Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

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    Hamal Ariétis
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    Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Sam 11 Oct 2008 - 20:29

    [ <-- Viens de Lana Lane en danger ]

    Hamal aurait pu soupirer, hausser un sourcil surpris, ou encore refuser de s'occuper du commandant malade alors que le commandant temporaire était en poste sur le pont et que tout ce qu'elle connaissait du code militaire indiquait qu'elle devait lui être utile. Mais d'un autre coté, même si le code disait qu'elle passait au service du nouveau commandant temporaire, il lui avait donné un ordre, donc pourquoi donc chercher à comprendre. Il voulait qu'elle se rende utile à l'infirmerie et c'était bien ce qu'elle avait l'intention de faire. Elle appuya sur le bouton ouvrant la communication de son coté et confirma.

    Bien reçu, je m'acquitte immédiatement de ce travail.

    Elle sortit de la cabine du commandant après avoir reposé tout ce qu'elle avait encore à ranger et ferma la porte par le système de verrouillage. Ensuite, elle marcha d'un pas posé et militaire en direction de l'infirmerie. Elle ne savait pas pourquoi on pensait qu'elle serait utile, mais puisqu'on le lui avait ordonné, elle était prête à obéir. Elle réfléchit aux éventuels signes avant coureurs d'une quelconque maladie de la part du commandant et elle se rendit à l'évidence. Elle n'avait rien vu venir.

    Elle s'interrogea alors sur ses compétences en matière médicale et se dit qu'elle devrait peut-être demander à suivre une formation d'infirmière pour pouvoir diagnostiquer ce genre de problèmes. Car pour elle ce n'était qu'un problème, le commandant était malade, mais il y avait quelqu'un pour prendre sa place, donc il n'y avait aucun soucis majeur de commandement. La chaîne n'était pas rompue et les ordres pouvaient continuer à être donnés de manière à faire agir les membres de l'équipage donc même si le commandant était mort, cela ne dérangerait pas plus que ça Hamal.

    Elle arriva devant la porte de l'infirmerie, frappa une fois et entra en se présentant dans un salut militaire rigoureux.


    Hamal Ariétis, le commandant temporaire Einar m'a demandé de venir vous aider. Je suis disposée à vous donner toute l'aide possible, mais je ne suis qu'intendante et mes compétences en matière médicale n'excèdent pas les quelques bribes apprises à l'école militaire.

    Elle resta dans une position de repos, c'est à dire bien droite, les bras derrière le dos et le corps légèrement détendu. Le médecin avait certainement des choses à lui faire faire, sinon le commandant temporaire ne l'aurait pas envoyée là !
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    Message par Invité le Dim 12 Oct 2008 - 14:40

    [ <-- Viens de Lana Lane en danger ]

    Bon, avant de nous faire part de l'instant T où notre intendante arrive, il faut que je vous fasse part de la situation de la vivenef vu par notre bon médecin. Le Bordel...
    Je sais, c'est simple et claire, mais réfléchissons, on part faire mumuse à l'autre bout de la galaxie, on a un commandant qui saigne de façon anormale, un passage de commandement et... Non en faite c'était tout, en sommes cela pourrait être bien pire, mais finalement ça allait bien...

    Si on regardait les quelques galères qu'avait vécu notre médecin

    Bon, reprenons, au moment T, enfin, quelques seconde avant. Le médecin avait mis sous perfusion le commandant, il fallait ensuite faire une batterie de tests qui demanderait un temps certains pour ne pas dire un certains temps. Quand, soudain, il vit une belle jeune femme, visiblement aux attitudes spartiates. Ah.... l'école militaire, cette connerie existait toujours. Enfin...

    Vinent poussa un léger soupire et s'éloigna du lit où reposé le commandant. et referma un léger rideau pour le laisser dans son intimité et mieux discuter avec la jeune femme.

    Ses yeux la détailla, visiblement, d'après sa peau pâle, un manque flagrant de soleil, mais pas une accroc de la console si l'on regarde ses muscles bon, c'est vrai que cet "examen" visuel ressemblait plus à un un relooking par un adolescent lorsqu'il voit passé une jolie fille mais bon, tout de plus sérieux dans ses yeux...
    Enfin...Si on peut mélanger utile et agréable...

    Le terrien, présenta un fauteuil près de son bureau avant lui même de s'asseoir sur le dit bureau et lâcha :


    -Enchantez, asseyez vous donc, J'ai quelques petites question à vous poser Hamal...Déjà, comment vas-tu? Je veux dire, tu as quelques problèmes de santé ces derniers temps?

    Question qui pouvait sembler sans rapport, mais il fallait voir si c'était que Anthony qui était touché ou si elle avait quelques symptômes.
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    Message par Hamal Ariétis le Jeu 16 Oct 2008 - 22:26

    Le médecin osa s'assoir alors que le commandant était faible et malade. Il était totalement inconscient et en plus il lui demandait d'en faire autant. Hamal grimaça légèrement, mais en se souvenant de la hierarchie militaire, ne put faire autrement que de prendre place sur le fauteuil. Elle resta ainsi bien droite, écoutant les paroles sans importance du médecin, se demandant s'il avait réellement un diplôme ou si c'était un test pour elle. Pourtant ce n'était pas le but d'un médecin de la tester. Que le commandant temporaire le fasse, c'était logique, mais que le médecin de bord le fasse, là rien n'allait plus.

    Elle se souvenait cependant des problèmes de classement des médecins dans la chaine de commandement. Strictement parlé, ils ne faisaient pas partie de l'armée, mais leur rôle primordial impliquait qu'il fallait obligatoirement leur obéir en cas d'ordre direct. Le soucis était que là ce n'était pas un ordre puisqu'il la tutoyait. Et d'ailleurs qu'est ce qui lui prenait de demander des nouvelles de son état de santé ? Elle n'était pas malade elle ! Si le commandant avait eu un accident ce n'était certainement pas de sa faute.


    Docteur, il ne faudrait pas confondre. Je suis en parfaite santé et le commandant est au plus mal. Je ne comprends pas votre soudain intérêt pour ma personne mais il est déplacé dans le contexte actuel. Je pense que nous devrions reprendre un travail plus classique et soigner le commandant. Vous ne souhaitez pas qu'il meure et moi non plus donc mettons nous au travail.

    Elle se releva et toisa le médecin d'un air réprobateur. S'il y avait quelque chose que Hamal savait bien faire en dehors de son travail, c'était l'air réprobateur. Elle était même particulièrement douée en air réprobateur, un air aussi parfaitement construit ne pouvait que mériter un prix. Mais malheureusement pour elle, il n'existait pas de prix de l'air le plus réprobateur. Et quand bien même il aurait existé, elle n'aurait jamais postulé. Car après tout, pourquoi donc l'aurait-elle fait, cela n'avait aucun caractère obligatoire pour être intendante. C'est pourquoi, elle attendait que le médecin daigne se lever afin de l'aider de son mieux à soigner le commandant.
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    Message par Invité le Ven 17 Oct 2008 - 19:15

    Ho non, pitié, encore un de ses trucs sortis de la fabrique de l'armée avec tatoué sur le front "j'aime l'ordre et la discipline"...Une jeune femme en plus, non mais vraiment. Enfin, que pouvait il y faire? Les militaires étaient des êtres dénudés de tout bon sens morale, il fallait juste lancer une bonne pique histoire d'enfoncer profondément dans leur petit crâne de piaf qui était le patron et que...Oula, il commençait à s'emporter....

    Bon, le bon Vincent soupira et , croisant les mains sous son menton, prenant un air sinistre, sombre, il lâcha ces paroles :


    -Auriez-Vous étudiez des choses de la médecine que je n'ai moi même pas étudié Intendante? je ne crois pas!
    Si Vous voulez des ordres et du vouvoiement je peux vous en donner! Alors assis pas bouger! Si je vous pose ce genre de question Intendante c'est pour savoir si vous n'avez pas le même mal que le commandant et si tel était le cas nous pourrions mieux le soigné!


    Les paroles du médecin de bords semblait à des lames de rasoirs, tranchante, acerbes, chaque paroles tombant comme une déclaration a mort. Ce genre de ton qu'il n'aimait pas utiliser était souvent utile lors de soldat récalcitrant...Souvent des gradés d'ailleurs...

    Le bon, car oui, il n'était pas méchant non plus, à peine un bon vieux saint Bernard, mais reprenons, ce bon médecin marqua donc une pause, et repris de sa voie normale, bien chaleureuse :


    -J'espère que tu m'as compris, si tu as des problèmes de santé, cela peut être directement lié à ceux du commandant car tu le côtoyé tout le temps. D'ailleurs tant qu'on y est, as-tu eut des rapports sexuels avec le commandant, où se dernier en a-t-il eut ces derniers temps?

    Et oui, même en ces temps, les maladies sexuellement transmissibles existent toujours.
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    Message par Hamal Ariétis le Dim 19 Oct 2008 - 14:53

    Allons bon, il voulait qu’elle se rasseye et qu’elle l’écoute. Mais c’était un ordre et même si elle n’était pas d’accord, elle n’avait pas le choix. Elle claqua une fois des talons avant de reprendre une position bien droite et bien stricte.

    Elle l’écouta parler et décida qu’il n’était pas compétent comme médecin. Un médecin ne demande pas à un de ses patients s’il est malade, il dit que le patient est malade ou non. Ce n’est pas à Hamal de décider. Mais bon, puisqu’il voulait qu’elle se répète, elle allait le faire. Les ordres n’étaient pas toujours aussi limpides quand on était pas un militaire.


    Docteur, je viens de vous le dire, je suis en parfaite…

    Et alors qu’elle pensait qu’il avait fini, il redevenait paternaliste et parlait en tutoyant Hamal. Mais il ne comprenait pas que la relation d’une militaire avec toute personne autre qu’une personne proche devait passer par le vouvoiement ? Et non, elle n’était pas proche du médecin.

    Quoi ? Mais il voulait mourir sur le champ ou quoi ? Elle s’était redressé encore plus si possible et toisait l’homme d’un air qui n’augurait rien de bon. Hamal était peut-être habituée à obéir aux ordres, mais là il dépassait les bornes. Depuis quand un médecin s’autorisait ce genre de suppositions gratuites ?

    S’il persistait dans son erreur, Hamal devrait en référer au commandant temporaire pour faire modifier son affectation du moment. Elle ne pouvait pas aider un homme pareil, ce n’était pas possible.


    Je ne comprends pas ce qui vous prend de penser une seule seconde une chose pareille. Je ne m’occupe pas du tout des relations du commandant et je ne le côtoie pas autant que vous semblez le supposer. Je vous prierais monsieur de rester dans les limites de la correction et de ne pas outrepasser vos fonctions. Je suis en parfaite santé et le commandant non, cela n’est pas de mon fait croyez-le bien car cette maladie m’oblige à rester en votre compagnie. Je pense enfin que vous devriez vous en tenir au vouvoiement, nous ne nous connaissons pas et je ne souhaite pas continuer cette conversation déplaisante. Si vous voulez des informations sur l’état de santé du commandant, vous pouvez l’examiner, mais sachez que cette catastrophe n’est pas de mon fait.

    Elle resta assise et montra son déplaisir en se cantonnant dans une position totalement militaire. Cet homme était soit fou, soit irrespectueux ou peut-être un mélange des deux, en tout cas, Hamal ne l’aimait pas.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Invité le Dim 19 Oct 2008 - 18:12

    Franchement ,ces produits encore sous vide des camps militaire était fatiguant; Les gens oubliait un peu que le médecin ne connaissait ni leur vie, ni leur passe-temps où ce genre de chose, il fallait être claire et concis. D'ailleurs, qu'est-ce-que ça aurait put lui faire que le commandant et elle faisait des parties de jambes en l'air? Il n'y avait là que le point de vu purement médicale. D'ailleurs, il ignora totalement toute ce que la jeune femme souffla pour marquer quelques choses sur une sorte d'agenda tactile, à les joies de la technologie!!

    Il sorti un cigare d'un des tiroirs et n'en proposa même pas à la jeune femme connaissant déjà la réaction qu'elle aurait, bon, il allait faire un effort et tenter de la vouvoyer...Vouvoyer un branquignole, non mais vraiment...Il avait tutoyé des généraux, et s'était fait appelé papa par un amirale qui s'était vue arraché la moitié des tripes par un obus. Franchement, dans quel monde vivait on? En tout cas plus le siens...

    Il chercha dans une de ses poches un briquet tout en lâchant :


    -Mademoiselle Ariétis, sachez que je ne suppose rien, je m'informe, je ne sais rien de votre privé ni de celle du commandant, ainsi, il n'y a rien d'irrespectueux. NE cherchez rien dans les propos que j'ai quelques choses d'irrespectueux, j'ai vue des plus haut gradés que vous venir me voir car ils avaient des mst. Alors arrêtez de faire votre outragé. Deuxièmement, votre état de santé me sert pour une chose, voir si vous êtes porteuse d'un germe que le commandant aurait attrapé. Les porteurs de maladie ne sont pas forcément ou alors de façon différente touché par la dite maladie.
    Ainsi, je n'outre passe pas mes fonctions intendante et vos commentaire et vos propos soit disant outragé ne font que ralentir mon diagnostique.Bien, continuons...le commandant n'était pas en état de répondre, je susi obligé de me taper votre mauvaise humeur et votre absence totale d'humanité ce qui, dans mon temps se soigné. Mais passons.
    Anth...Je veux dire, le commandant s'est-il plaint d'un quelques désagrément même minime? Lui connaissez vous des antécédents médicaux semblables, se drogue-t-il? Est un humain de pure souche? Et pour l'amour de dieu arrête...Je veux dire, arrêtez de rester dans cette position tu...vous...abimez votre dos!


    [i]A ces paroles finales, montrant bien que le médecin se soucié peut du comportement de ses patients envers lui sortie d'un air triomphale le briquet de sa poche! Enfin, il allait pouvoir fumer...[/color]
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Sam 25 Oct 2008 - 18:34

    Il faut dire avant toute chose que Hamal était droite sur sa chaise et n'en éprouvait aucun malaise. Ensuite qu'elle regardait le médecin agir sans se préoccuper du commandant avec un air plus que renfrogné. Et enfin qu'elle détestait les hommes qui lui parlaient comme si elle ne pouvait pas comprendre. Elle avait très bien vu ce que cet homme cherchait et il ne cherchait pas à soigner le commandant.

    Elle aurait pu le dénoncer auprès du commandant temporaire, mais cela n'aurait rien changé, il voulait ses réponses donc autant les lui donner. Elle ne se détendit pas à la fin de la tirade, pas plus qu'elle ne masqua son intolérance par rapport à la fumée.


    Fumer me parait un excellent moyen de me rendre malade. Alors puisque vous voulez tout savoir, je suis en bonne santé, examinez moi si vous le souhaitez, mais bougez vous un peu plus car je crains que le commandant ne survive pas à votre attitude négative.

    Elle inspira une ou deux fois avant de continuer à répondre à cet homme si déplaisant.

    Maintenant vos questions, le commandant ne s'est pas plaint, il n'a pas d'antécédents à ma connaissance même si en tant que médecin vous devriez le savoir, il n'est pas non plus drogué et concernant ses racines, consultez son dossier. Merci enfin pour mon dos, mais je vais bien contrairement au mourant qui se situe dans votre infirmerie et que vous ne semblez pas souhaiter soigner. Dois-je réellement faire un rapport sur votre comportement pour que vous songiez à agir ?

    Venant de tout autre personne que Hamal, la dernière phrase aurait été prononcée avec un ton ironique pour apaiser l'ambiance. Mais l'intendante n'avait aucune envie d'apaiser l'ambiance, cela ne lui servirait à rien de perdre du temps. Tout ce qui l'importait c'était de soigner le commandant pour obéir à un ordre direct. Maintenant si le médecin ne pouvait pas le faire, elle ne savait pas ce qu'elle pourrait décider, d'ailleurs elle ne voulait pas décider, ce n'était pas son rôle.
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    Message par Invité le Lun 27 Oct 2008 - 18:26

    Le bon médecin inspira doucement et lentement, l'apport d'oxygène devant, en théorie, l'empêcher de trucider l'intendante qui commencé à lui taper sur le système, mais de façon gargantuesque!!
    Il posa doucement son cigare et inspira une nouvelle fois, avant de fixer la jeune femme, bien, il devait lui expliquer clairement comment il faisait son travail et de quel manière. Il joignit ses mains devant lui et posa ses coudes sur le bureau avant de souffler d'une voix un peu joyeuse :


    -Intendante Hamal Ariétis, je pense que vous avez une très mauvaise opinion de moi, sachez que les dossiers ne disent rien, tapez donc mon nom sur une base de données , vous aurez le droit à joli "un accès refusé". Et en prime un petit "Secret Défense"....

    Le vieux médecin tentait de détendre un peu l'atmosphère en effet, la jeune femme avait fait le premier pas, il fallait continuer dans cette voix là. Il marqua une pause avant de continuer mais cette fois si d'une voix qui semblait plus grave :

    -Bon, je vais vous résumer la situation mademoiselle, là je n'peut rien faire pour le commandant, ses symptômes sont ceux d'un cancer très évolué, peut être en phase finale, où ceux d'une maladie, mais je ne sait laquelle.
    S'il s'agit d'un cancer, il va mourir, et je ne pourrais rien faire, car ici, il n'y a pas l'infrastructure nécessaire, il n'y a pas de scanner, il n'y a pas de salle de chirurgie et je ne suis pas "diplômé" pour retirer une tumeur!!
    Alors, j'espère que le commandant est dans le deuxième cas,c'est à dire qu'il a une maladie, mais vue que je ne peut faire les analyse que je voudrais, je dois me fier à mon instinct et aux évènements de ces derniers temps.
    Comprenez que si je pouvais mademoiselle, je ferais autrement...Alors, si vous considérez que mes questions sont trop osées, si Vous considérez que j'outre passe mon devoir, ou si vous considérez que je fait mal mon job, allez y...
    Quittez cet endroit en vous disant que si Anthony meurt, ce sera juste à cause d'un cancer, moi je vais continuer de chercher autre chose car je refuse de rester impuissant face à la mort...


    Le vieux médecin termina sa phrase en enfournant le cigare dans sa bouche, sans pour autant l'allumer, il détestait cela, quand rien n'était de son ressort, lorsqu'il avait la mort en fasse de lui et qu'il ne pouvait que prier pour un miracle...
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    Message par Hamal Ariétis le Ven 31 Oct 2008 - 13:40

    Et alors ? C’était ce que toute personne n’ayant pas eu la même éducation qu’Hamal aurait dit pour être en accord avec les pensées de l’intendante. Mais elle ne prononça pas ces mots car cela n’aurait servi à rien. Il était borné et il le resterait. Et franchement que son dossier soit classé secret-défense ou pas, elle n’en avait rien à faire. Elle lui avait simplement signifié son mécontentement face à la situation précaire du commandant. Maintenant qu’il lui dise qu’elle ne pourrait pas accéder à son dossier, elle s’en fichait, cela ne faisait pas partie de ses attributions donc elle ne le ferait pas.

    Ensuite il se lança dans une explication de ce qui touchait le commandant et elle dut convenir avec réticence qu’il avait l’air de dire des choses sensées. Mais ce n’était pas parce qu’il avait l’air de le faire, qu’il le faisait réellement. Il était certainement compétent, mais moins qu’un bon médecin militaire qui aurait été affecté à un autre équipage.

    Elle le toisa avec reluctance quand il précisa la situation du commandant. Mais il était pas possible ce type !


    Docteur, si vous ne souhaitez pas rester impuissant face à la mort, cessez de parler pour ne rien dire et de perdre votre temps à me donner des informations qui ne me seront d’aucune utilité. Vous m’auriez résumé la situation en disant que le commandant était soit malade soit atteint d’un cancer que cela m’aurait suffit. Je n’ai pas besoin de connaitre vos problèmes de manque de matériel performant. Même si cela m’étonne que vous ne puissiez faire d’examen approfondi actuellement. Vous n’avez donc aucune connaissance de ce qui compose une vivenef. C’est un appareil militaire autonome qui doit donc pouvoir subvenir seul à ses besoins, d’après les instructions, tout appareil militaire autonome possède une salle d’opération complète et équipée. Etes vous en train d’insinuer que cela n’est pas le cas à bord de Nimue et donc un manquement grave au code militaire ?

    Elle secoua la tête d’un air dépité avant de se lever et de se tourner vers les rideaux qui dissimulaient le commandant. Puis elle indiqua le lit d’un signe de la main et poursuivit sa phrase.

    A présent que vous avez fait votre travail me concernant, souhaitez vous enfin vous occuper de votre patient. Ou bien il vous faut enfumer et rendre encore plus malade vos patients. Ou encore vous souhaitez m’examiner, même si dans ce cas je pencherais pour une envie hormonale et non médicale, que je serais bien évidemment à même de refuser. Alors êtes vous impuissant Docteur ?

    Elle resta devant lui, attendant une réaction si possible non verbale parce que là, parler et parler encore pendant que rien n’avançait n’était pas du style d’Hamal. Elle avait même insulté l’homme sans s’en rendre compte, elle voulait qu’il se bouge et qu’il lui donne des ordres pour qu’elle puisse enfin servir à quelque chose. Et pas à être la cible du regard de l’homme bien entendu. Elle se demanda un instant si elle devait se mettre au garde à vous, mais cela lui sembla inutile et hors de propos. En tout cas, hors de question qu’elle laisse le commandant mourir.
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    Message par Invité le Lun 3 Nov 2008 - 9:34

    Même si cela m’étonne que vous ne puissiez faire d’examen approfondi actuellement. Vous n’avez donc aucune connaissance de ce qui compose une vivenef. C’est un appareil militaire autonome qui doit donc pouvoir subvenir seul à ses besoins, d’après les instructions, tout appareil militaire autonome possède une salle d’opération complète et équipée. Êtes vous en train d’insinuer que cela n’est pas le cas à bord de Nimue et donc un manquement grave au code militaire ?

    Non, vraiment, Vincent avait vue des mecs pas complètement claires dans leur tête, il avait croisé des fous, des militaires dans la pure attitude films de guerre du genre "Bordel de cul les deux sales mots qui sortiront de votre sale gueule de punaise sera chef oui chef! compris!!!"
    Mais alors là, c'était de la démence ou pas? Bon, ok, il n'avait pas totalement bien répondu au niveau des examens.
    Oui, Nimue avait du matériel, mais pour utiliser ce matériel, fallait avoir les compétences pour. Alors je le sent venir "mais alors, que faites vous ici en tant que médecin". Le matériel était du matériel "militaire", et lui aussi avait une formation de médecin militaire, ce qui inclus pour ce qui est de la chirurgie de savoir soigner toutes les blessures par balle, recoudre, bref, des trucs assez simples, mais visiblement Hamal ne voyez pas en quoi retiré une tumeur nécessité des connaissances précises.
    Avouez qu'elle avait envie de le faire chier!

    Bon, le médecin inspira doucement et reposa son cigare. Bien, bon, bah qu'elle fasse ce qu'elle veut. Il pris une plaque optique sur son bureau et relu pour une énième fois le rapport détaillé des tests pratiqués sur Anthony.
    Il laissa couler les dernières paroles de la jeune femme qui remettait en cause sa déontologie car lui balançait une réplique sanglante ne ferait pas avancer les choses.

    Restant dans un mutisme habituelle, il fini par le brisé en réfléchissant à voie haute, ignorant alors totalement l'intendante au caractère insupportable.


    -Alors mon p'tit Anthony, dit moi ce que tu nous caches....

    Il se leva d'un bond et s'approcha du tableau, enfin, de la plaque de verre sur laquelle on pouvait écrire, c'était une version plus amélioré du traditionnel tableau noir. Enfin, plus amélioré, bien plus morderne.
    Il commença donc en écrivant divers mots


    -Bon, saignements, vertiges, rectales...Hum...
    Voyons, ses proches contactes, on a l'intendante, ses officiers, mais personne ne présente les même symptômes...Hum putain de merde....


    Étrangement, il n'y avait aucune colère dans la voie de Vincent, même aucun sentiment si on écoutait bien, on aurait presque dit une récitation apprise par coeur, il pensait à voie haute. Il se retourna soudainement et fixa Hamal. Enfin fixer, il avait plutôt le regard perdu dans le vide, derrière elle, fixant le lit Anthony.
    Il lâcha soudainement, hochant un peu la tête comme s'il revenait à la réalité.


    -Euh, toi, vas dans sa cabine, tu me ramène tout les spiritueux qu'il possède ainsi qu'une liste complètes de ce qu'il a mangé ces cinq derniers jours.

    Vincent avait eut une idée, peut être qu'il s'agissait d'un facteur environnemental, ou plus exactement nutritif. Les "chefs" avaient souvent une traitement de faveur niveau nourriture, donc, lui seul mangeait et buvait certaines choses...Donc lui seul avait accès a cette nourriture...Donc lui seul pouvait être malade

    //et bah, pour trouver une idée potable :p, il aurait pas put avoir la grippe! //
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Ven 7 Nov 2008 - 21:04

    Hamal attendait qu’il bouge enfin et elle faillit soupirer en le voyant se déplacer. Il avait certainement décidé d’agir et de soigner le commandant. Et tandis qu’il parlait pour lui-même, elle ne quittait pas sa position, attendant d’être enfin entendue et utilisée pour autre chose que pour passer le temps.

    Elle écouta les commentaires et hésita à faire une remarque sur le langage en présence d’un officier supérieur mais se dit que ce serait mal vu et que en plus l’officier en question était dans les vapes donc ça devait compenser. Elle regarda les écrits du médecin et attendit qu’il daigne lui prêter un minimum d’attention. Pourquoi diable le commandant temporaire lui avait donné cet ordre ?

    Elle n’eut pas bien longtemps à attendre finalement car le médecin lui demanda quelque chose de simpliste mais qui pourrait éventuellement être utile. Après tout, elle pouvait bien accepter qu’il soit compétent, enfin un peu…

    Elle le regarda et salua dans un claquement de bottes avant d’obéir à cet ordre. Elle retrouvait ce qu’elle connaissait et cela lui plaisait. Enfin dans la mesure où Hamal pouvait trouver quelque chose plaisant. On ne lui avait pas dit qu’elle devait aimer les ordres, mais c’était toute sa vie et elle savait parfaitement y obéir sans la moindre hésitation.


    Bien monsieur, je me rends immédiatement dans la cabine de notre commandant. Concernant ses repas, je peux vous informer de ce qu’il a mangé lorsque je l’ai su, mais je n’étais pas constamment avec lui donc il se peut que la liste soit légèrement incomplète. Veuillez m’en excuser. Monsieur !

    Elle claqua une seconde fois des talons et partit d’un pas militaire dans les coursives de la vivenef pour préparer le matériel demandé par le médecin. Elle avait besoin de se remémorer les repas du commandant durant les cinq jours précédent l’attaque et elle le pouvait. Elle avait de la mémoire et elle inscrivait de nombreuses choses sur la console de contrôle de Nimue, en général des mémos de la plus haute importance.

    Elle entra dans la cabine du commandant et ouvrit le placard contenant les spiritueux, cela ne serait pas très long à faire.


    [HRP, quel post tout court, désolé]
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    Mais j'ai pas choisi, moi!

    Message par Personnage Non Joueur le Dim 16 Nov 2008 - 13:16

    [HJ : Finalement je poste ma réponse car un léger problème m'est apparu : si je ne poste pas, on risque de répondre et ma réponse ne sera plus à jour... Ce serait trop bête tout de même... Donc finalement, je poste...]

    Une odeur de fumée de cigare froide… Pouah ! Les premiers souvenirs qui vinrent à Anthony étaient ceux de son de son père. Ils fêtaient une promotion à la maison et l’odeur écoeurante du cigare lui rappelait le goût de la victoire et du prestige… En général. Cette fois-ci, il n’y avait que ce début de nausée avec la sensation d’épuisement et une vive douleur au niveau de l’estomac. Une vive douleur à l’estomac…

    Tout d’un coup, Anthony prit conscience de la douleur hurlante, comme si ses entrailles entraient en fusion. Le commandant de Nimue dut faire appel à sa raison et à toute la maîtrise de soi dont il était capable avec une vitesse fulgurante pour ne pas crier. Il se contenta de se raidir et de mordre son pouce.
    Avant que la douleur n’ait raison de sa conscience, Anthony se concentra sur son environnement. Il était dans l’infirmerie, sur un lit de malade et isolé du reste de la pièce par un simple rideau translucide à travers lequel il pouvait voir deux silhouette se découper. Les deux personnages discutaient vivement et Anthony reconnut leurs voix : c’était Hamal Ariétis, son intendante et Vincent Andorias, le médecin-chef de bord.


    « … il n'a pas d'antécédents à ma connaissance même si en tant que médecin vous devriez le savoir, il n'est pas non plus drogué et concernant ses racines, consultez son dossier. Merci enfin pour mon dos, mais je vais bien contrairement au mourant qui se situe dans votre infirmerie et que vous ne semblez pas souhaiter soigner. Dois-je réellement faire un rapport sur votre comportement pour que vous songiez à agir ? »

    Oh, Hamal avait l’air furieuse… Apparemment, elle s’inquiétait pour Anthony. Le commandant fort mal en point de la Vivenef tenta de sourire, mais seul un rictus déforma ses traits. Hamal était vraiment très sévère et à cheval sur le règlement, mais pour la première fois Anthony se prit à penser qu’elle avait un minimum d’affection pour lui. Par contre, le fait qu’on l’appelle déjà « le mourant » ne le rassurait guère…

    « Intendante Hamal Ariétis, je pense que vous avez une très mauvaise opinion de moi, sachez que les dossiers ne disent rien, tapez donc mon nom sur une base de données, vous aurez le droit à joli "un accès refusé". Et en prime un petit "Secret Défense"...
    Bon, je vais vous résumer la situation mademoiselle, là je n'peux rien faire pour le commandant, ses symptômes sont ceux d'un cancer très évolué, peut-être en phase finale, où ceux d'une maladie, mais je ne sais laquelle.
    S'il s'agit d'un cancer, il va mourir, et je ne pourrais rien faire, car ici, il n'y a pas l'infrastructure nécessaire, il n'y a pas de scanner, il n'y a pas de salle de chirurgie et je ne suis pas "diplômé" pour retirer une tumeur!!
    Alors, j'espère que le commandant est dans le deuxième cas, c’est-à-dire qu'il a une maladie, mais vu que je ne peux faire les analyses que je voudrais, je dois me fier à mon instinct et aux évènements de ces derniers temps.
    Comprenez que si je pouvais mademoiselle, je ferais autrement... Alors, si vous considérez que mes questions sont trop osées, si Vous considérez que j'outrepasse mon devoir, ou si vous considérez que je fais mal mon job, allez-y...
    Quittez cet endroit en vous disant que si Anthony meurt, ce sera juste à cause d'un cancer, moi je vais continuer de chercher autre chose car je refuse de rester impuissant face à la mort...
    »

    Bien, bien, en somme, Anthony allait très certainement mourir très bientôt d’un cancer car le Dr Andorias n’avait pas le diplôme pour lui enlever une foutue tumeur. Mais rassure-toi, Anthony, pendant ce temps il va chercher si ce n’est pas autre chose qu’il peut soigner comme son diplôme le lui autorise, se dit amèrement le commandant.

    « Docteur, si vous ne souhaitez pas rester impuissant face à la mort, cessez de parler pour ne rien dire et de perdre votre temps à me donner des informations qui ne me seront d’aucune utilité. Vous m’auriez résumé la situation en disant que le commandant était soit malade soit atteint d’un cancer que cela m’aurait suffi. Je n’ai pas besoin de connaître vos problèmes de manque de matériel performant. Même si cela m’étonne que vous ne puissiez faire d’examen approfondi actuellement. Vous n’avez donc aucune connaissance de ce qui compose une Vivenef ? C’est un appareil militaire autonome qui doit donc pouvoir subvenir seul à ses besoins, d’après les instructions, tout appareil militaire autonome possède une salle d’opération complète et équipée. »

    Anthony acquiesça pour lui-même. Bien dit, Hamal ! De Balras se recroquevilla doucement sur lui-même et mordit plus fort dans la chaire de son pouce si bien que du sang commença à couler dans sa bouche. Nom de Dieu, il n’avait jamais eu aussi mal de toute sa vie ! C’était comme s’il avait un gros trou à la place du ventre…

    « Êtes-vous en train d’insinuer que cela n’est pas le cas à bord de Nimue et donc un manquement grave au code militaire ?
    À présent que vous avez fait votre travail me concernant, souhaitez-vous enfin vous occuper de votre patient ? Ou bien il vous faut enfumer et rendre encore plus malade vos patients ? Ou encore vous souhaitez m’examiner, même si dans ce cas je pencherais pour une envie hormonale et non médicale, que je serais bien évidemment à même de refuser. Alors êtes-vous impuissant Docteur ?
    »

    Ouh là, tout d’un coup la colère d’Hamal prenait un tour plus personnel et finalement Anthony se demanda si elle n’en voulait pas au médecin pour l’avoir offensé personnellement plus que par inquiétude pour son commandant…

    Il y eut un long silence et Anthony vit les silhouettes bouger. Le médecin avait-il rendu les armes ? Du moins, il semblait qu’il convenait tacitement qu’il fallait agir.


    « Alors mon p'tit Anthony, dis-moi ce que tu nous caches... »

    En entendant cette phrase, Anthony faillit s’étrangler de stupeur… Comment le docteur Andorias l’avait-il appelé ?

    « Bon, saignements, vertiges, rectales... Hum...
    Voyons ses proches contacts, on a l'intendante, ses officiers, mais personne ne présente les mêmes symptômes... Hum putain de merde...
    Euh, toi, va dans sa cabine, tu me ramènes tous les spiritueux qu'il possède ainsi qu'une liste complète de ce qu'il a mangé ces cinq derniers jours.
    »

    C’est que ça se présentait drôlement bien tout ça…

    « Bien monsieur, je me rends immédiatement dans la cabine de notre commandant. Concernant ses repas, je peux vous informer de ce qu’il a mangé lorsque je l’ai su, mais je n’étais pas constamment avec lui donc il se peut que la liste soit légèrement incomplète. Veuillez m’en excuser. Monsieur ! »

    Anthony se sentit brusquement déçu en entendant le pas d’Hamal disparaître peu à peu. Alors comme ça son intendante ne prenait même pas la peine de vérifier à chaque fois les plats qu’elle lui apportait ? Le Commandant de Balras sentit monter en lui une jalousie irraisonnée. Il avait une collègue qui avait un intendant absolument merveilleux : il savait toujours de quoi elle avait besoin et à quel moment, il lui préparait lui-même ses plats et il veillait constamment sur sa santé autant physique que morale…
    Bon, tant pis, on faisait avec ce que la Flotte voulait bien offrir à ses officiers… Anthony avait Hamal. Au moins, elle tenait à bien faire son travail, même si elle avait sans doute encore beaucoup à apprendre. Oui, elle était jeune, cela devait expliquer tout.

    Brusquement, Anthony lâcha un long soupir et sa douleur se fit un peu moins violente. Après coup, il se rendait compte que la dispute entre Hamal et Vincent l’avait stressé et accentué sa douleur. À présent, il pouvait parler… Cependant, il ne regrettait pas d’avoir écouté sans se manifester la conversation. Ce n’était pas poli du tout, mais il en avait appris un peu plus sur son médecin-chef et son intendante… Et ils n’avaient franchement pas été à leur avantage durant cette conversation, tous les deux. Bah, les meilleurs des hommes sont toujours susceptibles de quelques faiblesses dans les moments difficiles, pensa Anthony avec indulgence. Et Dieu seul savait à quel point cette situation était difficile ! Le commandant eut une pensée pour le pont et Ephram Einar. Est-ce que ça allait ? Comment s’en sortait-t-il ?

    Anthony prit une longue inspiration. Il s’en sortait très bien, il en était certain. Bien qu’il l’avait choisi pour le remplacer dans l’urgence, il ne l’avait pas désigné au hasard. De tous ses officiers, c’était celui qui avait le plus d’expérience à bord de Nimue. Par ailleurs, il y avait une cohésion dans la section com qui n’existait pas encore dans les autres. Cela voulait tout dire. Cela ne signifiait pas que les autres lieutenants n’étaient pas bons… Cela signifiait surtout qu’ils n’étaient pas encore très à l’aise à leur poste et qu’Anthony ne pouvait pas leur imposer plus de changement. Mais n’allez pas croire pour autant qu’Einar avait été choisi par défaut. Non, si tout se passait bien dans la section com, c’était non seulement grâce à l’ancienneté de son lieutenant, mais aussi grâce à ses compétences de commandement.
    La pensée suivante d’Anthony fut pour Nimue. Cela devait être terrible pour elle de voir une nouvelle fois le commandant abandonner son poste… Une raison de plus pour choisir Ephram : elle le connaissait, au moins.

    Mais la douleur dévorante à son estomac lui rappela sournoisement qu’il ferait bien de s’inquiéter pour lui-même.


    « Docteur Andorias… Croassa-t-il. Vous n’avez pas honte de soumettre ainsi un pauvre malade à tant de stress ? Fit-il d’une voix faible à l’ironie indulgente. »

    Le commandant de Nimue tenta de se détendre et il se rendit compte que des larmes de douleur coulaient sur ses joues. Et aussi qu’il était toujours en train de massacrer son pouce avec ses dents. Il dégagea le doigt ensanglanté de sa bouche avant d’ajouter avec de plus en plus de difficulté :

    « Mo… Morphine ? »

    [HJ : Je songe sérieusement à reprendre le rôle d’Anthony… ¬¬’ ]
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Invité le Dim 21 Déc 2008 - 10:45

    [ oO merde, j'avais pas vue cette réponse de pnj...mea culpa!!]

    Au moment même où la jeune femme sortie de l'infirmerie et donc qu'elle ne pouvait plus voir notre bon docteur, ce dernier eut un geste obscène qui était simple: Il leva bien haut son malheur en marmonnant un truc du genre : " connerie de militaire borné!!"
    Soudain, alors qu'il retourné vers son bureau pour chercher encore et encore dans les milliers de maladies existante ce qui pouvait provoquer ce genre de symptôme, quand il entendu comme un murmure, comme si on lui chuchotait :


    « Docteur Andorias… Vous n’avez pas honte de soumettre ainsi un pauvre malade à tant de stress ?

    Andorias resta quelques instant la bouche ouverte et s'en pressa d'aller voir son patient. Il le fixa et ce dernier lui montra triomphalement son pouce ensanglanté complètement mâchonné :
    « Mo… Morphine ? »

    Le médecin soupira de soulagement, en effet un patient qui est conscient est bien plsu simple à soigné. Ainsi, non sans lâcher plusieurs parjures, dieu lui pardonne, et en pestant contre la connerie des officiers, histoire de faire bonne figure, il sortie une seringue et d'un coup sec l'enfonça dans la jambe d'Anthonny en libérant une léger dose de morphine. Il avait besoin qu'il reste quand même présent et qu'il puisse parler de façon intelligible.
    Il retira sa seringue et lâcha d'uen façon presque un peu trop sec :


    -Ca vous amuse de jouer les Malade Imaginaire Monsieur Balras!

    Derrière cette réponse sec, presque sarcastique, il y avait ces yeux, ses yeux qui retenait une malice et un joie immense. Oui, il n'avait pas eut trop le temps de discuter avec le commandant, mais, enfin...Il était Vincent, un vieil homme dans la tête dans un corps de jeune, il avait en lui quelques choses de parternel envers ses patients...
    et Anthonny était devenu un de ses patients.

    Cependant, comprenant qu'il avait été un peu trop dur dans ses mots, il sortie un mouchoir de sa poche et essuya les quelques larme de douleur qui coulait du visage du commandant avant de lancé avec un petit sourire :


    [color=orange)-Bon, si vous me racontiez ce qui vous arrive...[/color]
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Dim 4 Jan 2009 - 11:27

    Hamal faisait consciencieusement le tour du placard en sachant parfaitement qu’il n’y en avait pas tant que cela. Pour la liste, elle était en train de la dresser mentalement et ce n’était pas complexe. Elle savait ce qu’on avait servi au commandant sur son ordre, mais comme elle l’avait dit, si jamais le commandant avait eu une envie de chocolat ou de toute autre friandise alors qu’elle n’était pas avec lui, elle n’en saurait rien. Ce n’était pas à elle de vérifier que le commandant mangeait uniquement ce qu’on lui servait et rien d’autre.

    Elle continua la liste mentale tout en confisquant tout alcool dans le placard. Elle ne comprenait pas ce que ce médecin faisait à bord d’un appareil militaire, il ne semblait pas du tout compétent et n’avait pas l’air de comprendre ce que c’était qu’une urgence.

    Les analyses étaient certainement terminées à présent et Hamal se devait de connaître exactement l’état de santé du commandant pour faire un rapport au commandant temporaire si besoin était. Elle déposa donc toutes les bouteilles dans une boîte adaptée et se dirigea d’un pas rapide et cadencé vers l’infirmerie où elle donnerait la liste détaillée des repas du commandant au médecin.

    Elle pénétra dans l’infirmerie et déposa la boîte sur le sol avant de prendre la tablette tactile qui ne la quittait pas. Elle resta debout pour noter sur la tablette tout ce qui concernait les repas du commandant, ne cherchant même pas à approcher le médecin pour le moment. Il semblait être occupé avec des soins et mieux valait ne pas le déranger pour l’instant.

    Elle nota scrupuleusement les différents plats préparés sur ses ordres et se dit que rien dans ce menu militaire ne pouvait être bien dangereux, elle avait presque mangé la même chose et n’était pas malade. En plus, à sa connaissance, le commandant n’était pas allergique à un quelconque aliment. Donc cela ne venait pas de là, il avait fait une mauvaise réaction au passage hyper-spatial et il ne serait pas le seul. Cela pouvait toujours être un peu perturbant.

    Elle se décida tout de même à s’annoncer de retour et à informer le médecin que sa demande avait été exécutée.


    Docteur Andorias, j’ai terminé la tâche que vous m’avez assigné, avez-vous besoin d’une assistance pour une opération quelconque ?

    Hamal restait droite, totalement immobile en attendant qu’on lui parle. Elle n’avait pas vu le commandant, mais son absence avait été de courte durée, donc elle n’avait certainement pas raté quelque chose de trop important.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Personnage Non Joueur le Ven 9 Jan 2009 - 21:06

    Quel pauvre innocent faisait le commandant Anthony De Balras ! Il s’attendait à voir le docteur Andorias lui faire une gentille perfusion au bras… Au lieu de ça, il s’empara d’une énorme seringue et lui charcuta la cuisse. Anthony étouffa une exclamation de surprise et de douleur. Décidément, l’époque de la destruction de la Terre était un temps bien barbare et le commandant de Nimue rendit grâce au ciel de n’y avoir pas vécu.
    Et tout en le torturant, le bon docteur lui adressa de chaleureuses et réconfortantes paroles…


    « Ça vous amuse de jouer les malades imaginaires, Monsieur Balras ? »

    Anthony se contenta d’abord de répondre par un rictus de douleur. Mais peu à peu, la morphine fit son effet et le commandant put se détendre un peu et répondre :

    « Ah ! Je savais bien que l’hémorragie c’était too much… Mais je vous préviens doc’ ! Vous m’appelez encore une fois « Monsieur Balras » et je vous appelle docteur Dorias ! »

    Anthony aurait pu se fâcher ou parler d’un ton sec… Mais non, il plaisantait comme si de rien était. Pourtant, il était un peu vexé que le médecin de bord se montre aussi bourru. Tout de même, accuser un homme souffrant de jouer au malade imaginaire était un peu fort ! Même si c’était pour plaisanter ! Et Anthony ne pouvait pas imaginer que c’était pour une autre raison que la plaisanterie.

    Mais le docteur dut comprendre qu’il était allé un peu loin car il changea rapidement de comportement. Il essuya le visage d’Anthony avec un mouchoir avant de lui demander ce qui lui arrivait.

    Anthony se mit à rire de sa voix toujours rauque.


    « Et si c’était vous qui me le disiez, vous êtes médecin, non ? Moi, à part une hémorragie impressionnante et inattendue ainsi qu’une douleur au ventre particulièrement virulente, c’est la grande forme ! »

    C’était à croire qu’être mal en point rendait Anthony particulièrement gai et qu’il était devenu incapable de prononcer une phrase sans que ce soit une plaisanterie. Bien sûr, il avait toujours été quelqu’un d’aimable et de chaleureux, mais il était tout de même généralement plus sérieux… Peut-être que c’était une manière de dédramatiser la situation et de garder sa volonté de s’accrocher à la vie. En tout cas, il préférait plaisanter, même si rien ne s’y prêtait, plutôt que de pleurer sur son sort.

    La porte de l’infirmerie s’ouvrit sur une Hamal toujours aussi sérieuse. Elle ne prêta aucune attention au médecin et au commandant. Anthony la regarda noter un certain nombre de choses sur une tablette tactile. Enfin, elle tourna son regard vers le docteur Andorias pour s’annoncer et dire qu’elle avait fini la tâche que celui-ci lui avait demandé d’effectuer. Elle demanda si elle pouvait encore lui être utile avec un formalisme assez effrayant. L’intendante ne semblait pas avoir remarqué qu’Anthony avait repris conscience, mais celui-ci ne crut pas utile de se manifester et se contenta de tourner son regard vers le docteur en attendant sa réponse.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Invité le Lun 19 Jan 2009 - 18:15

    // si un mj pouvait me dire quel maladie à Anthony Very Happy //

    « Ah ! Je savais bien que l’hémorragie c’était too much… Mais je vous préviens doc’ ! Vous m’appelez encore une fois « Monsieur Balras » et je vous appelle docteur Dorias ! »

    Andorias se retint de rire, Dorias, ah, l'hémorragie avait donc arrêter de desservir le cerveau de sa dose de sang? Le médecin ne souffla pourtant pas le moindre mot sur cette remarque personne qu'il s'était faite pour continuer d'écouter son patient :

    « Et si c’était vous qui me le disiez, vous êtes médecin, non ? Moi, à part une hémorragie impressionnante et inattendue ainsi qu’une douleur au ventre particulièrement virulente, c’est la grande forme ! »

    La réponse du docteur fut aussi prompt qu'amusante, il lâchant en sourpirant :

    -Et voila, Il faut toujours que se soit le médecin qui trouve ce que ses patients ont! halala

    Tout à coup, la porte de l’infirmerie s’ouvrit dévoilant la "ténébreuse" Hamal. Elle commença à marquer lplusieurs choses sur une tablette tactile. Puis, elle se tourna vers Andorias poru lâcher de sa voie si stricte :


    [color:9da7= #738dbc]Docteur Andorias, j’ai terminé la tâche que vous m’avez assigné, avez-vous besoin d’une assistance pour une opération quelconque ?

    Un sourire moqueur, presque sadique naquit sur le visage du "vieux" médecin de bord, il lâcha doucement, presque dans un murmure, ses lèvres bougeant à peine, son regard fixé sur la jeune femme :

    -Dit mon mon p'tit, tes intendants, tu les as fait vacciné j'espère, car je te jure que à chaque fois qu'elle me parle j'ai l'impression qu'elel va me mordre...

    Puis, cet boutade envoyé au commandant, il reprit à haute voie pour Hamal :

    -Ho non, merci ça va aller...C'ets gentil d'avoir bien travailler hein...Euh, peut être le commandant à deux toris choses à vous dire...

    Le médecin se retourna vers le commandant, montrant ainsi son dos à la jeune femme. Pourquoi s'était il retourné? Tout simplement pour faire une grimmace, en effet, les yeux pétillants de malice, il imitait le chien, silencieusement, se moquant ainsi, avec une certaines satisfaction de la jeuen intendante.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Elohim Baltimore le Ven 6 Fév 2009 - 1:37

    [Je me permets d'intervenir, si ça embête quelqu'un, dites-le moi et je supprimerai mon post =)]

    La porte de l'infirmerie s'ouvrit à la volée. Elohim apparut dans l'encadrement, essoufflé et le visage rougi par un sprint opéré dans les coursives de Nimue.

    Je suis là ! s'écria-t-il à la ronde. On m'a bipé ?

    Une grande infirmière noire accourut.

    Docteur Baltimore, c'est moi qui vous ai bipé, vous pouvez venir dans le bureau, s'il vous plait ?

    Toujours essoufflé, Elohim hocha la tête et suivit l'infirmière Jenkins. Il était parti deux heures plus tôt mettre à jour l'inventaire de l'infirmerie, mais en avait profité pour passer voir Lara, le quartier-maître d'astrogation qu'il avait vue quelques jours plus tôt. Il voulait s'assurer qu'elle tenait le coup psychologiquement. Et puis... Bon, effectivement, il l'avait trouvé plutôt mignonne. Mais de toute manière, ça c'était terminé comme d'habitude... Avec une absence d'une heure et demi en plus.

    C'est le Commandant De Balras, Docteur, il fait une hématochézie...

    Oui, j'ai entendu ça... Qui s'occupe de lui ?

    Eh bien, justement... C'est le docteur Andorias. répondit l'infirmière, l'air très embêté. Elohim respectait beaucoup le docteur Andorias, même si ses manières l'agaçaient un peu. Mais, en y faisant attention, il avait commencé à remarquer que les méthodes du docteur étaient peu orthodoxes, et qu'il paraissait parfois manquer d'assurance.

    Visiblement, l'infirmière Jenkins avait fait le même constat.


    Est-ce que le docteur Andorias a fait quelque chose qu'il ne fallait pas, avec le Commandant de Balras ? demanda Elohim en baissant d'un ton.

    Non, ce n'est pas ça... L'infirmière se tordait les mains de nervosité. Disons que, justement... Il n'a encore rien fait.

    Je vois... Bon, je vais aller jeter un coup d'oeil, merci de m'avoir prévenu. Et ne vous en faites pas, cette conversation restera entre nous !

    L'infirmière remercia Elohim et retourna à ses patients. Elohim resta encore quelques instants dans le bureau.

    Comment justifier qu'il s'incrustent au beau milieu de l'auscultation de Vincent sans avoir l'air de le faire passer pour un incompétent et sans le vexer ? D'autant plus qu'il était son supérieur...

    Il fallait jouer la carte de la bonne humeur. Elohim inspira à fond, puis expira lentement. Bien, il était détendu. A présent, l'énergie. Il inspira de nouveau tout en levant les bras vers le ciel, puis plongea en avant sur une expiration. Quelques instants plus tard, ses joues touchaient ses tibias. Les yeux fermés, la respiration bloquée, il resta quelques secondes dans cette position, l'esprit vide. Puis il inspira en se relevant.


    *Yeaaah ! Pleine forme ! C'est partiiii !*

    Un grand sourire collé au visage, et aussi énergique qu'un lapin rose avec une pile électrique dans le dos, Elohim sortit du bureau pour se rendre auprès du docteur Andorias et du Commandant de Balras.

    Il fut surpris de constater que l'Intendante du Commandant était présente, elle aussi. En passant près d'elle, il la salua d'un :
    M'dame... accompagné d'un hochement de tête, puis il s'avança directement près du docteur et du malade. D'un ton enjoué, il s'écria :

    Alooooors, qu'est-ce qu'il se passe ici ? Dites donc, Vincent, vous croyiez peut-être que vous alliez pouvoir vous attirer toute la gloire de la guérison du Commandant ? C'est pas très gentil ça !

    Elohim ponctua sa phrase d'un rire plutôt sonore, puis se tourna vers le Commandant.

    Bien, qu'est-ce qui vous amène, Commandant ? Voyons.. Que dit votre dossier ?

    Joignant le geste à la parole, Elohim s'empara de la tablette tactile qui reposait au pied du lit médicalisé. Il appuya deux fois dessus et parcourut l'écran des yeux. Son sourire sembla légèrement disparaître, mais il se reprit aussitôt.

    Je vois, je vois... dit-il, ce qui était faux, parce qu'il ne voyait rien. Et pour cause : le dossier était vide.

    L'air de rien, il se posta au niveau du visage du Commandant de Balras, et posa la tablette sur un chariot qui se trouvait là. Il souleva le drap qui recouvrait le patient. Au vu de la tâche sombre qui maculait l'alèse du lit, il s'agissait bien d'une hémorragie digestive haute, comme l'avait suspecté l'infirmière Jenkins. Mais il faudrait un toucher rectal pour confirmer cette hypothèse. Le problème, c'était que Vincent n'apprécierait peut-être pas qu'Elohim se pointe comme une fleur pour faire un toucher rectal à son patient. Il faudrait commencer par tâter le terrain avec de simples questions.

    La priorité, c'était de remplir le dossier pour avoir de bonnes bases. Elohim reposa le drap, et décida qu'il partirait de l'hypothèse que le Commandant souffrait bien d'une hématochézie et pas d'une rectorragie. Il reprit la tablette tactile en main.


    Allez, je me colle aux questions d'usage, c'est rigolo, ça. Alors, mon Commandant, est-ce que vous avez vomi du sang, récemment ? A quelle fréquence est-ce que vous fumez et buvez de l'alcool ? Êtes-vous sujet au stress en général, ou avez-vous récemment été sujet à un stress particulier ? Suivez-vous actuellement un traitement pour le fer, ou à base d'aspirine ou d'anti-inflammatoires ? Depuis combien de temps n'avez vous pas mangé ou bu ? Y a-t-il eu des cas de cancers dans votre famille proche ou éloignée ?

    Elohim notait au fur et à mesure les réponses du Commandant en pianotant sur l'écran tactile. Il ignorait le docteur Andorias pour le moment (il faut dire qu'il ne lui avait pas laissé le temps d'en placer une), en priant pour que celui-ci ne le boute pas hors de l'infirmerie. Le problème du Commandant pouvait très bien être un bête ulcère, mais il pouvait aussi s'agir d'une cirrhose ou d'un cancer de l'estomac très avancé. Il ne fallait rien laisser au hasard, et Elohim n'en avait pas l'intention.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Personnage Non Joueur le Ven 13 Fév 2009 - 14:15

    [HJ : Après discussion avec Elohim, il a été décidé qu’Anthony aurait un gentil p’tit ulcère, pour répondre à ta question, Vincent.]



    Anthony écouta avec patience la remarque à but humoristique du docteur Andorias. Même si elle était loin d’être hilarante au goût du Commandant actuel de Nimue, elle le fit sourire. Malgré la situation (pas mal du tout, dans le genre désastreux), il était de trop bonne humeur (en un sens) pour ne pas y sourire. Mais cette humeur euphorique (pas très adaptée aux circonstances, Anthony était prêt à le concéder) disparut rapidement après l’arrivée de l’intendante Ariétis. Non pas que la jeune femme en fut la cause… Anthony attendait sagement la réaction du docteur aux paroles d’Hamal. Il espérait sincèrement que les hostilités qui les avaient opposés précédemment seraient mises rigoureusement de côté. C’était ce que tout bon membre d’un équipage de bâtiment militaire ferait à l’approche d’une bataille, surtout dans une infirmerie. Et Anthony avait pris la neutralité d’Hamal comme un bon signe.

    Mais la réaction du docteur fut si loin des attentes utopiques d’Anthony qu’il en eut le souffle coupé.


    « Dis, mon p'tit, tes intendants, tu les as fait vacciner j'espère, car je te jure qu’à chaque fois qu'elle me parle, j'ai l'impression qu'elle va me mordre... »

    Au lieu de répondre tout de suite à l’intendante, le docteur Andorias avait prit son temps pour pouvoir se moquer d’elle, apparemment persuadé qu’une des activités favorites du Commandant était de casser du sucre sur le dos d’Hamal… Anthony en resta sonné. À tel point qu’il ne put pas répondre avant que le docteur se tourne vers Hamal pour lui répondre d’un air si distrait qu’il excluait toute forme de courtoisie. Et le pire suivit : il se tourna de nouveau vers Anthony pour mimer le chien, de toute évidence pour se moquer une fois de plus de l’intendante.

    Qu’est-ce qu’attendait le médecin, au juste ? Qu’Anthony se mette à rire ? Qu’il approuve ? Renchérisse ? Ou, au pire, qu’il le rabroue gentiment avec une lueur malicieuse dans les yeux ?
    Dans tous les cas, il n’y avait plus la moindre lueur d’amusement dans le regard d’Anthony, plus l’ombre d’un sourire, son visage s’était fait inexpressif. Il n’en revenait tout simplement pas. Nom de Dieu, ils étaient censés être des adultes réfléchis, conscients de leurs responsabilités, pas une bande d’adolescents hargneux en pleine crise ! Le docteur Andorias déconnait complètement, là !

    Anthony était quelqu’un de calme et de réfléchi. Il n’agissait ou ne parlait jamais sans réfléchir. Il réfléchissait même parfois un peu trop. Par ailleurs, c’était un homme doux qui ne se laissait jamais aller à la colère. Jamais sauf cette fois-ci.

    Pour l’une des rares fois de sa vie, Anthony ne prit pas le temps de réfléchir avant de parler.


    « Et vous vous attendez à ce que je ris ou à ce que je cautionne seulement un comportement aussi méprisable, docteur Andorias ? »

    Contrairement au médecin, Anthony ne prenait absolument pas le soin de parler à voix basse et Hamal pouvait parfaitement entendre ce qu’il disait. La colère et l’indignation avaient dépassé tous les vestiges de la douleur physique qu’il ressentait un peu plus tôt. Il se redressa sur le lit, oubliant même qu’il était censé être malade.

    « Et bien vous pouvez toujours attendre ! Non seulement vos sarcasmes sans finesse ne me font pas rire, mais je ne peux pas tolérer un manquement aussi grossier à la courtoisie militaire. Et encore, vous manquez même à la plus élémentaire des politesses ! L’intendante Hamal Ariétis fait de son mieux pour faire correctement son travail, ELLE ! Mais vous ? C’est quoi votre problème ? Vous êtes resté congelé trop longtemps ? Vous avez oublié ce que Papa et Maman vous ont appris à propos de la vie en société ? J’ai dû sous-estimer votre état, apparemment : vous êtes encore moins apte à reprendre du service que je ne le croyais. »

    Anthony se tut. Et il se rendit compte de tout ce qu’il avait dit. Il était allé trop loin. Peut-être qu’il était nécessaire de se montrer intraitable sur le sujet (et Anthony le croyait, il était trop convaincu que de bonnes relations entre membres d’un équipage étaient vitales pour ne pas le croire), mais certaines phrases qu’il avait prononcées sous le coup de la colère ne l’étaient pas, elles. Malheureusement, il ne pouvait pas reculer. Il ne cilla pas et ajouta d’une voix plus calme.

    « Tant que je serais le commandant à bord de ce vaisseau, tout comportement irrespectueux de ce type ne sera pas toléré. Est-ce que je dois vous faire la leçon ? Vous expliquer pourquoi vous devez respecter vos collègues si vous attendez d’eux qu’ils fassent de même ? Est-ce que je dois vous expliquer pourquoi il est important d’instaurer une bonne entente au sein d’un équipage militaire ? Ou préférez-vous que je vous montre en quoi les disputes nuisent au travail de chacun à bord d’un tel bâtiment ? Montrez-moi que ce n’est pas nécessaire et présentez vos excuses à l’intendante. »

    Même si Anthony paraissait calme, il ne plaisantait pas du tout. Mais en éternel optimiste, il était persuadé que Vincent Andorias se rattraperait et présenterait ses excuses. Il n’y avait pas d’autre issu possible. D’autant plus qu’Anthony préférait ne pas penser aux conséquences s’il refusait. Elles seraient assurément désagréables pour tout le monde.

    Et ce fut ce moment que choisit un Elohim Baltimore particulièrement énergique pour faire son entrée dans la pièce. Quelque part, dans un coin de son esprit, une petite voix cria « Ouf ! » avec soulagement. Saleté de petite voix. Néanmoins, le Commandant ne pouvait pas se départir de son soulagement. Il n’y avait rien de tel que la bonne humeur d’Elohim pour rendre une situation plus vivable. Il fallait ajouter à cela qu’Elohim était un excellent médecin aux vues ouvertes, au fait des dernières techniques de la médecine moderne, contrairement à Vincent. Et puis évidemment, il était là depuis plus longtemps et Anthony le connaissait relativement bien, il était plus facile de lui faire confiance.

    Le seul bémol, c’était que sa joyeuse arrivée marquait un contraste pas forcément bien venu avec la tension qui régnait dans la pièce. Elohim examina son dossier (vide) et se mit à lui poser rapidement tout un tas de questions à Anthony. Celui-ci leva un doigt et ouvrit la bouche pour tenter de l’interrompre, sans succès. Il replia son doigt et ferma la bouche, optant finalement pour la patience. Il attendit qu’Elohim termine ses questions. Il les rangea soigneusement dans les tiroirs de son efficace mémoire avant de répondre doucement au médecin :


    « Je vais vous répondre dans un instant, Elohim. Si vous voulez bien attendre un petit instant, nous devons régler un problème… urgent. »

    Et Anthony posa un regard insistant sur le docteur Andorias.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Invité le Ven 13 Fév 2009 - 17:39

    Sur le cul, oui, cette vieille expression devait convenir à merveille à l'état d'esprit actuel du médecin de bord, en effet, alors que le commandant "riait" de bon coeur avec lui quelques instant avant, il devint soudainement froid et colérique, et lâcha un bien senti :

    « Et vous vous attendez à ce que je ris ou à ce que je cautionne seulement un comportement aussi méprisable, docteur Andorias ? »

    Alors que le médecin s'apprêtait à lancer une nouvelle pique, il y eut l'attaque, au moment ou le commandant se leva, il envoya cette lame si blessante, si tranchante...

    « Et bien vous pouvez toujours attendre ! Non seulement vos sarcasmes sans finesse ne me font pas rire, mais je ne peux pas tolérer un manquement aussi grossier à la courtoisie militaire. Et encore, vous manquez même à la plus élémentaire des politesses ! L’intendante Hamal Ariétis fait de son mieux pour faire correctement son travail, ELLE ! Mais vous ? C’est quoi votre problème ? Vous êtes resté congelé trop longtemps ? Vous avez oublié ce que Papa et Maman vous ont appris à propos de la vie en société ? J’ai dû sous-estimer votre état, apparemment : vous êtes encore moins apte à reprendre du service que je ne le croyais. »

    Le docteur Andorias resta sans un mot, immobile, fixe, le regard figé, la mâchoire crispé, ses poings serrés tellement fort que la jointure de ses mains en devenait blanc. Que savait il ce connard de la vie qu'il avait eut? Croyait il que dans la boue d'une tranchée, lorsque l'on tenté d'apaiser un gamin qui tenait ses tripes entre ses mains on faisait attention à la politesse? Croyait il que lorsque l'on rampait pour vers un corps pour lui donner de la morphine pour lui éviter trop de souffrance, on pensait à la politesse!
    La politesse, une blague!
    La mort avait depuis longtemps attaqué le coeur de notre "bon" médecin, alors il lui restait l'humour, noir, sordide parfois, mais que faire d'autre, quand le coeur ne peut plus prendre de sentiment, on n'est pas forcément bien à l'aise avec les vivants et les biens portant.

    Mais la fin des paroles du commandant était trop hors propos. Pas apte...Bien, il n'était pas apte.
    Le Terrien continua a rester silencieux, laissant alors le silence d'Anthonny encore plus terrible et ce dernier le brisa d'ailleurs par un :


    « Tant que je serais le commandant à bord de ce vaisseau, tout comportement irrespectueux de ce type ne sera pas toléré. Est-ce que je dois vous faire la leçon ? Vous expliquer pourquoi vous devez respecter vos collègues si vous attendez d’eux qu’ils fassent de même ? Est-ce que je dois vous expliquer pourquoi il est important d’instaurer une bonne entente au sein d’un équipage militaire ? Ou préférez-vous que je vous montre en quoi les disputes nuisent au travail de chacun à bord d’un tel bâtiment ? Montrez-moi que ce n’est pas nécessaire et présentez vos excuses à l’intendante. »

    Mais c'était déjà trop tard, l'esprit du médecin vagabondait, sur Mars....

    ---


    La prise de sang faite, la jeune tête blonde resta un instant assis sur le fauteuil avant de lâcher :

    -Docteur, pourquoi vous êtes toujours si méchant?

    Vincent lança alors un regard noir à l'enfant, il ne devait pas encore avoir 12 ans et pourtant, il observait et écoutait bien plus que l'on pouvait le penser. Le rescapé de la Grand Guerre lâcha finalement :

    -Je suis méchant?
    -nan, pas avec moi, mais avec mes parents...Et tout les gens de l'hôpital...

    Demeurant interdit, le médecin haussa les épaules, pourquoi, il ne le faisait pas exprès, il, il était comme ça envers ceux qui n'avait pas de problème, peut être leur en voulait il de passer des nuits tranquilles, peut être leur en voulait il de ne pas profiter de leur vie pleinement et de toujours se plaindre. Il lâcha finalement :

    -Je...Je ne sais pas, je suis comme ça...
    -Pourtant des fois vous êtes gentil. D'ailleurs, les gens ils disent que vous êtes comme ça car vous avez vue trop de gentil mourir et que toi aussi tu veux mourir...
    -Tu sais, les gens disent beaucoup de bêtises...Et pourquoi je voudrais mourir? Je fais attention a ma santé, j'écoute ce que mes parents disent et...
    -Les gens disent que tu vas partir dans un vaisseau pour trouver des nouvelles maisons loin de ma Maison...Et que ceux qui irons ne risquent de mourir...
    -Mais non, aucun de ceux qui partent ne mourrons, allez, vas retrouver tes parents.

    Et comme par enchantement, il sortie une sucette de sa poche, la donnant au bambin qui couru retrouver ses parents...
    L'enfant mourus deux mois plus tard, victimes d'une leucémie.


    ---


    Sortant peu à peu de sa rêverie, la médecin de bord aperçut soudainement Elohim Baltimore, ce dernier ulcéré Andorias par deux choses, premièrement, il était toujours à fourrer son nez partout, et deuxièmement, sa compétence en médecine était aussi élevé que le peu de confiance qu'il accordait au médecin chef. Enfin, regardant des pieds à la tête quand la voie du commandant le ramena à ce dernier. D'un geste lent, il fixa Anthony, la lueur malicieuse des yeux du médecin-chef ayant totalement disparut pour laisser place à u regard de glace, presque dur. D'un mouvement lent et certains, il sortie un cigare qu'il garda dans sa main. Il regarda une nouvelle fois l'Ricain, surnom soudainement inventé par notre docteur et lâcha :

    -Balti, le commandant à semble-t-il des problème de santé, enfin, je m'en balance, je suis incompétent. Vous venez d'être promu médecin-chef.

    Comme pour accentuer ses mots, l'ancien médecin du Nimue appuya sur ce dernier et, pour joindre le geste à la parole, il retira sa blouse, gardant à la main son cigare; Il continua ensuite :

    -Comme Vous le disiez Monsieur, je ne dois pas être apte. Le Docteur Baltimore est très compétent et doué....Non, attendez, la politesse m'agace alors je vais rependre.
    Ce boys est l'un des meilleur. Donc là je vais me barrer, frapper le bureau de mécontentement, Vous insulter de sac à merde et allez dans les quartier ou je ne ressortirez que lorsque que vous aurez trouvé une putain de planète où me déposer et Vous n'allez même pas ouvrir votre gueule car je suri un simple civil, et ne vous énervez pas par tout les dieux ça va encore vous faire plus mal.


    Le "vieil" homme marqua une pause et tourna les talons. Il s'apprêta à partir quand il se retint et lança à balti :

    -Pensez à lui faire une autre perf' de sang, il en a quand même perdu pas mal.
    Et...Je sais, vous savez ce que vous faites.


    Vincent se retourna, faisant une nouvelle fois face à Hamal. Il lui lança un léger sourire et s'apprêtât à sortir.

    [// a moins que vous ne voulez interpeller le docteur Andorias/ discuter avec lui/ lui lancer quelques choses. Considérez le comme sortie Very Happy //
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Sam 14 Fév 2009 - 13:53

    Le médecin commença à parler à voix basse et Hamal ne l’entendit pas. Mais, elle vit que le commandant était réveillé et qu’il allait pouvoir l’aider à faire comprendre à cet homme que sa vie était certainement en jeu dans la situation actuelle. D’ailleurs elle se permit même un signe de tête en direction de l’homme et un léger sourire fleurit sur ses lèvres.

    Bien entendu, le dit sourire était très très léger. Elle ne se réjouissait pas en poussant des cris de joie, ce n’était pas dans ses habitudes. Elle n’avait qu’à attendre pour le moment que l’homme parle et lui donne des ordres. Elle le regardait et tentait de déterminer ce dont le commandant avait le plus besoin actuellement. D’après ses informations, c’était de soins, mais personne ne pouvait réellement savoir.

    Il commença à parler d’une voix sèche et Hamal se mit immédiatement au garde à vous. C’était génétique et totalement ancré dans ses habitudes, quand le commandant parlait, elle écoutait et regardait dans une position fixe. Elle écouta les reproches du commandant au médecin avec un zeste de plaisir. Encore une fois, le zeste n’était pas visible, elle n’aimait pas le médecin mais s’il était là il devait y avoir une raison. Quoi que … Dans la situation actuelle, elle avait quelques soucis avec certaines expressions du commandant.

    Toute autre personne qu’elle aurait déjà bondi sur le terme congelé. Mais elle se contenta de noter cette information mentalement avant d’attendre la fin de l’orage. Un orage verbal est tout aussi impressionnant qu’un orage réel. Et Hamal était persuadée que comme lors des manifestations météorologiques, le discours du commandant allait finir par se calmer. La preuve lui fut donnée quand il termina en demandant à Vincent de lui présenter des excuses.

    Soit, si c’était ce que désirait le commandant, elle les accepterait. Mais elle n’était pas certaine du bien fondé des excuses qui n’allaient pas manquer d’arriver. Si le médecin n’était pas sincère, rien ne l’empêchait de faire de fausses excuses et donc de mentir (crime suprême) à l’intendante pour se débarrasser d’une corvée déplaisante.

    Ce moment de tension fut brisé par l’arrivée d’un autre médecin. Un homme que Hamal connaissait et n’appréciait pas plus que cela. Il était trop enjoué et enthousiaste pour son propre bien et pour être totalement efficace. Elle avait de la chance de ne jamais tomber malade car elle n’aurait pas aimé devoir passer entre les mains des médecins de bord.

    Et l’orage fut de toute autre nature puisqu’une batterie de questions fut posée et que l’intendante se rendit compte avec horreur que Vincent n’avait rien noté dans le dossier du commandant en son absence. Elle avait visiblement fait tout cela pour rien et cela l’énervait prodigieusement. Un homme qui lui demandait quelque chose et qui ensuite ne faisait rien de ce qu’elle avait pu faire était un homme qui ne méritait pas d’avoir des gens pour l’aider.

    Le commandant finit cependant par pouvoir répondre et par demander de la patience à Elohim, chose quasi impossible mais réalisable dans le contexte actuel, du moins Hamal l’espérait. Puis le médecin chef fit une chose totalement stupide aux yeux de l’intendante puisqu’il offrit son poste à son collègue. Ce n’était pas ainsi que cela fonctionnait dans l’armée et il ne semblait pas le savoir. Elle n’avait pas à intervenir tant que le commandant ne l’aurait pas interrogée mais tout de même. Elle pouvait se permettre de soulever un sourcil en signe de désapprobation.

    Cette désapprobation se mua en vive colère pour un homme incapable de maitriser ses nerfs en présence d’un malade et en incompréhension pour la hiérarchie qui avait nommé à un poste aussi important un civil !

    Elle put enfin parler et prononcer quelques mots d’une voix calme et posée.


    Commandant, je suis à vos ordres. Mais je pense qu’il faudrait vous reposer à présent, le docteur Baltimore doit vous examiner.

    Le départ de Vincent était déjà relégué dans un coin de son esprit, c’était un abandon de poste et elle pouvait le certifier en cas d’enquête disciplinaire. Mais comme il n’était pas militaire, ce serait certainement inutile.
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Personnage Non Joueur le Ven 6 Mar 2009 - 13:27

    Le comportement du docteur Andorias dépassait complètement Anthony De Balras. Il avait toujours du mal à comprendre ceux qui préféraient envenimer une situation plutôt que d’emprunter une voie simple et pacifique, même quand on la leur mettait sous le nez. Et de toute évidence, le docteur Andorias était de ceux-là. S’il avait accepté le fait que vivre à bord d’un vaisseau imposait certaines règles de vie élémentaires et s’il s’était excusé auprès d’Hamal, Anthony aurait fait volontiers une croix sur l’incident afin de préserver la bonne marche du vaisseau. En l’occurrence…
    Anthony jeta un regard à Elohim, puis à Hamal…


    « Il ne s’est pas excusé, hein ? »

    Évidemment, c’était une question rhétorique. Anthony poussa un long soupir. Il porta une main tremblante à son front et laissa tomber sa tête sur son oreiller, soudain épuisé.

    « Hamal, merci pour votre sollicitude. S’il vous plaît, transmettez mes ordres aux officiers Glockauer et Janvier qui doivent être postés à l’entrée de l’infirmerie. Qu’ils appellent les fusiliers Tharwan et Zachary pour les remplacer et qu’ils aillent sans tarder – sans tarder, j’insiste ! – rejoindre le docteur Andorias dans sa cabine. Ils devront lui annoncer qu’il est confiné à ses quartiers jusqu’à la formation d’un tribunal de bord qui le jugera pour insubordination et désertion à l’approche d’une bataille. Évidemment, ils devront prendre les mesures nécessaires pour assurer la surveillance du docteur. »

    Anthony savait très exactement comment allaient réagir les deux fusiliers assignés à sa protection. Glockauer allait grogner et Janvier allait carrément protester… Elle était peut-être plus attachée à sa mission qu’elle n’aurait dû. C’était pour cela qu’Anthony avait insisté pour se faire obéir sans tarder. Il savait que Janvier préférerait attendre les remplaçants avant d’exécuter sa mission. Or ça, Anthony ne le voulait pas. Le docteur Andorias était actuellement trop énervé pour agir avec raison, comme son comportement venait de le montrer. Il était donc hors de question de le laisser crapahuter comme ça dans le vaisseau, sûr d’être dans son bon droit. Il n’y était pas, d’ailleurs, et Anthony tenait à ce qu’il le sache. À ce que tout le monde le sache. C’était l’un des rôles du Commandant, même si ce n’était pas celui qu’Anthony préférait.

    Le Commandant De Balras attendit qu’Hamal aille exécuter ses ordres avant de tourner son visage vers le docteur Baltimore. Il lui adressa un pâle sourire.


    « Désolé, Elohim, mais je crois que le docteur Andorias a malheureusement raison. Vous allez devoir écoper des responsabilités de médecin-chef, au moins provisoirement. »

    Anthony eut un rire jaune.

    « Je fais tellement de bêtises dans le dos de ce pauvre Ephram que je vais bientôt devoir lui rédiger un rapport et lui expliquer pourquoi il aura droit à un médecin en moins pour la bataille. »

    Il grimaça. Il avait beau essayer d’adopter un ton léger, ce n’était absolument pas amusant. Ce n’était pas franchement le moment de se priver de main-d’œuvre. Anthony s’en voulait d’avoir été aussi cassant, mais on ne pouvait pas dire que le docteur Andorias ne l’avait pas cherché. D’un point de vue objectif, Anthony ne s’était pas montré plus méchant avec le médecin-chef que le médecin-chef avec l’intendante. Bien sûr, ce n’était pas une raison pour se montrer aussi désagréable, mais il fallait bien admettre qu’Andorias n’y avait pas mis du sien. Mais alors pas du tout.

    « Bon, où en étions-nous ? Ah oui ! »

    Anthony activa les mystérieux tiroirs de sa mémoire phénoménale pour répondre aux questions du docteur Baltimore avec autant de précision que possible.

    « Non, je n’ai pas vomi de sang récemment. En fait, je n’ai pas vomi récemment, tout court. Je ne fume pas et je ne bois d’alcool que lors des dîners « officiels ». La dernière fois, c’était un repas avec mes officiers, il y a deux semaines. Sujet au stress… Ça, oui, bien sûr, mais je suppose que c’est le lot de tous ceux qui ont de lourdes responsabilités. Et évidemment, comme je suis passé Commandant de manière assez intempestive, j’ai subi un stress assez important ces derniers temps. Je ne suis aucun traitement actuellement. Je n’ai pas mangé ou bu depuis… Cinq heures, environ. Je ne crois pas qu’il y ait eu de cas de cancer dans ma famille. Ou alors pas dans une famille assez proche pour que je sois au courant. Cela répond-il à toutes vos questions ? »
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Hamal Ariétis le Dim 22 Mar 2009 - 13:34

    Le commandant avait toujours l’air d’être fatigue mais au moins il parlait, c’était un bon début pour Hamal. Si quelqu’un pouvait lui donner des ordres et qu’elle pouvait réagir et obéir à ces ordres, c’était que ce quelqu’un allait bien. Elle claqua ses talons l’un contre l’autre avant de répondre.

    Non, Commandant !

    Effectivement, même si la question était purement rhétorique, Hamal avait entendu une question et elle se devait d’y répondre du mieux qu’elle le pouvait. Elle se tourna vers le commandant quand il reprit la parole et nota mentalement l’intégralité de ses ordres. Ce n’était pas particulièrement complexe et elle pourrait s’en acquitter en un temps bref avant de faire un premier rapport au commandant temporaire pour prendre ses nouveaux ordres. Car pour le moment, même si le commandant parlait et avait l’air d’être plus en forme, il était encore malade donc il ne fallait pas l’importuner le temps que le médecin le soigne.

    Elle sortit avec un dernier claquement de talons et s’engagea dans une discussion qu’elle croyait brêve.


    Le commandant vous donne l’ordre d’appeler Tharwan et Zachary pour vous remplacer et d’aller immédiatement annoncer le confinement du docteur Andorias dans ses quartiers pour insubordination et désertion. Vous devez également agir de manière à assurer ce confinement.

    Les regards se portèrent sur elle et elle se dit que finalement ce ne serait peut-être pas si rapide que ça. Elle les vit appeler les remplaçants comme demandé mais ensuite ils semblèrent tous deux décidés à rester en place, l’homme grognait et la femme était visiblement prête à ne pas bouger.

    C’est un ordre direct du commandant qui doit être exécuté sur le champ. Il a insisté sur la rapidité de votre action. Désirez vous le remettre également en question ?

    Tant d’irrespect pour le commandant était pour Hamal totalement incompréhensible. Elle transmettait ses ordres sans aucune interprétation personnelle et elle s’était attendue à ce qu’ils les exécutent sans tarder. Mais visiblement ils n’étaient pas d’accord. Elle leur fit face en se mettant bien droite. C’était à eux de jouer, s’ils voulaient défier les ordres du commandant, ils ne gagneraient pas. Elle n’était qu’intendante, mais attendait à ce qu’ils agissent.

    Finalement, ils finirent par y aller et Hamal attendit, elle, l’arrivée des nouveaux fusiliers. Dès qu’ils furent présents, elle se dirigea d’un pas martial vers le Pont pour faire son rapport au commandant temporaire. Elle aurait peut-être d’autres ordres à ce moment.
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    Lunaë (Lou) Eleïrya
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Lunaë (Lou) Eleïrya le Jeu 26 Mar 2009 - 23:05

    [bon, ben j'attendais l'autorisation de vincent, et en fait... Si ça gène, vous dites!]

    Lou était à des kilomètres des troubles agitant l'infirmerie, actuelement en train de revenir des stocks, où elle avait récupéré morphine, pansements, fil et tout le reste du matériel qu'on l'avait envoyé chercher afin de s'assurer que les réserves de l'infirmerie soient au plus haut en cas de besoin. Bon, sincèrement, elle, c'était pas du nombre de médocs qu'elle se serait inquiété, mais plutôt de la place disponible... Autant les médocs, ça va se chercher, autant la place, ça se crée pas comme ça... Bref, la miss revenait avec tout le matériel dans 3 plateaux/caissettes superposés (oui, elle pensait AUSSI qu'elle aurait du prendre un chariot, mais sur le coup, ça lui avait semblé ok) et faisait de son mieux pour ne pas faire glisser les ampoules ou les seringues par terre... Elle aurait l'air con...

    Bon, maintenant, on tourne où à droite ou à gauche? Non parce que la destination, aussi, c'était ni les cuisines, ni le pont... La mémoire de la jeune interne était peut-être bonne, mais pas son sens de l'orientation! Elle allait se résigner à interroger le premier passant qui allait passer quand à la direction de l'infirmerie, quand elle vit passer le docteur Ours. Quoi y a pas de docteur Ours? Mais évidemment qu'il y en a pas! C'est juste qu'elle n'avait pas encore retenu son nom! Alors, elle le surnommait comme elle le sentait. Un ours. C'était idiot, mais bon.

    Donc, elle vit le docteur Andorias passer devant elle. Bon, elle n'eut pas vraiment le temps de le héler (surtout que le geste qu'elle voulut faire faillit faire tomber tout son chargement, et qu'elle dut tou stabiliser) qu'il était passé, mais la direction d'où il venait lui permit de se rappeler que l'infirmerie était juste à coté. Et donc elle s'y dirigea, un peu cahin caha. Devant l'infirmerie se tenaient deux parfaits inconnus pour elle (en même temps, les 9/10 du vaisseau AU MOINS lui étaient inconnus) ainsi qu'une "connue", au moins de vue, en train de donner des ordres. Et de pas se faire obéir. Ah, oui, ça arrive... T'as pensé au s'ilteplait? Ah tient non, ils z'y vont. Tant pis... La demoiselle dépassa l'intendante avec un "pardon, je passe!" à la fois poli et "pousse toi, et laisse moi atteindre la porte avant que je fasse tout tomber! Merci!", et ouvit la porte à l'aide du coude (les mains prises avant d'entrer dans l'infirmerie, et d'y poser enfin sa cargaison. Et ENSUITE, on salue tout le monde d'un "bonjour!". Une fois que l'esprit est disponible pour autre chose que de ne pas faire tomber le matériel.

    Elle savait pas si les deux hommes l'avaient entendus, puisque le patient répondait visiblement aux questions habituelle du "t'as bu quoi, t'as fumé quoi, t'es pas allé au chiottes depuis quand?", bref, les questions de routine, quoi! Seule l'infirmière lui avait répondu avant de commencer à ranger (la miss étant arrivée trop récemment pour connaitre les rangements exacts de l'infirmerie, c'était plus prudent qu'elle aille pas mélanger la morphine au glucose, et donc de laisser les anciens faire en période de crise), indiquant à Lou de s'occuper des pansements et compresses (on risque moins de tuer quelqu'un en se trompant de place)

    "Faut s'attendre à voir du monde arriver, où vous vous êtes fait taper dessus avant les autres?"


    C'était direct, dit sans ironie particulière, bref, à la Lunaë, qui, vous l'aurez compris, avait pris le commandant pour un pilote. Ben quoi? Elle avait passé la dernière heure à faire l'inventaire complet des ressources médicamenteuses (et elles ne valaient pas celles de son ancien hopital, mais bon, pas étonnant) et franchement, elle se souvenait pas la tête du commandant. Pas en trois jours, et avec autant à apprendre!

    Bref, c'était pas bien parti!
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    Re: Commandant, c'est pas le moment ! (pv) {#001}

    Message par Elohim Baltimore le Jeu 16 Avr 2009 - 10:39

    Elohim était souvent perçu comme quelqu'un d'énergique et au caractère exacerbé, mais c'était principalement parce qu'il considérait qu'en sa qualité de médecin, il se devait d'être constamment d'humeur joviale. Il était cependant tout à fait capable de discrétion, et heureusement. Il pouvait être très bavard par occasions, mais il savait aussi écouter et observer.

    C'est ce qu'il fit, debout, près de la tête du lit médicalisé, la tablette tactile à la main, pendant les longues minutes qui s'écoulèrent entre le moment où le Commandant de Balras lui demanda d'attendre qu'il ait réglé un problème « urgent », et celui où il se tourna enfin vers lui pour répondre à ses questions.

    Et entre temps...

    Entre temps, Vincent avait sorti un cigare (Elohim avait ouvert des yeux gros comme des soucoupes, et avait été à deux doigts de lui faire de grands signes dans le dos d'Anthony pour lui faire comprendre de se débarrasser de ça, mais il s'était ravisé : c'était visiblement trop tard pour le rattraper aux yeux du Commandant) et il s'était tourné vers lui.

    Bon. Qu'il l'ait appelé Balti, passait encore (Elohim s'était dit que ça ressemblait beaucoup à un nom de chien de traîneau... Et que c'était plutôt mignon, au fond). Qu'il ait souligné le fait que le Commandant avait des problèmes de santé, oui, sans blague ? Mais qu'il l'ait catapulté médecin-chef, ça, vraiment, Elohim ne s'y était pas attendu, et il avait eu l'impression qu'on venait de lui balancer un sac de sable mouillé en plein estomac. L'odeur de la mer en moins.

    Puis, tandis que l'intendante se contentait de hausser un sourcil (il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de sa part, Elohim le savait bien), Vincent avait retiré sa blouse, comme pour illustrer la fameuse expression « rendre son tablier », avant de servir à Anthony une tirade teintée de vulgarité et de sarcasme. Il avait ensuite fait mine de sortir, mais s'était ravisé, juste le temps de conseiller à Elohim de faire une transfusion de sang à Anthony («
    Qu'est-ce qui t'a empêché de le faire toi-même, hein ? » n'avait pu s'empêcher de penser le médecin).

    Le temps qu'Elohim réalise que Vincent était bel et bien parti, Hamal, l'intendante, avait conseillé à Anthony de se reposer. Mais celui-ci avait simplement demandé :


    « Il ne s’est pas excusé, hein ? »

    Elohim avait retenu un sourire de justesse. C'était du Anthony tout craché, ça... Il avait donc vaguement hoché la tête en signe de dénégation, avant de soupirer discrètement à la vue d'Hamal répondant très sérieusement à son supérieur, claquement de talons à l'appui.

    Puis le Commandant avait donné des instructions à son intendante, qui avait foncé hors de la pièce. Subitement, Elohim s'était senti un peu plus détendu, comme si la rigidité de l'intendante était contagieuse, et qu'il s'en était enfin débarrassé.

    Mais Anthony s'était tourné vers lui de nouveau, souriant, et lui avait dit :


    « Désolé, Elohim, mais je crois que le docteur Andorias a malheureusement raison. Vous allez devoir écoper des responsabilités de médecin-chef, au moins provisoirement. »

    Le médecin avait alors hoché la tête gravement. Il n'avait jamais voulu du poste de médecin-chef, mais il savait pertinemment qu'il fallait que quelqu'un l'occupe, au moins le temps de la bataille à venir. Avec un médecin en moins quelques heures avant l'hypothétique début d'un conflit, l'infirmerie allait vite plonger dans le chaos. Elohim devrait la diriger d'une main de fer.

    Alors qu'il était le premier à prôner la dédramatisation par le rire, il n'avait même pas fait semblant de sourire lorsque Anthony avait parlé d'Ephram. Il avait eu une petite pensée pleine de sympathie pour le lieutenant, à présent promu Commandant provisoire, mais n'avait pas eu le temps d'approfondir la question, car l'interne Eleïrya avait choisi ce moment pour entrer en trombe dans l'infirmerie, trois plateaux remplis à ras le bord posés dans ses bras.

    Elle avait lancé un
    « Bonjour! » à la cantonnade, auquel Elohim n'avait pas répondu, puisqu'ils s'étaient déjà vus un peu plus tôt pour faire l'inventaire des stocks de l'infirmerie. Il s'était retourné vers Anthony qui semblait disposé à répondre à ses questions, et avait simplement entendu l'infirmière Jenkins répondre à l'interne.

    Puis, enfin, Anthony avait répondu point par point à toutes les questions qu'Elohim lui avait posées un peu plus tôt.

    Le médecin nota le tout sur la tablette tactile qu'il tenait toujours à la main, tout en louant mentalement la mémoire de son patient. Il eut juste le temps de constater avec soulagement que les risques qu'il s'agisse d'un cancer s'amenuisaient peu à peu quand Lunaë, l'interne, débarqua tout près d'eux et se fendit d'un :

    « Faut s'attendre à voir du monde arriver, où vous vous êtes fait taper dessus avant les autres? »

    Habituellement, Elohim était quelqu'un de gentil et d'attentionné. En temps normal, il aurait probablement ri à la remarque de la jeune femme, et lui aurait fait comprendre sa méprise gentiment.

    Mais les choses avaient changé. Elohim était à présent médecin-chef. De plus, il venait de voir son supérieur se faire confiner dans ses quartiers pour avoir manqué de respect au Commandant. Et pour finir, ils allaient au devant d'évènements graves qui allaient leur demander autant de sérieux et de concentration qu'il leur serait possible d'avoir. Son regard se fit dur.


    « Docteur Eleïrya, » dit-il d'un ton froid, « je ne tolèrerai aucun irrespect envers qui que ce soit dans mon infimerie. » Il avait insisté sur le pronom possessif, dans l'espoir que cela inciterait l'interne à faire profil bas devant lui, au moins le temps qu'il règle cette affaire.

    D'un ton carrément glacial, il ajouta :
    « ... A plus forte raison envers le Commandant de Balras. » Il laissa le temps à la jeune femme d'enregistrer l'information en pianotant à la va-vite sur sa tablette tactile. Puis il se tourna de nouveau vers elle.

    « Rendez-vous utile et préparez-moi le matériel nécessaire à un clampage par fibroscopie. » Il saisit le bord du rideau qui pendait près de lui et, sans un mot, le tira le long de la tringle qui faisait le tour du lit. Il était conscient que son comportement n'était pas des plus aimables pour Lunaë qui était encore nouvelle dans ce service, mais il savait qu'il ne pouvait pas permettre la moindre incartade de la part de ses subordonnés, à présent qu'il était seul à la tête de l'infirmerie. Il n'aimait pas cela, mais il allait devoir instaurer une certaine discipline.

    Mais avant tout : soigner Anthony. Il se tourna vers lui, l'air sincèrement désolé.

    « Je vous préviens, la prochaine demi-heure va vous être pénible... » Il eut un petit sourire de compassion. « On va commencer par un toucher rectal et on va enchaîner sur la fibroscopie. » Il enfila une paire de gants stériles, s'approcha du Commandant, et lui dit, à voix basse et d'un ton rassurant : « T'inquiète pas, je m'occupe de tout. »

    ...


    Les gants tombèrent dans la corbeille hermétique prévue à cet effet. Elohim, concentré, s'était remis à pianoter sur la tablette. Puis il entrouvrit le rideau et appela sèchement :
    « Docteur Eleïrya ! »

    En attendant que l'interne arrive avec le matériel qu'elle avait -Elohim l'espérait – préparé, il se tourna vers le Commandant et lui expliqua :
    « Je vais faire passer un tube dans votre œsophage. Quand je vous le dirai, il faudra que vous avaliez. Ce n'est pas douloureux, juste... Désagréable. »
    Il appuya sur un bouton situé sur le côté du lit, ce qui eut pour effet d'en relever le dossier.

    « Avant que nous commencions, dites-moi, comment vous sentez-vous ? » demanda-t-il avec douceur. Il allait devoir pratiquer une anesthésie locale pour la fibroscopie, alors autant en profiter pour soulager Anthony le plus possible.

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