Poursuite et mission : la rencontre.

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    Walan Wenseph
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    Message par Walan Wenseph le Jeu 10 Juil 2008 - 21:42

    [HRP : et voilà, mon premier post, j'espère qu'il vous conviendra et n'hésitez pas à me dire si quelque chose ne va pas.
    Ce RP est ouvert à tout ceux qui souhaitent participer, mais est principalement destiné aux pirates afin d'expliquer comment Walan fut intégré à l'équipage d'Adonis (une trame générale est disponible sur ma fiche d'inscription, ici) /HRP]


    Ils t'ont repéré Wal, annonça Akn de son ton placide, réveillant immédiatement son propriétaire.
    Estimation du temps avant arrivée : 15 minutes.

    Retrouvé. Encore.
    Cette fois ci c'était sur Troie, son monde natal sur lequel il était retourné depuis près de six mois -sa plus longue période au même endroit depuis le début de sa fuite- que Walan allait à nouveau devoir échapper aux traqueurs de l'A.R.I. A moins que ce soit un privé envoyé par la famille du Major Grimald, comme la dernière fois.
    Toujours est-il que les différents mouchards placés par le jeune homme et son I.A. avaient été neutralisés les uns après les autres, ce qui en disait tout aussi long que s'ils étaient restés en place pour signaler les mouvements à risque.

    Première chose : envoyer un message à Elhesse pour qu'elle ne s'inquiète pas de rester sans nouvelles pendant un moment.


    Petite sœur,

    J'ai été imprudent et je me suis laissé allé en restant si longtemps au même endroit.
    Ils ont fini par retrouver ma trace et je dois fuir à nouveau. Ce sera donc mon dernier message jusqu'à ce que je retrouve un endroit sûr.
    Ne t'inquiète pas pour moi, concentre toi sur tes cours et ne te laisse pas marcher sur les pieds.

    Je t'embrasse,
    Wal.

    Code ça avec le nouveau programme que je t'ai installé l'autre jour et une clé de 10 méga puis fait le transiter par de nouvelles adresses, ils doivent surveiller les communication sortantes, demanda Walan à son I.A en ayant une brève pensée pour sa cadette dont la situation n'était guère facile : Etre élève dans l'école particulièrement rude qu'était l'Académie des Officiers Spatiaux de Babylone n'était déjà pas simple en temps normal, mais l'être alors que son frère aîné y avait fait des études considérées comme brillantes avant d'être accusé du meurtre de l'un des instructeurs était un véritable chemin de croix.
    Malgré tout, la jeune femme était restée tout aussi douce et calme qu'elle l'était auparavant -du moins pour ce que pouvait en juger Walan d'après les échanges qu'ils avaient- et elle réussissait en outre ses études avec autant de brio, si ce n'est plus, que son frère.

    Tout en dictant le message à Akn, le jeune homme n'avait pas perdu de temps. Se levant rapidement du lit où il dormait, il avait enfilé des vêtements à camouflage optique -prise de guerre d'une précédente tentative de le rattraper- qui lui permettraient d'être plus discret dans les rues sombres de la Dédale nocturne, puis tiré le sac à dos déjà à moitié rempli qu'il gardait prêt en permanence et commencé à y ajouter les objets qui risquaient de lui être utiles ou qu'il ne pouvait pas laisser sur place avec une efficacité résultant d'une expérience bien plus longue qu'il ne l'aurait souhaitée.


    Message codé et transmis.
    Estimation du temps avant arrivée : 10 minutes.


    Bien, envoie des copies des avancées des dossiers Grimald, Chasseurs et Planquess aux endroits habituels avec les cryptages classiques puis met toi en veille, ordonna le fugitif en s'emparant de la ceinture dissimulée sous son lit, à laquelle était accrochée un pistolet LPC, qu'il boucla à sa taille. Il récupéra également dans son armoire une bandoulière sur laquelle était fixé le fourreau d'une lame à oscillations -et la lame qui allait avec- et la passa en travers de son dos.
    Il avait acquis pistolet comme lame un peu plus de deux ans auparavant au marché noir, après s'être rendu compte -au terme d'une lutte lui ayant apporté de nouvelles cicatrices- que les ordres des agents employés par la famille Grimald ne semblaient pas exiger de le ramener vif. Bien entendu, il n'avait aucune autorisation pour posséder ces armes, mais ce serait le cadet de ses soucis si l'A.R.I venait à débarquer chez lui.


    Envois terminés.
    Estimation du temps avant arrivée : 8 minutes.
    Mise en veille, bonne chance Walan.


    Le jeune homme s'empara du boîtier de l'I.A., le mit dans son sac, puis passa celui-ci à son dos en veillant à ce qu'il puisse toujours dégainer sa lame à oscillations sans difficulté. Cela fait, il entrouvrit la porte pour jeter un bref coup d'œil à l'extérieur, avant d'en sortir rapidement une fois rassuré sur l'absence de danger.
    Il vivait dans un petit appartement parmi tant d'autres, au cinquième étage d'un immeuble banal de pierre dans un quartier populaire -pour autant qu'il y ait autre chose à Dédale- non moins banal mais peu éloigné du spatioport. Walan se dirigea directement vers les escaliers, qu'il dévala quatre à quatre.

    Alors qu'il passait sur le palier du deuxième étage, il vit les voyants de l'ascenseur indiquer que celui ci était en train de monter.
    Vu l'heure tardive, il y avait de grandes chances qu'il s'agisse de celui ou ceux venu le chercher, ce qui signifiait qu'il n'avait que quelques minutes avant que son départ ne soit découvert. Si le chasseur était seul, cela lui laissait suffisamment de temps pour disparaître momentanément, mais s'ils étaient plusieurs et qu'une sentinelle avait été placée au bas des escaliers, cela s'annoncerait plus compliqué ...

    Bien entendu, c'est ce qui arriva.
    Arrivé à quelques mètres de la fin des escaliers, Walan ralentit l'allure et tendit l'oreille. Silence. Non ! Un bruit de respiration et des pas allant et venant en se voulant discrets. Il y avait donc bien une sentinelle.
    Dégainant lentement sa lame, l'ancien élève officier mis le pouce sur l'activateur et se prépara à l'action en prenant plusieurs lentes et profondes inspirations. Il attendit que les pas s'éloignent à nouveau pour s'élancer à toute vitesse dans les dernières marches et dans le hall.
    Surpris, un homme dans une tenue militaire tenta de se saisir du pistolet qui pendait à son côté mais un rapide coup à la tête donné avec le pommeau de l'épée l'empêcha de continuer plus loin et il s'affaissa lentement sur le sol.

    Sans attendre, Walan se précipita à la porte de l'immeuble et sortit en courant à toute allure dans la rue, alors que l'homme blessé s'emparait de son communicateur pour prévenir ses équipiers et se lançait tant bien que mal à la poursuite du fuyard, pistolet LPC tiré ...
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    Thomas de Farcy
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Jeu 7 Aoû 2008 - 11:25

    [HRP : Bon, j'espère que ça convient à tous le monde, si c'est pas le cas, MP moi, je changerais. Et j'opterais bien pour un Walan -> Thomas -> Maggie...]

    « Et une bonne chose de faîte ! »

    Thomas s'étira l'épaule un moment, un sourire ravi sur le visage et enfila un sac à dos contenant quelque précieuses courses.

    « Bon, on rentre maintenant ? » Demanda-t-il à Maggie.

    Mais que diables faisaient ces deux là sur Troie ? En bien, prenons depuis le début. La journée de Thomas avait été bien moins mouvementée que celle décrite ci-dessus. Nooooon, Thomas avait commencé par simplement se lever... Huuumm.. trop loin dans le passé, avançons un peu. Il avait ensuite goûté à quelque bizarries culinaires de l'apprentie coq, mais en même temps, elle le valait bien... Toujours trop loin. On arrive maintenant au moment où le gus était affairé à la maintenance d'un chasseur. Oui, c'est mieux déjà.

    C'est en réparant l'un des chasseur que cette petite histoire a commencé.

    Après quelque vérifications de routines, le jeune métisse avait finit par trouver une pièce défectueuse. Oh, oui, le pilote pouvait encore sortir et faire quelque allé-retours entre l'espace et le hangar. Sauf que l'un de ces prochain vol se terminerait sans doute par un scratch en beauté de la part du dit chasseur. Étant membre de la maintenance, le jeune de Farcy ne pouvait laisser faire ça. Après était venue une vérification des stocks pour voir si la pièce était changeable/réparable et puis le moment fatidique où il se rendit compte qu'il manquait quelque chose.

    Rendez vous avec le quartier maître de seconde classe florale pour renseigner qu'il manquait ça... Et que c'était urgent d'en avoir. Rendez vous avec le supérieur, puis avec le supérieur du supérieur jusqu'à finalement arriver au lieutenant. Après une rapide discutions, il était venu l'ordre simple et clair : « démerdez-vous ». Pour arriver à ce résultat, on avait gracieusement mit à la disposition de Maggie une charmante navette avec un pilote/astrogateur qui devait gentiment l'emmener sur la planète la plus proche , Troie en l'occurrence, pour négocier quelques fournitures d'urgences.

    Et on avait demandé à Thomas d'accompagner. Pourquoi ? Officiellement parce qu'il savait ce qu'il manquait, connaissait les cours et saurait donc trouver la pièce manquante sans risque d'arnaque. Officieusement, on murmurait que c'était pour éviter du grabuge et un éventuel mort...

    Les courses sur Troie s'étaient passées sans encombre, par le biais de marchants plus ou moins légal (mais la conscience pirate de Thomas permettait ce genre de marché) et maintenant, il fallait rentrer.

    Veillant à ce que Maggie ne le quitte pas d'une semelle, Thomas s'engagea vers des ruelles qui normalement, conduiraient au spatioport et s'arrêta en chemin, suite à quelques bruits étranges et naturellement intrigants.

    « T'as pas entendu quelque chose ? »

    Sans même attendre une véritable réponse de son amie, il s'engagea dans un autre embranchement de ruelle, marcha à allure réduite car quelque chose lui murmurait que les bruits qui venaient de là bas n'étaient pas normaux. Quelqu'un avec un peu de discernement passerait son chemin et serait rentré illico à la navette et donc sur Adonis, mais force était de constater... Que Thomas manquait de discernement.

    Puis il y eut un silence. Perdant toutes traces de prudence -qui pourtant se faisait déjà rare-, Thomas s'avança dans un embranchement et remarqua alors à la dernière minute qu'un homme était dans la rue, en train de courir comme un fou. Et évidement Thomas était au milieu du chemin. Avec Maggie pas loin (Si, il l'avait trainée jusque là... Et il était confiant ! Il lui avait confisqué ses couteaux en venant ! S'il savait que réellement, la demoiselle en avait quand même...)

    Voyant qu'il gênait, est-ce que Thomas se serait poussé ? Pas du tout, ça ne lui effleura même pas l'esprit...
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Marguerite de Pakrètt le Dim 17 Aoû 2008 - 17:08

    Maggie raya le dernier mot de sa liste. Ils avaient enfin tout ce dont ils avaient besoin. Non pas que Maggie n'aimait pas faire les boutiques... mais elle perdait rapidement patience maintenant, ce qui ne rendait pas les choses faciles. Oh, elle savait prendre sur elle car elle savait que plus elle trainerait les pieds, moins vite ils seraient de retour au vaisseau.

    "Oui" répondit-elle simplement à la question de son compagnon de route.

    Elle replaça le papier dans la poche intérieur de son long manteau noir. Et oui, sur Troie les nuits sont fraîches. Très fraiches. Il vallait mieux être correctement équipé. C'est pourquoi, en prévision de cette sortie sur la planète aride, Maggie avait emporté son long manteau qui conservait admirablement bien la chaleur tout en ayant une superbe coupe qui soulignait sa silhouette. Le rêve de toute Dame de la socièté. A la différence près que Maggie s'en foutait comme de sa première tétine.

    Elle suivit Thomas hors de la dernière boutique de leur virée commerciale. Sur la route du retour, le shitennô, comme à l'aller, ne cessait de lui lancer de furtifs regards comme pour s'assurer de sa présence. Ca pourrait en agacer plus d'un mais Maggie y était habitué. Il avait cette constance de regarder ou vérifier ses moindres faits et gestes. La demoiselle avait finit par ne plus y faire attention. Ca lui semblait même naturel à force.

    Toujours dans son silence indifférence, Maggie suivait son gentil guide à travers les ruelles de Dédale. Mais la monotonie de leur chemin fut brisée par un son.
    Tournant la tête vers la source du bruit, elle répondit à l'interrogation de son ami.

    "Si, ca vient de là."

    Mais elle eut à peine le temps de finir de prononcer sa phrase que Thomas avait déjà filé dans la direction.

    "Hé !

    Elle soupira.

    "Tss. Intenable. Comme d'habitude."

    Et elle s'engagea à son tour dans la ruelle.
    Bah oui ! Elle allait pas le lâcher le petit Thomas. Elle avait beau ne pas se soucier de grand chose, Thomas de Farcy était bien la seule exception. (si elle ne se comptait pas dans le lot, évidemment) Il était son ami et peu importait les sentiments qui pouvaient la traverser, quelque chose en elle lui disait "Celui là, tu en prends soin et y fait gaffe."
    C'est pourquoi, malgré la petite tendance du sieur Farcy à se mettre dans les ennuis jusqu'au cou, Marguerite le suivait. Après tout, il fallait toujours mieux être accompagné dans les emmerdes, histoire de ne pas trop se sentir seul.

    Elle finit par remettre la main sur son mécano, ou du moins l'avoir de nouveau en vue quand...
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Walan Wenseph le Ven 29 Aoû 2008 - 17:39

    ** Punaise, il est pas passé loin celui ci**

    Changement de direction brutal, virage à droite, à l'abri pour quelques secondes. Un coup d'œil par dessus son épaule sans s'arrêter pour voir un projectile de plasma s'écraser contre le mur à quelques décimètre de sa tête.

    La poursuite s'était engagée entre Walan et les tueurs lancés à ses trousses. Là où le Troyen se faufilait rapidement et furtivement, ils passaient en force et n'hésitaient pas à faire usage de leurs armes. L'un d'entre eux, celui qui avait été bousculé en sortant de l'immeuble, était à une dizaine de mètres derrière le fuyard, les autres avaient dû redescendre les étages et gagnaient du terrain à vingt ou trente mètres plus loin.

    Virage à gauche, trop tard pour réussir à semer l'autre. Courir, oublier les poumons qui commencent à brûler et les muscles douloureux, courir pour s'échapper, une fois de plus.

    Dans un petit coin de son esprit, le reste étant occupé à gérer à la fois sa trajectoire dans les rues de la bien nommée Dédale et à surveiller ses attaquants, le jeune homme pensa brièvement qu'au moins il y avait peu de monde dans les rues pour risquer d'être touché par un tir perdu.

    Encore une intersection, virage à gauche. Ligne droite sur cinquante mètres.

    D'ici quelques blocs, s'il n'avait pas réussit à les semer d'ici là, Walan arriverait dans l'un des points de replis qu'il avait appris à garder en réserve. Il pourrait se fondre dans la foule d'un club, en profiter pour rejoindre les sous-terrains et disparaitre le temps de préparer sa fuite de la ville et de la planète.

    Virage à gauche encore, plus que trois intersections.

    Le salut semblait à portée de main. Un nouveau coup d'œil derrière lui informa le Troyen que ses poursuivant s'étaient rejoint à une vingtaine de mètres de lui. Visiblement le solitaire qui lui tirait dessus manquait un peu de souffle. Alors qu'il tournait à nouveau la tête, une silhouette apparu juste devant lui. Pas le temps de freiner, à peine le temps de lever un bras et ce fut le choc, brutal, projetant les deux hommes au sol à plusieurs pas de leur point d'impact.

    Une seconde pour se rendre compte de ce qui s'est passé, reprendre ses esprits. Une demie pour lâcher une volée de jurons et rouler sur le côté. Les chasseurs de primes ont vu la scène, ils pensent que c'est gagné.

    Walan se rendit compte qu'il avait perdu trop de terrain et qu'il allait devoir livrer bataille. Saisissant l'arme pendant à son côté, il se réfugia à l'intersection d'où avait débouché son "obstacle" sous les yeux furieux d'une jeune femme.

    Restez pas là, ça va être la guerre ici ...
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    Thomas de Farcy
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Ven 29 Aoû 2008 - 19:39

    On dit que tout viens à qui sait attendre. Et bien, sachez que chez Thomas, c'est peut-être vrai, mais ça vient toujours trop tard.

    En effet, alors qu'il restait là, ébahi par la vision de quelqu'un courant ainsi vers lui, le cerveau du jeune métisse se mit alors en route et dans un sursaut d'intelligence, une idée lui vint : s'écarter du chemin pour éviter une collision. Non pas que les collisions le gênait plus que ça, Nooooon... Mais voilà : l'espèce de blond qui venait manquait d'airbag aux yeux du métisse. Et sa taille n'était pas assez fine. Et ses hanches trop...

    Bref, il manquait au moins deux gros quelques choses pour que le jeune pirate accepte volontairement de servir de coussin. Mais malheureusement pour lui, cette (ô combien juste) réflexion vint quelque minutes trop tard et déjà, il pouvait sentir le souffle de Walan sur son visage.

    Se rendant soudain compte de la situation, il n'eut alors pas le temps d'esquiver et se prit joyeusement le fugitif en pleine poire. Plutôt léger de part son petit gabarit, le métisse vola bien ses quelques pas en arrière, le souffle coupé par la violence du choc, puis dans un stupide réflexe il passa rapidement ses mains en arrière pour tenter d'amortir le choc qui allait suivre, et finalement, il retomba lourdement sur le sol. Thomas sentit alors le désagréable contact du gravier frottant la peau alors nue et grimaça de douleur. Il ferma les yeux et serra les dents puis enfin, il se stoppa dans un nuage de poussière. Il ne bougea d'abord pas et finalement, les dents toujours serrées, le métisse finit par grogner :

    « Atchachaïïïïïïïïe... »

    Le souffle saccadé et rauque, il reprit petit à petit sa respiration et d'un oeil inquiet, il ramena ses mains tremblantes devant lui et ce qu'il vit le fit pâlir. Du sang, des cailloux et de la poussière couvraient ses paumes qui picotaient alors atrocement. Le souffle toujours cours, il tourna la tête vers Walan, déjà partit se cacher, et ne fit même pas attention à ce que dernier pouvait bien avoir dit. Il fronça les sourcils et commença à pester :

    « Hé ! La moindre des politesses, c'est quand même de s'excuser ! »

    Sans s'aider de ses mains, il se releva rapidement et s'approcha en direction du fugitif, l'air jusqu'alors furibond. Ce ne fut qu'à ce moment qu'il aperçut alors le gun que ce dernier avait en main. Palissant car il avait beau être pirate, il aimait pas trop en voir un de si près et dans des conditions comme celle là, il admit qu'il y avait p'tet été un peu fort...

    « Ah, attendez, on a p'tet pas à en arriver là quand même, doit bien y avoir une autre sol... »

    Le déclic d'une arme lointaine se fit alors entendre et Thomas s'interrompit, tournant la tête vers la provenance du bruit. Tout se passa alors très vite. Soit son cerveaux réagissait enfin à la bousculade avec Walan, soit son système de survit marchait finalement de temps en temps, mais quoi qu'il en soit, Thomas amorça un geste pour éviter le tir et finalement, trébucha contre sa propre jambe,se faisant chuter dans la ruelle où attendait alors les deux autres. Tandis qu'il tombait, il sentit quelque chose de chaud lui riper douloureusement le bras et il atterrit sans ménagement par terre, se protégeant le visage de ses avants-bras. Enfin, il se releva et s'assit sur le côté pour examiner dans un mélange d'horreur et d'étonnement son bras d'où du sang coulait.

    « Ah mais merde, c'est quoi cette histoire à la fin ?! »

    Il approcha une main trembante, toucha du bout des doigts la nouvelle plaie et gémit à la fois de voir son coude égratigné de la sorte et à la fois de sentir la douleur se propager de son bras. Puis sachant très bien que ça ne s'arrêterait pas comme ça, il finit par plaquer sa main, tant pis s'il y avait de la poussière. Toujours assit et dépassé par la situation, il se tourna vers Marguerite et l'air légèrement paniqué, il commença :

    « Maggie, on r... »

    Et ce ne fut qu'à ce moment que Thomas se rendit vraiment compte à quel point la situation le dépassait.
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Marguerite de Pakrètt le Sam 30 Aoû 2008 - 18:51

    Marguerite s'avançait toujours dans la ruelle quand il se fit rentrer dedans. Et pas qu'un peu. Elle vit Thomas faire un véritable vol plané avant de retomber lourdement au sol dans un nuage de poussière.

    "Thomas !" cria-t-elle instinctivement.

    Une autre vision s'ajouta soudain à celle-ci. Le nuage de poussière lui dévoila alors une façade d'un immeuble de standing, une vitrine en miètes, une grande salle de réception en flammes... Elle eut l'impression d'un engourdissement général, comme si elle ne sentait plus son corps.

    Puis un voile rouge descendit doucement devant ses yeux qui fixait le corps inerte de son ami.

    Soudain, le corps de Marguerite se rappela à elle et elle en sentit la moindre parcelle. Sa respiration se fit saccadée. Elle avait les yeux exorbités et suait à grosses gouttes. Tremblante, elle chercha quelque chose sur quoi se raccrocher. Sa main tomba alors sur l'étui de son poignard.

    Mais Thomas se relevait et râlait même sur l'étranger.

    Sa respiration se fit alors plus facile. Marguerite prit de longues et profondes inspirations et recouvra peu à peu un semblant de calme.
    C'était du passé tout ça. Il n'y avait pas d'immeuble. Il n'y avait pas d'explosions...

    Tout à coup, le métisse plongea et un souffle chaud caressa la joue droite de la demoiselle.

    "Ce...C'était quoi ça ?" demanda-t-elle en regardant un instant derrière elle, comme si elle pouvait voir l'empreinte du tir sur le mur opposé.

    Lorsqu'elle regarda de nouveau devant elle, il y avait Thomas assit qui regardait ses plaies. Elle s'avança vers lui. Au moment où elle allait lui demander s'il allait bien, elle vit le bras ensanglanté.

    Elle n'entendit même pas l'appel de son ami. Elle dégaina son poignard et en deux pas, Maggie était sur l'homme. Elle plaqua sa main gauche sur la bouche de sa victime tandis que son poignard plongeait dans la chair tendre de l'épaule du gaillard.

    Il était responsable. Il était responsable de tout. Il devait payer. Il devait souffrir...

    Les yeux de la demoiselle brillaient d'une étrange lueur. Un sourire fendit son visage si particulier, lui donnant une expression encore plus terrifiante. Bloody Maggie lui souffla alors dans l'oreille :

    "Et ca ne fait que commencer..."

    Elle retira alors vivement son poignard, libérant un flot d'hémoglobine, et s'apprêtait à recommencer lorsqu'elle fut stoppée dans son geste.
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    Walan Wenseph
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Walan Wenseph le Mer 3 Sep 2008 - 23:09

    [Réponse courte, désolé :$]

    Ils arrivaient. Dans peu de temps, les chasseurs de primes seraient à porter de tir et une nouvelle bataille s'engagerait. Accroupi au coin de la rue, Walan tenait l'un d'eux en joue, mais ses poursuivants progressaient maintenant à couvert de place en place.

    Soudain, un mouvement dans son dos et, avant qu'il n'ait pu bouger, le froid d'une lame tranchant sa chair tandis que des lèvres féminines lui sussuraient :


    "Et ça ne fait que commencer..."

    Nouvelle douleur vive lorsque la lame se retira et les reflexes jouèrent alors que la jeune femme à qui il n'avait accordé qu'un regard était retenue par le métisse qu'il avait renversé. Profitant du relâchement, le troyen roula sur le côté pour s'éloigner un peu avant de se rétablir et de tenter sans succès de lever son pistolet pour mettre en garde les inconnus.

    Se rendant compte de l'engourdissement de son bras et de son incapacité à s'en servir, il dégaina d'un geste rapide l'épée à oscillation du fourreau accroché à son dos, la pointant -quelque peu maladroitement, main gauche oblige- en direction de son assaillante.


    "De nouveaux chasseurs hein ? Vous vous êtes dit que la récompense en valait la chandelle je suppose.
    Dommage qu'il y ait toute une troupe de concurrents à vous qui arrivent et qui vous raviront votre proie ... et votre prime."
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Ven 5 Sep 2008 - 0:56

    « Ma... Maggie...? »

    Thomas ne comprenait pas. Totalement abasourdit, stupéfait par ce qu'il venait de voir, il tenta de comprendre, décrypter ce qui passait devant lui, mais son cerveau semblait alors réagir au ralentit. Elle avait saisit... Elle avait attaqué... elle avait blessé... Toutes ces images semblaient aller étrangement lentement dans la tête du métisse, si bien qu'il n'eut pas le réflexe de réagir. Il n'entendait plus rien, il observait juste. Il avait l'impression d'être un spectateur, tout au plus.

    Il savait, il le savait pourtant, que Marguerite avait changé. C'était toujours elle, mais plus exactement. Et si des fois c'était comme avant, d'autre fois non. Il se mordit la lèvre inférieur et se dit que ce n'était pas le moment de faire du sentimentalisme. Non, vraiment pas.

    Tiens, elle bougeait ? Elle retirait sa lame, et...

    Thomas cligna des yeux et tout lui parut alors étrangement limpide : ce qu'il venait de se passer, ce qu'il foutait là, ce qu'il devait faire. Il était acteur, bon sang, acteur !

    Cette fois, pas de chichi : s'appuyant sans ménagement sur ses mains, Thomas se releva en un bond, l'air incroyablement déterminé, et se jeta sur Maggie. Il lui attrapa le poignet et rabattit d'un coup sec ce dernier en arrière jusqu'à ce que la jeune femme finisse par lâcher le couteau. Enfin, il passa derrière elle, lui attrapa la taille et la maintint fermement contre lui. Si tout ces gestes avaient été exécutés avec une assurance certaine, sa voix tremblante démontrait cependant que non, Thomas était loin d'être rassuré.

    « Mais enfin, qu'est-ce que tu fous ? Qu'est-ce qui t'as prit ? »

    Il laissa tomber sa tête sur l'épaule de Maggie et voulu réfléchir un instant, tout en la gardant ainsi près de lui. Réfléchir à quoi ? Quoi faire, quoi dire... Comment réagir quand il se passe ça devant soi ? Il serra douloureusement les dents et oublia presque ce qui se passait autour de lui. La voix de blessé le ramena cependant à la réalité. Oui ! C'est vrai, elle avait blessé quelqu'un !

    Il releva la tête, pour observer où il en était l'inconnu et vit alors qu'avec son arme il... menaçait Maggie. Les joues du métisse s'empourprèrent et enfin, il consentit à lâcher son amie, mais ce fut pour se déplacer devant elle. Au passage, il ré-attrapa d'une main le poignet de la pirate et vint finalement se positionner entre elle et l'inconnu. Il ne la lâcherait pas... Car il avait peur de ce qui se passerait si jamais il lâchait... Et lui, l'inconnu... il ne lui ferait pas de mal.

    « ça suffit ! Y'a eut assez de sang comme ça pour aujourd'hui ! »

    On pouvait être pirate et ne pas spécialement aimer la vu du sang... Toujours furieux, il continua avec des yeux sincères :

    « Ou est-ce que tu vois des chasseur de primes toi, hein ? On est des pirates, des pirates ! Nous aussi, on a sans doute des têtes mise à prix ! »

    Puis enfin, le ton de Thomas baissa tandis que sa colère se dissipait. Il regarda la blessure à l'épaule de l'inconnu et sentit une pointe de culpabilité être alors bien plus douloureuse que ses bras.

    « J'suis juste un pirate qui a besoin de soin... Et toi aussi, t'en as besoin. »

    Cette petite scène aurait put être incroyablement touchante si seulement un tir de blaster n'était pas venu s'écraser dans le mur d'à côté, ramenant alors le métisse dans la réalité. Ah, oui, bien sûr : ils étaient dans la merde ! Ce qu'il pouvait être distrait tout de même...

    « Merde ! Maggie, on rentre sur Adonis ! » lâcha Thomas précipitamment

    Toujours cramponné au poignet de la jeune femme, le métisse la tira vers la ruelle pour rebrousser chemin et ainsi retourner au spatio-port où une porte de sortie les attendait : une navette, affrétée rien que pour eux, qui les ramènerait sur le calme de la vivenef... Il jeta un rapide regard sur Walan et s'arrêta en chemin. Il garda le silence une seconde, se rendant compte que ce type allait se faire avoir... à cause d'eux.

    « On peut pas le laisser là... » fit-il à voix basse pour la jeune femme. Puis, il reprit plus fermement : « écoute ! On peut te sortir de là et même te cacher ! Je sais que tu peux difficilement nous faire confiance mais y'a une navette, par là, qui nous attends et qui nous emmènera sur Adonis. Et t'auras des soins la bas et... et...

    Et dépêches toi, merde ! On a pas le temps !! 
    »

    Puis ni une ni deux, il reprit son chemin en jetant des coups d'oeil furtif en arrière, comme pour inciter le blessé à les suivre.

    Il était hors de question qu'ils pourrissent ici. Vraiment hors de question.
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Marguerite de Pakrètt le Ven 5 Sep 2008 - 14:34

    Alors que Bloody Maggie s'apprêtait à joyeusement pénétrer de nouveau la chair tendre et bien fraîche de sa proie, son bras se bloqua. Bizarre... Puis un vif mouvement en arrière la surpris. Oula ! La pression s'accentuant encore et encore, Maggie finit par lâcher son couteau.

    "Aïeeeeuuh !" gémit-elle un peu comme une enfant.

    Et avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, son agresseur passa derrière elle et l'immobilisa dans ses bras. Malgré son manteau, elle sentit la chaleur de ce corps contre elle. La voix de Thomas souffla alors dans son oreille.

    « Mais enfin, qu'est-ce que tu fous ? Qu'est-ce qui t'as prit ? »

    Maggie se raidit et son regard un peu perdu se fixa droit devant elle. Quoi ? Qu'est-ce qu'elle avait fait ? Elle avait à peine eu le temps de poignarder sa victime dans l'épaule avant qu'il n'intervienne. Il n'y avait pas de quoi fouetter un chat...
    Puis elle sentit la tête de son ami sur son épaule. La confusion s'installa alors en elle. Ce corps tout contre elle... Quelqu'un la prenait dans ses bras. Cette tête sur son épaule... quelqu'un la serrait contre lui. Marguerite ne se souvenait plus depuis combien de temps on ne l'avait étreinte de cette manière... Cela remonte à loin, très loin. A l'attentat...
    La dernière personne à l'avoir embrasser fut sa mère, avant qu'elle ne meure. Avant que Marguerite ne soit projeter à travers une vitre et un pare-brise, avant qu'elle ne soit totalement défigurée. Depuis lors, elle effrayait. Plus personne n'osait réellement s'approcher d'elle.

    Plus personne sauf lui. Thomas. Un ami perdu de vue et retrouvé par hasard au détour d'une coursive. Le seul à pouvoir la supporter longtemps. Maggie n'était pas dupe. De toute manière, elle avait entendu les médecins le dire lorsqu'elle était encore à l'hôpital. Psychopathie. Tsss. Mais qu'est-ce qu'il y connaisse en psychopathie eux ?! Comme si Marguerite pouvait être psychopathe... Mais bon, ces derniers temps, elle ne pouvait leur donner tort... Sautes d'humeurs, indifférence au sort des autres, intolération la frustration ("Comment ça y'a plus de beignet ? T'as qu'à en faire ! Maintenant !!") et d'autres choses encore dont Marguerite savait bien que cela ne lui ressemblait pas. Que ce n'était pas vraiment elle... Etait-ce vraiment elle ?

    Puis il eut comme un voile devant ses yeux. Clignant des paupières, elle s'aperçut que le métisse venait de se positionner devant elle comme pour la protéger de quelque chose. La pression sur son poignet lui signala qu'il ne l'avait toujours pas lâchée.

    « ça suffit ! Y'a eut assez de sang comme ça pour aujourd'hui ! »

    Du coin de l'oeil, Maggie put voir pourquoi Thomas avait proféré de telles paroles. L'inconnu les pointait de son pistolet. La balafrée recouvra ses sens et discrètement, profitant de l'écran fait par le corps de son ami, elle dégagea un pan de son manteau et atteint ses couteaux de lancer. Si jamais ce malotru tentait quoique ce soit, elle écarterait Thomas et le tuerait ce blondinet...

    Mais son haricot préféré, tout à sa colère, continua de débiter...

    "Euuuh... Ca, c'était peut-être pas la peine de le dire." murmura-t-elle si doucement que même Thomas aurait eu de la peine à comprendre.

    En effet, si Thomas n'avait peut-être pas de prime sur sa tête (Maggie n'en savait rien, ce n'était pas le genre de sujet qu'elle abordait avec lui), Marguerite en avait une elle. Pour meurtres. Sans compter les actionnaires de sa société qui voudraient bien lui remettre le grapin dessus... parce qu'avec 51 % des actions de la boîte, Maggie pouvait en faire ce que bon lui semblait, ce qui n'était évidemment pas du goût de ses "collègues".
    Bref, donner ce genre d'infos à un parfait inconnu, c'était peut-être pas l'idéal... sauf s'elle faisait le ménage derrière. Mais Thomas n'aimait pas quand elle faisait ce genre de ménage. Allez savoir pourquoi...

    Toute à ses pensées, elle fut surprise lorsqu'un tir de blaster vint s'écraser sur le mur opposé.

    " Merde ! Maggie, on rentre sur Adonis ! " lâcha Thomas précipitamment.
    "Sans déconner ?" lâcha-t-elle juste avant qu'il ne la tire fortement à sa suite pour repartir d'où ils étaient venus.

    Maggie n'y comprenait plus grand chose et se laissait mener comme une paquet de linge propre (c'est Marguerite hein !) par son gentil camarade jusqu'à ce qu'il s'arrête. Il avait l'air de réfléchir.

    "Quoi ?"
    « On peut pas le laisser là... » fit-il à voix basse.
    "Oh si ! On peut !"

    Mais elle n'eut pas le temps d'en dire plus qu'il invitait le gruyère à les suivre dans leur fuite.

    Puis Thomas repartit en trombe, décolant presque Maggie du sol, tellement à ne s'attendait pas à son départ précipité. Elle finit par prendre rapidement son rythme mais le métisse ne cessait de se retourner en arrière pour voir si l'autre suivait si bien que ce maladroit finit par perdre l'équilibre et s'apprêtait à chuter de nouveau. Il lâcha le poignet de Maggie un instant ce qui permit à cette dernière de le rattraper et de le tirer vers le haut. La chute fut évitée de justesse. Et cette fois-ci, c'était elle qui le tirait par le poignet et qui montrait le chemin vers le spatioport. A la différence près qu'elle ne se souciait guère si le Gruyère les suivait ou non.

    [HRP : aux innocents petits joueurs qui lisent ses dernières lignes, j'ai eu l'autorisation de Thomas pour dire qu'il se cassait à moitié la gueule.^^ Toujours demander au joueur si on peut faire faire quelque chose à son perso ou pas. Wink]
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Walan Wenseph le Sam 20 Sep 2008 - 14:24

    La réaction du métisse avait surpris Walan. Soit il était très bon acteur et usait de techniques des plus fourbes, soit il était franc, tant son expression étonnée était réaliste lorsqu'il s'était vu prendre pour un chasseur de prime. Le troyen avait cependant été rendu méfiant par des années de traque et même si ces deux là n'étaient pas à sa recherche, il ne comptait pas leur faire confiance pour autant.

    Sauf que ... alors qu'il entrainait la dénommée Maggie à sa suite, celui qui s'était désigné comme pirate lâcha un mot qui interpela Walan : Adonis. Une vivenef, ces vaisseaux qui passionnaient tant de personnes, y compris l'officier renégat. La vivenef pirate qui plus est, aux activités aussi réputées que méconnues et dont les membres étaient sans doute parmi les mieux placés pour comprendre sa situation.
    Et voilà que le métisse se retournait dans sa fuite pour lui proposer de les suivre, et à nouveau la méfiance réapparut devant cette générosité inhabituelle. Walan resta immobile un moment, l'esprit cherchant à se défaire de ce dilemne. Les suivre ou non ?

    Il finit par reprendre conscience de la situation, des chasseurs de primes qui approchaient -des vrais ceux-ci, pas de doute- et de la nécessité de reprendre la fuite.

    Fuir ... dans la même direction que les autres. Attiré par ce nom, il scellait son sort.

    Le troyen se releva et se mit à suivre les deux autres fuyards. Malgré l'immobilisation de fortune qu'il avait fait subir à son bras en le coinçant dans la bretelle de son sac à dos, chaque mouvement accroissait la douleur de son épaule et il sentait un flot tiède se répandre le long de sa clavicule.
    Il savait qu'il perdait son sang et qu'il ne pourrait pas tenir longtemps ce rythme, mais ses préoccupations n'étaient pas là à ce moment et il tâcha d'ignorer la douleur pour se concentrer sur sa course.

    Son esprit s'enfonça petit à petit et sans qu'il ne s'en rende vraiment compte dans un brouillard où ne finirent par subsister que les deux silhouettes qu'il s'efforçait de suivre et la volonté de maintenir le mouvement de ses jambes.

    Ce n'est qu'au bout d'un temps indéterminé, qui aux yeux de Walan aurait tout aussi bien pu être une minute qu'une heure, que lesdites jambes se dérobèrent sous lui et qu'il s'effondra lourdement au beau milieu de la rue ...
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Mer 24 Sep 2008 - 18:52

    C'était étonnant, Thomas aurait juré tomber par terre pourtant. Mais au lieu de rentrer douloureusement et une nouvelle fois en contacte avec le sol, de se rétamer joyeusement et d'avoir d'autre trucs à expliquer à Endy quand il serait à l'infirmerie, il se retrouva à être à présent tiré par Maggie qui menait la marche de manière déterminée. Il ouvrit grand les yeux de stupéfaction et couru machinalement derrière la jeune femme en ne pensant un premier temps à rien.

    Finalement, son cerveaux se remit doucement en marche et deux pensées s'opposèrent alors dans l'esprit du métisse. La première, c'est que ça lui faisait mal, d'être tiré par le bras comme ça. Non seulement Maggie appuyait sur les plaies fraiches et se couvrait les mains de sang, mais en plus, Thomas sentait quelque poussières et cailloux rentrer un peu plus douloureusement dans sa chair. Et il perdait du sang... encore... Une vague d'angoisse le traversa et il se demanda dans quel états il allait arriver sur Adonis. En supposant qu'il arriverait à Adonis, dans le pire des pronostique. Pour le moment, il préféra ne pas y penser et tourna son esprit sur la deuxième pensée, un peu plus positive, qui lui trottait dans la tête.

    Maggie. Elle ne l'avait pas laissé tomber (dans les deux sens du terme) et courrait, tentant de l'emmener vers la navette. Si elle montrait une indifférence totale pour le sort de l'autre gus, elle montrait par contre un certain intérêt pour lui et ne voulait pas le laisser mourir ici. Intérieurement, Thomas sourit, simplement heureux de ce simple geste. Car c'était bien Marguerite qui faisait ça. Sur son visage se dessina un petit sourire grimaçant, bien que Marguerite ne pouvait pas le voir et Thomas tenta de ne pas trop penser à son malheureux poignet qui criait à l'agonie. Le spatioport n'était plus très loin... Si proche du but...

    Puis derrière eux, il y eut comme un bruit de quelque chose qui tombe, sortant Thomas de sa douce torpeur. Il se retourna et vit alors l'homme de toute à l'heure, au sol.

    « Merde ! Il est tombé ! »

    Le métisse se dégagea d'un coup sec de l'emprise de Maggie, ce qui fut facilité par le sang qui rendait le poignet glissant, grimaça en sentant encore un peu plus les gravillons dans son poignet, puis fit un dérapage presque contrôlé pour faire demi tours, soulevant à nouveaux son lots de poussière et se dirigea vers le blessé à terre, tout en se retournant pour crier à Maggie :

    « Va à la navette ! Dit qu'on arrive et qu'il faut faire chauffer les moteurs, on s'éternise pas ici ! On arrive ! »

    Arriver à proximité de Walan, Thomas s'accroupit à côté, saisit le bras gauche de ce dernier qu'il passa par dessus ses épaules à la hâte et sans manière douce, attrapa la ceinture de l'homme et tandis qu'il l'aidait à se remettre sur pied, il grogna :

    « Mais quel boulet ! »

    Oui, c'est bien Thomas qui disait ça.

    « Allez, encore un effort, on y est presque, crétin ! Et il est pas question qu'on clapse ici ! »

    Et finalement, le métisse se remit en route, moins rapidement à cause du nouveau poids qui l'accommodait, mais c'était déjà mieux que rien. Il sentit alors un vertige lui passer devant les yeux mais n'en eut que faire. S'il était vrai que courir avec du sang en moins n'était pas forcément recommandé, la rage de vivre que possédait Thomas l'aidait à vaincre toute gène qu'il pouvait ressentir.

    Ils arriveraient à Adonis, il s'en fit le serment.
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Marguerite de Pakrètt le Jeu 25 Sep 2008 - 13:24

    Alors que tout allait bien, alors qu’elle tirait son ami d’un guêpier, alors qu’ils arrivaient enfin en vue du spatioport, il avait fallu que l’autre passoire s’effondre. Thomas s’extirpa de la prise de la demoiselle et fit demi-tour en soulevant un nuage de poussière, obligeant Marguerite à se couvrir le visage.

    « Va à la navette ! Dis qu'on arrive et qu'il faut faire chauffer les moteurs, on s'éternise pas ici ! On arrive ! »

    « Thom… ! » avait-elle commencé à l’appeler mais c’était inutile, le métisse était borné parfois.

    « Et merde ! » jura Maggie en secouant sa main droite qu’elle sentait visqueuse.

    Le sang posé dessus n’était en rien étranger à cette sensation. Marguerite regarda la substance rouge pendant un petit moment comme hypnotisée puis hésita avant de finalement s’essuyer sur son pantalon. Elle reprit sa course. Débouchant enfin dans le spatioport, elle repéra rapidement la navette et y couru. Essoufflée, elle apostropha le pilote :

    « Oh ! Mettez les gaz ! On décolle ! Faut aller chercher Thomas ! »

    Le pauvre pilote fit un bond du tonnerre. Il crut que son cœur était passé à travers sa cage thoracique tellement elle l’avait surpris. Il se redressa sur son siège et remit les moteurs en marche tandis que Maggie s’accrochait à la main courante, près de la porte latérale ouverte.

    « Approchez-vous de la porte S4, là-bas ! Il ne devrait plus tarder ! » cria-t-elle au pilote qui obéit.

    La navette fut une marche arrière glissée et se positionna perpendiculairement à la sortie. Marguerite, malgré le vent créé par les aéroglisseurs du véhicule, put apercevoir les deux boulets.

    « Thomas ! Grouille ! » lui hurla-t-elle.

    Quelques instants, les deux hommes plongeaient à l’intérieur de la navette et Maggie sursauta quand un tir de blaster la rata de peu en s’écrasant contre la coque du vaisseau. Elle actionna la fermeture des portes et le pilote mit les gaz sans demander son reste.
    Marguerite put enfin souffler un bon coup. Le danger était écarté. L’adrénaline commençait doucement à se diluer dans tout son être et la demoiselle pouvait enfin se rendre compte à quel point elle tremblait et avait les mains moites. Elle s’assit en face de Thomas.

    « Je n’appelle pas ça une promenade de santé en terre troyenne… » lui fit-elle en référence à ce qu’il lui avait dit avant leur départ d’Adonis.

    Maggie tâchait de récupérer une respiration décente, à défaut de la tenue, pleine de sables, de poussières, de sang et de sueur.

    « Ca va tes mains ? » s’inquiéta-t-elle.

    Oui, Marguerite s’inquiétait plus de l’état de santé de Thomas qui n’avait que des éraflures, rappelons-le, plutôt que du cas de l’homme blond qui avait un trou de 10cm dans l’épaule et qui par conséquent pissait le sang assez incroyablement. Sans cœur Maggie ? Nooon ! Juste pas concernée par son cas. Elle s’en foutait royalement de ce qui pourrait advenir de cet homme. S’il mourrait ? Et bah tant mieux ! Ca ferait des soucis en moins.
    Regardant autour d’elle, elle aperçut la trousse de secours et l’attrapa tandis que la navette filait à travers les étoiles en direction de la Vivenef pirate.
    Grâce à sa formation, Marguerite était parée à ce genre de blessures superficielles, et dont était apte à s’en occuper. Elle enfila donc des gants stériles, attrapa une petite pince, le poignet de son ami et commença à retirer le plus de cailloux possible. Puis elle prit le désinfectant, du coton, en imbiba le tissu et resaisissant la main du métisse, s’employa à nettoyer la plaie.
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Jeu 25 Sep 2008 - 21:13

    Le spatioport n'est plus très loin.

    C'était cette pensée qui permettait à Thomas, à chaque pas, de pouvoir aller un peu plus loin, de pouvoir faire un pas avant l'autre tant il commençait à en avoir plein les pattes. Son sacs de courses commençait à lui peser sérieusement sur le dos, le gars qu'il trimbalait aussi -ce dernier ne semblait plus en état de beaucoup l'aider à marcher- il avait mal aux bras, il commençait à se sentir fatigué, essoufflé, et quelque vertige le prenait occasionnellement. En bref, il en avait vraiment marre. Maggie avait suivit ses recommandations sans broncher, avait détalé vers le spatioport et pendant un instant Thomas espéra qu'elle n'en profite pas pour se faire la malle tout court. Après tout, elle ne semblait pas vraiment désireuse d'aider l'autre type et...

    Nooooon, ce ne serait pas son genre, n'est-ce pas ? Et puis, Elle ne laisserait pas le métisse tout seul ici... si ?

    Ce fut à ce moment qu'il aperçut la navette, Maggie à la porte qui l'apostrophait de se dépêcher. À la fois fatigué, irritable et incroyablement soulagé de ce qui se passait, Thomas répondit entre deux souffle :

    « Sans blague ?! »

    La navette avait déjà commencé à décoller du sol, indiquant qu'ils étaient prêt à partir. Juste un dernière effort...

    Puisant dans des ressources dont il n'imaginait pas l'existence, il parvint à donner une dernière impulsion à ses jambes et plongea dans l'ouverture, avec toujours son blessé sur le côté. Tout deux s'étalèrent douloureusement et lourdement contre le sol froid de la navette, et il fallut un moment au métisse avant d'arriver à se redresser un peu.

    S'appuyant sur un coude, il regarda l'autre type, le mit sur le dos et tenta de le secouer un peu, tandis que sa respiration était saccadée.

    « Hé... Hé...! »

    Thomas se releva, une mains sur les côtes comme il commençait à ressentir un point de côté, et il parvint à souffler :

    « Hé beh... t'es dans un sale état... J'te... J'te dirais bien que tu vas t'en sortir... »

    Il avala sa salive et reprit un peu son souffle avant de pouvoir continuer ses "encouragements" :

    « j'en ai... pas la moindre idée, tu pisses sacrément bien... le sang. »

    Un nouveau vertige le prit, et pendant un instant, il vu double. Le décor de la salle se mit à tourner furieusement et ses jambes lui donnèrent l'impression d'être en cotons quelques instant avant de le lâcher totalement, le refaisant retomber aussitôt sur le sol.

    « Pfff... J'suis pas mieux. »

    Ainsi assit sur les fesses, il s'employa à enlever enfin le sac qui le pesait, ramena ses jambes un peu vers lui et posa ses bras tendu dessus tandis qu'il tentait de reprendre sa respiration en silence. Maggie s'assit finalement en face de lui et lui posa une question. Si ça allait ses mains ? Ah mais...

    « bien sûr que non... » gémit-il.

    Ça faisait mal, ça picotait et le métisse était dégouté rien qu'à regarder le mélange de sang et de terre qui s'était formé sur ses paumes. Mais là, ô, bonheur, il ne regardait pas, il tentait juste de reprendre un semblant de respiration, les yeux fermés... Et ça marchait, c'était moins saccadé et son point de côté avait pratiquement disparut. Il resta encore un instant les yeux fermé, tranquillement, quand il sentit quelque chose se saisir de sa mains gauche. Douillet pour deux sous, Thomas retrouva quelques forces, releva la tête et se plaignit aussitôt :

    « Hiii ! Mais ça piiiiique ! »

    Combien même c'était du désinfectant prévu pour le pas piquer, Thomas n'en était pas moins assez de mauvaise foi pour aussitôt grimacer et se tortiller alors que Maggie tentait de nettoyer une de ses plaies. C'est ainsi qu'il finit par buter dans le gus inconscient qui gisait à côté de lui et l'observa une minute, en regardant la plaie d'où le sang continuait à s'écouler. Pendant ce temps, il laissa son bras tranquille, au bon soin de la jeune femme avant de finalement le retirer brusquement et de commenter :

    « C'est gentil, mais faudrait plutôt s'occuper de ce paquet là, moi, ça va pas s'arrêter de saigner comme ça. »

    Du bout du mentons, il désigna le passager supplémentaire et ni une ni deux, doutant du fait que Maggie bougerait, il grommela, se mit sur ses genoux et traina à côté du bonhomme. Avec sa main fraîchement nettoyée, il appuya sur le plaie, pour au moins éviter que le gars se vide de son sang avant d'arriver, et plissa les yeux quand il plaça son autre mains sur l'autre, ressentant par la même occasion la crasse qu'il avait sur lui, malgré le fait qu'il avait rapidement essuyé cette dernière sur son pantalon.

    « J'espère qu'il a rien qui se diffuse par le sang au moins... » souffla le métisse.

    Appuyant comme il pouvait, il sentit un nouveau vertige lui passer devant les yeux, il secoua alors la tête, mais, entêté, il garda sa position et préféra gémir, comme un gamin à l'arrière d'une voiture après une demi heure de voyage (alors qu'il en reste accessoirement 4) :

    « On arrive bientôt ? »
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Marguerite de Pakrètt le Jeu 9 Oct 2008 - 20:56

    C’était à se demander quel âge avait Thomas… rouspéta Maggie tandis qu’elle s’occupait de la mimine gauche de « l’enfant » qui gémissait et se tortillait comme un diable venant de sortir de sa boîte. Patiente, Marguerite ne dit rien et termina son ouvrage. Enfin, disons plutôt qu’elle eut juste le temps de finir de désinfecter lorsqu’il retira prestement sa main en déblatérant sur le cas de l’autre gugus endormi. Marguerite se contenta d’hausser un sourcil. Thomas soupira alors et se traina jusqu’à lui et posa sa main fraichement nettoyée sur la blessure en vue d’arrêter l’hémorragie. Comme elle le suivait du regard, elle put le voir grimacer lorsqu’il ajouta sa deuxième main qu’il avait au préalable essuyé à la va-vite sur son pantalon.

    Jusque là, la demoiselle ne dit rien. S’il avait envie de s’amuser à jouer les pompistes, grand bien lui fasse. Jetant le cocon d’un geste sec, elle allait ôter ses gants, vu que « le patient » ne voulait plus se laisser soigner, lorsqu'il murmura quelque chose qui lui glaça le sang :

    « J'espère qu'il a rien qui se diffuse par le sang au moins... »

    En principe, rien ne pouvait émouvoir Marguerite de Pakrètt. Rien ne pouvait l’atteindre, on ne pouvait pas la prendre par les sentiments. En principe du moins…
    Mais lorsque son ami d’enfance déclara qu’il espérait que l’autre sac à embrouille n’avait rien de contagieux dans le sang et que Thomas avait les paumes égratignées, ce qui signifiait mélange des fluides… Maggie pâlit. Elle tourna doucement la tête vers lui, stoppant sa propre activité qui consistait à ranger la mallette des premiers soins, les yeux écarquillés.
    Puis elle se dit que noooon ! Thomas ne pouvait pas être aussi malchanceux que ça. Il devait bien y avoir une petite étoile à côté (bah oui, ils voyageaient dans l'espace là) qui veillait sur lui du mieux qu’elle le pouvait et cette courageuse petite étoile devait sûrement être en train de se concentrer afin que l’autre énergumène n’ait pas de saloperies dans le corps et les transmettent à son protégé… Oui, ça devait être ça.
    Mais Thomas eut un léger vertige. Il tint bon et eut même la force de dire la plus enquiquinante des questions lors d’un voyage. Sauf que Marguerite n’était pas dupe. En moins de deux, elle était sur eux et elle repoussa le métisse.

    « Putain ! Avec ta veine de tous les diables, tu vas sûrement chopper une cochonnerie ! Contente-toi de rester assis et de désinfecter tes mains en vitesse ! » râla-t-elle après Thomas tandis qu’elle le remplaçait en tant que pompiste sur l’épaule du bel au vaisseau dormant.

    Comme Maggie avait gardé ses gants « de docteur », elle, elle ne craignait aucune infection. Au pire, la seule chose qui pouvait être transmise l’un à l’autre était les possibles saletés du sang du métisse qu’elle avait un peu au bout des doigts.
    Là, elle se demanda également quand est-ce qu’ils arriveraient sur la Vivenef, car il était hors de question qu’elle se fatigue pour ce boulet là.
    Heureusement pour ce dernier, Adonis fut rapidement en vue et le pilote entama la phase d'atterrisage. Abandonnant totalement le blessé à son sort, Maggie se leva et appuya sur la commande de communication de la navette, lorsque celle-ci se stabilisa à bord.

    « Infirmerie ! On a un blessé à bord ! Ramenez vos fesses illico ! »

    Le pilote n’avait pas bougé, il n’avait même pas osé respirer lorsqu’elle lui était passée juste devant son nez… la poitrine de la demoiselle. Il avait même fermé les yeux. Oui, c’était un gentil pilote. (C’était surtout un brave type qui tenait à la vie.)
    Une fois son appel terminé et la navette enfin posée, Marguerite ouvrit la porte latérale de la navette et s’accorda enfin une petite pause. Enlevant ses gants poisseux qu’elle jeta négligemment dans une caisse, elle se mit à la recherche de son petit réconfort personnel. Mais sa main ne rencontra que le vide. Maggie fronça les sourcils et fit toutes les poches de son manteau. Rien. Nada. Le Néant.

    « Et merde ! » jura-t-elle fortement.

    Elle se rendit compte qu’elle avait sans doute perdue sa flasque de vodka quelque part sur Troie durant leur course effrénée vers le spatioport. Furieuse, Maggie allait s’en prendre au premier venu et lui balancer tout un tas d’injures plus senties les unes que les autres. Au lieu de ça, le premier venu fut veinard. En effet, il ne fut pas la première chose que vit la psychopathe. Elle venait de repérer une belle caisse ouverte avec de jolis goulots qui dépassaient. Oubliant totalement la navette et ses occupants, elle se dirigea vers la fameuse caisse et saisit la première bouteille venue. Elle la fit doucement tourner entre ses doigts, lut l’étiquette avec ravissement, admira la clarté du breuvage. D’un geste expert, elle déboucha la bouteille et la porta à ses lèvres.

    Le mousse chargé de s’occuper de cette marchandise se gardait bien d’intervenir. Il préférait nettement être privé de repas au soir plutôt que d’encourir les foudres de la psychopathe parce qu’il aurait voulu protéger le gain. Et puis, mourir pour de la vodka n’avait jamais fait parti de ses ambitions.

    Après un retentissant râle de bonheur, Maggie observa à nouveau la bouteille.

    « Aaah ! Homéovodka de mon cœur ! »


    [Messieurs ! Bienvenue à bord d'Adonis !]
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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

    Message par Thomas de Farcy le Sam 11 Oct 2008 - 1:38

    Soit ça ne lui plaisait pas, soit elle s'en fichait. Sur le coup, Thomas ne voulu même pas savoir comme Maggie réagissait à présent. Il était de nature entêté et s'il ne voulait pas que ce type meurt, le métisse ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le garder en vie, dût-il y perdre la santé. Abandonner, ce serait comme reconnaître que Maggie avait un problème, un vrai problème. Pour lui, tant que ce type restait simple blessé, alors, ça irait, il pourrait ne pas faire attention au on-dit-que. Mais s'il venait à mourir... alors, Thomas aurait vraiment vu son amie d'enfance tuer quelqu'un. Et il ne pouvait l'admettre ou même simplement l'accepter.

    Une petite goutte de sueur perla sur son front et le métisse redoubla d'effort pour appuyer sur la plaie afin d'arrêter le sang de couler, quand soudain, la chevelure blonde de la jeune femme entra dans son champ de vision. Les yeux ronds de surprise, il parvint à balbutier :

    « Ma... Maggie ? »

    Puis sans prévenir, cette dernier le poussa sans ménagement vers l'arrière le faisait tomber à la renverse. Accablé par une fatigue prononcée, Thomas n'opposa aucune résistances et s'effondra de tout son long sur le dos, se cognant au passage la tête contre le sol. Mécontent de cette rencontre avec ce dernier, il se releva et rouspéta :

    « Nan, mais ça va pas bien ?! »

    Et ce fut au tours de Marguerite de lui râler dessus. Quoi, comment ça, quelle veine de tout les diables ? Arrivant enfin à se relever, il se frotta l'arrière du crâne par réflexe et au contact poisseux et ô combien désagréable de ses doigts contre ses cheveux et son cuir chevelu, il se ravisa, enleva sa main et grimaça de dégout. Bon, il s'était ouvert ou pas ? Il dirait bien que non, mais... il venait de mettre du sang partout, il ne pouvait plus vérifier maintenant... Bien joué Thomas. Il finit par s'assoir tranquillement en tailleurs et se raidit pour donner un peu plus d'impact à ses propos :

    « Quelle veine de tout les diables ?! C'est n'importe quoi ! »

    Puis avec une mine boudeuse, il s'affaissa, et grommela :

    « S'il a quelque chose, y'a des chances qu'il m'l'ait déjà passé de toute façon. »

    Il fit un soupir exaspéré (et bien audible) et releva les yeux pour mieux observer la scène. Maggie... était en train d'empêcher un type de mourir. Qu'importe la vraie raison, le pourquoi un tel geste, cette vision suffisait amplement pour redonner le sourire à Thomas qui pour l'occasion, émit un petit rire satisfait. Se décidant à coopérer sagement, pour au moins prouver sa bonne foi, il se saisit de la trousse de soin qu'il traina jusqu'à lui, et sortit un emballage de compresse stérile. Il l'attrapa du bout des doigts et tenta de déchirer la protection.

    Mais il se rendit vite compte que le sang sur les mains et une pochette plastifié ne faisaient pas bon ménage : sa mains glissait et l'emballage résistait. Il réitéra les même gestes avec le même résultat plusieurs fois et grommela devant tant de résistance.

    « Faut pas être blessé pour les ouvrir, ces saletés de compresses. »

    Tandis qu'il s'énervait dessus, il en profitait pour, de temps en temps, observer Marguerite, voir si elle tenait bon, si elle n'abandonnait pas... Thomas n'était pas si dupe que ça, elle ne faisait pas ça pas conscience. Ou alors, elle avait une conscience à retardement. Il n'y avait pas si longtemps que ça, elle accordait à ce type autant d'importance que s'il avait été un grain de poussière sur Troie. Et là, elle tentait de faire en sorte qu'il lui reste encore un peu de sang dans le corps. Soit ce type avait de l'alcool sur lui, d'où un possible regain d'intérêt, soit à la première distraction venue, elle le lâcherait. Thomas n'était pas si con que ça, lui, il...

    « Ah ! J'en ai enfin ouvert une ! »

    Une petite secousse signifia qu'Adonis n'était plus loin et aussitôt, Maggie se leva, confortant la seconde l'hypothèse du métisse. Ni une ni deux, il plongea sur le type, abattant ses mains (et sa compresse si difficilement acquise) sur le blessé.

    « Chier... »

    Il releva la tête et écouta Maggie prévenir de la présence d'un blessé à bord et aussitôt :

    « DEUX blessés !! » Beugla-t-il alors automatiquement.

    Distraitement, avec un esprit de plus en plus embrumé, il se demanda qui était le malheureux qui ne comptait pas entre lui et l'autre... Mais se dit qu'il ne préféra pas connaître la réponse, quelle qu'elle soit, elle ne lui plairait certainement pas.

    Après un certains lots de secousses qui donnèrent mal au cœur à Thomas, enfin, la navette s'arrêta et se stabilisa dans le hangar d'Adonis. Enfin, ils étaient rentré... Thomas se jura de ne plus prononcer les mots « Troie » et « Dédale » avant un petit moment, au moins jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien aux bras. Regardant d'un œil absent Maggie sortir (ou entrer, chacun son point de vue) en trombe, lui se releva péniblement, s'adossa un moment sur l'une des paroi de la navette, et prit quelques secondes pour chasser les vertiges qui le prenait. D'un pas mou, il traina les pieds jusqu'à la porte en plaquant sa main sur le bras qui s'était fait frôler par un tir de blaster et observa le brouhaha habituel du hangar. Il repéra Maggie et d'une voix pâteuse et à peine audible, il lui lança :

    « Soularde. »

    Thomas ne fut même pas certains que sa voix ait assez porté. Découragé, il laissa sa tête se plaquer contre la porte de la navette en pensant que maintenant, ils allaient avoir des soins... Et après, il devrait s'expliquer quand au bonhomme qu'il avait ramené alors qu'il n'y avait eut marqué nul part dans la liste de courses « homme blessé ». Le métisse laissa s'échapper un long soupire exaspéré.

    Misère, cette journée ne finirait donc jamais...

    [ Si ça va à tout le monde, je propose qu'on change de sujet pour commencer celui dans l'infirmerie ? Si oui, qui commence ?]

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    Re: Poursuite et mission : la rencontre.

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