L'escale dans les cales [Liiiiiiibre !] {#001}

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    Message par Invité le Mar 13 Jan 2009 - 22:38

    « Mettez le quelque part où il ne risque pas de faire de bêtises, et où on peut le garder à l’œil. La cale de ce navire n’avait pas encore de rats, voilà qui est fait. »

    La décision de Gilad fut impulsive, et bien entendu, 4V y était assez opposé. Cependant, il ne le montra pas. Il avait beau avoir son caractère en effet, il connaissait avant tout les arcanes de la discussion, et savait, qu'il fallait avant tout jauger les risques. D'un côté, un temps en cale, de l'autre, être balancé par le premier sas de décompression après un violent coup dans le nez... Le fait qu'il avait un casque respiratoire uniquement et non une combinaison faire pour le vide spatial lui laissa envisager comme résultat d'une négociation tournant mal un éclatement des poumons et un déchirement de la peau en de nombreux endroits dûs à la différence de pression... Sans oublier la température... Et, ça salirait son costume. Et ça, c'était un risque trop élevé, vraiment.

    C'est donc sans faire d'histoire que Vincent Vernon se laissa être poussé (Ou, selon ses termes dans son autobiographie objective plus tard "Aimablement guidé") vers la cale par les soins de Lara. A laquelle il avait spontanément donné la carabine, là encore, pour éviter d'éveiller des tensions inutiles. Après tout, il ne comptait vraiment pas s'en servir ! Et c'est donc avec un dernier "N'allez pas me l'abîmer cependant, j'y tiens beaucoup" qu'il laissa la porte se refermer, dans un bruit traditionnel d'ajustement de pression. Car que serait une porte de vaisseau sans son "Pschhhh" ?

    Sans garde à avec qui sympathiser -ce n'était pas une vraie prison après tout- l'individu se mit à explorer son nouvel environnement, à l'aide de la lampe torche intégrée à son casque, porté sous son bras, le mince filet de lumière émanant de la petite partie transparente de la porte n'étant clairement pas suffisant pour tout voir. Et là... Ô surprise ! Des caisses ! Certes, pas exactement du standardisé, à supposer qu'elles venaient de provenances diverses et variées. C'était un vaisseau pirate après tout ! Et il le connaissait déjà.

    Cette pensée lui fit songer à quelque chose. Adonis n'était pas qu'un vaisseau, c'était aussi quelqu'un... Aussi balaya-t-il à nouveau la salle et, après un peu de recherche, finit par trouver un terminal de communication interne... Un sourire vint à son visage, et il posa son casque sur une caisse pour avoir ses mains libres alors que le faisceau lumineux pointait son objectif... Pas exactement en bon état. Il y avait eu des avaries récentes manifestement, et ce terminal ne s'en est pas tiré indemne... Après les manoeuvres de réparation standard (appuyer sur le bouton à répétition, donner un petit coup sur le côté, et dire "hého") Vincent alla pour se pencher de façon plus appuyée sur le terminal... Oh, certes il était loin d'être un mécanicien, mais, il avait quand même quelques idées de comment ça fonctionnait, c'était de la communication après tout et il fallait connaître ses outils.

    Après avoir donc ôté le panneau, se servant de sa pince à cravate comme d'un tournevis improvisé, il se pencha sur le plat de spaghetti multicolore qui lui était offert... Mouais. C'était pas exactement limpide pour lui, cependant, après avoir testé les divers branchements, il tira sur l'un des câbles et constata qu'un choc avait dû le sectionner... Qu'à cela ne tienne, en se coupant l'un des deux hauts parleurs, il pourrait faire une dérivation pour alimenter le reste de l'appareil en énergie...

    "Et maintenant ! Reviens à la vie !"

    Fit-il au terminal, avant d'éclater d'un rire de scientifique fou au moment de finaliser le branchement... Le rire fut donc interrompu par une gerbe d'étincelles vertes qui crama légèrement sa main et l'arrière du terminal... Et secouant un peu sa main, il se dit qu'en fin de compte, cette idée géniale devrait sombrer dans les oubliettes... Reprenant son casque lui servant d'éclairage donc, il se mit en quête du matériel nécessaire à son Plan Génial n°2. Dont il ignorait totalement la forme, pour l'instant... Mais alors qu'il ouvrit quelques caisses non verrouillées, la chose commença à se créer dans son esprit...

    Mais loin d'un plan à la Mc Gayver qui consisterait à faire exploser la porte avec un holocore et cinq doses de spatiowhisky (le menant, étant donné le vaisseau dans lequel il était, à une mort certaine après tout) il commença par barricader la porte avec des caisses, une par une, prenant bien soin de faire correspondre le mot "fermé" de l'une des caisses avec la mince ouverture transparente de la porte. Puis une fois la chose fermée de façon évidente, mais délibérément peu solide, il se saisit d'un communicateur réalimenté par une petite source d'énergie trouvée séparément, et, trouva la première fréquence proche qu'il put atteindre...

    "Ici Vincent Vernon Wityender, passager du vaisseau depuis peu. J'ai pris la cale en ôtage et détient vos marchandises. Cet acte de piraterie est justifié par la situation que vous avez amené, et aussi, parce que je le pouvais. J'énoncerais les conditions de la libération de la marchandise uniquement lorsque j'aurais un véritable interlocuteur en face de moi. Terminé."

    Il coupa le communicateur, puis s'assit sur une caisse, en retrait, hors de l'axe de la porte, marmonnant pour lui-même:

    "Pourvu que je n'ai pas atteint le communicateur d'Antilles..."
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    Message par Invité le Mar 24 Fév 2009 - 14:34

    Shombay Buttler entra dans la cale du vaisseau. Il y avait de multiples caisses, certainement plus pleines les unes que les autres! Il vérifia que personne ne se trouvait aux environs et ferma la porte pour fouiller dans les caisses. A peine eu-t-il le temps d'en ouvrir une que du bruit arrivait vers la porte de la cale. Shombay se faufila à vive allure dans la caisse et la referma. Il entendit la porte s'ouvrir, quelqu'un se faire bousculer et la porte se refermer après un "Pschhhh" sonore.
    Il ouvrit légèrement le couvercle de la caisse et observa la salle. Il y avait une personne qui trafiquait un terminal de communication interne. Soudain il y eut une étincelle et Shombay referma le couvercle.


    *C'est partit pour les ennuis, je ne sais même pas qui c'est. Bon, où j'ai mis mon pistolet...*

    Shombay fouilla sur lui et trouva le pistolet. Il l'avait dérobé à quelqu'un à son insu et le gardait précieusement sur lui. Soudain, Shombay entendit l'individu ouvrir des caisses et commença à paniquer.

    *Bon, plan A: l'intimider avec le pistolet, et si c'est quelqu'un du vaisseau je me fais taper sur les doigts. C'est pas grave, j'ai l'habitude.*

    C'est alors qu'il entendit l'individu parler...
    "Ici Vincent Vernon Wityender, passager du vaisseau depuis peu. J'ai pris la cale en ôtage et détient vos marchandises. Cet acte de piraterie est justifié par la situation que vous avez amené, et aussi, parce que je le pouvais. J'énoncerais les conditions de la libération de la marchandise uniquement lorsque j'aurais un véritable interlocuteur en face de moi. Terminé."
    ...et qu'il reçu le même message dans son communicateur. Shombay commença à se mettre à rêver. S'il mettait fin aux agissements de Vincent, il pourra peut-être être promu et être respecté! Enfin bon...On peut toujours rêver. Shombay se prépara à faire un entrée tonitruante sur "la scène". Il entrouvrit le couvercle de la boîte et vit que Vincent était assit sur une caisse entrain de marmonner.

    Il sortit soudainement de la caisse, trébucha sur le rebord de la caisse et se cogna la tête contre le sol de la cale.

    "Awww..."

    Il se releva et pointa son pistolet vers Vincent. Shombay ne portait qu'un vulgaire short troué, rien d'autre.

    "Vous ne détenez pas les marchandises, enlevez ces boîtes de devant la porte Vincent!"

    Shombay disait ces paroles d'un air tonitruant. C'était la première fois qu'il était dans ce genre de situation.
    Il trouvait Vincent plutôt bien habillé contrairement à lui-même.


    "Je suis un véritable interlocuteur, ne me prenez pas à la légère, même si je ne suis qu'un mousse d'Adonis et que je parle trop! Enfin, c'est ce qu'on me dit."

    Soudain, il se mit à réfléchir. Il ne savait pas vraiment qui était la personne en face de lui. Un civil ? un contrebandier comme ceux qu'il avait vu assommés par des membres d'Adonis ? Un militaire ? La question trottait dans sa tête...

    "Au fait, z'ètes qui ? Ne mentez pas ou je tire."

    La pièce était sombre à cause des caisses entreposées devant le hublot de la cale, mais grâce à la lumière de Vincent il arrivait à s'y retrouver. Les caisses étaient un peu sans dessus dessous après la chute de Shombay. Peu importe, il rangera, ce n'était pas un problème.

    "Comment ça se fait que, vous qui êtes emprisonné ici, êtes mieux habillé que moi ? Vous êtes quelqu'un d'important ?."

    Shombay s'installa sur une caisse et sortit une barre de ChoCosmic qu'il se mit à manger devant Vincent. La bouche pleine, il continua la conversation.


    "Vous connaichez la pubichité des ChoCochmic ? Elle pache chouvent dans les pubichités."

    Shombay jeta un ChoCosmic à Vincent. C'était une barre chocolatée dans un bel emballage représentant la barre entrain de glisser sur une trainée d'étoiles.

    "Goûtez, ch'est bon."
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    Message par Invité le Lun 20 Avr 2009 - 14:27

    Fixant la porte un temps, Vincent Vernon sifflota tranquilement, en pensant activement:

    *Bon bon bon. Donc. La personne entre, bouscule les caisses, j'attends tranquillement, et lorsqu'on me braque, je signale que j'ai pu les convaincre de venir ici, donc, que je ferais un excellent négociateur, comprendre, lieutenant com' surtout que j'ai déjà bossé à bord. Ouais, je ne vois pas ce qui pourrait aller de travers avec ce p... Bong ? Comment ça, bong ?*

    Tournant la tête vers l'origine dudit bong, 4V perçut alors Shombay se relever après ce qui semblait avoir été une chute. Il était petit, mal/peu habillé, armé, et assez inélégant de façon générale, sans oublier qu'il avait un communicateur visible et récemment activé vu qu'il faisait encore de la lumière, et qu'il se trouvait à un endroit où il n'était sensé y avoir personne... Somme toute, ce gamin avait tout pour déplaire.

    "Deux secondes."

    Fit Vincent, dans un premier temps, calmement, après avoir attrapé la barre de ChoCosmic, mais avant de se lever et de soulever le couvercle de la caisse sur laquelle il était assis. Y fourrant sa tête, il hurla d'une façon assez peu hermétique, mais néanmoins défoulante:

    "Des tas de féquences, des centaines de gens atteignibles et il fallait que je tombe sur le seul péquenaud qui se trouvait dans la cale ! Prostituée unijambiste !"

    Cette complainte et ce juron plus tard, il extrait sa tête de la caisse, replaça calmement le couvercle, remit un peu sa coiffure en place, puis se tourna à nouveau vers Shomblay, comme si ne rien n'était, pour lui dire d'une voix calme mais autoritaire:

    "C'est "Monsieur Wityender" pour toi, bonhomme ! Ensuite, pour répondre aux diverses choses qui méritent réponse, non, à moins que tu ne puisses m'amener sur le pont tu n'est pas un "véritable" interlocuteur, j'ai déjà dit mon nom, pour plus de précision, sache que je suis un ancien à bord et que je parcourait les couloirs d'Adon que tu faisais encore dans ton froc, je suis prisonnier ici -autant que toi d'ailleurs- parce que ma tête ne revient pas à une vieille connaissance, pour des prétextes accessoires, mais de manière plus spécifique, j'suis mieux sappé que toi parce que j'ai plus de pognon, et oui, je connais les ChoCosmic, merci bien."

    Il était temps de réfléchir à comment se tirer de cette situation, du fait du nouvel... Element perturbateur. Aussi mangea-t-il donc la barre qui lui avait été présenté, lui laissant le temps de songer à une explication décente. En deux bouchées, il était arrivé à dégager un plan A:

    "J'aurais bien contacté le commandant direct, mais je préfère que mon entrée ait plus de panache que ça. Je compte bosser à bord, en souvenir du bon vieux temps, mais j'ai pas pu tripoter le terminal d'Adonis convenablement. L'idée serait donc qu'on sorte d'ici, histoire de tailler le bout de gras à qui de droit. Coopère, petit. Ca vaudra mieux pour nous deux"

    Et un plan B:

    "De toute façon, c'est pas comme si tu me faisais peur avec ton flingue, je vois d'ici que la capsule est pas engagée, le petit loquet à droite est pas tourné dans le bon sens."

    Qui était un coup de bluff, étant donné que la vérité était exactement l'inverse, tourner ledit loquet menant alors Shombay à verrouiller la capsule, et donc, à laisser à Vincent le temps de le désarmer si besoin est. De façon générale, soit il était malin, et l'aidait à sortir. Soit il ne l'était pas, et du coup, il lui fournissait une arme. Du point de vue de 4V, c'était sans faille.
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    Message par Invité le Lun 20 Avr 2009 - 18:09

    Shombay trouvait l'individu étrange et excentrique. Il ne comprenait pas ce qu'il pouvait bien faire dans cette cale. Mais enfin bon, il y avait quatre murs, dont un avec une porte cachée par un ramassis de caisses plus ou moins identiques. Il y avait encore une bonne dose de caisses calées un peu partout offrant un terrain d'action non négligeable.
    Il fit les gros yeux lorsque 4V mit la tête et disait d'une façon tout à fait audible.


    "Des tas de féquences, des centaines de gens atteignibles et il fallait que je tombe sur le seul péquenaud qui se trouvait dans la cale ! Prostituée unijambiste !"

    Vexé, Shombay répliqua sans réfléchir.

    "Je ne suis pas un péquenaud ! Vous êtes une prostituée ? Erg...Je vois pas ce que certains types du vaisseau aiment chez les prostituées...C'est du mauvais goût..."

    Il regarda 4V de la tête aux pieds et esquissa une grimace de dégoût. Il parla pour lui-même.

    "Du mauvais goût..."

    Il était blessé dans son amour propre car l'étranger se permettait de le rabaisser à chacune de ses phrases. Il tapa des pieds sur les sol.

    "Bien sûr que je suis un vrai interlocuteur, et je vais sur le pont quand je veux ! Péquenaud toi-même ! Si t'es un vieux du vaisseau, alors comment ça se fait que je t'y ai jamais vu ?! Menteur ! Et c'est qui ta vieille connaissance ?! Et je ne suis pas prisonnier d'abord, je fouillais juste dans les caisses pour voir si je pouvais trouver des trucs intéressants...Et pourquoi tu aurais plus de pognon ?"

    Voilà que maintenant, monsieur 4V désirait qu'il l'aide à s'échapper de la cale. Une occasion en or pour remporter quelque chose. Le chantage c'est mal, mais ça aide. Ça aide même beaucoup avec certains.

    "J'ai pas la clé pour sortir, mais je peux faire venir quelqu'un...Par contre, je le fais que si tu me donne quelque chose de bien."

    Ensuite, le voilà qu'il critique sa manière de charger son pistolet. Shombay savait parfaitement comment le recharger et tirer.

    "Bien sûr que si qu'elle est engagée, et le loquet est très bien là où il est. Je te montre."

    Il pointa le pistolet à côté de Vincent et appuya sur la gâchette. Un laser sortie du canon de l'arme et fit un petit trou dans le sol, le tout sans bruit

    "Tu vois, il marche très bien le pistolet..."

    Il recharge le pistolet d'un petit coup de main, comme s'il l'avait fait toute sa vie.

    "Je m'entraine en cachette. En plus j'ai un silencieux avec. Alors je peux très bien te faire peur si je veux, mais je veux pas. Tiens toi tranquille, je cale mon communicateur sur la fréquence du hangar...Il devrait bien y avoir du monde. Bouges pas ou je te tire dessus."

    Il tourna un bouton, faisant changer un nombre sur l'écran. La tête de Shombay était éclairée par la lueur de l'appareil, faisant ressortir son teint pâle et ses grands yeux noirs. Au bout d'un moment il s'arrêta sur une fréquence.

    *Normalement c'est ça*

    "Poulet déplumé appelle le hangar, je suis enfermé dans la cale avec MÔsieur Wityender. J'ai un pistolet. Il a mit tout plein de caisse devant la porte. Terminé."

    Il se tourna vers Vincent avec un sourire malicieux.

    "Vous êtes coincé." dit-il en riant à moitié.

    Peu de secondes plus tard son communicateur reçu un message.

    "Quelqu'un du hangar qui en a marre de tes plaisanteries appelle la cale où tu es enfermé. Reste-y, ça nous fera des vacances. On se reverra à table. Terminé."

    Shombay se mit à rougir.

    "Pfffu, c'est encore l'autre qui me donne toujours des saletés de tâches...Rien que pour l'embêter je vais te laisser sortir, ça lui apprendra. Tu veux que je te fasses quelque chose à manger ? C'est pas super loin les cuisines..."

    Il se dirigea vers les caisses qu'il poussa et alla vers un coin encore plus sombre de la pièce. Là, il ouvrit un boîtier où il appuya sur un bouton rond et vert. Sur le petit écran intégré apparu 'ouverture'. La porte de la cale s'ouvrit dans un "Pschhhit" sonore. Shombay sortit. Il n'y avait personne aux alentours.

    "Pourquoi tu voulais aller sur le pont au fait ?"

    Il attendit sur une caisse qui se trouvait non loin de là. Son pistolet avait disparu, il l'avait caché dans son pantalon tandis que son communicateur pendouillait.
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    Message par Invité le Mer 6 Mai 2009 - 17:45

    La réponse de Shombay aux envolées de Vincent Vernon lui arracha un air, du genre, bon, pas exactement innocent, mais presque, regard au plafond, un peu de côté, alors qu'il dit:

    "Mh ? Une prostituée dis-tu ? Non, je ne vois pas de quoi tu veux parler, je n'en suis pas un tout de même, ou de façon purement symbolique, mais même là... Non, ne n'en parle qu'en leur évoquant un handicap, en guise de juron. Et je ne suis ni borgne, ni manchot, ni unijambiste"

    En léger déni de ses propres paroles, certes, mais bon, il fallait ce qu'il fallait... Par contre, le ton devint plus dur lorsque Shombay laissa entendre qu'il mentait sur sa présence ici. Certes, il mentait beaucoup, souvent, et pour un peu n'importe quoi, mais détestait qu'on mette en doute le peu de vérités qui sortaient de sa bouche !

    "Bon, gamin, t'as quoi, un tiers, un quart de mon âge ? Tu crois que tu vas passer toute ta vie à bord ? Mauvaise nouvelle, la sédentarité, c'est le lot des ploucs ça. Les gens libres, cheveux aux vents, ils bougent tout le temps ! Et ne va pas me dire que t'es chauve ! C'est pas les cheveux de dehors qui comptent -enfin, si, un peu quand même mais bon- c'est les cheveux de l'esprit qui comptent ! Et c'est pareil pour le vent à bord d'un espace contrôlé et confiné tel qu'Adonis."

    Petit moment, marquer la pose, debout, droit, mouvement de tête rapide, rattrapage des cheveux dans les yeux d'un petit dégagement de la main, regard vers un horizon imaginaire, on maintiens, un... Deux... Bien.

    "Donc j'y étais, puis j'ai changé de vaisseau, et suis revenu ici voilà tout. Et tu vois, c'est pour ça que j'ai plus d'argent que toi. Parce que je sais sauter sur les occasions, tel le prédateur voyant sa proie pour la saigner violemment... Sauf que je fais ça avec beaucoup plus de classe... Je t'en apprendrais bien plus, mais ça outrepasserais mes prérogatives de simple passager... Evidemment, s'il s'avérait que j'étais engagé ici, je pourrais faire de toi un grand pirate, un vrai, un dur !"

    Ajour d'un intérêt personnel du gamin pour l'assister, conservation du calme lors du tir... Un trou dans le sol plutôt qu'un roussissement ? Ils laissent passer n'importe quelles armes à bord de nos jours...

    Ensuite, observation de la discussion, vexation de Shombay, dissimulation du petit ricanement, tout en douceur. Constatation du pschiiii... Ah ?

    "Tiens, ils ont enfin installé une ouverture de l'intérieur ? Amusant."

    Amusant comme l'enterrement d'un petit garçon tout mignon fauché par les atrocités les plus horribles à tel point que ses parents se sont suicidés et que son petit chiot tout tremblotant le rejoint dans la tombe sous les yeux seuls du travailleur sous payé du cimetière car il est seul au monde et en plus il fait moche et le cercueil était super cher.

    "Et donc, je comptais aller sur le pont histoire de me faire engager à bord pardi. J'suis sûr que le lieutenant com' c'est un naze tiens. C'est mon instinct qui le dit... Mais t'as raison gamin, d'abord, je mangerait bien un morceau. Ne serait-ce que pour voir si la cuisine s'est améliorée depuis le temps tiens."

    Ce fut donc, décontracté, cool, frais et mains dans les poches qu'il se mit à marcher vers les cuisines, précédant Shombay plutôt que le suivant. Après tout, il connaissait le chemin.

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