C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

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    Elyès de Lioncourt
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    C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:16

    Chapitre 1 : L’effroyable rencontre !
    Tu exagères toujours tout…


    Réveil matin 6h, elle se réveille comme une fleur.
    Ah nan, pas vraiment en fait…
    Maddie sursauta plutôt violemment même. Reprenant ses esprits, elle attrapa son portable qui faisait office de réveil et éteint la petite musique. Elle s’étira. Elle avait connu des réveils plus agréables… et surtout qui ne la coupait pas pendant qu’elle rêvait qu’elle remettait en place cette pouffiasse de Jennifer…
    C’était frustrant tout de même ! Elle n’avait pas le droit de le faire en vrai, et même son fichu réveil l’empêchait d’en rêver… La vie était trop injuste parfois…
    Repoussant la couette, elle s’assit sur le bord de son canapé-lit. Elle se leva et alluma la lumière de sa petite cuisine et se servit un verre de jus de fruits. Indispensable pour bien commencer la journée ! En effet, ce verre plein de vitamines lui permettait d’ouvrir les yeux.
    Elle se rendit ensuite dans la salle de bain pour une bonne douche revigorante. Habillée sobrement, après tout, elle n’allait qu’au travail. C’était donc jean et sweat polaire.
    Elle avala son petit-déj au son de sa radio, se dandinant sur sa chaise lorsque la musique était entraînante, rêvassant encore un peu lorsque celle-ci se faisait plus calme.

    « Ah nan ! Pas eux ! »

    Elle éteignit le poste quand vint le tour des Synthetic Dreams.

    L’autre avec sa crête là, toujours à se dandiner à moitié nu pour émoustiller les préadolescentes aux hormones en folie… Non merci.
    Et puis elle n’avait plus le temps là…
    Attrapant son sac, elle sortit en trombe de son appartement.

    Le voyage en voiture ne dura qu’un petit quart d’heure avant qu’elle n’arrive en vue de l’Ambassade. Et pour cause, elle avait une conduite assez… énergique. Et pas forcément au goût des autres automobilistes d’ailleurs...
    Arrivée au poste de contrôle, elle salua le contrôleur et lui tendit sa carte.

    « Alors, qui a gagné ? »
    « Spacibus ! Le seul et l’unique ! Pourquoi demander… »
    « Je me le demandes encore… » répondit-elle souriante en reprenant sa carte.
    « Bonne journée » lança-t-il.

    Elle alla se garer à sa place réservée. En verrouillant son véhicule, elle aperçut un de ses collègues de nuit qui s’en allait.

    « Oh, Clark ! Ça a été c’te nuit ? » Lança-t-elle à la cantonade.

    Réprimant un bâillement il lui répondit :

    « Ouais… Tranquille…à en mourir. »
    « Pas si tranquille que ça alors. T’es encore là ! »

    Il lui secoua sa main en signe de défection. Il sortit de l’ambassade tandis qu’elle faisait son entrée par les « coulisses ».

    Ouvrant la première porte à sa droite, elle arriva aux vestiaires. C’était une salle tout en profondeur. Il y avait 4 rangées de casiers, et deux bancs entre chaque.
    Elle salua tout le monde avec un tonitruant « Bonjour ! » puis se dirigea vers le 5ème casier en haut à droite, dans la troisième rangée, c’est-à-dire celle qui se trouvait tout droit devant elle en entrant dans la pièce.
    Elle ouvrit la porte de son casier et sans plus de cérémonie commença à se dévêtir.
    Son supérieur fit son entrée dans le vestiaire en relisant une feuille. Le Sergent Chef Kelvin Bismark était un soldat tout ce qu’il y avait de plus… soldat. La carrure, l’attitude, l’aura… Tout pour faire un bon chef. Et il l’était.
    Après les salutations d’usage, il commença à donner l’ordre du jour et les affectations de chacun.
    Vint le tour de Maddie…

    « Oh Koenig ! Vous ferez votre ronde dans le secteur 4 aujourd’hui. Carter vous aidera à couvrir la zone. » déclara Bismark.
    « Ok ! » répondit-elle en enfilant son bas d’uniforme gris.

    Bien qu’il n’y ait aucune séparation homme femme dans les vestiaires, il n’y avait aucun souci de cohabitation. C’était une des choses qui s’apprenait lors de leur formation. Ton camarade n’était pas un membre de l’autre sexe, potentiellement un partenaire d’activités sexuelles, mais un autre membre de son propre corps, comme un bras ou une jambe. (Ce qui n’empêche pas certaine transgression de cette règle…)
    Une fois prête, elle sortit des vestiaires avec son collègue. Ils se séparèrent après s’être mis d’accord sur leur secteur d’action. Maddie s’occuperait de la partie la plus interne du secteur tandis qu’Alex lui s’occuperai de couvrir le périmètre. Après tout, c’est pas comme si elle courrait un grand danger à faire sa ronde seule. Ils étaient dans un bâtiment surprotégé. Et si jamais il advenait qu’elle rencontrerait des personnes suspectes, elle avait toutes les qualifications requises pour faire face à ce genre de situation.

    [ Petite musique pour la suite ! (Pour déconner) ]


    Dernière édition par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:30, édité 2 fois
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:17

    Et une journée pas comme les autres commença pour l’Agent de Première Classe Madeline Koenig.

    Alors qu’elle se baladait tranquillement dans les couloirs, au alentour de… oh allez quoi… 8h05… elle vit un homme au loin. Jusque là rien d'anormal. A première vue, il s'agissait d'un type grand... 1m80... peut-être plus petit. Mais bon, toujours plus grand qu'elle. Sa chevelure brune était plutôt courte mais suffisamment longue pour lui arriver devant les yeux. Somme toute un gars banal à la démarche tranquille.

    Plus il avançait vers elle et plus elle se demandait ce qu’il faisait là, cette partie de l’ambassade était privée : seuls les diplomates résidents pouvaient y accéder. C’était louche cette histoire… Mais il avait un minois charmant. Ça ne pouvait pas être un mauvais bougre. Son visage respirait la gentillesse ! Le petit sourire sur ses lèvres fines, ses yeux marrons sombre pleins de douceurs. Même le nez fin clamait haut et fort que ce bonhomme respirait... Respirait.
    Et puis bon, les politiques, à cette heure-ci, c’étaient déjà assis sur leur chaise à faire dieu sait quoi avec leur papiers… (Des chasseurs? pourquoi pas… Quoique… Ils avaient assez de matériel pour tenter le croiseur…)
    Et plus il avançait et moins elle voyait la petite carte distinctive accroché sur sa poitrine… De moins en moins bien pour le monsieur…
    Elle sentit une pointe de nervosité la traverser. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas eu droit à un peu d’action. Un mano à mano… Ça pouvait être intéressant. Mais son patron avait dit : « Pas de grabuge ! Seulement si c’est nécessaire. N’allez pas encore déclencher la panique parce que quelqu’un vous aura regardé de travers ! » Mais c’était vrai ! La dernière fois, ce quelqu'un l’avait vraiment regardée de travers ! Alors elle lui avait gentiment rappelé les règles de courtoisie… à sa manière. Bon, le fait qu’ils ont été obligés de l’emmener à l’hôpital pour cause de fracture ouverte… Ça avait un petit peu été hors de proportion mais bon, Maddie ne connaissait pas sa force…
    Mais revenons à nos moutons… euh à notre individu suspect se promenant dans les couloirs.

    Elle arriva enfin à sa hauteur et elle vit bien qu’il n’avait pas sa carte. Là, mon p’tit bonhomme t’était mal ! Le dit p'tit bonhomme, lui, resta impassible quand la demoiselle au petit gabarit s'approchait. Certes, elle venait vers lui... Mais comme lui n'avait rien fait de mal, il n'y avait aucune raison pour qu'elle s'adresse à lui directement. Non, elle devait juste être pressée et par un enchaînement de hasard, elle se dirigeait vers lui, voilà tout. Plus elle s'approchait, plus il pouvait l'observer attentivement. Elle était petite, donc, l'absence de veste dévoilait une poitrine menue, mais le jeune homme détourna vite le regard de ce point de vue là. Ce qui amenait donc au visage de la jeune femme, qui, selon lui, n'était pas ingrat. Elle avait un menton fin, des lèvres fines de couleurs naturelle, un petit nez légèrement retroussé mais pas disgracieux pour autant, de grands yeux noisettes surmonté par de fin sourcils joliment formé. Il y avait un petit air boudeur sur son visage mélangé à une légère colère. Sans doute à cause du pourquoi elle était pressée. Mais ce qui se remarquait particulièrement, c'était bien ses cheveux. Coupé court, coiffé en bataille, ils étaient d'un roux flamboyant. La demoiselle n'avait pas de maquillage, et n'avait pas d'artifice sur elle. Elle s'arrêta à sa hauteur et le regarda.

    « Vous n’avez rien à faire ici Monsieur. » dit-elle en lui saisissant le poignet droit de sa main gauche. Ah bah si, c'était bien à lui qu'elle s'adressait en fait. Il lui adressa un beau sourire et commença par dire :

    " Et bien, vous allez rire, mais c'est juste que..."

    Et elle l’entraîna à sa suite. Et il perdit l'équilibre. Elle ne semblait pas spécialement disposée à l'écouter de toute façon, ainsi préféra-t-il adopter la technique "restons silencieux et voyons où ça mène toute cette belle affaire". Car pour le moment, elle le traînait dans les couloirs, sans qu'il soit capable de vraiment en reconnaître un et il se demanda vaguement où est-ce que la demoiselle le menait avec tant d'entrain. Il n'avait rien à faire ici ? Ah oui, sans doute s'était-il trompé de couloir et s'était-il retrouvé dans une partie qui lui était interdite... Et elle l'emmenait faire une visite des lieux ! Ah, c'était charmant !

    " Merci pour la visite, c'est vraiment grand ici et..."

    « Mais qu’est-ce qu’ils foutent à la sécurité devant ! On laisse vraiment entrer n’importe qui… »

    Là, il resta un peu plus perplexe... Bon, elle était gentille, la petite rouquine à lui montrer le chemin, mais tout de même, elle pourrait, peut-être, un peu écouter, non ? Ou au moins expliquer ce qui se passait, car il commençait à douter que ces hypothèses soit bien fondée... Mais en même temps... Qu'est-ce que ça pourrait être d'autre qu'une visite amicale, quoi qu'un peu musclée (son poignet lui hurlait "cette fille est une brute !" tandis que son bras lui murmurait " Bientôt, tu devras te débrouiller sans moi"). Mais bon, pour le moment, il préféra observer en silence.

    Ils arrivèrent en vue des bureaux des diplomates, ce qui voulait dire qu’ils s’approchaient de la zone réservée au public. Elle ne s’arrêta pas pour autant, grommelant toujours. Et tant mieux, car c'était pas vraiment le bureau des diplomates qui l'intéressaient... C'était les vestiaires ! Ah mais ça y est, il y était... Il y avait un chemin plus court vers les vestiaires sans doute… Et plus officiel peut-être ? Oui, c'était sans doute pour ça. Il tourna rapidement la tête vers les bureaux mais sa nouvelle guide grommela et le tira d'une quelconque pensée.

    « Des incapables… Et si ça avait été un terroriste ? Hein ! Nan mais je vous jure… »

    Un terroriste ? Où ça ? Mais de qui parlait-elle ? Le dit supposé terroriste ne comprenait pas que c'était de lui dont il était question. Il fronça les sourcils, plongé en pleine réflexion mais décrispa rapidement quand il aperçut furtivement d'autres diplomates. Il leurs adressa un "coucou" de la main en leurs lançant un beau sourire. (Oui, il était dans le top 10 des plus beaux sourires du cercle, au moins...) Mais sa mine réjouit le quitta rapidement quand il réentendu la jeune femme s'exprimer :

    « Quand je pense que je dois assurer la sécurité de gars comme ça… Qui passent leur temps le cul assis sur une chaise ! … »

    Sans doute vit-il en ces quelques paroles une occasion de sympathiser avec la demoiselle, car aussitôt il répondit gaiement :

    " Ouiii, elles sont d'ailleurs pas très très confortable, ces chaises..."

    « Vous critiquez ?! » s’emporta la demoiselle en se retournant vivement vers son captif.

    Elle allait le mordre. Le captif ne savait pas pourquoi, mais il l'en croyait parfaitement capable. Bon, restons calme et répondons, pour sa survie, avec empressement :

    " Nooooon, elles sont très jolie d'ailleurs !"

    « Bon. …N’empêche que c’est vrai qu’elles sont pas franchement confortables… » murmura-t-elle pour elle-même.

    Et il survivrait. Il laissa échapper un léger soupir de soulagement, pas trop perceptible (il en allait de sa survie là quand même, rappelons-le...) et se décida à suivre la jeune demoiselle sans un seul mot, vu que les quelques tentatives de prise de contact s'évertuaient à un être un échec cuisant. Il lui restait l'ultime solution pour bien négocier la suite : le silence, attendre que la demoiselle soit disposée à l'attendre. Bonne nouvelle ! Il était patient.

    Ils arrivèrent enfin dans l’entrée de l’ambassade.

    Et le plus étonnant, peut-être, fut qu'il ne la reconnue pas toute suite, le pauvre homme ne semblait pas être pourvu d'un sens de l'orientation hors du commun. Et sa mémoire semblait extrêmement sélective... A la vue de la porte finement ouvragée, après tout, dans une ambassade, autant en donner direct plein la vue, il laissa s'écharper :

    " Oooh, c'est joli ça ! Vraiment, c'est très..."

    Une exclamation... très exclamative au début mais qui fut vite interrompue par la suite.

    Passant les portes automatiques, elle relâcha sans ménagement son captif qui descendit les trois marches du perron un peu en déséquilibre. Et finalement, avec la tactique hasardeuse du cloche pied, il finit par se stopper et se figea quand il vit la vision quasi-apocalyptique de dehors. Il faisait froid, très froid. Il neigeait, tout était d'un blanc éclatant, d'un blanc mortel, et lui était... En chemise. Et cravate. Mais la cravate, c'est pas ce qui empêchait tout son corps de frissonner quand il sentit une méchante morsure de froid contre son visage. Il se retourna vers la demoiselle, avec un air d'incompréhension, mi "c'est une mauvaise blague" mi "non, elle est sérieuse ?!" quand elle ouvrit la bouche. Chic, elle allait lui dire que c'était amusant et que maintenant, il fallait rentrer !

    « Et que je vous y reprenne plus ! »

    Ah non.

    Elle allait faire demi-tour lorsqu’il l'interpella…

    " Heuu... Mademoiselle, j'ai froid là..."

    Il avait remonté de quelque marche, se trouvait à présent à l'entrée et se frictionnait avec énergie les bras... Bien qu’intérieurement, il se demandait si ses doigts n'allaient pas bientôt se briser...Il avait de la neige dans ses cheveux et un peu sur les épaules et lançait une mine désespérée à la rouquine. Un peu de pitié, quoi ! Il faisait au moins... Moins 8000 là !

    " J'ai... j'ai v-v-v-vraiment très f-f-froid là..."

    Et ça y est, il n'arrivait déjà plus à parler correctement. La fin était proche, il le savait.
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:27

    Froid ? Vraiment ?

    « Mais naaan ! Fait pas froid ! Regardez ! Il neige à peine ! C’est un bon temps ça. »

    Bon temps ? Non elle était sérieuse là ? Quand il fait bon temps, on sent le bout de ses doigts, on sent qu'on a des pieds, pas deux espèces de glaçons qui nous tiennent encore debout par un miracle de chance. Quand il fait bon temps, on ne se transforme pas en une espèce de surgelé de volaille (car dans le cas du bonhomme, on ne pouvait plus parler de simple chair de poule). Quand il fait bon temps, on ne ressemble pas à un épileptique en pleine crise.

    " E-e-e-e-encore que que... Qu'j'ai ri-rien contre les ep-p-p-p-p-pileptique, hein !"

    Des fois que la demoiselle en était une, il faudrait pas la froisser non plus. Un nouveau courant d'air mortellement glacial balaya le pauvre bonhomme. Après un petit temps de réflexion, Maddie ajouta d’un air satisfait :

    « Il fait même assez chaud pour un bon petit footing en t-shirt. Dommage que je n’en ai pas le temps…
    - V-v-v-v-vraim-m-m-m-ment d-do-do-dommage, v-v-v-v-voui...
    - Enfin bref, mon p’tit gars. Ici c’est pas l’office de tourisme, faut avoir une autorisation pour être ici. Et…»

    Et elle le regarda attentivement. C’était elle ou bien il devait de plus en plus bleu l’animal ?

    C'est également ce que ce dernier constata en regardant ses mains. Il ne les sentait plus, elles étaient bleues. Il s'accroupit dans la neige et planta un doigt dedans. C'était dans un mélange d'horreur et de surprise qu'il sentit, ou plutôt ne sentit pas la différence de température qui devrait normalement exister entre ce linceul blanc et son doigt. D'ailleurs, maintenant, il s'apercevait qu'il tremblait de moins en moins. Doucement mais sûrement, il se transformait en homme glaçon. Ou en homme bonhomme de neige...

    Voilà.

    Il allait s'arrêter de bouger, un moment, tout simplement, et ce serait bientôt finit. Il resterait, superbe statue... Bon, simple statue de glace, éternellement, et quand les beaux jours reviendraient, sous hypothèse qu'ils existaient, il fondrait. Il aurait souhaité une meilleure fin, plus douce, mais qu'il en soit ainsi. Autant qu'il choisisse la pause pour laisser une bonne impression au moins... Il tenta une succession de pauses pour au moins faire une statue qui ne dérangerait pas. La pose du penseur. Un classique, mais efficace. La pose "bienvenue" ! Accueillante pour allez dans une ambassade ! La pose "attention, on vous surveille" qui préviendrait les freluquets... Hésitation...
    La demoiselle de son côté se demandait ce qu’il fabriquait. Elle le voyait faire tout un cirque sans comprendre d’où lui était venue l’idée de se donner ainsi en spectacle. C’était pas comme ça qu’il obtiendrait la moindre de ses faveurs… Encore que… il était drôle tout de même. Elle croisa les bras et sourit face au mime improvisé.
    Tandis qu'il exerçait une série de poses, une idée lui traversa l'esprit : Peut-être que plus tard on le retrouverait et il serait ranimé ! Oui, c'était possible ça... Fallait qu'il laisse un message alors. D'un doigt, il commença à écrire dans la neige.

    * Chère Ezote...

    Je couche dans la neige...*

    Ah, c'était pas évident en plus.

    * Mes dernières pensées...*

    Il sentait déjà que ses facultés de pensée s’amenuisaient. Il fallait faire vite.

    * qui sont pour vous, pour toi et mes frères...*

    Tandis qu'il écrivait, il sentait le regard de la jeune femme...
    *Le voilà qui écrit maintenant. Drôle de type…* elle le regarda faire, une pointe de curiosité dans le regard mais elle se retint de s’approcher pour pouvoir lire correctement ce qu’il tentait d’inscrire dans la neige. Un peu de savoir-vivre que diable ! Quoique… s’il écrivait dans la neige, ça ne devait pas être si privée que ça… La tentation fut grande mais Maddie résista. Ce drôle de bougre, loin de prendre la poudre d’escampette semblait vraiment avoir l’intention de camper là…
    Autant avoir au moins une dernière agréable conversation, pensa le fameux bougre. Et puis, avant de se transformer en bouli, il voulait au moins savoir pourquoi il méritait un tel sort. Car bon, la jeune demoiselle ne semblait pas disposée à le laisser rentrer et à part dans ce bâtiment, il n'avait nul part où aller. Alors, au moins savoir. Savoir s'il y avait une dernière chose qu'il pouvait faire pour peut-être épargner sa vie (car il y tenait quand même ! Il était jeune encore ! Et même si ce n’était pas le cas (question de point de vue) il n’avait pas spécialement envie…), ou même, dans le pire des cas, savoir pourquoi il devait mourir par cryogénisation.

    " M-m-m--mademoiz-z-z-zelle... ? Je...J-j-j-j-je suis... Rav-v-v-vis de voir de la neige p-p-p-p-pour la p-p-p--p-première (et d-d-d-d-dernière) f-f-f-f-fois... M-m-mm--mais j-j-j'peux po-po-po-po-poser une question ?"
    - Attendez… Pour la première fois ? C’est la première fois que vous voyez de la neige ?» demanda-t-elle incrédule, décroisant les bras dans la foulée.

    Mais il sortait d’où cet homme pour ne jamais avoir vu de la neige ?! Il neigeait les ¾ de l’année sur Asgard !

    « Mais vous v’nez d’où ?? »

    Elle se mit à l’observer… Normalement un natif d’Asgard ne se transformait pas en schtroumpf à chemise au bout de 2 minutes de sortie ! C’était pas possible ! Et ce schtroumpf là aurait pu faire concurrence au schtroumpf bronzé tellement il était bleu. Ça en devenait inquiétant… En effet, les lettres ne ressemblaient plus à rien dans la neige, vraiment inquiétant. Les gestes devenaient de plus en plus imprécis et lui commençait à avoir de moins en moins froid. Oui, c'était franchement inquiétant. Par un quasi-miracle, il réussit à fixer la jeune femme dans les yeux.

    Comment ça d'où il venait ?

    " Baaah, de Troie !"

    Miracle ! Il l'avait dit sans bafouiller.

    « Comment ça de Tr…. Oh ! »

    Oh ! Là oui ! Maddie comprenait pourquoi ce schtroumpf avait coloré si vite… Un troyen. Ces bêtes là avaient le sang froid. Alors perdu au beau milieu d’une jolie tombée de neige (ou un début de tempête. Question de point de vue), on pouvait comprendre que cet esquimau avait gelé si vite…

    « Bon allez. Venez. » fit-elle en désignant le bâtiment d’un hochement de tête.

    L'esquimau en question ne bougea pas d'un pouce. Ah si, l'œil expert de certaine personne aurait put remarquer une légère tentative de mouvement qui se traduisait dans le cas présent par une sorte de frissonnement. Au bout de quelque seconde, l'homme releva tristement la tête vers la jeune femme :

    " Peux plus..."

    Le pauvre n'arrivait même plus à se relever...

    Elle le regarda avec des yeux ronds.
    Levant la main, elle sembla prendre la température. Pourtant il ne faisait pas si froid que ça. Bah ! Fallait pas chercher midi à quatorze heures. Il devait être frileux.
    Elle s’approcha de lui, le saisit par les épaules et le releva sans ménagement. Sur le coup, le schtroumpf improvisé crut qu'il avait offensé la jeune demoiselle car voilà qu'elle tentait à présent de lui arracher les épaules. Elle l'avait saisit de manière, disons, énergique, et le relevait de manière, disons, vive et à présent, il pouvait sentir toute la chaleur de ses mains contre lui. Chaleur, le mot était faible. Elle avait les mains assez brûlantes pour créer un choc thermique. C'était certain. Pendant qu'il imaginait déjà ses épaules lui dire "c'est dommage, on t'aimait bien tu sais" et qu'il ressentait déjà les prémisses de son amputation (les gens d'Asgard avait des manières... étonnante de régler leurs différents), la demoiselle s'adressa de nouveau à lui :

    « Allez hop ! J’vous ramène à l’intérieur… "

    Il avait commencé à bredouiller un léger merci pour saluer tant de sollicitude, bien qu'il commençait à ne plus rien comprendre du tout de la situation, quand soudain elle approcha la main de sa tête, comme prête à donner une baffe. Mais avec le choc thermique qui allait en découler et la fragilité des trucs froids...... Elle voulait le décapiter ! Les gens d'Asgard étaient des barbares en fait. On apprend tout le temps. Même avant sa mort. Au moins, il mourrait moins bête.
    Il avait rentré la tête du mieux qu'il pouvait et avait fermé les yeux attendant dignement (et froidement) le sort qui l'attendait. De toute façon, il était bien trop gelé pour courir et il n'était pas certain que ces jambes aient résisté à la remise brutale debout. Il ne préféra pas vérifier, autant s'imaginer entier et bien fait avant de claquer. De toute façon, il sentait déjà l'aura de chaleur (et de mort) qui était proche du visage.
    Mais sa main poursuivit sa route sans heurt et atteignit le haut de la tête. Ok, elle voulait juste le scalper en fait. Du bout des doigts, Madeline épousseta la neige qui lui couvrait le crane. Quel intérêt à le rendre chauve ? Définitivement, les coutumes d'Asgard étaient bien plus étranges qu'il ne le pensait. Puis elle passa aux épaules. Et le voilà comme neuf ! Enfin presque...
    Bon il faudrait qu'il revoie ces bouquins s'il s'en sortait en un seul morceau. Ce qu'il avait lu avait d'arriver ici des coutumes et habitudes d'Asgard était en fait totalement faux. Il décrispa un peu et se décida à rouvrir les yeux. Mais la demoiselle ne semblait pas vouloir s'arrêter ici dans ses tentatives de démantèlement car d'un coup, elle lui saisit le bras et le tira vers l’intérieur, le soulevant presque du sol. Surpris par la soudaineté de l’action, il ne put cette fois s'empêcher de lâcher un très déchirant :

    " Adieu, mon bras !"

    Il aurait ensuite bien demandé si par hasard la rouquine ne préférait pas arracher le bras gauche, car, il était droitier ce qui n’aurait pas été très pratique mais soudain, avant qu’il n’ait dit quoi que ce soit, la chaleur fut. Intérieurement, il pensa que c'était sans nulle doute la dernière tentative de la demoiselle : le choc chaud / froid.

    « Désolée. J’ignorais que vous étiez de Troie… »

    Et pourtant ça se repère à des kilomètres à la ronde ! Emmitouflé derrière des couches et des couches de tissus, avec seulement (si on avait de la chance) le bout du nez qui dépassait. Bout du nez au teint basané, soit dit en passant. Mais celui-là était en chemise ! Et il était pâlot comme pas deux ! Comment elle aurait pu le savoir, non mais !
    Le fait qu’il se baladait à l’intérieur du bâtiment ne lui traversa même pas l’esprit.
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:28

    Repérant les chaises de la salle d’attente de l’accueil, elle y amena sa pauvre victime et le fit s’asseoir. De son côté, la victime n’aurait jamais pensé que le métier de diplomate pouvait être aussi dangereux. A l’occasion, il demanderait une prime pour les risques. C'était mérité. Il fut interrompu de ses réflexions lucratives par :

    "Nom ! Prénom !"
    Parce que c'était bien beau d'avoir un tel gus dans les pattes, mais ça serait bien d'en savoir un peu plus sur l'animal. Qu'est-ce qu'il fabriquait à l'intérieur, par exemple. Et puis bon, on était policier ou on ne l'était pas. Le naturel revenait toujours au galop. Et comme aujourd'hui on était dans la journée de l'incompréhension (une fête sans doute typique d'Asgard... il aurait vraiment dû mieux se renseigner avant de venir sur cette planète...) pour changer, le malheureux ne comprenait strictement rien à la situation. Il regardait d'un air hébété la jeune femme qui réitéra en haussant le ton :

    " NOM ! PRENOM !!
    - De Lioncourt ! Elyès ! ! répondit le malheureux à peine paniqué.
    - De Lioncourt, comme dans le bouquin ?
    - Heu... Oui !
    - Passons... Âge ! Reprit Madeline avec conviction.
    - 26 ans !
    - Date de naissance !
    - 29 février 3301 !
    - Sexe ! Ah, non, ça, je le vois... Profession !
    - Diplomate !
    - Di... Dip ? Oh merde..."

    C'est là qu'elle se rendit compte de sa bévue. Un diplomate ! Les diplomates, fallait les garder à l'intérieur, et non les foutre dehors ! Attends ! Attends ! Il avait dit en plus qu'il était... Troyen ! Oh Madre de Dios !! Cata ! Catastrophe !! Fallait vite le réchauffer ! Ca ne supportait pas le froid ces gens là. Vite ! Vite ! Trouve quelque chose ! N'importe quoi... Trouve !

    Elyès ne dit rien. Pour une première journée, il la trouvait légèrement trop gratinée. Alors autant être bien sage, fondre en silence et attendre que cette journée prenne fin. Là, il avait froid, la neige qu'il avait sur lui commençait à se changer en flotte (ce qui renforçait son impression de fonte) il était par conséquent mouillé, il avait été... non pas violenté, mais disons manié sans ménagement dans tout les sens... Bref, là, ça commençait à faire un peu beaucoup. Même son légendaire calme commençait à dire que ça faisait peut-être un peu trop. Dooonc... il ne souhaitait plus qu'une chose : faire le mort jusqu'à la fin de la journée.

    "Une couverture et un café !" dit Maddie en tapant du poing contre sa paume ouverte. "Bougez pas ! Je reviens !"

    Et elle partit sans demander son reste. Elle fila dans les couloirs. Un bon petit sprint ! Rien de tel pour se remettre les idées en place. Elle passa devant le bureau de son sergent qui allait en sortir.

    "Mais où vous courrez comme ça Koenig ?
    -Chercher un café !
    -Ah ? Et pour qui ?" Cria-t-il alors qu'elle venait de prendre un virage.

    Elle lui donna sa réponse en repassant, café chaud et couverture en main :

    "Au diplomate que j'ai foutu dehors.
    -Ah. C'est bien. Faut en prendre soin de.... QUOI ?!" hurla Bismark en se lançant à la poursuite de sa subordonnée.

    Sur son siège qui épongeait involontairement son postérieur, le diplomate, lui, attendait sans bouger, bien sagement. Il ne savait pas pourquoi, mais à la vue du poing rabattu avec rage dans la paume, il n'avait pu s'empêcher de voir sa tête entre les deux mains. En plus des très nombreux frissons qui lui parcourraient déjà le corps à cause de froid, s'étaient ajouté ceux de l'image de sa tête écrasée comme un fruit trop mûr. Donc non, il n'allait pas s'amuser à désobéir à la demoiselle. Certainement pas, ces chances de survie recommençaient à monter, disparaître d'un coup n'était pas une bonne idée.

    Tremblant et tentant de se frictionner mains et bras pour retrouver un semblant de chaleur, il se dit simplement qu'il rembourserait le siège, s'il y avait des dommages du à, disons, l’humidité... S'il survivait, bien sûr, car d'un coup, il entendait gronder des voix venant du couloir.

    " Oooh nooon" gémit-il la voix tremblante.

    "Nan mais qu'est-ce qu'il vous a pris de le mettre dehors !!
    - Mais qu'est-ce que j'en savais moi qu'il était diplomate ! C'était pas marqué sur sa figure !! Et puis vous aviez dit pas de grabuge...
    - Car vous l'auriez frappé sans ça ?!
    - Ouais, mais au moins, il serait resté au chaud !"

    Les deux agents de sécurité firent leur apparition, l'une poursuivit (voir harcelée) par l'autre. Ils arrivèrent enfin à la hauteur du dit diplomate.

    " Je suis vraiment navré pour cet incident...fâcheux. " tenta de s'excuser Kelvin, tandis que Maddie plaqua avec toute sa douceur naturelle la couverture sur les épaules du diplomate qui émit un petit "Mmpf!" étouffé. S'agenouillant devant lui, elle lui attrapa les mains et y plaça le gobelet de café. Elle maintint le tout pendant que son supérieur continuait de palabrer sur sa bêtise... Les désolé, simple accident, pas volontaire et autre brouhaha qu'émettait le supposé supérieur firent comprendre à Elyès petit à petit que s'il avait été mis dehors, c'était sans doute... un simple accident. Bien, bien bien... Il en conclut assez vite aussi que la rouquine aurait quelques soucis.

    " Ah, mais, v-v-vous savez, ce n'est pas entièrement de sa faute n-n-n-n-non plus... "

    Miracle ! Il bégayait de moins en moins ! Bon, ce n'était pas encore parfait. En état normal, il pouvait faire preuve d'une certaine prestance qui faisait qu'on l'écoutait et le respectait. Là, trempé comme... Comme un gars qui avait été mis sous la neige, tremblant, avec une couverture sur les épaules, un café entre ses doigts fins, sur un siège qui s'humidifiait doucement. Non, il n'était pas... au meilleur de sa forme.

    " V-v-v-voyez vous, j'avais oublié m-m-m-mon b-b-badge, et sur le c-c-c-coup, je ne me suis p-p-p-pas présenté et..."

    D'un coup, il regarda Maddie avec un air triste :

    " Je vous j-j-j-jure que je s-s-s-suis plus convainquant que ça d'habit-t-tude !"

    Il releva de nouveau ses yeux sombres sur le sergent, et continua très sérieusement :

    " Je suis au moins autant f-f-fautif qu'elle et je... OH ! Je ressens mes doigts !!"
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    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:29

    Le lendemain de ce léger incident, le diplomate s'en sortait plutôt bien. Tout ce qu'il avait à déplorer, c'était un rhume sans précédent, une légère fièvre, une gorge méchamment irritée, une énorme fatigue et un nez rouge à force de se moucher. À ce sujet, un autre mouchoir fut sacrifié au profit de sa respiration et d'un geste expert, il le jeta dans la poubelle, et ce dernier rejoignit ainsi le cadavre des 6 autres mouchoirs sacrifiés. Tout allait bien, ça faisait juste 10 minutes qu'il venait de reprendre le travail. Il inspecta l'énorme boite à mouchoir qu'on lui avait gracieusement donnée et se dit qu'à se rythme là, une boite ferait p'tet une heure... deux, s'il était économe.

    Il reprit du bout des doigts ses lunettes et les plaça sur le bout de son nez. Il n'avait jamais éprouvé l'envie de se faire opérer. Tout ce qu'il avait, c'était un simple problème de vue de près. Pas de quoi en faire un drame non plus. Qui plus est, ces lunettes étaient fine et légère et il se plaisait à penser qu'elles lui donnaient un air indéniablement sérieux (et intelligent). Il reprit alors le fil de sa lecture et relut pour la Xème fois la même lettre... Mais comme pour les Wème fois avant, les mots s’enchaînaient sans avoir de rapport entre eux. Il grimaça et cligna plusieurs fois des yeux, les plissa et rapprocha encore la feuille de son nez. Il avait un léger problème de concentration ce matin là, allez savoir d'où ça venait.

    Soudain, sans s'y attendre, il éternua un bon coup et fit voler la plupart des feuilles qui jadis étaient posées sur son bureau. Impuissant face aux nouvelles libertés de sa paperasse, il leva un sourcil et dit tout bas :

    " Tsss... ça vous amuse, pas vrai ?"

    Bon, il n'allait pas courir dans tout les sens, non plus. Autant attendre qu'elles se posent toutes à terre. Ce serait plus simple de les ramasser ensuite. Patiemment, il regarda les feuilles jouer à "moi je vais plus loin que toi" et pendant ce temps, il se demandait comment ça allait pour la rouquine. Certes, elle l'avait mis à la porte. Mais bon, ce n'était qu'un accident. Et le rhume, il en guérirait... Elle, par contre, pouvait subir des conséquences beaucoup plus fâcheuses. Il soupira et s'enfonça un peu d'avantage dans son fauteuil.

    Les feuilles avaient cessées de voler dans tous les sens, mais il n'avait pas envie de se lever pour le moment. Il était bien là, il était au chaud, dans ce fauteuil moelleux, et avait aussi troqué sa cravate contre une écharpe, vu le rhume qu'il se payait, on lui avait permis cette petite liberté. Moins présentable, plus confortable. Il croisa les bras de façon à maintenir les mains au chaud et resta dans ses pensées pendant quelque secondes...

    Quelques secondes de répits qui furent bien courtes, car déjà, il commençait à ressentir son nez qui recoulait. Ah, maudît. Et bien soit, autant faire sa terrible besogne maintenant, il reprit un mouchoir, futur offrande à son nez, en se disant qu'il faudrait qu'il demande à la prochaine personne qui rentrerait où trouver d'autres mouchoirs. Une boite, c'était carrément pas suffisant.

    Sortir lui même ? Non, mauvaise idée. Certes, cette fois, il n'avait pas oublié son badge et, terrorisé à l'idée de retourner dans le froid, il l'avait plaqué sous le nez de chaque personne qu'il avait croisé, mais bon, après... Qui disait qu'on ne lui dirait pas que ce badge semblait faux ? Quelqu'un parti en vacances, les badges changent d'apparence et hop ! On le refout à la porte. Et s'il avait survécut cette fois ci, la seconde fois ne serait peut-être pas si chanceuse...

    Non, autant demander gentiment. Et puis, être gentil, ça le connaissait bien. Commençant à se moucher, il entendit alors qu'on toquait à la porte... Surprit, il jeta à la va-vite son mouchoir tandis que par réflexe, il avait répondu "Entrez". Non, il n'aimait pas qu'on le voit se moucher. Il y avait plein de trucs qui l'indifféraient, mais ça, non.

    Il leva la tête et fit un visage rayonnant. Qui que ce soit, cette personne pourrait peut-être lui donner de nouveaux mouchoirs. Et puis même. Il était toujours content que quelqu'un interrompe la solitude dans lequel ce grand bureau le plongeait.

    Avant que la personne n'ait bien passée la porte et se soit présentée devant lui, il commença à saluer aimablement, après avoir, de manière peu distinguée, reniflé à la va-vite :

    " Bonjour, je peux faire qu..."

    Ce fut alors qu'il vit la personne. Petite, rousse… Linceul blanc… Foutu dehors. Il inspira de terreur en revoyant la jeune femme et, il n'aurait pas été dans un fauteuil, il aurait fait un beau bon en arrière. Là, son impulsion fut simplement modélisée par le fauteuil qui roula en arrière, tandis que ses mains se crispaient sur les accoudoirs et que ses doigts s'enfonçaient dans le cuir synthétique.

    Se blottissant d'avantage encore et ramenant ses jambes contre lui, il se dépêcha d'articuler :

    " S'il vous plaît ! Laissez-moi au moins mettre un manteau !"
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Madeline de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:32

    Chapitre 2 : Les roses en papier
    C’était des coquelicots en fait…



    Une semaine après qu’elle eut finit de jouer les nounous pour cul-assis… enfin pour ce cul-assis là, Elyès de Lioncourt. Bah oui. On ne mettait pas à la rue les gens que vous étiez sensé protéger ! Alors Maddie fut puni. Elle fut assigné à la protection rapprochée de sa pauvre victime et ce, jusqu’à ce qu’il se remette de son rhume. Car malgré tout ce qu’il avait subi, il n’avait eu qu’un simple rhume ! Bon, il avait été carabiné… maiiiis ! Il s’en était sorti ! Admirable, non ?
    Elle avait donc passé la plupart de son temps à essayer d’améliorer le confort du diplomate. Oh ! Ca aurait pu être bien pire. Mais il avait été très gentil….et sympa…et Maddie avait quand même apprécié le temps qu’ils passaient à deux. Il faisait la conversation et ils avaient appris à se connaître. Doucement… Mais sûrement.
    Il n’était pas aussi ennuyeux que les autres cul-assis qui habitaient les lieux.

    Et même quand elle fut relevée de sa garde rapprochée (qui fut accueillit avec un mélange de soulagement et de déception), elle venait le voir en coup de vent, pour voir s’il ne manquait de rien… ou tout simplement pour le voir. Sa petite bouille finissait immanquablement par lui manquer.
    C’était dingue comme un rien peut vous rendre accro à quelque chose.

    Une semaine plus tard donc, un phénomène étrange se produisit dans les vestiaires des agents de sécurité de l’ambassade. Et plus particulièrement dans le casier de Maddie.
    En effet, un matin, elle découvrit un origami glissé à l’intérieur de son vestiaire. Intriguée, elle l’examina de plus près. Travail minutieux… précis. « hummm…. Travail de cul-assis ça… » murmura-t-elle plus pour elle-même que pour son entourage, tout en regardant sous toutes les coutures l’objet de son attention.
    A priori, ça ressemblait à… une fleur… Mais Maddie n’en était pas très sûre. Elle la mit de côté, au cas où, sur une étagère de son casier, et avait commencé sa journée comme d’habitude.
    Sa journée fut banale. Rien à signaler. Pas de monsieur en perdition… euh en balade sans badge. Pas de petits tours dehors pour prendre la température. Pas de chef sur le dos pour avoir commis une petite faute sans gravité… Bref, une journée normale.

    Le lendemain, elle trouva une nouvelle fleur en papier dans son casier. *Bizarre* se dit-elle en examinant de nouveau le pliage. En tout cas, elle pouvait être sûre d’une chose. C’était bien une fleur. Et ça ressemblait à une rose. Elle rougit pour le coup, mais cacha vite son trouble et l’objet de son trouble au fond de son casier qu’elle referma prestement.
    Une rose… Pour une romantique comme Maddie,ça ne pouvait signifier qu’une chose… Elle avait tapé dans l’œil de quelqu’un, et pas à sa façon à elle… (qu’elle avait de si particulier)
    Cette petite chose ne cessa de la préoccuper toute la matinée durant. Elle se demandait d’où elle pouvait venir et surtout qui lui « offrait » ce petit bout de papier.
    L’après-midi, elle eut d’autres chats à fouetter. Une réunion entre diplomates sur un sujet dont Maddie ne se souciait guère devait avoir lieu. Des précautions devaient être prises, ce qui l’accapara un bout de temps…

    Le lendemain, elle vit une autre rose, toujours dans son casier. La prenant, elle se mit à regarder autour d’elle. Noooon ! Ca ne pouvait pas être l’un d’entre eux… Si ?

    Un autre matin, alors qu’elle mettait la fleur du jour de côté, un nouveau fit une remarque qu’elle n’apprécia pas du tout. Instinctivement, elle balança son poing. Il l’évita de justesse. Pas le casier derrière. La porte fut défoncée, à la stupeur générale.
    Bismark, qui était là, gueula un bon coup mais Madeline répliqua d’un ton ferme que les réparations seraient à retenir sur ses gages, et puis c’est tout.
    En tout cas, il fut clair pour l’ensemble de ses coéquipiers qu’il ne fallait pas plaisanter au sujet des fleurs en papier.

    Et ainsi de suite. Chaque matin, elle trouvait une rose en papier, glissée par la fente de son casier. De plus belle en plus belle, chaque jour. Maddie les collectionnait précieusement dans son casier, se mettant à espérer en trouver une à chaque fois qu’elle l’ouvrirait le matin.
    Cette petite attention lui donnait le sourire et égaillait sa journée. Sans sa rose du matin, elle aurait été bien triste mais pas un seul jour, « on » ne lui avait fait défaut.

    Ce petit jeu dura un certain temps jusqu’à ce que… la vérité fût !

    En retard.
    Chaque matin, c'était la même histoire. Elyès se levait, prenait une douche, se brossait les dents, se peignait (comme il pouvait, ses cheveux avaient tendance à avoir quelques mèches rebelles...), s'habillait, faisait son nœud de cravate (qu'il faisait fort bien d'ailleurs...), laçait ces chaussures... Inlassablement, toujours dans le même ordre. Et une fois qu'il était esthétiquement parlant impeccable, il allait à l'ambassade. Et à pied. Oui, il avait son permis. Mais conduire à Troie ou conduire dans la neige, ce n'était carrément pas la même chose, alors plutôt que de tenter un accident, il préférait marcher. Et puis, c'était bon pour les jambes. Il y avait juste qu'avant de sortir, il enfilait un polaire, un blouson, un manteau, trois paires de gants (dans l'ordre : mitaines, gants, moufles), et deux écharpes. Et chaque matin, il saluait les avancées technologiques au sujet des vêtements chauds... De plus en plus chaud, de plus en plus légers.

    Il avait réussit à se lier d'amitié avec quelques personnes et ces gens l'invitaient souvent à aller petit déjeuner dans une cafétéria où l'on pouvait prendre des petits déjeuné typique. C'était agréable et puis, ça lui permettait de faire connaissance avec les gens. Et puis, une fois qu'il aurait finit, il irait dans son bureau, il lirait les lettres de doléances, tenterait de savoir ce qui était probable ou pas et il y aurait encore la suite de l'interminable rencontre E 410, celle qui l'avait fait venir jusqu'ici pour défendre les intérêts de Troie dans cette affaire. Bref, un joli programme.

    Mais aujourd'hui, il était en retard. Cette nuit, il avait encore fait ces espèces de cauchemars, s'était réveillé en sursaut et n'avait pas réussit à se rendormir tout de suite. Exceptionnellement, il avait réussit à retrouver le sommeil, c'était assez incroyable pour être signalé... Dommage que ce fut seulement 1 heure avant que son réveil ne sonne. Donc là, il avait froid, il avait juste mis son manteau, une paire de gant et une écharpe. Et il courait, car il devait aller à l'ambassade.

    Pourquoi ne pas aller directement à la cafétéria ? Tout simplement car chaque matin depuis quelque temps déjà, il avait prit une habitude qui n'était pas professionnel. Donc, il y allait avant de commencer sa journée. Et avant qu'elle ne la commence.

    Enfin, il arriva et il avança en catimini dans les couloirs, espérant de tout cœur qu'elle ne serait pas là. Il se dirigea vers les vestiaires réservé au personnel de sécurité et ouvrit timidement la porte. Pas de réaction, de brouhaha et autre bruit qui aurait pu signaler âme qui vive. Il passa la tête et regarda à droite, à gauche... Personne. Parfait, à cette heure, il n'y avait jamais personne.

    Il entra et émettant un léger "youhou ?" mais devant l'absence totale de réponse, il se permit de penser que définitivement, les vestiaires étaient déserts. Il soupira de soulagement. C'est bon, il pourrait faire comme d'habitude, malgré son retard.

    Il avança d'un pas prudent vers le 5ème casier en haut à droite, dans la troisième rangée et se stoppa devant. Il mordit son gant droit et retira alors sa main pour fouiller dans son manteau et retira la petite fleur de papier. C'est bon, elle n'avait pas de dommage, elle n'était pas écrasée ou quoi que ce soit. Toujours de sa main qui n'avait plus de gant, il fixa la fleur au casier et regarda un moment le nom qui était écrit dessus. Madeline Koenig.

    Elle lui manquait. Du bout des doigts, il effleura l'enseigne et soupira. Il se trouvait fin. Vraiment, c'était vraiment... un truc de fille ! Il soupira en repensant au moment où il avait eu cette conversation, avec ses frères et sa sœur et fit un léger sourire. Il lança un regard vers sa montre. Bon, le petit déjeuné, c'était raté... Il irait prendre quelque chose à la boulangerie d'à coté et se prendrait un chocolat au distributeur.

    D'un geste expert, il réenfila son gant et fit demi-tour en direction de la porte, mais à cet instant, il se figea. Il avait entendu un petit bruit en direction du casier il se retourna et là, il vit ce qu'il s'attendait à voir…

    La fleur était tombée.

    " Récalcitrante, ce matin ?"

    Il retourna vers le casier, ramassa la fleur et souffla dessus pour qu'elle soit impeccable. Enfin, il commença à la fixer de nouveau mais s'interrompit en sentant un regard dans son dos. Doucement, il tourna la tête en direction de la personne et vit...

    Maddie.

    Huum.

    D'un geste lent, il retourna à son ouvrage et finit de fixer la fleur, comme si de rien n'était. Satisfait, il fit un pas en arrière et observa la fleur. Parfait. Cette fois, il tourna les talons et s'avança vers la porte de sortie et croisa Madeline. Il lui sourit.

    " Bonjour, belle journée (quoi que encore trop froide) n'est-ce pas ?"

    Et il finit par sortir des vestiaires.
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Madeline de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:32

    La journée avait bien commencé. Elle avait enfin rêvé qu’elle cognait sur cette satanée Jennifer, pas un seul embouteillage en chemin (miracle ! d’habitude, il y avait toujours un monde fou sur cette route) et un beau temps asgardien. Vraiment, tout était parfait.
    Arrivée cinq minutes plus tôt qu’habituellement, elle s’était dirigée naturellement vers les vestiaires où elle allait trouver sa petite rose du jour, revêtir son uniforme et enfin débuter sa journée de travail.
    Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était de tomber sur Elyès en train de mettre une fleur en papier dans son casier.

    Elle resta sotte. La main figée sur la poignée de la porte. A le regarder finir son ouvrage. Elle arborait un magnifique mini air ahuri.

    Attendez une minute ! C’était lui ? C’était lui qui lui offrait sa petite joie du matin ? Impossible ! Elle l’avait pratiquement tué la première fois qu’ils s’étaient vus !
    Ensuite, elle lui avait simplement tenu compagnie durant une bonne semaine, si ce n’était un peu plus, le temps qu’il se rétablisse. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour…

    Et pourtant, c’était bien lui, avec sa mine blafarde et son doux sourire.
    Comme dans un rêve, il passa à côté d’elle, lui dit une banalité et sortit.

    Maddie n’avait pas bougé.
    Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer.

    Par automatisme, elle se dirigea vers son casier et saisit la rose. Elle la regarda d’un œil nouveau…

    De son côté, Elyès faisait les 100 pas dans le couloir, pas très très loin de la porte. D'un côté, il avait été découvert et donc, il devait faire quelque chose. D'un autre, il était partie de façon pas très... chevaleresque, mais sur le coup, il n'avait pas eu la moindre idée de quoi dire ou faire. Il se stoppa, regarda la porte et fit quelque pas en sa direction.

    " Bon, vu où j'en suis, autant savoir pour de bon" rumina-t-il.
    Et il se stoppa.
    "Bon, mieux vaut attendre en fait."

    Il refit demi-tour dans la volonté de s'éloigner d'ici.

    "Soit pas lâche, et va voir ce qu'il en est ! De toute façon, ça pourra pas être pire !
    Elle pourrait juste quoi ? Te refoutre dehors...
    Haha ! De toute façon, c'huis en manteau cette fois !
    "

    Demi-tour vers les vestiaires...

    " Elle pourrait aussi faire de ta vie un enfer et ouvrir toutes les fenêtres de ton bureau le matin..."

    Demi-tour vers son bureau.

    " Bah tu travailleras en manteau..."

    Demi-tour vers les vestiaires... Et ce petit jeu dura peut-être 5 minutes, ou inlassablement, il allait, revenait, marchait, piétinait... Et il se stoppa. Après avoir débattu à voix haute pendant ce temps, il se trouvait bête. Il fronça les sourcils et lâcha :

    " Flûte !"

    Et pour de bon, vidant sa tête de toutes éventuelles objections qui pourrait pourrir sa bonne volonté, pensant "tais-toi tais-toi tais-toi" à la petite voix qui disait non, il reprit une dernière fois le chemin du vestiaire, profitant de ses grandes enjambées qui le faisait allait vite, il passa la porte qui était restée ouverte. Là, il ralentit le pas et avança un peu plus timidement vers la jeune femme qui était toujours plantée devant son casier. Finalement, sans mettre de distance de sécurité (qui pourrait, par exemple, correspondre à l'allonge du bras de la demoiselle) il se posta derrière elle et dit d'une petite voix :

    " Vous voulez bien me remettre dehors ?"
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:34

    Chapitre trois : Froufrou, Jupons et talons aiguille
    Moi vivante, jamais !



    " Non, non et non ! Pas de fanfreluches !
    - Tu veux que je les porte ma pupuce ?"

    L'espace d'un instant, Maddie se mit à imaginer son futur époux en robe de mariée avec froufrou et tout le tatouin, courant dans un champ de perce neige soulevant les bords de la robe en sautillant et gloussant de joie...

    " Non, c'est bon, j'vais le faire !"

    Définitivement non, bien que l'idée soit amusante (et parfaitement concevable) il fallait quand même rester sérieux... Maddie entra donc de mauvaise grâce dans la boutique de robe de mariée. Catherine Koenig, respectivement mère de Madeline Koenig et future belle mère d’Elyès se tourna vers son gendre en lui adressant un petit signe de tête signifiant "merci". , lui, adressa un signe de la main pour dire "de rien !" accompagné d'un sourire innocent.

    Pendant que les deux demoiselles étaient rentrées, il sortit un livre d'un sac , fourra ses lunettes sur son pif et, appuyé contre la vitrine du magasin, il bouquina purement et simplement son ouvrage, savourant la chaleur de la galerie marchande couverte et ignorant les cris de protestation qui s'élevaient du magasin...

    " Lâchez ça, tortionnaire ! Non, mais vous avez pas honte, s'pèce de pervers !!
    - Mais mademoiselle, il faut bien que j'ajuste votre robe...
    - Vous voulez ma mort oui !!
    - Mais tu vas te laisser faire, oui ?!"

    Il soupira avec un petit sourire sur les lèvres...

    " Aaaah, c'est bien ma pupuce ça..."

    Quelques pages pour lui, quelques cris, protestations et gémissements pour elle plus tard...

    " Plutôt mourir que de mettre des talons !"

    Elyès ferma son bouquin d'une main et commença à suivre sa future épouse qui marchait d'un pas décidé tandis que sa futur belle mère suivait. Il se mit à côté de sa fiancée et lui prenant la main, il demanda innocemment (toujours) :

    " Tu veux que je les mette ma pupuce ?"

    Quelques secondes plus tard, on entendit un faible :

    " Bon, ça va, je vais les mettre..."

    Pas besoin d'être très empathe pour sentir la joie qui émanait de Catherine. Le futur gendre retira lentement ses lunettes de son nez et en les rangeant, il rétorqua un faible :

    " Ah ! C'est trop facile..."

    __________________________


    " Mes amis... L'heure est grave..."

    Catherine balaya sa petite assemblée (constitué du nombre hallucinant de deux personnes) d'un regard sérieux et grave. Elle vérifia les victuailles sur la table, eau, pain, nourriture... Au moins pour deux jours... Malheur, il n'avait donc que deux jours pour ... :

    " Nous devons.... Faire la liste des invités !
    - C'est... Si terrible que ça ? S'inquiéta Elyès
    - Oh oui... Tu n'en as pas la moindre idée.... Pauvre âme innocente..."

    Catherine s'était déjà fait la main sur les mariages de ses nièces, neveux et autres membre de la famille... Mais là ! Rien à voir ! C'était différent ! Puisque c'était... Sa fille !! Sa seule et unique fille ! Alors il fallait que tout soit parfait !

    " Bon, on commence par qui ? Demanda-t-elle en regardant l'un et l'autre.
    - Honneur aux dames !
    - Trouillard... marmonna Maddie.
    - Mais c'est pour ça que tu m'aimes ma pupuce."

    Maddie lui lança un regard noir qu'il renvoya par une petite figure implorante, yeux humides, petit sourire innocent aux lèvres (un classique, mais si efficace.). Pendant ce temps, Catherine ignora les futurs mariés et commença à faire la liste des invités.

    " Bon, nous avons : ton père, tes frères (et leurs invitées), Nadine et Bertrand, Titi et Gros minet...
    - Hein ?
    - Tiffaine et Sylvestre... Ma tante et son mari.
    - Aaaah."

    Catherine continua ainsi à énumérer différents membres de la famille avec plus ou moins de remarques de Maddie.

    " Ajoute mon chef et Tony, Scott et les autres...
    - Toute ta compagnie ?
    - Oui, pourquoi pas.
    - Et Jennifer aussi ? Continua Catherine avec un grand sourire.
    - Ah non ! cria la future épouse. À moins que tu ne veuille avoir du sang dans le punch...
    - Du punch ? Mais tu supportes pas l'alcool ! Réagit Elyès
    - Mais y'a pas d'alcool dans le punch !
    - Mais oui, mais oui..."

    « Au tour du gendre, maintenant !
    -Heu... Ch'uis obligé ?
    - Ah moins que tu veuilles te retrouver tout seul...
    - Huuummm... Bon, puisqu'il le faut... En premier... Ezote ?
    - Naturellement.
    - Puis les jumeaux... Et le p'tit dernier...
    - Je note, je note fit Catherine.
    - Mon père sans doute... Ah, il faudrait aussi inviter les confrères.. Si on en invite un et pas l'autre, ça va se chamailler...
    - Et votre mère ?"

    Maddie donna un coup de pied dans le tibia de sa mère.

    " Aoutch ! Mais quoi ?!"

    Le sujet « mère d’Elyès » était l’un des sujet les plus sensibles qu’on pouvait aborder avec le futur époux. Non, il n’entretenait pas de bonne relation avec sa mère. Et il s’en sentait coupable. Il n’aimait pas sa mère et se refusait d’avouer qu’il lui en voulait. Il resta interdit, l’air songeur et soupira. Combien même il ne l’aimait pas, un mariage sans inviter sa propre mère, ça ne se faisait pas. Et s’il arrivait quoi que ce soit par sa faute, Ezote se ferait un plaisir de la gifler si ce n’était plus. Madeline savait tout ça, c’est pourquoi elle avait donné un coup de pied à sa mère et maintenant, elle gardait le silence. Finalement, après avoir soupiré, il finit par dire d’une voix un peu plus faible que d’habitude :

    " Si... Si, je pense qu'il faut l'inviter, conclue Elyès, puis il continua avec un sourire géné : Même si je pense qu'elle n'acceptera pas, elle aura… Sans doute autre chose à faire. Huuumm... Et donc, reprit-il sur un ton plus joyeux, il faudrait penser à mes frères et ma sœur s'ils veulent aussi inviter des gens, genre copine, ou ce genre de personne.
    - Bien sûr ! Je leur réserve de la place sur la liste."

    Et les négociations durèrent encore un moment avant que tout ne soit finalement au point.
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Madeline de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:36

    Chapitre 4 : Le punch ch'est boooooon !!
    Mais oui mais oui...


    " Pupuce, le soutien-gorge de ton mari se fait la malle !
    - Ne le laisse pas filer !
    - Il n'empêche que tu portes admirablement bien les talons hauts. C'est dommage que tu ne les aies pas porté pour le mariage, ça aurait évité à une certaine personne de se casser la gueule devant l'autel...
    - Le diable à la queue fourchue a la langue bien pendue !"

    Ezote, la sœur d’Elyès, se fendit d'un rire puissant et porta à ses lèvres son verre. Née d'une mère volage et d'un père Ase, aventure d'un soir, la jeune femme avait développé d'étrange petites cornes qui lui donnait en effet un air de famille avec le diablotin du coin. Mais elle l'assumait très (trop ?) bien. Ezote était plutôt grande, avait la peau pâlichonne de son frère et ces cheveux sombre aussi. Elle avait de jolies yeux noisettes et un air éternellement moqueur accroché à son regard. C'était une jeune femme à la silhouette élancée et à la démarche osée. Ce soir, elle était parée d'une robe rouge particulièrement voyante au décolté particulièrement plongeant et au dos particulièrement dévoilé. Elle était paré en accessoire d'une petite queue de Diablotin gracieusement (et justement) offert par sa belle-sœur et avait une petite fourche en mousse assortie.

    Les trois comparses se trouvaient à une fête costumée organisé par l’un des amis d’Ezote. La jeune métisse bénéficiant d’une certaine popularité dans le Babynews, elle avait réussit à inviter quelques personnes qui n’avait rien à voir avec la fête. Mais bon, c’était une journaliste montante, qui gagnait à être connue et mine de rien, on s’y attachait à la p’tite diablotine. Ainsi, quand elle demandait gentiment quelque chose, on lui accordait. Et faut-il préciser que la jeune femme avait invité son frère, non seulement parce que elle était très proche de lui et que, même si les débuts avaient été difficiles, elle s’était attaché à son épouse également ? et faut-il vraiment ajouter qu’il y avait des chances qu’elle est invité les deux tourtereaux pour le plaisir sadique de leurs imposer des costumes ? Oh, certes, ces costumes étaient parfait. Elyès, qui avait maintenant 32 ans, portait une longue robe fendu noir, des talons haut, était coiffé et maquillé de manière très féminine et poussant le vice jusqu’aux bout, il portait deux petit ballons d’eau que soutenait un soutient gorge de dentelle noir. Ainsi habillé, plusieurs fois, on l’avait nommé « mademoiselle », ce qui montrait bien l’efficacité du costume, mais pourtant, Maddie remportait la palme. Âgée depuis le 28 mars 3304 de ces 29 ans, Elle était habillées avec des oreilles de chats dans les cheveux, portait une robe rose bonbon avec froufrou et fanfreluche à Gogo accompagné de charmant ruban à grelots accroché autour du cou tout aussi coloré que le reste. Ces jolies jambes était ainsi légèrement dévoilée et une petite queue touffue pendant, venant du bas du dos. Elle, partout où elle passait, on la voyait.

    Oui, Ezote ne se lassait pas de la regarder. Elle eut un sourire moqueur et continua sur la lancé du mariage, jours qu’elle avait trouvé très amusant :

    " Pourtant, c'était drôle ! J'ai encore les photos souvenir si vous voulez...
    - Rhaaaaaa !"

    Maddie se mit à tenter de poursuivre la métisse diabolique d'une démarche peu assurée tandis qu'Ezote riait aux éclats et courait malgré ses dangereux talons aiguilles. Mais force était d’admettre que cela ne semblait pas la moins du monde la gêner. De son côté, Elyès, laissé seul, détourna le regard quand un gars, à côté de la tables où trônait boissons, cocktail et alcool en tout genre lui adressa un clin d’œil et remua furtivement les doigts. Si ça avait été une fille, elle aurait déjà été mise K.O par Maddie, mais là, puisque c’était un homme, est-ce que ça fonctionnait pareil ? Il haussa un sourcils, plongé en pleine réflection et se dit que bon, ce pauvre bougre ne craignait pas grand chose… La fille chat n’était pas attentive à ça…. C’est la voix de sa tendre et délicate épouse qui lui ramena l’attention sur elle :

    " J'aurais ta peau !" Cria Maddie en tentant de se raccrocher au premier homme venu...

    Ezote se rapprocha de son frère et souffla à son oreille :

    " Ta femme, c'est une racoleuse !
    - Tu peux parler ! Mais... j'ai l'impression qu'elle est bourrée, non ?
    - Huuummm... Tu crois qu'elle pense toujours qu'un punch, c'est sans alcool ?"

    Un peu plus loin, Maddie faisait connaissance avec ce premier homme venu, déguisé en pirate.

    " Vous r'ssemblez à quelqu'un qu'je connais...Méééé en moins bien..."

    Accrochée... pardon, soutenue par ledit inconnu, ce dernier regardait à droite et à gauche, désespéré par sa "nouvelle amie" pendant que celle ci faisait des ronds sur sa poitrine. Replaçant sa bretelle de soutien gorge, Elyès approcha avec un sourire sur son visage et dit simplement :

    " C'est à moi ça !
    - Mon lapin ! Heu ? Ma lapiiiiiiiiiiine ! Dit-elle en lui tendant les bras.
    - Bon, on va rentrer maintenant...
    - J'r’veux du puuuunch ! Le punch, ch'est trop bon !
    - Tout s'explique... Oui Mon p’tit Chat ! Mais plus tard le punch, d'accord ? Il faut bien en laisser pour les autres...
    - J'vais prévenir qu'on s'en va, intervint Ezote.
    - Ok.
    - D'mande la r'cette du punch ! J'veux l'même à la maizon...
    - Heu... Oui ! Oui, oui, je vais demander ça."

    Sur ces mots, Ezote partit dans la foule pour revenir quelques secondes plus tard.

    " Voilà, c'est prévenu.
    - Bien. Bon, on y va mon p’tit Chat ?
    - Vouiiiiiiiiiiii" consentit-elle, accroché au coup de son épou... De sa lapine. "Tout c'que tu voudras !
    - Elle est bien éméchée dis donc... attends, photo.
    - Ezote....
    - Allons, une photo souvenir, ça n'a jamais fait de mal à personne (sauf à l'égo, ho ho ho) Aller, Cheese !"

    Dans un sursaut de vivacité, Maddie attrapa les joues joliment maquillé de son époux et les tira. Sans ménagement.

    " CHEEEEEEEEEEESE !!! »

    Ezote appuya sur le bouton et prit instantanément une photo. Elle baissa l’appareil et regarda d’un air satisfait le p’tit couple.

    « Voilà qui est fait.
    - Ma''ie, ‘u fé 'al ! (traduction : Maddie, tu fais mal ! )
    - Houuu, pardon ma lapine " Fit la rouquine en tapotant les joues meurtries de son époux(se).

    Ce dernier lui pris son bras et le passa par dessus ses épaules, puis il lui attrapa la taille et commença à avancer tandis qu'Ezote, amusée, prenait une autre photo. Son frère lui jeta un petit regard « non, mais t’as pas honte ? » et tandis qu’elle rangeait son imposant appareil avec un sourire et prenant manteaux et affaire de tout le monde, la métisse ajouta :

    " Je suis certaine qu'elle nous en voudrait de garder ça pour nous !"

    ______________________________


    " C'est bon, tu tiens ?
    - Ouais, elle est pas lourde non plus...
    - Quelle femme virile tu fais ! taquina Ezote
    - Tu sens booooon... J'veux l'même parfum !
    - Heu, je t'ai emprunté le tien ma pupuce..."

    Maddie émit un gloussement qui fit sourire ses deux compagnes qui continuaient à marcher par une douce nuit d'été Babylonienne. La soirée ne s’était donc pas bien prolongée pour eux, mais ça avait été suffisant. Maintenant, ils avaient prit le chemin pour reprendre la voiture et allé chez la sœur d’Elyès, vu que cette dernière habitait sur Babylone. Au bout de quelques minutes de marche avec la fille chat sur le dos de son épouse virile, ils arrivèrent à la voiture. Là, Ezote pris les clefs et lança triomphalement :

    " J'ai bu ! J'peux pas conduire !
    - Moi aussi j'ai bu Ezote...
    - Z'ai bu aussiiiiiiiii ! Clama Maddie.
    - On s'en serait douté.
    - Ah zut... ça veut dire ?
    -Que la nuit est belle ce soir et qu'avant de dormir, on va en profiter !" Conclut Elyès en un soupir. « Allons-y mauvaise troupe »

    Ezote émit également un petit soupire d’exaspération et finit par suivre son frère qui avait commencé déjà à prendre les devants. Heureusement, elle n’habitait pas trop loin.

    « On aurait peut-être se concerté sur ce point là…
    - On l’avait fait, c’était à Maddie.
    - Vrai ?
    - Vouiiiiiii ! Hi hi hi !
    - On l’a échappé belle alors… »

    Elyès leva les yeux au ciel. C’était méchant, mais pas tout à fait faux, Maddie avait une conduite assez… Sportive… Dire que ces nerfs étaient en compote à chaque fois qu’elle prenait le volant n’était pas très loin de la vérité. Encore que, c’est dernier temps, il avait trouvé la solution : il fermait les yeux et ne les ré-ouvrait que quand ils étaient à l’arrêt. Même si c’était éprouvant pour les nerfs, il n’avait jamais eut comme idée de prendre lui même le volant sur Asgard. Conduire dans la neige, très peu pour lui, et puis, il avait confiance à son épouse.

    « On pourrait jouer à « dis moi à qui je pense » finit par dire ironiquement Ezote
    - Vrrrouiii ! Allez, dis moi à qui je pense !
    - Superman. Lança Elyès par habitude.
    - Aaaaah ! Méééé c’mment qu’tu fééééé ? »

    Elyès sourit. C’était facile, ça faisait maintenant 4 ans qu’ils étaient marié, Lui et Maddie… 4 ans qu’elle pensait toujours à Superman pour ce jeu.
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mar 27 Mai 2008 - 19:42

    Bravo ! vous êtes arrivé à la fin de la fiche !

    Suite des aventures dans le codex ! ( si on est validé, Ho ho ho !)
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Invité le Mar 27 Mai 2008 - 20:00

    Franchement, fiche impeccable ! (Quoi ? on a bien le droit de se lancer des fleurs !)

    Auto validatiiiion ! (sauf que je peux pas, mais j'avais envie de le dire ! =D )

    Bref : Re-re-re-re-re-re bienvenue à l'une et Re-re-re bienvenue à moi même !
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Neklas Aéris le Mar 27 Mai 2008 - 21:28

    Non ! Pas autovalidation, on ne s'auto valide pas. Espèce d'Ashen va !

    Alors je déteste passer des heures à tout lire, mais ça a été, j'ai pas été trop long c'est que ça se lit bien. Je ne m'oppose pas à la validation (en qualité de quoi ? Ben heu, de moi ça va ?)

    Et je sais qui est qui, enfin je crois...


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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Lana Lane le Mar 27 Mai 2008 - 22:40

    Ah! J'ai bien rigolé! ^^

    Bienvenue à Maddie et Elyès! J'ai hâte de lire la suite de leurs aventures. =D
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Mer 28 Mai 2008 - 12:13

    Tant mieux, c'était le but qu'elle soit drôle cette fiche !

    Et donc ? qui est qui, cher Neklas ?
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Neklas Aéris le Mer 28 Mai 2008 - 13:17

    D'après le nombre de "re" je dirais qu'il y a X en plus de Ashen.
    Et j'aurais tendance à associer Elyès à X et Maggie à Ashen ... Mais c'est juste une intuition.

    Je cherche encore qui est X


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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Invité le Mer 28 Mai 2008 - 22:06

    En tout cas n*re-bienvenue !!!

    Malgré la reproche faite aux Synthetic Dreams, j'ADORE ces deux personnages ^^ Très attachants !
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Madeline de Lioncourt le Jeu 29 Mai 2008 - 11:55

    L'empoté qui a écrit:et Maggie à

    Maggie ? Comment ça Maggie ??? Est-ce que tu vois une Maggie quelque part toi ???

    C'est Maddie ! Avec deux D, comme dans : Je vais te renter Dans le larD si tu recommences !

    Nan mais !

    sinon, merci Philippe ^^

    et merci aux autres d'avoir tout lu !
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elyès de Lioncourt le Jeu 29 Mai 2008 - 13:04

    Maggie, maggie, et vos idée ont du...



    Allons, allons ! Calme toi, c'est pas si grave, ma pupuce ! Ce n'est qu'une simple et minime erreur sans incidence grave vers le futur (pas comme certaine autres erreurs). Pas de quoi s'inquiéter donc !

    Et oui, merci à touuuut les gens qui ont touuuut lu ! Merci beaucoup !

    Et désolé pour touuuut les gens qui trouvent ça trop long et qui sont découragés dès les premières lignes !

    Edit : Iiiiiiiih !(Cri d'une extrême virilité) j'ai un rang, trop bien !
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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

    Message par Elk Track le Jeu 29 Mai 2008 - 15:12

    Oups ! En plus j'ai presque pas fait exprès ! ...

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    Re: C'est un bô roman, c'est une belle histoire !

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