Aux portes de la ville.

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    Message par Invité le Dim 16 Mar 2008 - 17:30

    Dédale, une ville pleine de lumière, celle dispensé par le soleil de la planète. Les portes étaient ouvertes comme tous les jours de "beau" temps, car qui disait beau temps sur cette planète disait soleil écrasant de chaleur de ce côté ci. On envoyait souvent, à cette période de l'année, des missions chercher de la glace de l'autre côté de la planète pour faire face aux éventuelles pénuries des saisons plus difficiles (en particulier celle des tempêtes). Mais ce soir personne ne semblait vouloir rentrer par les portes nord.
    Seul une femme visiblement songeuse était là dehors et attendait on ne sait qui, on ne sait quoi, elle ne le savait pas elle même c'était assez inutile de le lui demander. Peut être une part d'elle même attendait toujours ces parents, mais l'autre, la plus sage savait qu'ils avaient périt dans la nature parmi ce qu'ils aimaient plus que tout et sans doute même qu'eux-même.
    Elle observait ses dunes de sable les observant se mouvoir au gré du vent qui aujourd'hui n'était qu'une brise assez douce. Ses longs cheveux se balançaient au rythme de celle-ci claquant par moment comme les drapeaux du gouvernement. C'était là qu'elle se rendait pendant la journée pour travailler demain elle avait de nombreuses choses à faire, mais rien de très intéressant pour le moment. Des tâches administratives voilà ce qu'elle voyait depuis plusieurs jours, elle détestait cela mais il fallait bien le faire donc elle s'y attelait deux ou trois fois par mois autant dire le moins souvent possible. La seule chose qu'elle faisait quotidiennement c'était lire son courrier, on ne savait jamais il y avait peut être quelque chose d'important.

    Si on interrogeait le garde de la porte qui servait plus de guide, aux touristes fortunés perdus, que de garde il aurait répondu que celle femme était là déjà depuis au moins une heure, immobile à regarder les falaises à l'horizon. Lui ne voyait pas toute la richesse du paysage elle s'imprégnait du calme de ce qu'elle voyait pour se ressourcer. pourquoi pas ne pas faire la fête ce soir, un film Ase peut être, elle les aimaient plus que les autre en général, ou une soirée en tête à tête avec sa solitude. Elle n'y était pas encore, elle n'en savait rien. Si elle allait rendre visite à son ancienne voisine ce soir, vu l'heure elle ne devait pas encore être couchée.
    Oui, c'était une bonne solution, mais pour l'heure elle continuait à observer la moindre petite aspérité des falaises que l'on voyait à l'ouest, celle qui cachaient la grande mer de glace où les températures polaires dominaient mais qui était la seule réserve importante d'eau de ce fichu caillou...
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    Kiba Alehando Steawald
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Ven 21 Mar 2008 - 19:42

    « Je dois vous protéger, maître, je vous accompagne. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

    Kiba regardait alors le droïde d’un air aimable tout en cherchant à toute vitesse une excuse pour se débarrasser de lui pendant quelques instants. Avoir envie de le protéger était une chose louable… Mais qui savait quand HK 53 déciderait qu’il fallait protéger Kiba de lui-même en lui grillant la cervelle ? Comment, c’était un droïde et il était forcé d’obéir à son maître ? Ah ! Kiba était sûr qu’HK 53 était capable de détourner sa programmation comme ça l’arrangeait. Par conséquent, même si le droïde modifié lui était très utile, il se sentait autant en sécurité avec lui que sans lui. Avec, car il était d’une efficacité effrayante ; sans, parce que la violence innée du droïde glaçait toujours le sang de Kiba.

    Enfin, Kiba tapota l’épaule mécanique de son droïde en lui souriant.


    « Non, ça ira… Écoute, ce que tu vas faire, c’est bien simple, hein… Tu vas surveiller le vaisseau dans le hangar ! Oui, tu vas faire ça. La cité contrebandière est remplie de crapules et il ne manquerait plus qu’on nous vole le vaisseau.
    - Je suis à vos ordres, maître. »

    Kiba était presque persuadé qu’HK utilisait ce ton doucereux lorsqu’il était contrarié.

    « Si un tas de tripes mal intentionné tente de pénétrer dans le hangar, je lui mets un rayon entre les deux yeux.
    - Oui, oui. Mais assure-toi que ses intentions sont mauvaises avant.
    - Comme il vous plaira, maître… »

    Ce serait surtout comme cela plairait à HK, oui. Kiba s’abstint de soupirer puis il se décida enfin à laisser le droïde seul, non sans quelques inquiétudes. Mais tandis qu’il sortait du bâtiment, il se surprit à sourire. Un Prince héritier de Tenkaï acoquiné à un droïde paranoïaque et violent pour faire de la contrebande à bord d’un vaisseau volé et re-volé, modifié et re-modifié… Il y avait de quoi passionner la presse Shitennô. Mais personne n’était au courant et Kiba tenait à ce que cet état de fait dure le plus longtemps possible.

    C’était la fin de la journée, mais le terrible soleil de Troie dégageait encore une chaleur et une luminosité intenses, au milieu d’un ciel d’un bleu profond. Kiba mit le chapeau à large bord qu’il tenait à la main sur sa tête, releva le col de sa veste en cuir pour protéger sa nuque du soleil et enfonça ses mains dans les poches d’un jean déjà usé et constamment couvert de poussière et de sable. On était bien loin des petits-déjeuners solitaires en smoking sur une terrasse de café babylonienne… Kiba, en devenant contrebandier, avait la curieuse impression de devenir normal. S’il pouvait jamais le devenir…

    Après avoir fait quelques courses sur le célèbre marché de Dédale, Kiba avait décidé de visiter une nouvelle partie de la cité. Ses pérégrinations l’amenèrent jusqu’aux portes nord de la ville. Portant dans chaque main un filet à provision, il avait l’impression de ressembler à une modeste mère de famille. Cela ne lui déplaisait pas. En quittant sa vie princière, il avait découvert le plaisir de faire ses courses et sa cuisine lui-même. Parfois, c’était ennuyeux, surtout lorsqu’on était fatigué par une longue journée de travail (encore une chose nouvelle pour lui, mais qu’il préférait largement aux chichis de la cour). Mais il était agréable de ne dépendre que de soi.

    Kiba s’arrêta pour observer le paysage. Au sein même de la ville, le vent s’infiltrait rarement et il se sentit donc assez surpris lorsque la brise caressa son visage et ses cheveux sombres. Il n’aurait su dire si elle éventait la chaleur du soleil ou si, au contraire, elle la rendait encore plus étouffante. Il finit par opter pour la deuxième proposition, d’autant plus que le vent amener l’insidieux sable avec lui. Mais il considéra que la grandiose étendue de sable et de roche valait cette petite torture et resta encore quand il s’aperçut enfin qu’il n’était pas le seul à observer l’horizon. Kiba jeta un regard oblique à un petit bout de femme qui semblait Troyenne jusqu’au bout des ongles. Il se demanda si elle était capable de le reconnaître, comme à chaque fois qu’il rencontrait une nouvelle personne. Puis il haussa les épaules. Il prétendrait être un sosie du Prince de Tenkaï, ou alors il dirait qu’il ne l’a même jamais vu. Il se décida alors à lui adresser la parole. Il lui sourit franchement en lançant un joyeux :


    « Bonsoir ! »

    On est Shitennô, ou on ne l’est pas.

    « Vous attendez que votre fiancé revienne avec un oreiller de plumes de plumesable ? »

    C’était une plaisanterie légère, pas une moquerie. D’ailleurs, quand on lui avait raconté cette coutume, Kiba l’avait trouvée charmante. S’il avait eu le temps de s’y consacré, il aurait bien lui aussi confectionné son propre oreiller. Mais il n’avait pas le temps, même si une petite voix insidieuse lui disait, moqueuse, qu’il n’était plus à ça près… Mais il ne pouvait pas rester trop longtemps au même endroit. Il ne voulait pas qu’on le retrouve avant de faire ce qu’il avait à faire. Après, il avait déjà une petite idée de ce qu’il ferait…
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Ven 21 Mar 2008 - 21:32

    Eldrid sursauta lorsqu'elle entendit un bonsoir. Le gardien avait une voix étrange tout d'un coup, ah non en fait ce n'était pas le gardien de la porte, un touriste sans aucun doute, bien aimable. Un Shitennô qui connaissait les coutumes locales qui plus est. Il devait être bien cultivé quand même pour connaitre celle-ci et en faire des blagues aussi légères... Cela trotta dans le tête de la jeune femme, mais elle sourit volontiers à cette plaisanterie, elle lui répondit même sur un ton tout aussi léger.

    "- Je craint que non hélas. Bonsoir tout de même, vous visitez le coin ? "


    Il y avait quelque chose dans cet homme qui ne cadrait pas, des manières et une courtoisie exemplaire, mais d'un autre côté une tenue de voyage sans conteste cet homme vivait le plus clair de son temps dans l'espace... Elle connaissait toutes les nouvelles à propos du prince qui avait fuit son palais avait même vu des portraits de lui, mais elle ne fit pas le rapprochement. Cela ne l'intéressait pas du tout de retrouver ce haut représentant du peuple Shitennô, et quand bien même cela l'aurait intéressée elle pensait bien qu'il avait fait ça pour lui donc le renvoyer chez lui serait une punition. Peut être que dans quelques minutes son cerveau ferait le rapprochement, mais pour cette représentante cela ne changerait rien. Elle n'allait pas travailler ce soir alors qu'elle avait fini son service et elle n'allait surtout pas l'embêter à revenir à la raison. Qu'était elle cette raison elle n'en savait pas plus que lui sans doute...
    Elle se releva dévoilant sa taille assez petite et rassembla ses cheveux qui claquaient au vent afin de ne blesser personne. Ce n'était pas le moment de s'attirer des ennuis. Elle lui sourit, un sourire était toujours un petit cadeau d'offert à son interlocuteur depuis le temps elle l'avait appris et usait de cette méthode pour mettre en confiance la personne avec qui elle discutait.


    Dernière édition par Eldrid Mac Cray le Dim 23 Mar 2008 - 17:11, édité 2 fois
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Dim 23 Mar 2008 - 1:08

    Kiba porta à nouveau son regard vers l’horizon tout en faisant une fausse moue de déception.

    « Quel dommage… »

    Il adressa un nouveau sourire, large et sincère, à la jeune femme.

    « Cependant, je ne doute pas que cela vous arrivera, un jour. »

    Non ! Que nenni ! Kiba ne draguait pas honteusement la petite Troyenne. Il lui faisait un compliment, il ne fallait pas chercher plus loin. Ce n’était que pour être poli et agréable tout en étant sincère. Oui, après tout, la jeune femme n’était-elle pas mignonne ? Si, elle était très mignonne, du point de vue de Kiba et il ne doutait pas qu’un jour cela finisse par payer. Mais non, il ne draguait pas. Kiba n’avait pas séduit volontairement une jeune femme depuis bien des années. Celles qui avaient cru avoir ses faveurs avaient vite déchanté. Au point que cela déclenche une certaine impatience chez ses parents, quelques mois avant son enlèvement.
    Mais Kiba n’était pas du genre à faire les choses à moitié. Oh non ! Il allait jusqu’au bout de ses idées.

    Mais parfois, il doutait. Qu’est-ce qui se passerait si finalement sa démarche ne plaisait pas ? Et si elle ne servait à rien ? Il existait des femmes, comme ses deux chères sœurs, qui prenaient les hommes et les jetaient sans état d’âme. Assurément, elles devaient bien se moquer des hommes qui aller courir dans le désert pour récupérer des plumes, une par une, pour faire un oreiller pour sa dulcinée. Elle devait même considérer un tel effort comme dû. Mais Kiba espérait qu’elles ne représentaient pas la majorité.

    Kiba hésita un peu avant de poser la question.


    « Mais peut-être qu’après tout, ça ne vous plairait pas plus que ça… C’est peut-être un peu effrayant, non ? Un homme qui va aussi loin… »

    Kiba coula un regard prudent en direction de la jeune femme. Il gardait un ton parfaitement léger et un sourire jovial qui démentait l’importance qu’il accordait à la réponse qu’elle allait donner.

    Puis il répondit enfin à la question de la jeune femme tout en triturant négligemment la poignée du sabre-blaster accroché à sa ceinture.


    « Oui… Oui, c’est ça, je visite. »

    Bon, Kiba n’était peut-être pas vraiment un touriste, mais il ne mentait pas. Et puis même si la jeune femme se rendait compte qu’elle avait affaire à un hors-la-loi, il avait toujours eu dans l’idée que se montrer courtois pouvait être rassurant.
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Dim 23 Mar 2008 - 17:08

    Eldrid regardait toujours l'horizon, imperturbable dans sa contemplation certaine de ces contrées hostiles. Mais cela n'allait pas durer longtemps cet homme d'apparence tout à fait convenable n'avait pas encore tout la finesse qu'une femme comme elle aurait pu souhaiter. Et oui, tout le monde fait des gaffes, et elle ne le savait pas encore mais elle aussi sans doute...

    "- Quel dommage…"

    C'est à ces mots qu'elle tourna la tête, amusée de voir son approche tout à fait étrange, pourtant elle attendait de voir la suite. Un sourire c'était pas mal, mais pas tout le reste était bien plus intéressant...

    "- Cependant, je ne doute pas que cela vous arrivera, un jour."

    Cette dernière remarque était vexante, un jour elle finirait sa vie qui si elle continuait sur sa lancée serait plus que solitaire, je parle là de sa vie affective, sa vie sociale elle ne manquait pas de rebondissement. Elle continuait d'observer cet homme il lui disait quelque chose, mais quoi là était la question... C'est soudain qu'elle eut une idée, elle sortit les dernières dépêches encore fourrées dans sa poche pliées. Oui c'était sans doute lui, c'était même très probable. Elle était pensive, haussant un sourcil puis deux. Oui c'était lui sans doute.
    Le sourire n'avait pas perdu de son intensité sur les lèvres du Sitennô, elle par contre était à la limite d'exploser de rage. Elle n'aimait pas du tout ces remarques, pourtant elle laissa venir la suivant. Heureusement pour elle habituée au meeting et autre joyeux moments de rencontre entres personnages arrogants du monde politique, elle avait l'habitude d'afficher un sourire en toutes circonstances. Cette même déformation professionnelle l'avait rendu très habile à reconnaître les différentes hésitations des gens, que cela soit un simple manque de confiance en soit ou en ses propos, ou carrément un mensonge ou une dissimulation de vérité. Et là elle savait qu'il avait peur de ce qu'il allait dire. Peur, comment et pourquoi, elle n'en savait rien mais c'était le cas.
    Il continua de parler de cette coutume, un étrange personnage qu'il était ce prince... Il fini tout de même par lui répondre toujours en se montrant le plus jovial et courtois possible. Une chose qu'on ne pouvait lui retirer ses bonnes manières. Elle décida tout de même de lui faire payer sa curiosité et son manque de tact, il semblait visiblement gêner et bien elle allait frapper là ou cela faisait mal.


    "- Très honnêtement j'en serai flattée sauf s'il prenait des risques inconsidérés. Mais vous monsieur le prince en cavale j'espère qu'un jour vous serez capable de faire cela pour quelqu'un qui que cela soit une fois que vous aurez trouvé un chez vous qui vous conviennes. "


    Son ton était léger montrant bien qu'elle se fichait totalement de son statut de prince. Il faisait ce qu'il voulait et cela se traduisait dans son sourire franc qui lui faisait plisser les yeux dans une courbe charmante. Malgré tout il était charmant et sa vengeance étant faite elle n'avait plus aucune raison de se montrer discourtoise envers ce touriste. Elle se leva d'un bon se dégourdit les jambes et se tourna vers lui son sourire toujours accroché à ses lèvres.
    Qu'il soit là pour visiter ou non cela ne l'empêchait pas de le trouver charmant, et elle avait une idée étrange mais agréable elle l'espérait pour tous les deux.


    "- Vous êtes ici pour visiter, c'est bien cela ? Dans ce cas, que diriez-vous si je vous invitait à dîner chez moi c'est un aspect de notre culture locale que vous ne trouverez pas même dans le meilleur restaurant de la ville. Personne ne tient à savoir ce qui fait notre culture culinaire dans les touristes. "
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    Kiba Alehando Steawald
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Lun 24 Mar 2008 - 1:41

    « Très honnêtement j'en serai flattée sauf s'il prenait des risques inconsidérés »

    Évidemment. C’était logique, après tout. Kiba eut une brusque et absurde envie d’assassiner la logique. Merde à la fin. Marre des comportements raisonnables. Ces humains ! Et encore, ce n’était rien à côté des ases… Mince alors. Dès qu’on faisait quelque chose qui dépassait la raison des autres adultes raisonnables, on était quelqu’un de fou, de dangereux. Quelqu’un qui n’était pas fréquentable. Ce n’était pas juste. Les humains, les ases et même beaucoup de shitennô bridaient ainsi leur propre liberté. Être né prince héritier signifiait que son destin était d’hériter et de devenir Roi. Foutaises ! Kiba savait, lui, que personne ne pouvait dire quel était son destin, pas même lui. Mais il savait ce qu’il voulait, et ce n’était pas hériter du trône, ni épouser une noble shitennô qui permettrait de fortifier les alliances de la famille royale.
    Non, Kiba voulait vivre des folles aventures. Pourquoi pas sauver la galaxie, hein ? Mais la première, c’était de retrouver celle qu’il aimait. Eh oui, vous venez d’apprendre quel est le grand secret de monsieur le Prince de Tenkaï. Enfin, en partie…

    Évidemment, tout cela, ce n’était pas raisonnable, plaquer sa famille, le trône et bla bla bla… Tout ça pour retrouver une amourette de jeunesse qu’il ne connaissait même pas en fait. Ridicule ! Vilain Kiba ! Il voyait bien son père lui faire la morale en fronçant ses gros sourcils. Eh bien, pour une fois, Kiba lui disait merde.


    « Mais vous monsieur le prince en cavale j'espère qu'un jour vous serez capable de faire cela pour quelqu'un qui que cela soit une fois que vous aurez trouvé un chez vous qui vous conviennes. »

    Ah ! Alors comme cela, elle l’avait reconnu ? Non, ça c’était hors de question. Même si la jeune femme n’avait pas l’intention de le dénoncer, Kiba ne voulait pas qu’il soit confirmé que le Prince de Tenkaï se trouvait à ce moment précis à la porte Nord de Dédale, à haute voix.

    « Ah ? Vous aussi vous trouvez que je lui ressemble ? Depuis que ce fichu Prince a disparu, on ne me laisse plus en paix. »

    Kiba n’avait jamais eu de mal à mentir. Surtout sur ce sujet-là. Il avait des mois d’entraînement, à présent. Et puis le fait qu’il était le Prince héritier de Tenkaï n’était plus important pour lui. Ce n’était même plus vrai. Alors il pouvait mentir sans avoir de scrupule.

    « Mais je peux vous assurer que j’ai déjà fait pire. Et vous ?… Si ce n’est pas indiscret, bien sûr… »

    Kiba parlait de la fameuse tradition des plumesables, bien sûr. Il souriait avec malice. Depuis son enlèvement, il avait un peu mis son côté sérieux au placard. Il était encore capable de l’être, quand c’était nécessaire. Mais trop de sérieux nuisait à la santé morale, selon lui.

    « Par contre vous avez raison sur le fait que je ne tiens pas en place. Mais je ne suis pas sûr de vouloir me trouver un « chez moi ». Voyager, j’aime ça. Pour nous autres, sédentaires, trouver un endroit où se poser, se retrouver, un endroit familier, c’est une évidence. Pourquoi voyager sans cesse si on peut vivre en restant au même endroit ? Mais pour un nomade, ce sont des idées absurdes. Pourquoi rester au même endroit alors qu’on peut voyager et se réveiller chaque jour sur un horizon différent ? »

    Kiba fut surpris de se faire inviter à dîner par la jeune femme. Même si elle était persuadée qu’il était le Prince de Tenkaï, inviter un parfait inconnu (armé, qui plus est) à sa table n’était pas quelque chose qu’il avait l’habitude de voir. Cependant, il était vrai que certain Troyen se montrait particulièrement accueillant. Vous êtes un contrebandier ? Eh bien peu importe !
    En tout cas, Kiba était prêt à accepter. Cela lui ferait sans aucun doute plus de bien qu’un tête-à-tête avec HK.


    « Eh bien si vous n’avez pas peur d’une immonde crapule telle que moi, ce n’est pas de refus. Enfin, après tout… C’est la soirée de prévention contre le crime : invitez un contrebandier à dîner ! »

    Et Kiba éclata de rire.

    [HJ : Désolée, il fallait que je sorte cette citation, un jour ou l’autre… V_v’ ]
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Jeu 27 Mar 2008 - 16:59

    Eldryd le regardait, elle voulais savoir comment il réagirait. Peut être qu'il n'arriverait pas à mentir encore une fois, mais elle en doutait. Tout le monde parmi les diplomate connaissait cette ruse, autant interroger des agents spéciaux surentraînés à cacher la moindre de leur petite pensée, une émotion comme celle-ci était beaucoup plus difficile à cacher : la peur, mais c'était possible elle le faisait bien quand elle se rendait à l'hôpital pour voir certains malades très atteint.

    "- Ah ? Vous aussi vous trouvez que je lui ressemble ? Depuis que ce fichu Prince a disparu, on ne me laisse plus en paix. "

    Je vous l'avais dit il pouvait mentir comme il respirait sans le moindre problème. Enfin ce n'était pas grave elle ne savait pas pourquoi mais elle était certaine de ce qu'elle avait dit, il aurait beau démentir elle n'en démordrait pas, enfin si peut être en lui montrant le "vrai" prince...

    "- Mais je peux vous assurer que j’ai déjà fait pire. Et vous ?… Si ce n’est pas indiscret, bien sûr… "

    Il lui souriait visiblement amusé par la conversation. Faire quelque chose d'insensé elle ? Elle réfléchit un long moment, rien ne lui revenait à l'esprit. Il y avait bien cela mais ce n'était pas si dangereux pour sa propre vie. Attendre quelque chose qui n'arriverait jamais n'était pas dangereux juste fou car on se torture l'esprit pour rien. Elle lui répondit tout de même sur un ton léger et sans la moindre tristesse. Cette histoire remontait à longtemps déjà mais elle expliquerait sans doute ce qu'elle avait dit plus tôt à propos de cette coutume.


    "- Et bien ce n'était pas aussi fou que devenir contrebandier après s'être enfuie, mais ce désert m'a prit mes parents et au fond de moi je sais que je les attends toujours depuis déjà plus de 15 ans...

    Son sourire par lequel elle ponctua cette révélation était tendre et nostalgique. une marque d'amour comme elle était capable de donner à des inconnus. Son éducation au temple lui avait permis de partager la tendresse qu'elle éprouvait pour des gens à qui elle ne pouvait pas ou plutôt plus la donner. C'était son bonheur à elle ces sourire tendre. Il était rare qu'elle en offre mais lorsqu'elle le faisait c'était toujours avec une joie immense, la joie qu'on lui avait fait revivre de par les souvenirs qu'on lui avait fait remémorer. Il continua à parler, et visiblement soit il n'était pas encore assez mûre, certain qualifierait cette pensée de "sage", avec autant de raison que de prétention si vous voulez mon avis, pour comprendre ce qu'elle avait voulu dire comme ça.

    "- Par contre vous avez raison sur le fait que je ne tiens pas en place. Mais je ne suis pas sûr de vouloir me trouver un « chez moi ». Voyager, j’aime ça. Pour nous autres, sédentaires, trouver un endroit où se poser, se retrouver, un endroit familier, c’est une évidence. Pourquoi voyager sans cesse si on peut vivre en restant au même endroit ? Mais pour un nomade, ce sont des idées absurdes. Pourquoi rester au même endroit alors qu’on peut voyager et se réveiller chaque jour sur un horizon différent ? "

    Il n'avait pas tout compris mais elle fut enchantée qu'il accepte son invitation. Elle n'avait pas souvent du monde à sa table et donc pas souvent l'occasion de cuisiner. Vous savez la solitude est quelque chose de pesant surtout quand il faut se faire à manger pour sois même tous les jours sans avoir le plaisir de partager. Ce qui lui manquait le plus c'était sans doute les discutions, mais elle ne pouvait plus retourner au temple maintenant son travail l'en empêchait et c'était mal vu d'avoir une femme dans ce temple. Jeune cela ne dérangeait pas et bien qu'elle n'est pas changé son âge lui interdisait de faire plus que vivre juste à côté du temple. Juste à côté c'était vraiment au bord, de sa fenêtre elle avait vu dans le cloître et aimait assister aux prières du soir qui s'y déroulaient à la lumières des torches, assise sur sa fenêtre. Son maitre l'avait grondé un soir mais elle continuait quand même, d'ailleurs si elle ne se dépêchait pas elle allait devoir la rater parce qu'elle serait en train de faire la cuisine.


    "- Bon et bien allons y. Il faut se dépêcher excusez moi, mais je ne veux pas rater le spectacle. "

    Elle resta très évasive sur le dit spectacle, mais on pouvait voir par son sourire enjoué qu'elle tenait beaucoup à le voir. D'ailleurs, elle était déjà partie en direction des portes, tournant immédiatement à droite dans une ruelle très étroite et sinueuse qui grimpait sur le flanc de la colline sur lequel on avait construit Dedale, enfin cette partie nord en tout cas. Peut être qu'un jour la vile s'agrandirait assez pour faire de ce point magnifique (on y avait la plus belle vue et pourtant c'était très mal famé). Eldryd se baladait dans toute la ville depuis toute petite en faisant fit du danger et en grandissant croyez le ou non elle y prenait encore moins garde. Sans doute désirait-elle mettre un peu de piment dans sa vie.
    Enfin en générale elle évitait de mettre en pratique les leçon de son maître au temple, elle risquait de blesser quelqu'un et donc d'avoir des ennuis. Les gens sont souvent assez idiot pour confondre de la défense et de l'attaque. Même si sa défense était radicale elle n'en restait pas moins une réponse à un geste offensif qui visait à lui faire mal. Enfin notre ami était armé il ne risquait pas grand chose, un coup dans le ciel et tout le monde se serait enfuie en un rien de temps croyez moi.

    Elle tourna ensuite à gauche et là juste à la droite du temple un édifice qui semblait être construit dans un trou de souris. Tout en hauteur une maison faisant trois étages qu'elle avait pu s'offrir en vendant la maison de ses parents. Elle ne supportait plus de vivre dans ce lieu loin du temple à l'époque et désormais elle ne pouvait plus le savoir vraiment... Enfin tout le matériel était ici. Une grande bibliothèque pleine de livres de géologie sur les pierres Troyennes mais pas seulement. Il y avait aussi des vitrines ou des objets semblables à des bibelots trônant sur les étagères, c'était des pierres plus ou moins précieuses que ses parents avaient récoltés. L'entrée avait une armoire encastrée dans lequel elle rangeait ses manteaux et ses chaussures. Une fois qu'ils furent entré elle proposa à son hôte de le débarrasser de son manteau, en tendant les mains.


    "- Votre manteau ? Sinon n'hésitez pas à faire comme chez vous. Je m'excuse mais je vais faire la cuisine. La bibliothèque est juste derrière cette porte. La cuisine salle à manger et salon au dessus et au dernier étage, ma chambre, mon bureau et la salle de bain. "

    Le tour du propriétaire était vite fait, mais bon elle n'avait pas le temps de se montrer des plus aimable. Ce soir c'était une prière spéciale un nouveau venu arrivait dans le temple et elle voulait voir à quoi il ressemblait. En plus les prières de nouvelles arrivées étaient toujours plus somptueuses que les autres.
    Laissant le prince en bas (oui elle manque tout le respect qui lui ai du mais bon il refuse à admettre la vérité elle fait comme si sans faire aucun effort...) avec la bibliothèque encombrée de romans, de livres de sciences, sur les différents courant de pensées qui coexistaient au sein du cercle, de philosophie et aussi beaucoup de livres sur la sociologie. Cette bibliothèque bien que très complète avait été entièrement lue par la jeune femme et traduisait bien sa culture très importante, ainsi que sa façon de penser : large et réfléchie. Elle pouvait sembler immature mais en vérité c'était une simple façon de masquer le sérieux de sa réflexion et de sa façon d'agir. Sa vie au temple l'avait influencé et cela se retranscrivait dans son intérieur. Les murs blancs faisaient ressortir les meubles en bois sombre et les photos colorés qu'elle avait elle même prise de Troie. Au fenêtre des rideaux dans les ton rouge orangés reprenant la couleur que le ciel prendrait d'ici quelques minutes si le prince montait sur le toit il aurait une vue magnifique. Mais Eldrid ne partagerait cette vision de la planète qu'elle avait avec personne pour l'instant. Elle aimait regarder se spectacle, elle l'avait souvent photographié en témoigne le nombre impressionnant de photo qui couvrent ses murs, mais partager des instants comme cela elle le ferait avec une personne lorsqu'elle l'aurait trouvé.
    Une fois qu'on avait prit l'escalier en bois sombre on tombait dans une grande pièce presque entièrement ouverte. D'un côté le salon séparé de la cuisine par un mur (ils sont blanc partout) et de la salle à manger d'un bar dans le prolongement du mur. La cuisine en U avait une petite fenêtre au dessus de l'évier, d'où l'on pouvait voir les portes nord où ils se trouvaient quelques instant avant, mais c'était la grande fenêtre à côté de la baie vitrée qui servait d'observatoire à la jeune femme. On pouvait d'ailleurs voir qu'elle avait arrangé de quoi s'installer un long moment. Son intérieur simple était pourtant pleins de souvenir de famille. Elle avait un peu partout des photos de Troie, soit les sienne soit celles-de ses parents. Aussi bien du désert de feu que du désert de glace. Elle avait aussi des photos du temple mais celle-ci étaient en moins grand nombre et de tout façon elle avait déjà de la chance d'en avoir chez elle.


    [Si tu veux la description du troisième étage je t'en prie, je la rajoute.]
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    Kiba Alehando Steawald
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Sam 29 Mar 2008 - 1:11

    [HJ : Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire. En tout cas, pas pour le moment. ^^ ]

    Kiba ne pu s’empêcher de trouver amusante l’insistance de la jeune femme sur le fait qu’il était le Prince de Tenkaï. En même temps, depuis qu’il avait fait sa petite… « fugue », Kiba avait tendance à être d’humeur plutôt joyeuse. Depuis sa fugue ? Non, en fait, Kiba était un être plein de bonne humeur et d’espoirs. Kiba n’était pas du genre à se laisser démonter.
    Il leva l’index d’un air faussement réprobateur.


    « Tsss ! Tsss ! Tsss ! J’aime autant que vous partiez du principe que je ne suis pas un Prince du tout. »

    Cependant, la jeune dame semblait avoir déjà décidé de le considérer comme un égal. Kiba se demanda si c’était particulier à elle ou si c’était un état d’esprit général sur Troie. Sans doute un peu des deux. Encore une chose que Kiba appréciait sur cette planète.

    Mais Kiba avait peut-être touché une corde sensible de la jeune femme et, au cas où, il préférait s’excuser.


    « Je suis désolé de vous avoir embêtée avec ma question. Mais je comprends maintenant où vous vouliez en venir. Quand on a de mauvaises expériences, on devient plus prudent. Il faut croire que moi, je n’en ai pas eu assez. Croisons les doigts pour que je ne me casse pas la figure trop violemment ! »

    Et Kiba rendit à la jeune femme son sourire.

    « Vous avez un très joli sourire, sans vouloir passer pour un séducteur de pacotille. »

    Kiba disait cela parce que c’était vrai, tout simplement. S’il était capable de mentir comme il respirait, il préférait de loin être franc avec les personnes qu’il trouvait sympathiques.
    Mais évidemment, la demoiselle n’avait pas le monopole du plus beau sourire. Kiba en avait déjà croisé un autre bien avant, même si cela avait été très éphémère. Et par conséquent, non, Kiba n’avait pas l’intention de jouer les séducteurs de pacotille. Non, vous ne croyez tout de même pas que Kiba est du genre à tomber amoureux de deux personnes en même temps, tout de même ?

    Quand la jeune femme lui indiqua de la suivre, Kiba obéit, mais il réagit le mot « spectacle ».


    « Un spectacle ? » Fit-il sans vraiment attendre de réponse.

    Si le but de la jeune femme était de piquer la curiosité de Kiba, c’était sans conteste réussi. En même temps, Kiba était un vrai Shitennô et il était donc très curieux de nature.

    Le Prince constata que les rues qu’ils empruntaient étaient assez mal famées. Et il constata aussi que cela ne gênait pas le moins du monde sa nouvelle hôtesse. En même temps, quand on était Troyen, les contrebandiers devaient faire partie du quotidien depuis tellement longtemps qu’on devait avoir du mal à concevoir la vie sans le piment qu’ils apportaient à la ville de Dédale.
    Kiba, lui, était aussi à l’aise. C’était son nouveau milieu de vie depuis quelques mois. Et il s’y faisait bien.

    La jeune femme le fit entrer dans une maison toute en hauteur située dans le voisinage d’un temple. Kiba la laissa lui retirer son manteau tandis qu’il la remerciait poliment. Elle l’abandonna dans la bibliothèque pour faire la cuisine. Mais bien qu’elle lui avait dit de faire comme chez lui, Kiba se contenta d’abord d’examiner la pièce. Il y avait de très belles photos de Troie. Il s’arrêta pendant un assez long moment devant la fenêtre. Parce qu’il aimait bien regarder par les fenêtres. Puis il étudia plus attentivement la bibliothèque elle-même. Il regardait les titres des livres. Il s’arrêta sur l’un d’entre eux, le retira doucement et l’ouvrit délicatement. Il s’agissait d’un traité de sociologie sur les contrebandiers. Kiba commença à lire debout au milieu de la pièce, intrigué, et il ne vit pas le temps passer.
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Sam 29 Mar 2008 - 13:04

    Eldrid était face à ses fourneau, le prince qui ne voulait pas en être un visiblement il le lui avait reprécisé avant de venir chez elle, lui était toujours en bas. Sans doute à consulter des livres de la bibliothèque. De toute façon elle le serait bien vu qu'elle allait descendre d'ici quelques minutes. Oh le repas n'était pas encore prêt, mais il terminerait de se faire tout seul le petit père.
    Elle avait prit les courses de son invité pour les mettre au frais histoire de ne pas perdre de si bonnes denrées. Lorsqu'elle descendit elle le trouva effectivement plongé dans une lecture assez étrange, un livre de sociologie, fort mauvais qui plus est. Oui il faut lire le pire comme le meilleur dans la vie et cela n'était pas exactement le pire mais presque. Elle passa la tête par la porte et le regarda en souriant. La jeune femme n'avait pas prit mouche face à sa curiosité quelque peu déplacé, après tout c'était le passé et le désert était chez eux c'était là qu'ils se sentaient le mieux. Mieux valait ça qu'une mort malheureuse dans Dédale.
    En le regardant elle repensa à la réflexion qu'il avait fait à propos de son sourire son maître lui avait demandé d'arrêter d'être aussi enjoué un jour, sans lui donner la moindre explication, pourtant elle n'avait pu s'empêcher de l'être. Et cela lui fut fatale aux yeux d'un représentant de l'ordre du temple.

    Elle l'observait mais ce n'était pas une bonne attitude à adopter, elle se racla la gorge histoire de le prévenir qu'elle était là, puis avança de quelques pas pour arriver à côté de lui.


    "- Hum, vous ne devriez pas lire celui-ci il n'est pas très bon. Je vous conseil celui-là. "

    Elle prit un livre et le lui présenta sans la moindre gêne. Après tout elle les avaient lu alors autant profiter des leçons qu'elle avait acquise durant son apprentissage. Elle consulta sa montre, son repas serait bientôt prêt à être mangé. Elle avait fait de la soupe de légumes locaux avec des pattes dedans. Ces pattes troyennes étaient très similaire aux pattes chinoise de l'ancienne terre, mais elles avaient en plus dans leur recette une différence notable : une épice qu'on ne trouvait qu'ici sur Troie.

    "- Le repas est presque prêt, j'espère que la cuisine locale ne vous dérange pas, je ne sais faire que ça. "

    Elle l'invita à monter, puis lui proposa un verre de vin. Du vin troyen très fort et assez goûtu, non pas qu'il soit fruité mais il avait un goût que nul par ailleurs on retrouvait. Elle n'en avait servit qu'un quart de verre à chacun l'équivalent de deux ou trois gorgées mais ici tout le monde savait qu'en en prenant une gorgée on était bon pour le sommeil prolongé. Puis elle regarda par la fenêtre dans le cloitre du temple. On mettait en place les torches ils étaient à l'heure, cela ne changerait pas de d'habitude donc. La traduction de ce plaisir se fit par un simple sourire discret, puis elle trempa les lèvres dans son vin en en buvant qu'une infime part de ce qu'elle c'était servit. Espérons que le prince n'est pas idée de faire le fière et de boire tout ça d'un seul coup...
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Dim 6 Avr 2008 - 1:37

    Le petit bout de femme revint dans la bibliothèque et se racla la gorge pour signaler sa présence. Kiba leva la tête et lui adressa un sourire, tout simplement. Elle avait son attention, si c’était ce qu’elle voulait obtenir. Elle s’avança pour lui signaler qu’il avait pris un livre qui n’était pas très bon.

    « Ah. »

    Mince alors ! Il avait encore fait une bêtise ! Mais comment avait-il pu prévoir, hein ? Comment aurait-il pu deviner, hein ? En connaissant l’auteur ? Certes. Bon, voilà. Kiba était un vilain petit prince complètement inculte. Il n’y connaissait rien en sociologie des contrebandiers. C’était un étranger, après tout. Comment pouvait-il prétendre mieux s’y connaître qu’un Troyen d’origine ? Ah ! Vraiment, Kiba était un imbécile.
    Kiba eut un léger pincement au cœur en ayant l’impression qu’on essayait de l’humilier. Mais il ne le montra pas. C’était hors de question. D’autant plus qu’il n’était qu’un humble contrebandier invité à dîner par une charmante dame. Il fallait qu’il se comporte comme tel. Ou à peu près.

    Aussi, lorsqu’elle lui tendit un autre livre, prétendant qu’il était meilleur, il eut un simple sourire de reconnaissance et répondit par un humble :


    « Oh. »

    Comme conseillé, il rangea le mauvais livre pour feuilleter le bon livre… Ce qui visiblement ne rimait à rien, puisqu’ils allaient bientôt manger selon les dires, de la jeune femme. La jeune femme, la jeune femme… Enfer et damnation ! Disaient les humains. Foutre Dieu ! Préféraient les Shitennô. Les présentations n’avaient pas eut lieu ! Mais Kiba n’allait pas couper la parole à son hôtesse, ça ne se faisait pas.

    « Bon. »

    Quant à la composition du repas…

    « Au contraire, j’en suis ravi ! Je ne suis pas sur Troie pour aller manger dans la succursale du dernier restaurant branché de Babel… »

    Kiba n’avait délibérément pas pris Kekkai comme exemple.
    Il suivit la jeune femme dans l’escalier. Il observa son nouvel environnement avec curiosité, mais discrétion, aussi. Il accepta avec un remerciement le verre de vin que lui tendit son hôtesse, tout en se demandant de quoi il s’agissait, exactement. Il sentit d’abord le liquide, autant pour en apprécier d’autant plus la saveur que pour l’évaluer. Kiba était plus prudent qu’il n’en avait l’air. L’odeur de l’alcool lui frappa les narines. Oui, costaud, quand même.
    Il trempa les lèvres dans le vin et en absorba doucement une petite partie. C’était bon. Mais c’était fort. Cela ne dérangeait pas vraiment Kiba, mais cela le rendait méfiant. Il aurait été en compagnie d’une vieille amie, il aurait sans doute dit quelque chose comme : « Dis, tu serais pas en train d’essayer de m’assommer pour profiter de la situation ? ». Mais il n’était pas en compagnie d’une vieille connaissance, bien au contraire. Il ne pouvait pas dire une telle chose sans paraître grossier. Cependant, il se posait quelques questions, tout de même. Lui proposer, comme ça, un vin fort, d’entrée de jeu…

    Bref, Kiba s’en tint à sa première résolution : les présentations.


    « Ce vin est délicieux. Mais je me rends compte que l’on ne se connaît pas encore. On m’appelle Alehando Calrissian. Oserai-je vous demander votre nom ? »

    Ce n’était même pas un mensonge. On l’appelait bien Alehando Calrissian. Certes, c’était bien parce qu’il se présentait sous ce nom. Et s’il semblait insister sur le fait qu’il n’était pas le Prince de Tenkaï, il ne voulait que se montrer poli et il ne pouvait pas donner son vrai nom.
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Ven 11 Avr 2008 - 8:08

    Eldrid fut surprise de se faire sortir de ses songes par son invité. Elle était absorbée par cet évènement un peu spécial, enfin pour l'heure il lui avait demandé de se présenter, elle ne pouvait pas refuser. Elle lui fit un grand sourire autant pour s'excuser de son attitude que pour sa rêverie passagère donc le rassurer de son sursaut.

    "- Excusez moi. Eldrid Mac Cray, enchantée. Pour le vin j'espère que vous ne m'en voudrez pas, c'est une coutume locale."

    Elle était un peu gênée, puis elle vit un photo d'elle, plus petite au côté d'un de ses amis de cette époque. Une garçon du temple qu'elle adorait, toujours ensembles. Ils étaient tel des amis inséparables. Pourtant il avait du quitter le temple, elle n'avait même pas pu lui dire un seul mot depuis toutes ces années... Enfin c'était le passé, elle abaissa la photo en conservant son sourire nostalgique, prit une nouvelle minuscule gorgée dans son verre de vin, et se tourna vers lui.

    "- On passe à table ? "

    Elle lui fit un grand sourire, espérant qu'il accepte, il fallait qu'elle s'éloigne de cette fenêtre, sinon elle allait rester voir qui était le nouveau. Elle espérait toujours en secret que cela soit cette connaissance, mais bon après tout il avait pu arrêter de vivre au temple. Elle avait envie de le revoir pourtant, juste comme ça pour savoir qu'il va bien. Elle l'espérait, mais elle avait quelqu'un chez elle et donc impossible de faire comme si elle était seule.
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Sam 12 Avr 2008 - 19:07

    Kiba fut surpris de surprendre en pleine rêverie. La jeune femme se présenta sous le nom d’Eldrid Mac Cray avec un joli sourire d’excuse. Kiba lui adressa un signe de tête pour lui faire comprendre qu’il était tout aussi enchanté (et pourtant, elle ne s’appelait pas Merlin). Il lui renvoya son sourire. Oui, Kiba était poli. Mais, non, le joli sourire d’excuse, ça ne suffisait pas, le mal était fait. Et oui, Kiba était un peu vexé. Bon, il n’était pas du genre rancunier, mais là, il le sentait passer… Quoi ? Pourquoi l’avait-elle invité si sa compagnie l’intéressait si peu ? Kiba pouvait comprendre qu’elle soit intéressée par ce qui se passait en bas, dans le temple… Mais il ne pouvait pas comprendre pourquoi elle l’avait invité si elle souhaitait en profiter seule. Et le vin lui parut tout à coup fort innocent. Pas de doute : son hôtesse était trop peu intéressée par son invité pour l’avoir fait exprès. Non pas qu’il voulût que le contraire soit vrai. Bien au contraire. Mais quelque chose entre deux, ça n’aurait pas été plus mal…

    Et le pire… C’est que la jeune femme repartit dans de longues pensées nostalgiques (Kiba n’en doutait pas) tout en regardant une photo. Kiba ne pu réprimer un froncement de sourcil. Mais dès qu’il s’en aperçut, il força les muscles de son visage à se détendre. Et, comme pour confirmer ses doutes, Eldrid garda un beau sourire chargé de belles choses du passé… C’en était presque à pleurer et Kiba retint une nouvelle grimace.

    Mais faute de faire bonne compagnie, Kiba pourrait peut-être au moins se régaler. Allez, reste positif Kiba !


    « Passons à table ! » Acquiesça-t-il joyeusement avec un large sourire.

    Il la suivit puis recula une chaise pour Eldrid avec force de mouvements inutiles, comme s’il parodiait un prince particulièrement galant (qu’il pouvait être en d’autres circonstances).
    Enfin, il posa son princier derrière sur une chaise et garda un mutisme boudeur tout en ayant l’air d’excellente humeur. Non,m ais oh ! Hein ! Bon !
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Invité le Sam 12 Avr 2008 - 22:16

    Eldrid était bien revenue sur terre. Elle avait les yeux bien moins loin que précédemment, et on pourrait même qualifier son regard d'attentif. Elle rougit un peu devant ses manières, elle qui se tenait d'une façon très particulière à table... Il allait s'en rendre compte assez vite.
    Si tôt assise, elle posa son verre encore presque plein près d'elle, puis elle entreprit de servir. La tâche semble facile, ce n'est qu'un peu d'eau, des légumes et pour finir quelques féculent appelés pâtes... Mais pour elle c'était tout une affaire de servir. Elle s'y essaya tout de même, avec sa louche trop grande, elle servit deux bonnes louches dans chacun des bols qu'elle avait disposé sur la table, puis reprit place sur sa chaise. Un sourire ravie su le visage, elle n'en avait pas mis à côté !
    Ensuite, elle prit place sur sa chaise, première étape : poser son arrière train. Deuxième étape replier la jambe droite. Troisième étape, coincer la jambe gauche dans la droite. Quatrième étape rester zen même si on a un invité à sa table. Voilà le programme très ambitieux de ce début de repas de notre jeune mademoiselle Mac Cray. Elle devait se rattraper pour tout à l'heure...


    "- Et bien bon appétit, j'espère que ça vous plaira. "

    Son ton était assez optimiste, elle n'aimait pas se montrer défaitiste, peut être une déformation professionnelle... Elle lui fit un grand sourire ravi, et prit une première cuillerée de soupe. Elle était juste assaisonnée comme il fallait, pour une ois elle était contente de l'assaisonnement qu'elle avait fait de son plat. Il était possible que cela ne plaise pas, les légumes Troiens avaient souvent un goût très prononcé caractéristique de la sécheresse dans laquelle ils poussaient... Voyant que le silence s'installait, elle prit la parole, espérant qu'il répondrait, ou qu'au moins il continuerait de converser avec elle. Elle avait toujours aimé bavasser surtout pour apprendre des choses autant sur un mode de vie que sur une façon de concevoir les choses. Elle aimait étudier les gens en général aussi bien qu'en particulier. Sa bibliothèque le montrait bien.

    "- Si ce n'est pas indiscret, pourrai-je savoir ce qui vous amène ici et surtout ce qui vous a poussé à faire ce métier ?"
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    Re: Aux portes de la ville.

    Message par Kiba Alehando Steawald le Lun 21 Avr 2008 - 20:30

    Kiba regarda Eldrid servir avec curiosité. Elle semblait y mettre une concentration plus importante que nécessaire. Voulait-elle éviter des maladresses dont elle aurait été coutumière ? Peut-être. Mais ce qui surprit le plus Kiba, ce fut sa façon de s’asseoir sur sa chaise pour manger. Ce n’était pas tellement une question de manière, mais plutôt de confort. Il n’était pas sûr que cette posture facilitait la digestion, et il ne put s’empêcher de la regarder d’un air un peu interrogateur, sans pour autant attendre d’explication.
    Mais quand elle lui souhaita un bon appétit, Kiba lui adressa un sourire et répondit :


    « Merci, vous de même. »

    Suivant l’exemple d’Eldrid, il prit sa première cuillerée de soupe et la goûta prudemment. Ce n’était pas qu’il n’avait pas confiance, mais il n’avait pas envie de se brûler. Il mangeait avec élégance. Pas de geste ni de bruit disgracieux. On était Prince, ou on ne l’était pas. Cependant, il n’était pas maniéré pour deux crédits. C’était une question de bon goût. Kiba avait appris à rester élégant sans que l’effort pour y arriver ne se remarque.

    Évidemment, c’était le moment de complimenter la cuisine. Question de diplomatie.


    « C’est réellement très bon. »

    Et Kiba le pensait vraiment ! Oui, car s’il avait voulu être hypocrite, il aurait dit : c’est délicieux. Car pour Kiba, pour préparer un plat délicieux, il fallait un grand chef. Quand on savait ce qu’était la grande cuisine, il était impossible de ne pas faire la différence. Cela ne l’empêchait pas du tout d’apprécier la cuisine plus modeste, mais la différence était là et ne pas en tenir compte, c’était être malhonnête.

    Kiba apprécia tout de suite cette cuisine typique de Troie. C’était tout à fait le genre de saveurs qui lui plaisait. Ça « arrachait la gueule » et il aimait ça.

    Eldrid amorça la discussion en lui demandant pourquoi il était devenu contrebandier. Bien sûr que c’était indiscret, mais Kiba était tout à fait capable de répondre honnêtement sans en apprendre trop à la jeune femme.


    « Vous voulez parler de la contrebande, n’est-ce pas ? Si je suis venu à Dédale, c’est parce que c’est l’endroit le plus… confortable pour les contrebandiers. On peut s’installer plus facilement, on trouve plus de contrats… Quant à mon choix pour ce… métier… »

    Kiba fit une pause pour réfléchir.

    « Je me suis malencontreusement retrouvé dans l’impossibilité de gagner ma vie légalement. Alors je le fais illégalement. Par ailleurs, je cherche quelqu’un et la contrebande m’offre des contacts qui me permettront d’atteindre mon but. Et puis… Je crois que j’aime bien ça. »

    Kiba fit un grand sourire avant de reprendre une nouvelle cuillerée de soupe.

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