Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

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    Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Sam 21 Juin 2008 - 19:14

    Petit problème mathématique : sachant d'un quart pour un militaire représente un quart d'une journée de vingt-quatre heures. Sachant que la relève prend environ dix minutes (le temps de parler de la vie des enfants, du mariage du petiot et des conquêtes du bosco) et sachant que Kolin est une bonne poire parce qu'il accepte de remplacer ses collègues flemmards, quel est le temps qu'il a passé devant sa console aujourd'hui en remplaçant une personne ? Réponse ? Non ! Pas six heures ! Ni six heures dix ! Mais douze heures vingt. En effet, il faut compter son arrivée, le temps qu'il s'installe et prenne les consignes sans trop rougir, le temps qu'il fasse son propre quart et le temps qu'il fasse celui de son collègue. Sans compter le temps d'attendre la relève avec impatience.

    Oh, pas une grande impatience, une impatience fort peu marquée, sinon on risquait de dire qu'il était tire-au-flan et qu'il n'aimait pas son travail ce qui était absolument faux, il pouvait le promettre. (Il ne jurait pas c'était mal de jurer). Bon, la solution était plus proche des onze heures et quelques dizaines de minutes parce que quand même, il avait délaissé son poste pour vaquer à des besoins personnels et privés tels que : s'abreuver, se nourrir et éliminer. Mais là, ses yeux se fermaient un peu tous seuls et il attendait encore et toujours le gars qui allait le relever.

    C'était un bon gars, il arrivait toujours à l'heure ou presque, mais quand Kolin vit le message passer sous ses yeux, il comprit que pour une fois il serait en retard et pas qu'un peu.


    Par suite d'une intoxication alimentaire provenant du fromage de lait de furil spécial de votre remplaçant, il ne pourra assurer sa garde. Merci de rester à votre poste pendant qu'on cherche un remplaçant.

    Merci au médecin pour son action très rapide et son message. Mais là Kolin en avait assez, il était fatigué et il allait devoir rester à son poste. Ce n'aurait pas été Kolin, il y aurait eu des cris, des menaces et même des demandes expresses, mais lui il se contenta de murmurer.

    Mince, ça va être long d'attendre. Bon tant pis, il ne faut jamais déranger les autres pour des bêtises et ça c'est pas grave, je suis là après tout.

    Il rougit d'avoir osé penser que l'attente serait longue et se remit à l'écoute de l'espace. Autant dire, à l'écoute de rien, parce que les casques ne transmettaient qu'un ronflement apaisant en ces instants et il commençait lentement mais sûrement à piquer du nez. Se frappant mentalement, il se força à ouvrir les yeux mais c'était de plus en plus difficile.

    Aussi quelques instants plus tard il avait la tête sur les bras et les yeux fermés, murmurant quelques mots sans cohérence dans son sommeil.


    Non pas le lieutenant, non pas un officier, je suis désolé j'ai pas fait exprès de casser le vase de Soissons.

    Autant dire qu'il rêvait ...
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Margot Hertzlieb le Dim 20 Juil 2008 - 18:07

    Bon, on en était où déjà ? Ah oui ! La chambre : personne ; les vestiaires : rien ; les WC : pas là ; la cantine (dès fois que) : à part Crème-Chantilly (petit sobriquet attribué au maitre-coq), non ; les coursives : trop aléatoire, chercher dans un lieu précis.

    Il ne restait donc plus que la salle de com et l'infirmerie à Margot pour trouver son amie Ase. Même si la trouver dans la salle de com serait assez surprenant, car sauf excès de zèle, ce n'était pas son quart.
    Mais bon, pas encore découragée la sous-lieutenant poussa donc son expédition vers les yeux, les oreilles et la bouche du vaisseau.

    Lorsqu'elle passa la tête par la porte, elle se rendit compte que c'était le moment de changement de quart et donc la pièce était remplie d'une effervescence inhabituelle pour un lieu de travail sérieux. Mais cela ne l'empêcha pas de rentrer et de faire comme chez elle. Après tout, Margot y avait travaillé des années et connaissait la salle sur le bout de ses doigts, ainsi que la plupart des personnes présentes. D'ailleurs celles-ci la saluèrent respectueusement à son passage.

    "Personne n'a vu le quartier-maitre Branek ?" demanda-t-elle à la ronde.

    Un signe négatif fut sa seule réponse.

    "Bon tant pis."

    Alors qu'elle s'apprêtait à ressortir après avoir rapidement salué des amis, elle passa près d'un matelot qui apparemment avait sa dose de fatigue. Il marmona un : "...je suis désolé j'ai pas fait exprès de casser le vase de Soissons." pour preuve de son état.

    Margot haussa un sourcil et se pencha un peu sur la silhouette et secoua doucement l'épaule de l'officier. Enfin, ce n'était pas un officier à première vue. Aucun insigne de ce type sur ses épaulettes. Mais plutôt un grade de quartier-maître de seconde classe.

    "Quartier-maître." appela-t-elle alors doucement.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Mer 30 Juil 2008 - 10:55

    [HRP, au secours, un officier]

    Il somnolait toujours rêvant d'on ne savait où et d'on ne savait quoi. A croire qu'il avait totalement oublié les communications et leur aspect nécessaire pour la survie du vaisseau. Mais il faut dire que cela faisait plus de quatorze heures qu'il était levé et que toute personne normallement constituée serait également morte de fatigue.

    C'est pourquoi, quand il sentit qu'on le secouait doucement, il grogna un peu avant de chercher à se tourner. Le problème quand on se tourne et qu'on dort sur une chaise, c'est qu'on a une tendance naturelle à choir. Et que une chute ça réveille pour de bon.

    Regardant autour de lui avec des yeux papillonants, il vit enfin sa bête noire. Un officier ! Enfin une officière mais bon pour lui c'était pareil, c'était terrible, affreux, apocalyptique, cataclysmique, findumondesque...

    Elle l'avait vu en train de dormir à son poste et elle allait faire un rapport et il serait convoqué par le lieutenant, le commandant, le général, l'amiral, le dirigeant suprème des forces spatiales... Et il allait être puni par une sanction disciplinaire ! Oui certainement, une sanction telle que l'armée n'en avait jamais connue. C'est pourquoi il rougit et balbutia en se redressant pour au moins faire un salut digne de ce nom.


    Sous sous-lieut lieutenant ! Je ne ne ne voulais pas dordormir. Je vous zen supsupplie, ne preprenez paspas de sansanction.

    Il baissa la tête honteux, sentant déjà les larmes envahir ses yeux et de plus en plus de crainte envahir tout son être. Elle allait le punir, c'était obligatoire, et il n'aurait rien à dire, c'était entièrement de sa faute, il devait rester à son poste en attendant la relève.

    La Vivenef aurait pu être détruite par sa faute, ou bien des ennemis auraient pu envahir Nimue et voler tous les codes militaires et ainsi devenir les maitres du Cercle. Face à cette menace, toute punition paraissait faible et totalement sous-proportionnée.

    Mais non ... Kolin n'est pas pessimmiste du tout, presque pas ...
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Margot Hertzlieb le Mer 30 Juil 2008 - 11:15

    Vous vous demandez sûrement pourquoi Margot avait-elle tenté de réveiller doucement son subordonné alors qu'il était pris en flagrant délit de roupillement à son poste de travail. Et bien tout simplement parce que Margot n'était pas un monstre, que le quartier-maître avait une bouille si...enfantine qu'elle se demandait s'il n'était un étudiant en stage ici, suite à quoi elle se demanda un instant si l'armée autorisait ce genre de chose...
    Mais bon, les galons sur ses épaules ne devaient pas être des faux, alors il devait vraiment travailler ici. Ils recrutaient vraiment jeune maintenant.

    En tout cas, l'avoir secoué un peu... l'avait secoué beaucoup. Il en tomba même de sa chaise. Margot fit une petite grimace de compassion à la douleur qu'avait du ressentir le matelot à la fin de sa chute.
    Reprenant un peu ses esprits, le dit tombeur se redressa, effectua un salut et balbultia quelques mots.

    *Oh le pauvre ! Il souffre de bégaiement !* pensa-t-elle.

    *Mais non, Margot. On ne s'apitoie pas sur le sort de ce garçon. Ca doit être suffisamment pénible comme ça pour ne pas en rajouter une couche.* se réprimanda-t-elle.

    Il baissa la tête comme honteux d'avoir été pris sur le vif. Il était... affreusement mignon.

    "D'abord calmez-vous. Respirez un bon coup. Voilà. Ensuite, veuillez décliner votre identité, quartier-maître."

    S'éloignant quelques peu, elle saisit la feuille de présence pour y chercher son nom.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Lun 11 Aoû 2008 - 10:33

    Oui, le pire c'était qu'elle avait raison, il devait se calmer sinon ça n'allait pas. Encore une fois, il se faisait réprimander pour une bonne raison par un officier supérieur et cela allait lui attirer des ennuis pour l'avenir. Elle pourrait dire à tous qu'il ne gardait pas son sang froid et qu'il n'était pas à sa place dans la vivenef, qu'il n'avait rien à faire aux communications et qu'il ferait mieux d'aller nettoyer les étoiles. Oui oui, nettoyer les étoiles, c'était une expression typiquement nouvelle et que Kolin avait très bien comprise. Cela signifiait qu'il était si incompétent que le seul rôle où il pourrait éventuellement avoir sa place était au nettoyage de quelque chose de déjà propre. Et puis aussi si cela pouvait l'éloigner et le crâmer en même temps, ce serait un avantage non négligeable.

    Honteux une fois encore, il se mordit la lèvre inférieure tout en tentant de se calmer et de respirer comme il venait d'en recevoir l'ordre. Mais ce n'était pas si simple que d'obéir à ce type d'ordre pour le jeune homme. Il savait obéir à d'autres ordres, par exemple si on lui demandait de surveiller un secteur de l'espace, il pouvait, si on lui demandait d'établir une communication entre deux secteurs ou deux appareils, il pouvait. Mais qu'on lui demande de se calmer était au dessus de ses forces. C'est pourquoi il sentit que ses mains commençaient à trembler et que sa respiration ne se faisait pas du tout plus régulière. Des larmes naquirent aux coins de ses yeux et il releva la tête piteusement en priant pour qu'il puisse annoncer son identité sans montrer de signe de panique.

    Mais si elle voulait son identité c'était à coup sur pour faire un exemple, une punition telle que l'armée n'en avait jamais vue. Il serait dégradé, heu non, il n'était pas gradé ! Mais il serait frappé ou pire, renvoyé de l'armée. Et ainsi tout le monde saurait qu'il n'était qu'un raté, qu'un garçon incapable de réussir dans son travail. Oui, Kolin était désespéré.


    Quartier maitre de seconde classe Kolin Socret.

    Oui, il avait réussi à aligner ces mots sans bafouiller. Il pouvait même relever la tête. Mais qu'elle ait pris le tableau de quart était terrible, affreux et honteux. Il sentait déjà le poids de sa future humiliation lorsque tout l'équipage saurait qu'il s'était endormi à son poste.

    Je sais que je mérite cette punition, mais n'appelez pas l'amiral pour mon crime. S'il vous plait.

    Et voila que les larmes tombaient, il sentait ses joues devenir humides et il baissa la tête à nouveau, se mordant la lèvre dans un geste de pure frayeur. Elle était là, toute puissante devant lui, c'était un officier et jamais elle n'avait du s'endormir à son poste. C'était si frustrant de se sentir aussi pitoyable.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Margot Hertzlieb le Sam 30 Aoû 2008 - 19:17

    "Socret... Socret..." murmura le sous-lieutenant Hertzlieb tandis qu'elle parcourut la fiche des quarts.

    "L'amiral ? Quelle idée..." répondit-elle à la supplique du pauvre Kolin.

    Il avait une certaine tendance à...dramatiser la situation. Apparemment. Margot ne le connaissait pas. Il a du être muté ici après qu'elle ait eu sa promotion.

    "Ah voilà ! Quartier-maître Kolin Socret." s'écria-t-elle soudain.

    Margot avait enfin mit la main sur le quartier-maître sensible.

    "Alors..."

    Elle s'apprêtait à dire quelque chose lorsqu'elle se stoppa. Elle relut la fiche une deuxième fois.

    "Vous êtes en poste depuis... douze heures ? Mais qu'est-ce que vous faites encore là ?! Où est..." Elle regarda de nouveau la feuille. "le quartier-maître Zanzick ?"

    Il y avait un problème quelque part. Soit, le quartier-maitre Scofill était malade et donc indisposé pour venir travailler. Mais, le quartier-maître Socret n'allait certainement pas enchainé 3 services ! Même le Lieutenant Einar n'allait pas jusque là. (Et c'était hors de question).

    "Vous n'allez sûrement pas faire trois services."

    Dans son emportement, elle ne remarqua pas tout de suite l'attitude corporelle de son subalterne qui se rapetissait à vue d'oeil.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Dim 31 Aoû 2008 - 12:08

    Elle murmurait son nom pour savoir ce qui allait aller comme punition. Car oui, il en était certain maintenant, elle allait le punir avec un truc qui rimait ou qui allait bien avec son nom. Elle le mettrait peut-être au secret, ou bien il devrait nettoyer les toilettes, ou bien il allait être expédié sur une planète quelconque avec la honte de sa vie. Et le fait qu'elle refuse d'appeler l'amiral ne pouvait signifier qu'une chose, elle allait remonter encore plus haut, certainement les dirigeants du cercle...

    Puis elle cria, elle l'avait trouvé sur la fiche et elle allait voir ce qu'il avait fait, il recula en sentant qu'il était très mal, il ne pouvait plus tenir et il allait finir par se liquéfier devant elle. Elle avait un air gentil mais c'était une ruse, c'était sur, elle voulait qu'il se confie à elle pour pouvoir ensuite l'humilier encore plus dans une sanction exemplaire.

    Et enfin elle lui posa des questions pour se décider. Elle élevait la voix et était dangereuse. Il sentait qu'il avait peur, plus que d'habitude c'est dire. Et alors qu'il allait répondre il le sut, la sanction allait frapper fort à présent. Il voyait la colère dans les yeux de l'officier et il allait voir le dégoût dans peu de temps car il sentait qu'il n'y avait plus que des larmes qui coulaient mais qu'il commençait à goûter d'ailleurs, plus bas sur son corps et que cela humidifiait lentement mais sûrement son uniforme.


    Je vais tout nettoyer promis, ne me punissez pas encore plus. Et pour ma garde, je ne dois pas proteste, je ne suis qu'un matelot, j'ai simplement remplacé les autres qui ne pouvaient pas venir. C'est interdit de remplacer les autres ?

    Bon ce n'était pas le tout, mais c'était que la fuite commençait à prendre de l'ampleur et que sa vie était détestable, il était un bon à rien on le lui avait toujours dit et maintenant il osait mouiller le sol du centre de commande, un lieu avec tant d'électronique et tant d'appareils qui ne supportaient pas l'humidité. Il était mort, ils allaient le tuer c'était certain.

    Je ne veux pas mourir, je veux rester dans le vaisseau s'il vous plait.

    Dans un élan de courage et de peur mêlés il se jeta aux pieds du sous-lieutenant en pleurant. Du moins c'était ce qu'il voulait faire, mais le sol humide glissa et il se retrouva les bras autour du cou d'un officier, le pantalon mouillé et le visage ravagé par les larmes. La c'était sur ... il était mort ...

    [HRP, toujours envie de le croquer le Kolin ?]
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Margot Hertzlieb le Dim 31 Aoû 2008 - 17:38

    "Le quartier-maître Zanzick est porté pâle. Indigestion." lui répondit-on.

    "Et bah ! c'est l'épidémie !"

    Alors qu'elle réfléchissait à l'effectif présent dans la salle et au moyen de sortir le fébrile quartier-maître de là, la voix du garçon s'éleva à nouveau.

    "Tout nettoyer ?" s'étonna-t-elle avant de comprendre ce qu'il voulait dire.

    L'entrejambe du garçon s'humidifiait à vue d'oeil et Margot eut alors une petite grimace de compassion. Lui avait-elle fait peur à ce point ? Pourtant, jamais au cours de sa carrière ou de sa vie, elle n'avait fait peur à qui que ce soit au point qu'il s'oublie. Elle avait toujours été plutôt la bonne copine que la personne à craindre et en présence de laquelle il valait mieux raser les murs.

    "Non, ce n'est pas interdit de remplacer un collègue... Mais il n'est pas sain d'enchainer trois quarts..."

    Mais avant qu'elle n'ait pu ajouté quoique ce soit, le jeune homme vint se jeter.... à son cou.

    "Oula !"

    Instinctivement, Margot resserra ses bras autour du frèle jeune homme.

    La question du jour est : "Comment réagir dans ce genre de cas ?" Bon, s'ils avaient été seuls tout le deux, elle aurait pu jouer autrement. Mais là, devant les autres de la com qui ne rataient rien du spectacle, c'était plus... subtile.
    Où était le Cipale quand on avait besoin de lui.... pas de quart. C'était noté sur la fiche.

    Bon, avant que la situation n'empire (car elle avait l'impression qu'avec lui, la situation pouvait très bien empirée) il fallait prendre les devants.

    Elle saisit les bras du garçon et les déserra, éloignant ainsi le malheureux de sa personne.
    Puis, elle tourna la tête et gueula :

    "Vous ! Arrêtez de vous marrer et allez plutôt lui chercher un change ! Maintenant !"

    Margot aimait bien rire. Comme tout le monde. Mais franchement pas au dépens de quelqu'un, surtout si celui-ci était déjà ravagé par les larmes.

    "Quand aux autres, il me semble que la pause est finie, non ?"

    Petite remarque qui fit son effet aussi bien qu'un ordre direct. Tout le monde finit/lâcha son gobelet de café pour se réinstaller à leur console.

    La sous-lieutenant se tourna alors de nouveau vers son matelot en pleurs. Elle le dirigea vers un endroit un peu moins exposé, tandis qu'un robot de nettoyage M-O venait faire ce pour quoi il était programmé.

    "Bon. Il est normal de craquer. Vous venez de passer 12h non-stop à travailler. Mais, vous savez, ce n'est pas la peine de vous mettre dans un tel état."

    Le matelot qui s'était fait apostrophé par sa supérieur revint à ce moment-là et tendit le vêtement avant d'effectuer un salut et de retourner à son poste. L'ambiance dans la salle n'était plus à la rigolade mais au sérieux qu'exige un bâtiment militaire.

    "Passez ça. Je vous relève de votre quart."

    Voilà pour le côté officiel.

    "Retournez dans votre cabine et reposez-vous. Ne vous inquiétez pas. Je me charge du reste."

    Margot aimerait bien être encore plus... gentille avec lui mais ils étaient à l'armée. Ce genre de comportement ne devrait même pas existé. Non pas la gentillesse d'un supérieur pour un subordonné (du moment que cela reste dans les règles) mais plutôt la panique totale du subalterne. Ayant fait ses classes, normalement, il n'aurait jamais du fondre en larmes pour avoir été surpris en train de se reposer à son poste. Il aurait simplement du s'excuser et rester stoïc. Comme un bon militaire. Bien formaté.

    Mais ce garçon semblait autrement plus sensible que le soldat lambda. Comment avait-il bien pu passé les tests psychologique ?
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    Kolin Socret
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Dim 31 Aoû 2008 - 20:36

    Kolin regarda le sous-lieutenant avec une lueur de crainte dans les yeux. Il tenta de sécher ses larmes et se tendit en l'entendant donner des ordres. Elle pouvait être si puissante que cela l'envahissait totalement. Il en oubliait tout ou presque. Mais quand elle lui parla et lui dit qu'il n'était pas sain, il eut envie de lui répondre qu'il le savait.

    Oh que oui il savait qu'il n'était pas sain, il savait qu'il n'était pas comme les autres, il était nettement moins bien que les autres et n'était à son poste que parce qu'il avait travaillé, vraiment beaucoup travaillé d'ailleurs. Et de voir ce rêve s'écrouler lui faisait beaucoup de mal. Tout cela perdu à cause d'une action malsaine ! Car oui, elle avait sous-entendu que de dormir à son poste était malsain et il l'approuvait. Jamais un officier ne ferait ça, ce serait la catastrophe assurée.

    Quand elle lui donna de quoi se changer, il rougit mais pris son courage à deux mains avant de se déshabiller immédiatement pour obéir à cet ordre. Elle voulait certainement qu'il soit propre pour son renvoi de l'armée. Et le fait qu'elle dise qu'elle allait s'occuper de tout était un signe évident qu'elle était dangereuse.


    A vos ordres sous-lieutenant, je vais aller me reposer en attendant ma sanction.

    Bon, le salut militaire alors qu'on a pas de pantalon, ça ne le faisait pas. Mais elle lui avait donné deux ordres rapprochés, certainement persuadée qu'il parviendrait à se changer en moins de quelques secondes alors qu'il lui aurait fallu au moins une longue minute pour le faire. Et puis maintenant qu'elle avait vu qu'il était pitoyable, il n'avait plus rien à cacher. En plus ce n'était pas une femme, mais son supérieur, un officier, donc pas de problème de pudeur avec elle, elle devait être habituée.

    Et désolé de vous donner tous ces tracas administratifs, je pars immédiatement dans ma cabine, mais puis-je terminer dede memettre monmon panpantatalon ss'il vous plplait ?

    Et voila que sa langue recommençait à faire des siennes, c'était terrible que d'être autant bon à rien. Il attendit donc que le sous-lieutenant accepte ou refuse qu'il soit décent pour traverser le vaisseau. Sa punition était peut-être déjà engagée et d'avoir osé demander une telle faveur allait déchaîner des foudres bien plus graves.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Margot Hertzlieb le Mer 10 Sep 2008 - 20:53

    Oh oui ! Comment avait-il fait pour réussir les tests d'entrée de l'armée ?? se demanda Margot lorsqu'il le vit enlever son pantalon à l'instant. Elle avait pensé qu'une fois le pantalon propre en main, il s'en serait servir comme "bouclier" et aurait été dans les toilettes les plus proches pour se changer avant d'aller se coucher dans sa cabine. Mais apparemment, le quartier-maître Socret prenait les ordres au pied de la lettre et dans l'instant. Et avait rudement besoin de repos.

    Le sous-lieutenant qu'elle était se retint de pouffer de rire ou même d'afficher un semblant de sourire lorsque le garçon se mit au garde à vous, bien droit, en caleçon, le pantalon à la main, un air sérieux sur le visage, malgré les sillons laissés par les larmes. Ca aurait pu être comique si ce n'était tragique. Le pauvre... Oui, Margot ne pouvait s'empêcher de le plaindre. Il avait un truc qui le rendait adorable malgré la situation. Peut-être le fait qu'il dramatisait un peu trop la situation, ajoutez-y qu'il avait encore le minoi d'un jeune garçon et vous saurez pourquoi Margot le trouvait attachant ce quartier-maître.

    "Oui, faites." répondit-elle le plus simplement possible.

    Elle avait compris que maintenant elle devait être la plus précise et concise possible en sa présence. A la moindre parole malencontreuse (ou mal interprété) et il se jeterait probablement dans le premier sas venu... ce qui serait une jolie boulette.
    Margot se retint donc de dire à son subordonné que pour la paperasse, il n'avait pas à s'inquiéter, qu'elle ne dirait rien à personne. Ca, elle irait lui dire plus tard. Kolin s'était suffisamment donner en spectacle devant tout le monde pour le reste de la journée... ou de sa vie. Mais ça, Margot préféra ne pas faire d'hypothèses dessus. Elle ne savait pas trop pourquoi mais elle sentait que ce petit gaillard se remettrait un jour ou l'autre dans un tel embarras, si ce n'est pire.
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    Re: Un quart ça va, trois quarts bonjour les dégats [libre]

    Message par Kolin Socret le Ven 12 Sep 2008 - 13:44

    Qu'il fasse quoi ? Qu'il se repose en attendant sa sanction ? Qu'il parte en mettant son pantalon ? Qu'il se verse un verre de bourbon ? Qu'il soit responsable des communications ? Qu'il puisse prendre un bonbon ? Qu'il arrive à passer pour un ...

    Heu désolé, le texte s'est emballé durant les rimes, mais Kolin était comme tout un chacun, il aimait les rimes et il faisait toujours tout son possible pour les rechercher dans les dialogues ou ses pensées. Ses pensées trouvaient des rimes facilement, par exemple pour rime il avait déprime. Mais là qu'il ait le droit de s'habiller devant sa commandante, l'être le plus important à ses yeux après ses parents, le commandant de Nimue, le second, le lieutenant com, les autres lieutenants, les sous-lieutenants, les enseignes, les membres du personnel, le canoë-kayak, le Norn, le Wyrd, le chef de la diplomatie, le coiffeur du coin, le boulanger, le patissier, le médecin, le smiley, enfin un peu tout le monde quoi. Oui oui, pour lui tout le monde était important et sa réussite dans l'armée était faite pour qu'il puisse enfin aider les autres.

    Mais il n'aurait jamais voulu être pilote, cela était bien trop violent pour lui. Tout comme la section de maintenance d'ailleurs, devoir courir pour croiser des gradés, horreur ! La tactique n'en parlons pas, il n'aurait jamais osé proposer une seule solution. L'astrogation était hors de question pour ne pas avoir à refaire des milliers de fois ses calculs. Il ne restait que la communication, section bien calme et paisible où on pouvait piquer un petit roupillon de temps en temps et ne pas se faire remarquer. Sauf quand on était Kolin et qu'on était né sous une étoile des plus mauvaises.

    C'est pourquoi, Kolin se dépêcha d'enfiler le pantalon de rechange. Qu'il se rendit compte qu'il était en train de mettre les deux pieds dans la même jambe et qu'il chu. Oui oui, il chu, du verbe choir. Et quand on choit parce qu'on à deux pieds dans la même jambe de pantalon et bien on a une tendance naturelle à être ridicule et terriblement mignon. Oui c'était certainement la seule force (que Kolin ignorait d'ailleurs) qu'il pouvait posséder. Sa mignonité, ou mignonerie d'ailleurs. Et là ben il était mignon, les fesses en l'air, la tête par terre et le pantalon à moitié enfilé.

    Il finit par parvenir à se redresser tout en remettant les choses dans le bon ordre et en boutonnant le haut de son pantalon. Il fixa la personne qui était face à lui et refit un salut militaire avant de prendre congés.


    Encore merci sous-lieutenant, j'attends ma sanction avec courage.

    Il avait réussi à aligner plusieurs mots sans bégayer, il lui fallait remercier encore le sous-lieutenant pour lui permettre de se sentir plus à l'aise. Mais il avait des ordres et sur un dernier salut, il partit rapidement vers sa cabine pour se reposer.

    L'adrénaline qui commençait à retomber était d'ailleurs certainement responsable du baillement qui s'échappa de sa bouche alors qu'il déposait son ancien pantalon dans la blanchisserie. Elle était aussi responsable de sa difficulté à voir où il allait et de son empressement à ouvrir la cabine. Mais par dessus tout, elle était certainement la seule et unique responsable de son endormissement sur le seuil de sa cabine, la tête posée sur ses mains et son corps roulé en boule. Là il était bien, seul et tranquille.


    [HRP, voila Kolin l'es partit]

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