Le mat du couloir {#001} [fini]

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    Message par Invité le Lun 12 Jan 2009 - 21:57

    [HRP : Ce RP est libre ! Bien sûr, j'attends Konrad pour lui péter les dents, mais si quelqu'un d'autre est intéressé ... Mr. Green ]

    Deadelus avait l'impression d'entendre ce crétin le suivre. Il y avait comme un bruit de pas ... D'une créature à trois jambes. Dont une faisant un son différent des deux autres. Il pressa le pas. Il savait que les cabines se trouvaient par là, mais une fois dans un couloir bordé de portes, il se sentit un peu perdu. Ses affaires devaient être là, quelque part, dans une de ces pièces. Devait-il toutes les ouvrir pour découvrir sa cabine ?

    Il grogna, s'arrêtant un instant pour regarder autour de lui. Les numéros sur les portes ne le renseignaient en rien. Il soupira en levant les mains pour les croiser derrière sa tête.

    Les pas s'approchaient. Dead se retourna dans leur direction, toujours dans la même position, réfléchissant à la marche à suivre face à ce malade qui avait essayé de lui balancer sa canne dans le dos. Il n'avait plus envie de lui sauter à la gorge, cette petite marche l'avait légèrement calmé. Mais pas encore assez ...

    Il y avait d'autres personnes dans les couloirs avoisinants, après tout, c'était le branlebas de combat à bord. La route vers Mars ne faisait que commencer et c'était déjà l'effervescence. Pourquoi, mais pourquoi y allaient-ils ? Qu'est-ce qui poussait ce foutu Lieutenant tactique à risquer une vivenef et son équipage pour foncer droit dans la gueule du loup, face à l'armée et à un attaquant inconnu. Tout ça pour un ordinateur ? Valait-il le coup de précipiter tous ces gens à bord d'un vaisseau au minimum de ses capacités ? C'était de la folie. Et Hlodowic avait osé en rire, et se foutre de lui. Ce n'était pas comme ça que Dead travaillait, pas avec l'esprit lourd de cynisme.

    A cet instant là, il regretta presque l'esprit trop carré des militaires, ou atteindre tous les objectifs en devenait presque compulsif. Pour faire quelque chose d'aussi insensé il lui fallait au moins une raison, même maigre, de foncer ainsi dans le tas. Une nouvelle semaine à l'infirmerie, hein ? S'il osait lever sa canne de vieillard sur lui encore une fois, il risquait de lui offrir de fabuleuses vacances dans une magnifique chambre d'hôtel, des lits très confortables, et la charmante compagnie du ... gamin qui aimait jouer au docteur.

    Il commençait à avoir des picotements dans les bras à force de se tenir comme ça, mais il avait les épaules crispées, et cette position lui permettait de les étirer. Ça serait un avantage certain lorsqu'il se sentirait obligé de mettre son poing dans la gueule de Konrad.

    "Alors, on se presse le boiteux ? J'atteeeeends !" Lança-t-il dans les couloirs d'une voix forte.


    Dernière édition par Deadelus Kaeffren le Mer 14 Jan 2009 - 19:42, édité 1 fois
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Invité le Lun 12 Jan 2009 - 23:24

    <-- Un quart d'heure de politesse

    Apollodore avait rapporté, il y avait plus de 4000 ans de cela, la terrible question de la Sphinge à l'homme incestueux et parricide : τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται soit : «Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord quatre jambes, puis deux jambes, et trois jambes ensuite ?»
    Le tripode humain signifiait, par un habile tour de passe-passe, un vieillard s'appuyant sur sa canne, épuisé par le poids des années qui lui faisaient lourdement courber l'échine, tant et si bien que son dos craquait, que ses articulations rouillaient, et que ses muscles se flétrissaient, jusqu'à être nécrosés, fin de l'histoire, requiescat in pacem.

    Sauf qu'à 24 ans, on peut marcher avec une troisième jambe, cela n'est pas dû à l'âge. Simplement à une mauvaise chute, une mauvaise médication, un mauvais traitement, une mauvaise opération, une mauvaise rééducation un mauvais suivi, le tout agrémenté d'une mauvaise vie. Cela s'appelle un mauvais karma. Ainsi, eût-il pensé à l'être mi-femme mi-lion de la mythologie grecque, Konrad aurait simplement eu, comme réflexion : "Je t'en foutrais du vieillard !"
    Un peu comme l'autre énergumène qui avait ses vapeurs commençait à lui courir singulièrement sur le haricot, les métaphores de grecs enterrés et moisis depuis longtemps avaient, à l'heure actuelle, tendance à l'irriter plus que de raison.
    Il voyait vaguement la silhouette apeurée du géant - oui, 1m85, quand on mesure 1m78, c'est gigantesque - qui se retournait de loin en loin pour jeter des coups d'œil angoissés - comme dans les vieux thrillers - dans son dos, suant de stress à l'idée même d'être suivi par son supérieur.

    *Mouais, on peut toujours rêver...*

    Finalement, après avoir déambulé à travers les couloirs étroits de Pandore, sa cible, qu'il commençait à avoir du mal à suivre, s'arrêta et fit volte-face, Deadelus virevolta, même, pour attendre, de front, le noble et vaillant et brillant lieutenant. (Que loué soit son nom sur 10 générations)

    "Alors, on se presse le boiteux ? J'atteeeeends !"

    Les films de l'ancien temps proposaient un défilement de 24 images par secondes. Si l'on décuple ce nombre, il peut arriver que l'œil humain ne puisse tout voir.
    C'est certainement que qui arriva - du moins Konrad l'espérait-il - en effectuant un mouvement rotatif de sa canne en direction de Deadelus, avant de heurter le mur dans un bruit métallique fracassant. Fort heureusement - ou malheureusement, selon les points de vue - il avait évité le visage du sous-lieutenant et était ainsi passé à côté d'une belle occasion de l'éborgner.
    Content du bruit qu'il venait de faire, montrant ainsi que lui aussi pouvait hausser le ton, un peu comme le font les adultes grondant un enfant capricieux en haussant la voix, il remit sa canne en contact avec le sol pour s'appuyer légèrement dessus, et dire à l'homme en face de lui ses quatre vérités :

    "Bon Dieu ! Mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête d'Erwyn quand elle vous a engagé ? Un type aussi borné que vous, il n'y en a plus que sur Nimue, et encore !! Môssieur va dans cabine parce que môssieur pense que l'affrontement prévu est trop risqué pour môssieur ! Mais NOM DE DIEU vous débarquez d'où ? On y va en pique-nique, vous ne voyez pas ?"

    Konrad oscillait entre l'air innocent et la fureur extrême qui semblait s'échapper de ses narines par gros nuages de fumée.

    "On est sur une Vivenef, Kaeffren ! Ca veut dire que ce que décide cette saloperie d'ordi, on le fait, pas le choix ! Oui, le capitaine est le deuxième à bord après Dieu, et Dieu, c'est Pandore ! Ca vous va comme explication ? On ne peut pas éviter ce conflit, à moins de s'expulser dans l'espace ! Mais peut-être Môssieur Kaeffren qui semble si ingénieux, si vif, et si intelligent pourra parvenir à contrer les plans de la Vivenef, lui qui a une si haute estime de lui-même que l'on se demande encore comment il arrive à la traîner avec lui dans un si petit vaisseau !!!"

    L'œil encore et toujours mauvais, Konrad poursuivit, après une très courte pause :

    "Quand vous aurez fini de jouer les pucelles effarouchées qui sont contre la guerre parce que la guerre, c'est mal, on pourra peut-être se mettre à bosser. Estimez-vous heureux qu'on ne vous foute pas dehors à coups de pompes dans le baigneur, en plein milieu de l'espace ! Vous bossez ici, vous faites ce pour quoi vous avez été engagé ! Vous pourrez dégager une fois à terre, je pense que l'on ne vous manquera pas. En attendant, à la moindre incartade, vous êtes mort, Dead !"

    Ce n'était pas un jeu de mots. (logique, vu qu'en ces temps reculés, il n'existait qu'une seule langue, d'où l'impossibilité de s'amuser à jouer sur les langages... Mais gardons-le tout de même, il est bien mieux ici que dans le flood !)
    Ce n'était pas une menace non plus, Konrad n'en avait ni le physique - il se ferait ratatiner très rapidement - ni la couardise - il n'allait certainement pas couiner dans les jupons de la commandante en beuglant "Dead il a été méchaaaaaant !"
    Non, c'était un fait. Il était sérieux, sec, et non énervé comme il l'avait semblé au premier abord, ce qui aurait totalement décrédibilisé son propos.
    Il allait certainement se faire refaire le portrait façon Pollock (c'est assez tachant, il faut bien l'avouer, mais aussi bien moins reconnaissable qu'un Picasso) mais cela lui importait peu. Il fallait remettre les pendules à l'heure, quitte à ce qu'elles fussent cassées juste après.

    [HRP : OWI, quelqu'un d'autre, s'il vous plaît ^^ Je ne veux pas voir mon Konradounet se faire molester xD Bon, à vous, très cher... vu que je sens que Konkon va, lui aussi, "prendre très cher" Mr. Green]


    Dernière édition par Konrad Hlodowic le Sam 17 Jan 2009 - 14:25, édité 1 fois
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Elk Track le Mer 14 Jan 2009 - 22:22

    <-- le début

    On ne le dira jamais assez, l’instinct de la meilleure place au meilleur moment est quelque chose que tout le monde ne peut pas posséder. Et sur Pandore il existait au moins un être qui le pouvait à chaque fois. Cet être exceptionnel selon ses propres dires était en route vers le Pont pour rameuter le lieutenant tactique parce que finalement ils en avaient besoin. Donc il s’était dévoué pour aller le chercher et comme ils avaient le même grade, il espérait que le bonhomme ne ferait pas trop de difficultés à se bouger.

    Parce que mine de rien entre le Pont et le hangar il y avait quelques mètres et le pauvre Konrad au nom imprononçable toujours selon l’être exceptionnel susmentionné était légèrement handicapé. Oh, cela ne se voyait pas tant que cela et il fallait avoir un regard de lynx ou d’aigle pour le constater, enfin presque. Donc voila Elk, oui c’était bien lui, qui marchait gaiement dans les couloirs en attente d’un peu de distraction à savoir une bataille spatiale avec d’autres escadrilles inconnues. En gros, une vraie partie de plaisir.

    Il marchait à son rythme tout en sautillant légèrement pour faire quelques échauffements quand il entendit distinctement des voix. Sachant pertinemment qu’il n’était pas un prophète d’une religion quelconque et que ces voix paraissaient atrocement humaines et familières, il s’approcha sans se faire remarquer en attendant de savoir si cela valait le coup ou non. Et il dut dire que cela valait le coup car Konrad parlait, s’énervait et pestait contre son sous-lieutenant en prononçant des mots particulièrement intéressants, les seuls que Elk retint d’ailleurs : pucelle effarouchée. Oh ! C’était mignon !

    Le jeune homme s’avança alors avec un grand sourire et décida de se renseigner sur les termes précédemment entendus.


    Konradichou ! Tu m’as trouvé une pucelle effarouchée ? Elle est où ? Allez tu peux me le dire et je te donne allez cinq pourcent !

    Il fit un sourire splendide au garçon qui était plutôt renfrogné en face de Konradichou et se dit qu’il pouvait faire d’une pierre de coups mais qu’il avait une autre mission importante et que ce n’était pas très drôle finalement. Parce que oui, une bataille c’était bien mais être rémunéré c’était mieux. A moins qu’il n’y ait à ramasser quelque chose sur Mars.

    Mais ce sera pour plus tard, là on a besoin de toi et de ton sous-fifre au hangar pour planifier nos attaques. Parce que c’est pas le tout, mais faut bien qu’on le paie à quelque chose ton mioche.

    Suicidaire Elk ? Non pas du tout, au contraire, il savait ce qu’il faisait presque tout le temps. Il est vrai que cela arrivait, comme cette fois, qu’il aille un petit peu loin dans ses propos, mais il fallait que tout le monde finisse par le connaitre sous cet angle si avantageux.

    Il s’appuya donc lascivement contre le mur et attendit que les deux autres garçons décident de le suivre. Car il ne les lâcherait pas.


    Dernière édition par Elk Track le Sam 14 Fév 2009 - 13:55, édité 1 fois
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Invité le Ven 16 Jan 2009 - 14:24

    Deadelus ne comprenait pas pourquoi Hlodowic s'acharnait à ne pas comprendre ses questions, et à y répondre de ce fait à l'envers. C'était non seulement pathétique, assez humiliant pour Dead, mais c'était surtout une perte de temps. A ce moment là, ils auraient pu être tranquillement sur le pont à essayer de mettre en place différentes tactiques qui leur permettraient de ne pas mourir trop vite, une fois que Dead aurait compris les raisons de ce combat.

    Mais non, il fallait que Konrad déballe son ego et son incapacité à écouter les autres à la vue de tous, avec les mêmes manières qu'un exhibitionniste. Deadalus attendit une nouvelle fois son heure pour en placer une. Il préférait attendre que la pauvre épave s'essouffle toute seule avant de répondre. Il avait l'air d'avoir beaucoup de conneries à dire, celui-là. Peut-être qu'en le laissant cracher tout son venin maintenant, il l'écouterait un peu ensuite. En tout cas, d'après ses dires, il n'avait toujours pas compris les motivations de Dead, autant pour combattre que pour travailler avec lui. Il n'avait pas non plus saisi la raison pour laquelle Dead était parti rejoindre sa cabine.

    Il va sans dire que les poings du pauvre sous-lieutenant étaient tellement crispés que ses phalanges étaient anormalement blanches, malgré son teint de peau. Ça le démangeait. Peut-être qu'un bon coup bien placé pouvait remettre les idées de Konrad en place. Mais une réaction inverse était plus à prévoir. Et il n'avait pas l'intention de provoquer un duel dans les couloirs son premier jour de boulot. Ça ne ferait pas beau sur son CV. Mais bon ... Il l'avait déjà falsifié une fois, il pourrait très bien le refaire.

    Malgré tout, ce schéma de pensée lui permit de se détendre un peu. Il pinça les lèvres quelques secondes pour empêcher les dernières bouffées de violence contenues dans son être de s'échapper, que ça soit par sa bouche ou par ses poings. Et pour ne pas retomber dans un état de fureur avancée, il croisa les bras comme pour se protéger des mots de Hlodowic. C'est ce moment que choisit un autre nabot pour s'incruster, ébranlant momentanément l'apparent calme de Deadelus. Cette vivenef était envahie par des mioches. Pas étonnant que Pandore ait envie de foncer tête baissée dans un combat rassemblant tous ses ennemis. Il n'avait sans doute pas de commande d'auto-destruction.

    "Konradichou ! Tu m’as trouvé une pucelle effarouchée ? Elle est où ? Allez tu peux me le dire et je te donne allez cinq pourcent ! "

    Non seulement ce type débarquait comme un poil dans le potage, mais en plus il n'apportait absolument rien d'intéressant à leur fabuleux échange. Deadelus allait le lui faire remarquer quand il se prit un sourire tel un flash aveuglant dans la figure, ce qui l'empêcha quelques secondes d'ouvrir la bouche, mais pas de lui balancer le regard le plus mauvais qu'il pouvait exprimer. D'autant plus qu'il était "la pucelle effarouchée", et que l'entendre une seconde fois ne l'aidait pas à digérer l'information.

    "Mais ce sera pour plus tard, là on a besoin de toi et de ton sous-fifre au hangar pour planifier nos attaques. Parce que c’est pas le tout, mais faut bien qu’on le paie à quelque chose ton mioche."

    Peine perdue. Son calme brûla sous la chaleur de la colère qui remonta de son dos jusqu'à son visage, qui devint brûlant de rage. Sous-fifre ? Mioche ? S'il avait plus ou moins laissé Hlodowic le traiter de tous les noms parce qu'il était son supérieur, il n'allait pas laisser ce type, peu importe son nom et son rang, l'insulter de la sorte. Il décrispa ses poings, secoua légèrement ses doigts pour les réveiller de leur léthargie due au manque de sang, et s'approcha de l'inconnu qui venait à peine de s'appuyer sur le mur comme s'il leur avait annoncé que le repas était servi à la cantine.

    "Dis donc minus" Commença Dead en le surplombant de toute sa hauteur, la main serrant son col. "T'es gentil, tu prends un ticket et tu attends ton tour." grogna-t-il, les yeux baissés vers le visage d'adolescent de l'importun.

    Il le lâcha rapidement, ce n'était pas dans ses habitudes de violenter les enfants, et il s'intéressa de nouveau à son abruti de patron avant que l'autre ne puisse rétorquer.

    "Je vois que vous n'avez toujours absolument rien compris au problème, à croire que n'écoutiez que la moitié de ce que j'ai pu vous dire. C'est un sacré problème pour un tacticien, vous savez ? Enfin, arrangeons ça tout de suite, avant que vous ne vous mettiez à sautillez à cloche-pied derrière moi en essayant de me frapper à coup de canne. Les invalides peuvent être très vicieux."

    Deadelus offrit un sourire crispé, dégoulinant d'ironie, à son supérieur, et reprit aussitôt.

    "Maintenant qu'on a passé la phase des insultes gratuites - désolé, je marche très bien à la provoc' - je vais vous réexpliquer le problème et éclaircir quelques points qui vous échappent à mon sujet."

    Afin de rendre son exposé plus facile à suivre, il leva son index sous le nez de Konrad, comme s'il s'adressait à un enfant.

    "Premier point : Si j'avais peur de me battre, je serais resté sur Tenkaï à barboter avec mes congénères - sûr que ça vous ferait des vacances." Il déplia son majeur : "Deuxième point : Je ne plaisante pas au boulot, surtout pas dans une situation aussi complexe que celle-ci. Si vous aimez être aussi suicidaire que Pandore, rigolez dans votre tête, et allez voir notre médecin-qui-porte-encore-des-couches-de-bord pour lui en parler, il aura peut-être quelque chose pour vous."

    Son pouce coinça son petit doigt alors qu'il alignait son annulaire avec ses deux autres doigts.

    "Troisième point : J'espère que vous vous sentirez assez fort pour m'excuser de chercher une raison à ce combat visiblement perdu d'avance. Mais bon, puisque Pandore l'a dit, bon sang, qu'est-ce que nous attendons ? Allons-y tout de suite, et au lieu de s'emmerder à chercher des tactiques pour sauver nos fesses, demandons à l'ennemi de nous détruire vite et bien, ça sera moins douloureux !"

    Il délogea son auriculaire de la poigne de son pouce, et continua son exposé.

    "Quatrième point : J'étais tout à fait enclin tout à l'heure à faire mon travail correctement, jusqu'à ce qu'une crise d'hystérie-paranoïaco-suicidaire vous emporte sous mes yeux. Vous n'avez visiblement pas pris au sérieux le fait que nous ayons tous les deux besoin d'un peu de calme avant que l'un d'entre nous ne saute à la gorge de l'autre. Je me croyais impulsif et immature, ce que je suis je l'admets franchement. Mais en tant que Lieutenant, Lieutenant, vous dépassez les bornes. Si vous n'êtes pas capable de vous contenir ..." Il laissa sa phrase en suspens, n'ayant pas envie de répéter encore une fois - et devant témoin - à quel point il trouvait que Hldowic manquait de professionnalisme.

    Enfin, son pouce s'ajouta à la joyeuse troupe que formait sa main.

    "Cinquième et dernier point, parce que mon autre main a très envie de vous en coller une : Arrêtez, vous, de gueuler comme une pucelle effarouchée." Il se tourna un bref instant vers Elk. "La voilà ta pucelle, content ?" Il regarda à nouveau Konrad droit dans les yeux. "Ca ne nous fait pas avancer d'un poil, et en plus vous avez l'air absolument ridicule. Ah, et appelez-moi par mon nom, on n'a pas élevé les évépars ensemble."

    Qu'il était las de parler autant. Qu'il avait hâte de s'immerger totalement dans le travail. Qu'il avait envie d'avoir enfin un supérieur digne de ce nom avec lequel il pourrait finalement échanger de façon efficace et enrichissante sur les possibles tactiques à adopter. Il était encore très mal tombé ...
    Il baissa sa main et la plongea dans la poche de son pantalon, faisant tourner son briquet entre ses doigts. Une cigarette à ce moment précis lui ferait tellement de bien.
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Invité le Sam 17 Jan 2009 - 14:21

    Un dialogue de sourd est, techniquement parlant, une discussion entre deux personnes qui n'écoutent pas les propos des uns et des autres. D'un point de vue artistique, c'est à peu près aussi plaisant qu'un monologue de muet, quoique moins absurde.
    Ainsi, la discussion qui tentait de s'établir tant bien que mal entre Konrad et son innommable sous-fifre - puisque Elk l'avait nommé ainsi - pouvait y ressembler, si l'on considérait que Deadelus, qui était un rien borné sur les bords, arrivait à suivre la conversation.

    Mais non.

    La mots devaient parvenir à ses oreilles, chatouiller ses tympans, mettre en branle l'enchaînement marteau-enclume-étrier, pour créer des vibrations qui seraient reprises dans la cochlée. Cela devait, physiquement, arriver. Mais l'information qui circulait le long des cellules nerveuses du sous-lieutenant devait être interrompue quelque part, au détour d'une synapse hésitante, certainement dû à un manque de potassium, ou à une consommation trop fort d'agents éthyliques détruisant violemment les pauvres petites gaines de myéline éparses et - de plus en plus - isolées, le long des axones du monsieur.

    C'est à ce moment qu'Elk, le... la... le... la personne en charge du soulagement des problèmes existentiels de tout un chacun à bord - non, pas le psy - déboula comme un chien dans un jeu de quille, comme un baleineau dans le pâté, comme une montagne dans un fondant au chocolat.
    Pour ainsi dire, il tombait mal. Très mal.
    Mais alors très très très mal.

    Mais alooooooooooooooo...

    Dead eut la bonne idée de réagir à temps, en renvoyant Elk cueillir des fleurs. Enfin, "bonne idée" était très relatif, dans la mesure où Elk lâchait rarement prise rapidement...
    L'allusion à la "pucelle effarouchée" fit bassement sourire Konrad, qui sentit l'atmosphère s'alourdir encore un peu plus. Ceci étant, l'intervention de Elk lui fut bénéfique puisqu'elle fit tomber le commencement de début d'ersatz de semblantde colère qui pointait timidement le nez chez notre brillant héros.

    Mais ce sera pour plus tard, là on a besoin de toi et de ton sous-fifre au hangar pour planifier nos attaques. Parce que c’est pas le tout, mais faut bien qu’on le paie à quelque chose ton mioche.

    "Pas de soucis, 'Elkounichounet', je donne sa tétine au gamin, afin qu'il ne gazouille pas trop, et on arrive..."

    Il reporta alors son attention sur son collègue en devenir - et en passe de se prendre une canne dans un endroit non prévu à cet effet - pour l'écouter raconter, comme un grand, ses niaiseries de gamin vexé.

    "Je vois que vous n'avez toujours absolument rien compris au problème, à croire que n'écoutiez que la moitié de ce que j'ai pu vous dire. C'est un sacré problème pour un tacticien, vous savez ? Enfin, arrangeons ça tout de suite, avant que vous ne vous mettiez à sautillez à cloche-pied derrière moi en essayant de me frapper à coup de canne. Les invalides peuvent être très vicieux."

    Konrad tiqua. Violemment. Méchamment. Mais silencieusement. Ou presque. Seul un petit claquement de langue dans sa bouche close trahit sa désapprobation quant aux paroles de Dead.

    "Très..." siffla-t-il.

    *Si tu savais dans quel état tu risques de te retrouver si tu continues... Même un test ADN ne saurait dire d'où tu viens...*

    "Maintenant qu'on a passé la phase des insultes gratuites - désolé, je marche très bien à la provoc' - je vais vous réexpliquer le problème et éclaircir quelques points qui vous échappent à mon sujet."


    "J'en suis fort aise. Eclairez-moi de vos lumières, Ô être supérieur !" ricana-t-il alors, amusé du ton supérieur que prenait Kaeffren en cet instant.

    Il écouta alors les griefs que lui faisait Deadelus, dans son exposé habilement préparé, qui sentait plus le réchauffé au micro-ondes que l'improvisation brillante et inopinée à laquelle l'on était en droit de s'attendre.
    Mais Konrad laissa s'écouler cette longue et tonitruante logorhée en levant à plusieurs reprises les yeux au ciel, marquant ainsi tout l'intérêt qu'il accordait au discours victimiste du sous-lieutenant.

    "C'est bon ? Vous avez dit tout ce que vous aviez sur le cœur ? On va pouvoir s'y mettre ?" interrogea-t-il d'un air tout à fait innocent.

    "Pour reprendre 'point par point' votre petit exposé, voici mes réponses et remarques."

    Il commença à énumérer les différents point, exactement de la même façon que Deadelus, en relevant ses doigts les uns après les autres, et en modulant sa voix de façon à prendre quelques intonations caractéristiques de Kaeffren.

    "Premier point : que vous ayez envie de vous battre ou pas, je m'en contrefous, tant que vous faites votre boulot. Deuxième point : si vous considérez faire votre travail correctement, prouvez-le moi. Jusqu'ici, mis à part des réflexions hors de propos, des paroles déplacées et des actes immatures, vous avez plutôt eu tendance à démontrer le strict inverse."

    Il haussa les épaules, l'air de signifier : "C'est la vie, mon pote."

    "Troisième point : je vais vous le mimer en même temps, ça sera certainement plus clair..."

    Et il s'exécuta.

    "Nous sommes sur une Vivenef." Les mains mimèrent une sorte de carré. "Dedans, il y a un ordinateur à personnalité, Pandore." Il mima quelqu'un qui tape sur un clavier - ordinateur - puis mis sa main sur son menton faisant mine de réfléchir - personnalité. "Elle a contrôle sur tout le navire." Il mima cela en faisant un large mouvement de préhension de la main. "Ainsi, si elle décide d'aller quelque part... mis à part nous jeter dans l'espace," mouvement de doigts comme une méduse, mimant l'aspiration, "nous sommes prisonniers ici, car Pandore est prioritaire sur les commandes, en quelque sorte." Voyons, un prisonnier avec des menottes ?

    "Donc au final, voudrions-nous aller autre part, nous ne pourrions physiquement pas... C'est comme être enfermé dans une cage, et traîné derrière un véhicule... on peut bouger dans la cage, et prévoir ce que l'on fera une fois arrivé, mais l'on n'a aucun pouvoir sur notre destination... C'est clair, ou faut-il vous faire des dessins, en plus ?"

    Il respira lentement, levant les yeux au ciel, comme pour fouiller dans le fond de sa tête, se souvenir de la discussion en cours.

    "Quatrième point... Ah, oui, quatrième point, donc : c'est vrai, j'ai souvent des crises d'hystérie qui me prennent, surtout lorsqu'un incompétent apparent se permet de me suggérer d'aller me faire mettre. Et ce d'autant plus qu'il tente de trouver tout un tas de raisons pour éviter de réfléchir aux problèmes posés en répétant sans cesse 'si on me dit pas pourquoi je dois rester, je pars, heu !' ce qui est légèrement lassant."

    Konrad ne plaisantait pas, ni ne cherchait à être cassant. Il exprimait simplement son point de vue, et son ton le faisait sentir.

    "Cinquième point : vous n'avez absolument rien à m'ordonner, est-ce clair ? Tant que vous ne m'aurez pas prouvé que vous pouvez travailler consciencieusement, nous ne serons pas sur un pied d'égalité. Vous aviez bien commencé tout à l'heure, j'entends que vous continuiez de la sorte."

    Il se tourna vers Elk.

    "On peut y aller."

    Il tourna son visage vers Dead, plus froid que jamais.

    "Si vous voulez commencer à bosser, venez. Sinon vous savez ce que vous pouvez faire..."

    Sa patience avait été mise à rude épreuve, et il n'avait aucunement envie de s'ennuyer outre mesure avec quelqu'un qui semblait rechigner autant à travailler.
    Il n'attendait aucune réponse de la part de Kaeffren, sinon un "j'arrive" ou un "je me casse à tout jamais".
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Elk Track le Sam 17 Jan 2009 - 21:26

    [HRP : Le lecteur prude est prié de passer directement à la fin du post pour avoir le résumé. Pour les autres, vous voila prévenus.]

    Oh ! Un client déjà, c’était génial la réclame, ça fonctionnait toujours et … une minute là il était violent. Miam ! Elk lui fit son plus beau sourire alors qu’il était légèrement menacé et il entreprit de relever tous les sous-entendus que les deux autres hommes ne pouvaient dire réellement pour ne pas montrer leur envie de passer du temps avec le jeune lieutenant.

    * Et de un, il veut que je prenne un ticket mais avec joie et je peux même me mettre en tenue. Bon là c’est un peu tard parce que on arrive sur Mars dans peu de temps mais bon.*

    Il regarda le combat de coqs en cours et écouta attentivement toutes les paroles tout en restant presque immobile et totalement muet. Alors que Konrad lui répondait à son tour, le lieutenant tactique avait un tour de retard qu’il s’empressa de rattraper en énonçant une phrase digne des plus grands. Ah ! Il le retrouvait le grand Konrad, le pourfendeur de la pudeur !

    *Il faudra que je la ressorte celle-là Konrad ! Oh oui, donner une tétine au petit c’est très bien trouvé !*

    Il attendit la riposte de l’autre côté tout en notant mentalement un score de un partout, balle au centre pour les deux tacticiens.

    * Non, ce n’est pas un sous-entendu là quand même, sinon c’est pas mal trouvé pour Konrad, oui pas mal du tout. Mais bon on va laisser le bénéfice du doute au petit nouveau, et de deux ! Moi aussi je peux le faire mais sans sautiller, enfin si c’est ce qu’il veut, je peux aussi sautiller, il va simplement falloir que je m’entraine.

    Oh ! Voila le troisième ! Mais oui les invalides sont vicieux la preuve en la personne du manchot que j’ai aidé quand j’étais encore à peu près à mon compte. Il était à croquer quand on ne le regardait pas. Mais quand on le regardait, beurk, une véritable peinture rupestre, un ancêtre quoi !

    Des quoi ?*


    Là il fut incapable de se tenir tranquille, ok on voulait qu’il attende son tour mais d’entendre ce mot ignoble et horrible prononcé avec tant de désinvolture, il ne pouvait pas laisser passer ça ! Il prononça d’une voix rendue basse par la colère.


    - Ne prononce plus jamais ce mot là ! Tu es indigne d’être sur Pandore si tu oses encore le prononcer.

    Non, Elk n’allait pas s’abaisser à lui aussi redire ce qu’il avait entendu. Mais parler aussi calmement d’une chose aussi amorale était une torture à l’état pur pour lui. On lui avait demandé d’attendre son tour donc il allait le faire mais pas question de laisser passer ça. Alors là, il allait lui en coûter !

    * Franchement proférer des injures peut-être mais pas comme ça ! Des injures payantes espèce de monstre de perversité ! *

    Outré par tant de dangerosité de la part de l’homme, il faillit perdre le compte. Mais il revint juste à temps pour le passage sur le médecin et se dit que celle là aussi il devait la noter.

    * Mais ça m’étonnerait que Eryl puisse donner quelque chose à Konrad aux vues de ce qu’il est ouvert sur la question des rapports humains. Il faut vraiment que je puisse discuter d’homme à homme avec lui, à son âge j’avais déjà pas mal de clients … *

    Et le festival continua encore et encore du côté du sous-lieutenant, un homme à donner tous ses arguments d’un seul coup donc un mauvais tacticien selon Elk. Un tacticien doit être un bon vendeur et ne pas donner son prix dès le départ. Il faut toujours viser au dessus en matière financière.

    * Comment ça sauver ses fesses, moins douloureux ! Mais non, je ne suis pas d’accord, moi je peux m’arranger pour que ce ne soit pas douloureux du tout, j’ai un certain doigté moi monsieur.*

    Rhoo, il terminait ainsi un démarrage tout à fait prometteur. Franchement Elk était déçu, il ne pouvait presque pas détourner ses propos et quand il eut la présentation de la pucelle, il éclata de rire. Mais avant même de pouvoir contre attaquer, le second round était lancé, Dead menait quatre à un, la balle était dans le camp de Konrad.

    Le début était mollasson, l’immaturité était une qualité sur Pandore, un médecin ado, une cuisinière gamine, une mousse, un Elk, en gros le paradis de l’enfance et de l’adolescence.

    * Tiens du mime, bonne idée, ça renforce les propos. Alors que nous mimes-tu cher petit ? Une chambre, un massage lent, on attrape quelque chose, on aspire, et on met des menottes, je te donne deux points mon gars, bravo ! Et tu continues avec des questions sur le dessin, excellent. Tu mérites tes deux points, mais encore un effort. Mouais en étant gentil les crises d’hystérie peuvent être interprétées. Allez match nul pour être gentil. *

    Ah tiens il parlait, oh et il regardait Elk. Mince il n’avait pas tout entendu, il devait se remettre dans le bain. Mais en entendant la dernière phrase de Konrad il comprit et se mit à répondre d’un ton joyeux.


    - Pas trop mal Konrad, peut mieux faire. Mais avant d’y aller, tu permets que j’explique une dernière chose ? Oui ok merci. Alors toi le bleu, si tu ne veux pas avoir mal aux fesses fait moi confiance ok ? Et pour toi Konrad, non pas besoin de dessin, mais je suis à ton entière disposition sauf si tu es aussi ignoble que l’autre avec des insultes non rémunérées.

    Il attendit que les deux hommes se mettent en mouvement pour s’insérer entre eux.

    HRP : Voila le résumé :

    Elk attendait que les deux garçons parlent avant de se décider à les suivre.
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Invité le Lun 30 Mar 2009 - 13:54

    HRP : d'une, désolé pour le retard, et de deux, je me permets de renvoyer au message de Dead nous disant de sauter son tour, pour cause d'absence prolongée.

    Qu'il pouvait être lassant de discuter avec deux monomanes ! Non seulement tenter de leur faire changer d'idée était impossible, mais en plus il risquait de se faire casser la dentition par un subalterne mal intentionné dont l'égo était si enflait qu'une pichenette minime aurait suffi à faire éclater ce bulbe empli de pus verdâtre putride.

    Bon appétit, les amis.

    Konrad souffla, énervé qu'il était.
    Inspiration.
    Expiration.
    Crispation.
    Moteur, action. Ou pas.
    Evidemment, la petite tête blonde atteint de satyriasisme priapique ne put vraiment trouver le moyen de garder gueule close. De fait, il l'ouvrit.

    - Ne prononce plus jamais ce mot là ! Tu es indigne d’être sur Pandore si tu oses encore le prononcer.

    - OH ! LA PAIX !

    La réponse ayant été éructée, 'Rad se sentit mieux, comme libéré. Calmé. Enfin, presque.
    Pour ne rien arranger, sa jambe démangeait et brûlait à la fois, ce qui avait l'inconvénient d'influer énormément sur son humeur du moment. Le sang tambourinait dans sa tête, de manière si forte, si véhémente qu'il avait l'impression de se retrouver à Navaronne un jour de concert nuptial.

    - Pas trop mal Konrad, peut mieux faire. Mais avant d’y aller, tu permets que j’explique une dernière chose ? Oui ok merci. Alors toi le bleu, si tu ne veux pas avoir mal aux fesses fait moi confiance ok ? Et pour toi Konrad, non pas besoin de dessin, mais je suis à ton entière disposition sauf si tu es aussi ignoble que l’autre avec des insultes non rémunérées.

    - Elk, la ferme, merci, parvint-il à articuler, les mâchoires serrées, une furieuse envie de bouffer ses interlocuteurs commençant à se faire sentir. Bon, j'arrive, amène-moi jusqu'à la "Commandante" (prononcé avec un accent hispanique) sinon elle va encore gueuler, et ça, c'est chiant. Dead, quant à vous, je vous conseille de vous calmer avant de venir. Roulez-vous un pétard, ou alors regardez les bisounours, ça devrait aider.

    Pourquoi, au grand pourquoi, avait-il rejoint Pandore ? L'intérêt qu'il pouvait porter à la plastique de ses collègues de travail et accessoirement supérieures hiérarchiques ? Le goût du danger, somme toute très relatif lorsque l'on savait payer les bonnes personnes ? Ou simplement l'envie de se faire engueuler par tout un chacun dans une joyeuse ambiance foutraque au milieu d'un bordel cosmique ? La dernière réponse lui semblait la plus plausible, alors qu'il dévisageait Deadelus d'un regard si vague qu'il semblait lui regarder au travers.
    Vivent les courses-poursuites spatiales, surtout avec un mastodonte comme Pandore. De toute façon, vu comme les choses tournaient, partir vers Mars était comme s'habiller de son linceul en se couchant dans une boîte en sapin. Ca sentait déjà les obsèques intersidérales, peuplées d'atomes ayant appartenu aux membres de l'équipage, disséminés dans le vide glacial de l'espace. "Boum, quand votre Vivenef fait boum..."
    Détournant son regard de son auxiliaire humain (avec lequel, avouons-le, les relations semblaient mal parties) il se tourna vers Elk pour l'interroger du regard, tout en semblant lui dire : "vas-y, je te suis."
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    Elk Track
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Elk Track le Ven 3 Avr 2009 - 21:50

    Comment ça la ferme ! Mais il ne lui parlait pas sur ce ton ! Ils avaient exactement le même grade à bord et des deux, c’était certainement Elk qui savait le plus de choses sur la vie, alors on ne lui disait pas la ferme !

    Ah ça mais non alors qu’il soit vexé des remarques de l’autre c’était peut-être non pas normal, mais compréhensible. Mais par contre qu’il soit remonté contre le pauvre Elk qui n’avait strictement rien fait à par compter les points et intervenir de temps en temps, là ce n’était pas gentil, mais pas gentil du tout !

    Et rien ni personne ne pouvait comprendre ce qui prenait à Elk lorsqu’il décidait que quelqu’un avait été réellement méchant avec lui. Même lui ne le savait pas très bien. En tout cas il se vexa et tourna ostensiblement le dos à Konrad pour le bouder de manière fort mature et il écouta le reste du discours sans bien tout retenir. Tout ce qui comptait c’était le mot commandante.

    Mais il parlait de qui ? Ah il voulait que Elk se taise et bien il aurait gain de cause, mais cela n’allait pas l’aider parce que le jeune lieutenant allait lui expliquer que sa commandante s’était tirée avec la caisse, enfin la caisse peut-être pas, mais au moins une partie ! Donc voila… Mais pour l’expliquer alors que Konrad ne voulait plus qu’il parle ce ne serait pas simple.

    Il se tourna vers le lieutenant tactique et lui sourit en dévoilant ses dents parfaites, blanches et bien alignées, digne d’une publicité pour une marque de dentifrice. Puis il effleura son cou avec sa main et sentit le picotement familier de son implant se désactivant. Il ne pouvait à présent plus parler de manière classique, sa voix était totalement assourdie et surtout trop faible pour être entendue par l’oreille humaine. Et aux dernières nouvelles Konrad était encore humain.

    Il prit ensuite la direction de la première tablette de saisie qu’il pouvait trouver et hop, ni une ni deux, il commença à écrire.



    On a un problème, elle s’est tirée la commandante, enfin ma commandante à moi, la tienne elle ne se tirerait pas ! Donc on va voir la tienne !

    Il n’y avait pas à dire, Erwyn serait certainement ravie de revoir Elk se pointer sur le Pont, surtout que le jeune homme savait qu’ils quitteraient bientôt l’hyper espace et qu’ils devaient être maintenant très proche du début de la bataille. Bon, peut-être pas le temps d’aller voir Erwyn finalement. Enfin, il faudrait quand même avoir des consignes, et ça ce n’était pas gagné si personne ne s’occupait de la tactique !

    Donc … Tant pis pour Konrad ! Mais Elk allait parler, plus le temps d’être gamin. Il réactiva son implant et sembla devenir plus mûr. Il s’était redressé et n’arborait plus son sourire ironique. Non, il était maintenant l’image même du lieutenant respectable (enfin presque c’est quand même Elk).


    Konrad, plus le temps de s’amuser. On a besoin de savoir quoi faire. Donc si tu pouvais nous pondre une stratégie avec les gars d’Adonis ce serait cool. Si jamais tu ne t’entends pas avec eux, tu fais en sorte de me mettre en relation avec le commandant de leur escadrille. Il faut qu’on agisse ensemble sur ce coup.

    Il regarda Konrad attendant de voir s’il avait une idée quelconque sur le champ, puis il retournerait dans le hangar et ils seraient prêts à partir. La bataille allait commencer trop tôt pour être encore gamin et malgré ce qu’il avait dit quelques heures plus tôt. Ce ne serait pas une partie de plaisir. Enfin pas trop …
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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

    Message par Invité le Ven 3 Avr 2009 - 23:25

    Konrad n'avait jamais vraiment bien compris pourquoi Elk avait une petit boîte au niveau du cou, mais, pour être honnête, il n'avait jamais pris la peine ni de demander, ni de s'y intéresser outre mesure.
    Aussi fut-il légèrement surpris lorsqu'il vit le jeune blondinet ne plus pouvoir parler après avoir boudé pendant un millième de seconde. Il semblait que le jeune pilote eût pris la locution "la ferme" - exprimée par notre vaillant compagnon d'infortune - au pied de la lettre.
    Il dut donc lire les paroles d'Elk, plutôt que d'avoir à les écouter.

    *Mais ce sont tous des gamins, ici, ou quoi ?* fulmina-t-il intérieurement, avant de calmer ses ardeurs furibondes par de paisibles pensées peuplées de guerres et de sang.

    "OK, c'est bon, arrête tes co..."

    Le message lui apparut totalement. Le chef d'escadrille de Pandore, Fanny, s'était fait la belle. Ou alors avait été aspirée dans un vortex spatiotemporel qui l'avait propulsé au monde des Zgroblub, les redoutables gelées anthropophages. Mais les chances de voir cette seconde hypothèse se réaliser étaient aussi menues que celles de voir la plantureuse Kallista se glisser dans ses draps un soir de déprime, d'obtenir une hausse de salaire auprès de cette rapia d'Erwyn, ou d'assister à une victoire des DisCarBall - l'équipe de Carbonek au Sen'suikyuu. Autant dire que les chances tendaient vers la probabilité quantique. (si l'on comprend l'image... sinon heu... on s'en moque, c'est juste pour la beauté de la phrase... hum >.<)

    La connexion synaptique se fit, aussi brutale que l'arrivée d'un groupe de métal viking dans une maison de retraite en pleine canicule. Autant dire que cela risquait de causer pas mal de dégâts humains. Fort heureusement, Konrad était jeune, à défaut d'être vigoureux.
    Il survécut au choc.

    "ELLE A QUOI ??"

    Interloqué est le mot. Vous avez gagné un bout de chocolat.

    Konrad, plus le temps de s’amuser. On a besoin de savoir quoi faire. Donc si tu pouvais nous pondre une stratégie avec les gars d’Adonis ce serait cool. Si jamais tu ne t’entends pas avec eux, tu fais en sorte de me mettre en relation avec le commandant de leur escadrille. Il faut qu’on agisse ensemble sur ce coup.

    "OK... Faut qu'on échafaude un truc... On me laissera pas contacter Adonis en hyperespace, faudra attendre. Je t'accompagne au hangar, faut demander aux autres ce qu'ils en pensent, et voir ce qu'on peut faire sans chef d'escadrille. Mais qu'est-ce qu'elle a foutu, cette c...???"


    Konrad commençait à bouillonner. Non seulement il s'était copieusement fait enguirlandé par son adjoint - qui devait être parti, déjà - mais en plus - pire, tout de même, que l'échange de quelques ignominies mondaines - cette *#¤& de chef d'escadrille s'était barrée, la peur au ventre... Avec l'état actuel de Pandore, ç'allait être pour le moins pittoresque.
    Konrad aurait pu bouffer du lion, tant la paix qui l'habitait était aussi imposante qu'une souris anorexique et famélique lyophilisée en plein jeûne en période de disette. Le calme. Olympien.

    ---> Faut réviser pour la BAC !

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    Re: Le mat du couloir {#001} [fini]

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      La date/heure actuelle est Mar 25 Sep 2018 - 4:05