parasite fit vaciller l’image de Lana Lane pendant une fraction de seconde, tandis que Lana réfléchissait aux réponses qu’elle allaient donner aux Commandant. L’ennemi avait dû repérer l’activité anormalement élevée des systèmes de communication et ils s’acharnaient de nouveau sur les émetteurs de la colonie. Il fallait qu’elle se dépêche si elle voulait fournir le plus d’informations possibles à Sirano…

    Mais déjà, le son et l’image étaient saccadés.


    « Ce sont de petits calibres : … lon les estimations que je peux faire à partir des enr… graphiques du poste de la colonie. Mais je ne pense pas qu… plus important. Les… A… sant… seurs… »

    L’image clignota une dernière fois puis disparut, avec le son.

    « Et merde ! » Grogna Adonis.

    Il tenta en vain de recontacter Lana Lane, autant par les canaux normaux que par télépathie. Mais le dôme noir semblait toujours empêcher Lana de communiquer par télépathie et les émetteurs de la colonie étaient sans doute touchés.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Lun 24 Mar 2008 - 0:34

    [J’aime bien la citation de ta sign Neklas^^]

    Sirano se rendit compte que Neklas posait une question tout ce qu’il y a de plus important, et que personne n’avait eu la bonne idée de faire cette demande avant lui. Décidément, il faudrait qu’il revoie sa liste des priorités, car il y avait des progrès à faire.
    Il se contenta cependant d’attendre la suite sans faire de remarques. Le hangar, trop proche ? Il pensait à rester dans le complexe de la colonie, pour éviter que le leurre ne soit trop évident, mais en la matière, il préférait faire confiance à un tacticien de métier. Après tout, celui-là n’avait pas du être engagé au hasard. Mais là, il ne pouvait s’empêcher d’être dubitatif. C’était quand même un peu compter sur la stupidité de l’adversaire, pensait-il.

    -Ce n’est pas un peu gros ? demanda-t-il. Je veux dire, déjà, balancer ça sur tous les canaux, c’est un peu leur mettre sous le nez, mais passe encore. Le problème vient du fait qu’il serait très étrange qu’une Vivenef renonce à aider une IA pour piller une base militaire.

    En même temps qu’il disait ça, Sirano se rendit compte que pour cela, il fallait que leurs adversaires sachent qu’Adonis était une Vivenef. Malheureusement, même si l’équipage ne criait pas son appartenance sur les toits, la Vivenef pirate était assez connue. Enfin quoi qu’il en soit, ça ne coutait rien d’essayer, et ça pouvait toujours marcher, il avait vu des combines plus osées encore réussir.

    -Mais non, en fait, vous avez raison, nous n’aurons qu’à essayer ça, tout est bon à prendre. Où auriez-vous pensé à mener la diversion ?

    Ceci mis à part, l’idée de la diversion imaginaire semblait au capitaine excellente. En matière de guerre électronique, Adonis dépassait quasiment tout ce qui se faisait, et ça avait encore du évoluer depuis qu’il avait quitté le commandement, avant de le reprendre.
    Faire du bruit hein ? Est-ce qu’ils ne pouvaient pas saturer les systèmes de détection adverses au-delà de ce qu’ils supportaient ? En tout cas, aveugler la flotte adverse était une alternative intéressante.

    -Superbe idée, répondit-il, nous nous occuperons de ça pendant que nos vrais vaisseaux partiront.

    Pendant qu’il disait ça, un officier devant sa console se mit à vérifier des données pour réaliser l’idée proposée par le lieutenant tactique. Le moment venu, tout serait prêt. Come une mécanique bien huilée. Pirates ou pas, l’anarchie était loin de régner sur la Vivenef, et chacun savait ce qu’il avait à faire.
    Un parasite sur l’image de Lana Lane attira le regard du commandant. Il haussa un sourcil, se demandant pourquoi l’image avait semblé sauter l’espace d’une fraction de seconde. Puis il comprit, quelques instants après Lana, quand la voix commença à perdre son naturel. Leurs ennemis tentaient de brouiller les communications. Les salopards ! Sirano comprit tout ce qu’il put, mais rien de bien intéressant par rapport à ce que devait savoir Lana Lane. Des petits calibres, mai ce n’était pas le plus important.
    Adonis inspira longuement sans cesser de fixer l’image de Lana Lane, qui brillait par son absence. Il pianota du bout du doigt sur les accoudoirs de son fauteuil de commandement, fit la grimace.
    *Et merde…*
    Il pianota plus fort, se tourna de nouveau vers le lieutenant tactique et cessa son petit jeu.

    -On dirait qu’elles sont toutes seules maintenant, lâcha-t-il. Lieutenant Aéris, proposez-moi un endroit pour envoyer les chasseurs en diversion.

    Sirano se tourna vers l’officier des communications, lui dictant le message qu’ils feraient passer sur tous les canaux connus en espérant que leurs adversaires mordent à l’hameçon. Les événements s’accéléraient. Ce soir, beaucoup d’hommes dormiraient de leur dernier sommeil. L’horizon de la planète rouge commença à s’éclairer de la lumière de l’aube. De l’espace, c’était un spectacle étrange que de voir la raie de lumière s’avancer comme pour chasser les ombres.

    -Commandant Antilles, dit-il dans son intercom, tenez-vous prêt à partir, vos ordres de mission vous parviendront d’ici quelques minutes.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Lun 24 Mar 2008 - 12:23

    [HRP : merci chef ! Toujours un plaisir de vous plaire, balance des pétales de pâquerettes (les roses étant réservées à notre TCAV]

    Quels ascenseurs ? La question était ouverte. Mais revenons un tout petit peu en arrière pour bien comprendre le sens de cette question. Après son intervention longue et certainement fortement écoutée par tout le personnel présent, Neklas avait attendu une réponse. Lana continua à parler pour leur donner des informations, ce qui était effectivement très utile, mais tout à coup elle se mit à parler d'Ascenseurs sans que Neklas comprenne. Puis elle disparut sur un juron d'Adonis. Que c'était-il passé ? Une scène de ménage entre les deux I.A. était-elle possible ? Ou pire encore, un coup des agresseurs qui avaient trouvé un moyen de prendre d'assaut les ascenseurs du Bunker ? Mais l'explication la plus rationnelle était certainement que les communications étaient brouillées. Mais où était l'officier de com quand on avait besoin de lui ?

    Neklas pianota quelques instants pour noter les derniers mots de Lana et lancer une recherche sur ce que cela pouvait vouloir dire, puis il écouta religieusement son commandant. Alors c'était vrai ? Il avait eu une bonne idée ? Depuis le temps qu'il le leur disait qu'il était indispensable à bord ! Franchement des pirates qui partent à l'abordage sans une certaine stratégie c'était nul ! Et maintenant que Neklas était à bord ça allait changer pour de bon. Dès que les pilotes seraient revenu, il ferait un débrieffing de la mission pour leur montrer toutes leurs erreurs tactiques et ils auraient intérêt à améliorer tout ça, foi de Neklas ! Mais pour le moment, il fallait trouver un lieu de diversion. Pas trop proche du Bunker pour justifier la thèse des marchandises planquées, mais pas trop loin non plus pour pouvoir y aller dès que le danger serait passé.

    Il calcula une position possible d'après les relevés et la cartographie de la planète puis il transmit cette proposition à Adonis et au commandant.


    Commandant, je vous transmets une position possible pour notre leurre. Je pense que c'est le lieu le plus à même de justifier notre stratégie. Les brouillages devraient être dirigés en grande partie vers cette position et vers le bunker pour affoler leurs radars. Ensuite concernant la perte de Lana, ou de la connexion avec elle, c'est ce qui nous manquera le plus. Je suggère de tester tous les canaux de manière répétée, on ne sait jamais leur brouillage pourrait céder au bout d'un moment. Ensuite, j'aimerais poser une question à Adonis ? Est-ce que les renforts sont prévenus et est-ce qu'il est possible de leur parler dès à présent. Il faudrait les prévenir de notre position et de notre stratégie, afin de combiner efficacement nos efforts.

    Il ne savait pas si les relations entre les commandants étaient bonnes, mais en ce qui concernait les Vivenefs il pensait qu'elles devaient être excellentes, du moins il fallait l'espérer. sinon il risquait d'y avoir des accrochages et des discutions à n'en plus finir au lieu de se concentrer sur l'essentiel.


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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Adonis le Lun 24 Mar 2008 - 13:30

    [HJ : Ah non ! Ah non ! On essaie pas de contrer les fourbes (et ineffables) plans de l’admin. =P ]

    Adonis vit le Lieutenant com lancer un regard meurtrier à Neklas Aéris. Nan, mais c’était vrai quoi ? Pour qui il le prenait, cet ignare de Lieutenant tactique ?! Pfff ! C’était toujours la même chose. Tout le monde pensait toujours que les gars de la section com étaient des pauvres feignasses qui ne servaient à rien. Que nenni ! Eh bien non ! Le Lieutenant com ne regardait pas la scène avec le pop-corn sur les genoux comme s’il assistait à un holo d’aventures spatiales particulièrement réussi. Non, lui et Adonis avait déjà réessayé et réessayé tous les canaux.

    « Il n’y a aucun moyen de recontacter Lana Lane, Commandant. » Fit le Lieutenant com en s’adressant à Sirano et en ignorant superbement ce fichu Lieutenant tactique.

    Adonis, bien plus indulgent, préféra expliquer le problème au pauvre Neklas qui était victime de la mauvaise humeur du Lieutenant com, sans vraiment savoir pourquoi.


    « Ce n’est pas l’ennemi qui brouille nos communications. Ce sont les systèmes com de la colonie qui ont été endommagés. Lana Lane est complètement isolée. »

    Par contre, pour les renforts… Eh bien, convaincre les commandants De Balras et Von Drachnar d’intervenir ne se ferait pas forcément en quelques secondes et Adonis ne pouvait pas savoir où en étaient Nimue et Pandore. Cependant, ils auraient de nombreuses heures devant eux pour mettre en place une stratégie.

    « Étant donné que Nimue et Pandore ne pourront pas arriver avant respectivement huit et deux heures, je pense que nous auront le temps de mettre en place une stratégie. Mais elle ne servira à rien si nous n’avons pas agi d’ici une heure et demi. Enfin… D’ici une heure et quart, maintenant. Dit Adonis, la mine lugubre. Et étant donné la distance à laquelle se trouve Pandore et surtout Nimue, il faudra passer par l’intermédiaire de Pandore, de Nimue et de moi pour communiquer. Ajouta-t-il avant que le Lieutenant com ne lance une verte réplique. Sinon, on peut utiliser les système de communication SLM, ce qui reviendrait à hurler dans les oreilles des vaisseaux noirs : « Coucou, on est là et on ramène des potes pour vous foutre sur la gueule ! ». Donc bon… »

    Adonis s’autorisa un sourire un peu crispé.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Lun 24 Mar 2008 - 22:06

    [Je vais finir par rougir, tu mets ma modestie à l’épreuve là…
    Sinon TCAV, c’est quoi ?^^]

    Sirano écouta ce que tout ce beau monde avait à dire. L’officier de com semblait vexé que son confrère tactique entende lui apprendre son métier.

    -Si je puis me permettre, c’est pas forcément le moment pour couper l’herbe sous le pied de l’autre, se permit le commandant, un peu irrité qu’un de ses hommes se vexe pour si peu. Transmettez son ordre de mission au commandant Antilles, ajoutez que s’il peut faire un état des dégâts sur les systèmes de communication de la colonie, ce serait appréciable.

    Ainsi les ordres furent lancés. Dans quelques minutes, l’escadrille Phantom prendrait l’espace pour accomplir sa mission que le commandant continuait à juger à la limite du suicide. Dans un même temps, une flottille de vaisseaux fantômes s’élanceraient de l’électronique du vaisseau pour prendre de court leurs adversaires.

    -Diffusez le message préenregistré, intima-t-il à l’officier com, faisant allusion au leurre tout de même très gros qui consistait à faire croire qu’ils allaient tenter de s’emparer des drones de combat. Adonis, positionne-toi dans l’ombre de Phobos pour l’instant.

    Voilà, Sirano n’avait plus rien à faire. Les leurres partiraient avec la précision d’une montre suisse, la Phantom était sous l’égide de Gilad Antilles, ils n’avaient plus qu’à attendre. Sirano fit craquer les articulations de ses doigts et poussa un long soupir qui s’entendit sur toute la passerelle.
    Il fit défiler une vue externe d’Adonis, la proue du vaisseau se hérissait de l’armement de poursuite du vaisseau, puis s’enfonça dans son fauteuil, faisant défiler une liste des munitions et calibres d’Adonis, tout en établissant une liaison avec le commandant de l’escadrille Phantom.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Ven 28 Mar 2008 - 19:01

    Il soupira de frustration. Le lieutenant com était trop impulsif ! Mais d'un autre coté, s'il voulait lui crier dessus c'était possible il n'allait pas s'en faire pour ça. Neklas regarda fixement Adonis expliquer la situation et soupira. Encore un problème en vue éventuellement. Car s'il fallait passer par les Vivenefs pour communiquer il faudrait aussi s'assurer qu'elles étaient aussi coopératives qu'Adonis avec leurs passagers. Et cela pourrait ne pas être le cas pour l'une ou l'autre. Il n'en savait rien et ne jugeait pas bon de demander pour le moment.

    Il attendit donc la fin des ordres du commandant pour continuer à agir. Enfin, il attendait surtout les premiers échos de la bataille qui allait se dérouler en dessous d'eux ou devant ou derrière ou à droite ou à gauche, on ne savait jamais dans l'espace. Mais pour lui, la cible était toujours en dessous, question de survie et de réflexion. Il observa ses écrans et continua à attendre. Mais attendre sans rien faire n'était pas le mieux pour lui. Il lui fallait des occupations, de nombreuses occupations pour ne pas tourner comme un lion en cage. Et quoi de mieux comme occupation que d'élaborer un plan d'attaque possible face à une force supérieure en nombre.

    Il commença à entrer les données et se rendit compte qu'il ne savait rien des renforts censés venir, il devait avoir des infos pour enfin pouvoir trouver une stratégie possible. Il demanda donc calmement à Adonis.


    Adonis, est-il possible d'avoir une idée de la force de frappe des renforts que nous attendons ? Et aussi de celle comparée de nos adversaires ? Je pense qu'il faudra en tenir compte pour trouver une stratégie.

    Il pianota quelques commandes plus pour se détendre que pour effectuer de véritables calculs, mais il devait faire quelque chose. Tant qu'aucune information de Mars ne leur arrivait, c'était la seule chose à faire, et quelqu'un qui s'ennuit n'est pas particulièrement agréable à vivre. Il fallait pour la bonne entente dans le poste de pilotage que quelque chose se passe, sinon Neklas allait vite devenir blessant surtout pour les abrutis qui ne pouvaient pas faire vite pour libérer un simple petit bunker de rien du tout ! Non mais !


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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Adonis le Sam 29 Mar 2008 - 21:56

    [HJ : Ce soir, c'est pas top cool, mais faut bien faire avancer le schmilblic, pas vrai?]

    Adonis, comme Neklas… Et sans doute comme tout l’équipage, se sentait frustré, sur les dents. D’une part, il ne supportait pas le fait de ne rien pouvoir faire dans l’état actuel des choses. Il se contentait alors d’attendre, de vérifier que tout allait bien dans le vaisseau et d’envoyer des messages télépathiques à Nimue et Pandore qu’on aurait pu regrouper dans un recueil, sous le titre « Déclinaisons et autres variations de « Alors ? Alors ? ». » Évidemment, c’était parfaitement inutile puisque Nimue et Pandore étaient occupées à parler à leurs commandants respectifs.

    Et Neklas eut la splendide idée de lui changer les idées. S’il avait pu, Adonis l’aurait bien embrassé. Mais il ne pouvait pas. Des fois ça lui manquait, ce contact humain. Ça lui manquait ? Est-ce que c’était le mot juste, d’ailleurs ? En principe, il ne connaissait pas. Alors comment cela pouvait-il lui manquer ? Adonis préféra laisser ces questions existentielles pour Lana Lane et Balor. Lui, c’était pas trop son truc. Il préférait répondre aux questions de Neklas, c’était quand même plus simple.


    « Pandore et Nimue représentent toutes les deux exactement la même force de frappe que moi, à ceci près que Nimue dispose d’un détachement de soldat de terrain.
    Quant aux adversaires, Lana Lane m’a déjà fourni ces données. Une minute.
    »

    Il s’agissait en fait de secondes. Adonis resta parfaitement immobile pendant quelques instants, totalement inexpressif. Puis son visage redevint mobile.

    « Les types de vaisseaux sont parfaitement inconnus, mais elle a pu faire une comparaison avec les classes connues. Il y a soixante-quinze chasseurs, équivalents à nos monoplaces, quoique peut-être un peu plus légers, huit corvettes et un supercuirassé ennemis. Enfin, si on peut dire. Ce truc est monstrueux. »

    Et dire qu’il allait sans doute s’y frotter avec Nimue et Pandore… Mais le pire, c’était d’attendre.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Invité le Mer 9 Avr 2008 - 23:48

    [Désolé du retard…]

    Sirano, comme Neklas et comme Adonis, rongeait son frein, irrité de ne rien pouvoir faire de plus concret que d’attendre en espérant qu’Antilles réussisse sa mission, que Nimue et Pandore volent à leur secours, que Lana Lane ne se soit pas trompé sur ses estimations, que leurs adversaires ne chargent pas soudain en masse, qu’ils ne reçoivent pas de nouveaux renforts, que…
    Il en avait assez, mais en même temps, il ne pouvait rien y faire, alors il écoutait ce que se disaient le lieutenant Aéris et Adonis. Il eut cependant un pâle sourire à l’énumération des forces adverses.
    *Et nous ? Un peu plus d’une dizaine de chasseurs et l’équivalent d’un croiseur. En mieux.*
    Bien mieux en fait, rien ne valait une Vivenef et aucune Vivenef ne valait Adonis. Mais même Adonis n’était pas de taille contre une telle forteresse volante. Pas seul. Comment ils feraient, quand les trois Vivenefs seraient réunies ? Ce serait immanquablement un morceau de bravoure pour leurs équipages respectifs que d’arriver à abattre un truc pareil, le genre de ballet de mort et de lumière qui donnerait tout son sens au terme de space-opera.
    Sirano s’enfonça dans son fauteuil en faisant défiler toutes les données imaginables sur son vaisseau pour tromper l’ennui. Il eut un récapitulatif du nombre de boulons utilisés pour assembler la coque inter du vaisseau, l’épaisseur du blindage externe et le nombre de plaques soudées ensemble pour le réaliser, la température de la chambre froide et son volume, et même le menu pour la semaine sur le navire. S’il était encore là dans une semaine…
    Bref le genre de futilités totalement inutiles qu’i compulsait mécaniquement et sans but.
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Ven 11 Avr 2008 - 18:40

    Dès que Adonis lui donna les informations, il commença à établir des stratégies aussi bien sur le plan militaire que suicidaire d'ailleurs. Il était certain qu'une attaque à la stratégie particulièrement bien établie pouvait résoudre tous les problèmes. Ses yeux étaient à présent d'un bleu tellement sombre qu'il pouvait paraitre noir et il allait trouver de quoi faire son calcul. Il le devait car ce n'était pas avec trois vivenefs et en attaquant tous en même temps que le truc allait passer. Non, les attaques devaient être parfaitement coordonnées pour permettre à leur groupe de triompher. Et sans triomphe pas de salut. Neklas n'était pas un adepte du : l'important c'est de participer. Non, bien au contraire, l'important c'est de gagner et rien d'autre.

    Le supercuirassé était ce qui lui posait le plus de soucis. Car en additionnant les équipages des trois vivenefs il y avait au moins 45 chasseurs disponibles et les pilotes étant certainement tous aussi bons que ceux d'Adonis pas trop de soucis pour dégommer les chasseurs ennemis. Les huit corvettes n'étaient pas non plus un énorme problème, Adonis pouvait à lui seul les supprimer, ce serait un élément gênant dans la bataille mais rien de plus. Restait le monstrueux navire. Et lui c'était nettement plus délicat de lui trouver une faille ... à moins que ...

    Il sourit et parcourut à nouveau l'équipement de base d'Adonis, cela pourrait peut-être fonctionner. Mais il faudrait avoir les moyens de fabriquer ce dont il avait besoin en moins de huit heures et ensuite il faudrait pouvoir le transférer sur les deux autres Vivenefs. Mais au moins c'était un premier plan.


    Commandant, Adonis, j'ai une solution mais je suis persuadé que vous allez la détester. Il faudrait pouvoir envoyer une bombe suffisamment puissante sur l'engin, pour cela il n'y a pas beaucoup de solutions. Où bien nous nous approchons pour tirer un missile équipé d'une tête particulièrement puissante et nous risquons fort d'y passer. Ou bien on envoie la bombe dans un drone. C'est là qu'est le soucis. Un seul drone automatisé ne pourra pas passer les défenses du supercuirassé. Donc il faudrait en envoyer plusieurs, je dirais au moins trois par Vivenef. Si les deux autres sont équipés comme Adonis, il y a certainement encore des chasseurs en plus qui sont peu surs pour les pilotes mais qui pourraient être équipés d'un pilote automatique. Je propose donc de demander aux scientifiques à notre bord de créer la bombe la plus puissante possible avec le matériel dont nous disposons. Sachant qu'il faudrait en faire au moins une dizaine. Puis nous disposons ces bombes dans des chasseurs et nous envoyons les chasseurs contre le supercuirassé. Le pilotage n'est pas obligatoirement automatique, il peut-être guidé depuis le pont des Vivenefs.

    Il fit une brêve pause pour respirer et donna la suite de son plan.

    Bien entendu les différents drones devront être expédiés depuis trois directions distinctes et vers plusieurs zones de manière à pouvoir faire le plus de dégats possible. Concernant les appareils de contre mesure dont pourrait être équipé notre ennemi, il suffira de le distraire avec nos escadrilles de chasseurs et les trois vivenefs. Un vaisseau se dirigeant comme à la dérive ne devrait pas trop les inquiéter et c'est là dessus qu'il faudra compter pour les détruire. Bien entendu il y a des risques que cela ne fonctionne pas, mais si on a de quoi faire sauter plusieurs fois cette horreur les risques seront limités je pense.

    Il s'interrompit et attendit les réactions qui ne manqueraient pas d'arriver. Et il se dit qu'il aimerait avoir des nouvelles des équipes dans les airs, ça commençait à faire un certain temps qu'ils étaient partis.


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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Adonis le Sam 12 Avr 2008 - 20:17

    Adonis était… Perplexe. Il en avait entendu des absurdités, mais alors là… Nan, franchement, ça dépassait tout. Il fixa Neklas d’un air particulièrement ahuri.

    Oui. C’était vrai quoi ! C’était quand même quelque chose ! Adonis avait vu et entendu tellement de choses… Il avait vu Endy, complètement bourré, faire un strip-tease en dansant sur le bar et en chantant à tue-tête. Il avait vu Noé draguer impunément ce cher Gilad, toujours au bar. Il avait vu autre chose, après. C’était très intéressant. Il avait vu Newton. Il avait abordé un vaisseau de transport spécialisé dans le poulet de Troie. Il avait vu Rodrigue.
    Et on pouvait remonter loin, comme ça.

    Tiens, Adonis se rappelait un Lieutenant tactique qui avait peur des papillons de nuit. C’était quand même particulièrement idiot, déjà. Un Lieutenant tactique qui a peur des papillons de nuit… Mais il en avait vraiment peur, en plus ! Ça l’obsédait et il en faisait des cauchemars ! Enfin, sur un vaisseau, il n’y avait pas grand-chose à craindre, quand même. Mais il y avait pire : un Lieutenant com emmerdeur. Mais pas juste un petit emmerdeur comme ça. Un type né pour emmerder le monde. S’il n’était pas en train d’emmerder quelqu’un, il était complètement névrosé. Un véritable cinglé, oui.
    Et bien, croyez Adonis ou non, il avait fait rentrer une colonie de papillons de nuit à l’intérieur du vaisseau ! Ouais ! Rien que pour emmerder le Lieutenant tactique. Quand ce pauvre gars était tombé sur la colonie, il avait eu une très puissante réaction allergique. Des plaques rouges partout sur le corps. Bien sûr, sur le coup, il était tombé dans les pommes. Pauvre gars…. Il avait dû démissionner. Mais Adonis se souvenait aussi que le Capitaine de l’époque avait viré le Lieutenant com. Mais l’histoire ne finissait pas si bien que ça : la colonie de papillons de nuit était toujours là ! Il avait été impossible de se séparer de ces sales bestioles ! À présent, Adonis aussi trouvait ces horreurs particulièrement répugnantes.
    Et encore, ce n’était pas tout ! Il y avait toujours eu des réactions étranges face à cette colonie de papillons de nuit. Il y avait d’autres personnes qui ne les aimaient pas. Adonis pouvait parler des heures durant de la fourberie des papillons de nuit avec Endy… Mais d’autres les adoraient ! Si ! Et les prenaient à pleines mains ! Oui ! Même les gros, là, les sphinx !

    Bref. Question absurdités, Adonis était fin connaisseur. Il avait très largement eu le temps d’en voir et d’en entendre. Pourtant, là, il était sidéré. Ah ça ! Le petit Lieutenant en avait de l’imagination…

    Adonis était resté silencieux pendant tout le temps de sa réflexion, ses yeux arrondis de stupeur fixés sur Neklas. Puis il se décida à parler. Il fallait qu’il lui dise ses quatre vérités, que diable !


    « Bah… Moi je trouve qu’elle a l’air cool, ton idée. »

    C’était vrai, quoi ! Pourquoi s’était-il imaginé qu’il allait la détester ?

    [HJ : Hiiiiiii ! Désolée ! Pas taper !
    Je voulais faire plus long, mais je garde ma haine des papillons de nuit pour plus tard…]
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    Re: Mars, Lana Lane et les Vaisseaux Noirs [#001]

    Message par Neklas Aéris le Ven 9 Mai 2008 - 20:52

    [HRP : Je grille la priorité à notre chef adoré Sirano, mais c'est pour mieux avancer mon enfant (et donner du boulot à certaines personnes...)]

    Ne pas se ronger les ongles, ne pas se mordre les lèvres, ne pas croiser les doigts, ne pas se triturer les cheveux, ne pas taper du pied, ne pas osciller du genou, ne pas poser son index sur son front en signe de réflexion profonde et surtout, surtout, ne pas se cacher derrière son petit doigt pour calmer l'angoisse alors qu'Adonis mettait un temps fou à répondre. C'est vrai, ce n'était pas bien compliqué de dire si on aimait ou pas une idée ... Et le verdict fut, roulement de tambour, feu vert !

    Oui ! La première partie était passée. Maintenant le commandant ? Ou bien clarifier certains points avec Adonis. Car il ne restait plus qu'une demi-heure avant la fin du délais pour Lana et l'équipe de diversion devait en avoir très bientôt terminé.

    Il voulu prendre la parole quand le message de Wilson fut diffusé. Un mort ... L'ambiance sur le pont se refroidit immédiatement déjà qu'elle n'était pas folichonne mais elle prit un bon coup. Le moral de Neklas ne changea pas immédiatement, il ne connaissait pas l'homme et était en pleine réflexion, il avait besoin de plusieurs choses et allait les demander à tout le monde. Après tout, son plan était viable et pouvait fonctionner contre le supercuirassé. S'ils avaient des bombes assez puissantes bien entendu.


    Commandant, j'aimerais contacter les scientifiques immédiatement pour les mettre au travail. Je pense que je vais aller aussi voir les pilotes pour discuter de la possibilité de mettre un pilotage à distance sur trois chasseurs. Adonis, peux-tu transmettre à Pandore et Nimue que nous allons avoir besoin de trois appareils inutilisés et équipés d'un pilotage à distance ?

    Il avait l'impression étrange de donner des ordres à tout le monde alors que son seul soucis était de faire en sorte d'arriver à survivre, ni plus, ni moins. D'après ses estimations, il s'était écoulé une heure depuis le début de l'alerte, plus qu'une demi-heure pour le sauvetage de Lana, enfin le sauvetage principal, plus qu'une heure avant l'arrivée de Pandore et encore 7 heures pour Nimue. 7 longues heures durant lesquelles les ennemis pourraient faire du grabuge. Et cela n'était pas envisageable. Il fallait à nouveau un moyen de détourner leur attention premièrement des Vivenefs et ensuite de la planète. Et il était peu probable que le bruit recommence à faire de l'effet. Aussi, avant de quitter le pont Neklas donna son idée pour le maintien d'une pression sur l'ennemi.

    Sinon, durant le temps qu'il reste, il serait possible d'envoyer à intervalles aléatoires des missiles peu puissants en direction de l'ennemi. Et si possible avec des trajectoires indéterminées pour qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à nous ?

    Voila, il se leva et attendit les informations qu'il venait de demander pour se préparer à accueillir les pilotes. On aurait besoin d'eux pour faire du bricolage ... Ils venaient de perdre l'un des leurs, devaient être crevés, mais on avait pas le temps et puis le travail leur permettrait de ne pas trop y penser pour ne pas s'écrouler.

    Le commandant lui donna carte-blanche pour l'élaboration de l'attaque et relaya ses demandes à Adonis. Neklas salua donc rapidement avant de quitter le pont.


    [HRP : Sirano ne venant plus, je prends les décisions concernant la tactique sur Adonis. ]

    La suite pour Neklas


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