Deux boscos, un chien et un barman à moustaches [PV Noé]

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    Jan Sanada / Ethan Geetaï
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    Deux boscos, un chien et un barman à moustaches [PV Noé]

    Message par Jan Sanada / Ethan Geetaï le Lun 9 Mar 2009 - 17:17

    [Note: ce sujet se déroule peu après la bataille de Troie impliquant Pandore, donc bien avant le scénario. Lecteurs de ce post, vous vous retrouvez donc dans le passé. Faites attention à ne pas piétiner de papillon et à ne pas perturber le continuum-espace temps, et tout ira bien. X) ]

    __________________________________________



    Tanner Garode termina d’essuyer le verre qu’il tenait entre ses mains, le rangea derrière le bar et reposa le torchon à sa place. Il existait des moyens beaucoup plus modernes de sécher un simple verre ; même les établissements les plus modestes disposaient d’une de ces petites machines où il suffisait de laisser le verre une ou deux secondes à l’intérieur pour éliminer la moindre trace d’humidité. Mais le grand roux dégingandé qui assurait le service derrière le comptoir préférait le contact direct avec le verre et le torchon. Cela lui donnait la véritable impression de travailler, d’y être pour quelque chose. Et puis il aimait à penser que tout barman qui se respecte prenne le temps d’essuyer soi-même un verre à l’ancienne, de préférence en jetant un regard suspicieux aux nouvelles têtes. Mais si les torchons étaient importants pour Tanner, la suspicion l’était beaucoup moins. Il était même difficile de faire moins suspicieux que Tanner Garode. L’homme avait toujours un sourire à disposition derrière sa fine moustache, aussi flamboyante que sa chevelure, et il incarnait la joie de vivre tranquille de ceux qui savaient parfaitement ce qu’ils attendaient de la vie et qui s’en contentaient. A quarante ans passés, Tanner n’était peut-être qu’un modeste propriétaire d’un petit bar à l’échelle de l’univers, mais il n’accordait guère d’importance à ce que l’univers pouvait penser de lui. Il était très bien où il était, à servir des verres dans sa gargote sur Troie, à Dédale. Tant que les livreurs apportaient à temps ses provisions en boissons et cacahuètes grillées, l’univers pouvait très bien attendre ; il avait certainement d’autres choses à faire, et Tanner aussi. En fait, le seul moyen qui aurait forcé Tanner à s’intéresser à l’univers aurait été que ce dernier pousse un jour les portes du bar et commande un double-whisky et une poignée de cacahuètes.

    Pour l’un des seuls clients qui se trouvait présent en plein-après midi de semaine, l’univers non plus n’avait pas une grande importance. Jan Sanada était pleinement conscient que les forces cosmiques devaient certainement avoir un rôle pour lui, mais il n’était nullement pressé de le jouer. Il avait d’autres choses en tête. Comme se préparer au nouveau rôle qu’il allait devoir jouer. Lorsque la vivenef de contrebande Pandore avait combattu dans l’espace troyen, Jan s’y trouvait déjà à bord en tant qu’Ethan Geetaï. Et si cette manœuvre des forces légales du Cercle avaient bien failli vaporiser sa couverture en même temps que son existence, elle lui avait aussi offert une formidable possibilité d’avancement au sein de l’équipage des contrebandiers les plus insaisissables –ou presque- du Cercle. Le bosco n’avait pas survécu, et Jan avait su joué de son charme et faire valoir ses capacités pour obtenir le poste du défunt. Et dès que les réparations dont Pandore avait besoin seraient terminées, il prendrait officiellement ses nouvelles fonctions. Il aimait bien son prédécesseur, pour un contrebandier, mais ce n’était pas ce qui lui posait réellement problème. Non, ce qui lui posait réellement problème, c’est qu’après si peu de temps infiltré parmi l’équipage de Pandore, il commençait à apprécier celui-ci dans sa totalité. Ce qui n’était compatible ni avec les missions d’infiltration qu’il dirigeait en tant que commodore dans la flotte du Cercle, ni avec les aspirations qu’il s’était fixée lorsque la femme qu’il aimait par-dessus était morte.

    Jan Sanada, alias Ethan Geetaï, se sentait donc un peu perdu, fait plutôt inhabituel pour l’homme confiant et léger qu’il donnait toujours l’impression d’être. Il passa une main dans ses cheveux, coupés plus courts et décolorés à l’extrême pour le bien de sa fausse identité, et contempla le fond de son verre de gin, qu’il avait presque terminé. Un profond soupir lui fit tourner la tête, et il baissa le regard pour contempler celui de son plus fidèle compagnon, qui l’accompagnait pratiquement partout, et ce même en mission.

    « Tu as raison Maruk, la vie est dure… »

    Jan sourit et gratta la tête du gros chien à l’allure de labrador qui s’était hissé sur l’un des larges tabourets du bar, aux côtés de son maître. Tanner Garode avait tout d’abord voulu protester, par principe, mais il n’avait jamais songé à mettre une indication qui interdisait les animaux dans son bar, et il avait le cœur trop gros pour foudroyer une bête comme Maruk du regard. Et puis il aimait bien le chien et son maître. Ils étaient devenus des clients réguliers ces derniers jours, et si Geetaï et Garode n’avaient échangé que des banalités, ils avaient fini par bien s’entendre. Quant à Maruk, il aimait beaucoup Ganner parce que le grand roux avait rapidement cédé à ses mimiques insistantes et lui gardait toujours une belle poignée de cacahuètes grillées. Maruk aimait les cacahuètes grillées, Tanner Garode lui donnait des cacahuètes grillées, donc Maruk aimait Tanner Garode et lui vouait depuis lors un amour presque aussi indéfectible que celui qu’il portait à son maître. Le chien leva la tête en voyant Tanner bouger derrière le bar, mais comme celui-ci ne fit pas mine de vouloir lui distribuer des arachides pour l’instant, il laissa retomber sa truffe sur le comptoir, s’abandonnant aux gratouilles songeuses de Sanada.

    Les doigts perdus dans le pelage de Maruk , Sanada se demandait pour sa part s’il allait redemander un verre au barman. Non pas qu’il ait peur de finir ivre en plein après-midi –d’autant plus qu’il tenait l’alcool à merveille- mais parce qu’il avait simplement envie de se poser une question qui n’impliquait pas une réflexion profonde sur ce à quoi il avait voué sa vie ces dernières années. Le nouveau bosco de Pandore avait besoin de se changer les idées et, le temps de quelques secondes, souhaita se retrouver n’importe où ailleurs. Sur le pont du Sélène, avec son équipage, ses amis, ou au bord de l’océan sur Tenkaï, sa planète natale…

    « Mais ce qu’on veut est rarement ce que l’on doit faire, hein mon gros ? » soupira-t-il plus pour lui-même que pour Maruk, sans se rendre compte qu’un nouveau cliente venait de se glisser vers le comptoir…
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    Re: Deux boscos, un chien et un barman à moustaches [PV Noé]

    Message par Noémie Herbogast le Sam 14 Mar 2009 - 16:45

    [On dirait bien que... Ça y est -^^- Mârchiiiiii Ethan ]

    En réalité, Troie n'était pas une planète si terrible, quand on était de passage. Certes, la chaleur était étouffante, le soleil tapait toujours et le climat aride vous asséchait, que vous soyez en plein cagnard ou à l'ombre. Mais certaines personnes, plus folles que d'autres peut être, ne se préoccupaient pas de cet aspect de voir les choses. Eux, ils s'en moquaient de la chaleur, du cagnard, de l'absence de brises fraîches. Des fous qui oubliaient l'air étouffant de l'endroit.

    Tenez, prenez cette demoiselle, là, elle devait être de ces personnes. Assise sur un banc public improvisé et taillé dans un rocher couleur sable, poli et lissé. Assise depuis un bon moment. Du moins, un bon moment à l'échelle de Troie, pour un individu non originaire de cette planète et donc, pas habitué à son climat. Mais la demoiselle restait assise sur son banc, face au soleil, le vent chaud soulevant sa queue de cheval blonde et faisant virevolter tous les petits cheveux qui ne tenaient pas avec les autres. Les yeux presque fermés à cause de la lumière, elle regardait droit devant elle, observant les passants qui défilaient à quelques mètres de là. Ni la chaleur due à la température, ni la chaleur du soleil qui se reflétait sur elle ne semblaient la perturber. Des fous, on vous disait.

    La demoiselle resta encore quelques instants assise sur son petit banc et remit la lanière de son sac sur son épaule, avant de se lever. Comme si, d'un coup, elle en avait eu assez du soleil et de la chaleur, d'être assise là, toute seule, comme si elle avait eu son cota de lumière. Oui, c'était ça, Noémie s'était assez ressourcée en lumière solaire pour les prochains mois à venir, maintenant, il fallait aller ailleurs avant de cuire. Car Noé avait cette formidable faculté de toujours sentir quand son épiderme protestait contre des UV trop puissants, et ainsi, elle savait à quel moment son corps était en alerte rouge. Pratique.

    Elle déambula dans les rues pendants quelques minutes, à la recherche d'un endroit où elle pourrait se réhydrater. Les cafés, bistrots, bars et gargotes, ce n'étaient pas ce qui manquait, mais Noé n'était pas dans la partie de la ville la plus fréquentée et la plus touristique. C'est donc tout naturellement qu'elle porta son choix sur le premier établissement qui s'offrit à elle. Rien qui semblait trop luxueux ni trop guindé, et c'était tant mieux. Les typique et le rustique, c'était toujours plus champêtre.
    Noémie entra et observa les lieux quelques instants. L'absence de foule ne la dérangea pas outre mesure, et elle se dirigea vers le bar avant de grimper sur le tabouret avec agilité et décontraction, le sourire aux lèvres. Oui. Le bosco d'Adonis souriait, même dans un endroit inconnu, même face à des gens inconnus, à un animal inconnus, même sans savoir si le barman qu'elle avait en face d'elle était un homme bien, un tueur en série, un fana de mots croisés ou tout simplement un bon barman, même si elle ignorait littéralement quelle était la nature de ce petit bistrot, choisi au hasard. Et si elle était tombée sur le repère des contrebandiers le plus dangereux de Troie ? Et si cet établissement, sous ses airs bonhomme, abritait la plus grande famille de gangsters ? Et si elle venait d'atterrir au beau milieu d'une rixe, et si elle jouait sa vie ? Bah, ça n'empêcherait pas de sourire.
    Noémie souriait et elle sourirait toujours. Pour elle, pour les autres, pour le client au bar, pour le chien couleur sable, pour le barman et ses verres, pour tout le monde.

    « Bonjour ! » lança t-elle au barman.

    La demoiselle réfléchit une petite seconde à ce qu'elle allait commander. On lui avait toujours dit qu'il fallait boire du chaud lorsque les températures étaient trop élevées, mais il fallait bien avouer que demander un thé bouillant était trop peu réjouissant pour passer du stade de simple idée à acte. Pas de chaud. Non, ôtez vous cette idée de la tête, Noé n'allait pas non plus commander de l'alcool. De l'alcool par cette chaleur, ça ne pouvait que vous assommer. Autre chose, donc...

    « Un chocolat blanc frappé, s'il vous plait ! » demanda t-elle avec un sourire en posant quelques crédits sur la table.

    Voilà, ça c'était la commande parfaite. Rien de plus glacé qu'un chocolat frappé, rien de plus doux qu'un chocolat blanc.
    Puis, avec une aisance naturelle, une habitude logique, Noémie tourna la tête vers le client à côté d'elle et lui adressa un petit sourire avant de regarder le gros chien qui la séparait dudit client. Noé avait avec les animaux le même feeling qu'avec les gens, autant dire qu'elle n'avait pas vraiment peur que le brave chien lui saute férocement dessus. Et puis les animaux, c'était gentil. Et ce chien avait l'air très sympathique, selon Noé. Il était d'ailleurs dans une position pour le moins cocasse, assis sur son tabouret réservé aux humanoïdes, la tête reposée sur le comptoir.

    « Il attend pour se commander à boire ? » plaisanta Noémie à l'intention du maître de l'animal, avec un sourire sincère.
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    Re: Deux boscos, un chien et un barman à moustaches [PV Noé]

    Message par Jan Sanada / Ethan Geetaï le Mer 18 Mar 2009 - 2:27

    Tanner Garode n’avait encore jamais eu le plaisir de voir la jeune femme qui venait de pénétrer dans son humble bar. Et s’il y avait bien une chose pour laquelle Tanner était prêt à remercier l’univers, c’était que ce dernier lui fasse croiser la route de jolies filles. Non pas que le barman soit un don juan, il aurait finalement bien pu user de cette image pour les fleurs. Non, Tanner appréciait tout simplement que la vie puisse offrir tant de belles manifestations. Garode était de ceux qui voient toujours la vie des bons côtés, et une ravissante cliente qui venait boire un verre dans son établissement était pour lui une nouvelle preuve que la vie, au fond, n’était pas si mal.

    Il répondit au joyeux bonjour de la demoiselle d’un large sourire sous sa moustache, et hocha la tête à sa commande. Ce n’était pas surprenant qu’elle désire quelque chose de frais, comme un frappé. Sur Troie, les gens qui commandaient un thé bouillant en plein après-midi étaient plutôt rares, même si Tanner avait vu de tout. C’était là l’une des particularités du métier de barman : qu’on pratique le métier depuis toujours ou seulement quelques années, on finissait rapidement par croiser la route de personnes toutes plus singulières les unes que les autres. Et puis, dans cet univers ci comme dans un autre, tout le monde avait besoin d’un verre à un moment ou à un autre. En une série de gestes experts, Tanner s’employa à réaliser la nouvelle commande de main de maître. La glace, le chocolat blanc, le lait, tout s’harmonisa sous les doigts de fée du barman pour former le plus onctueux des frappés, qu’il tendit à la femme avec le sourire satisfait de celui qui connaissait son job et qui le faisait bien :

    « Et un frappé au chocolat blanc ! Rien de plus glacé, rien de plus doux ! »

    Alors que le barman retournait à ses occupations derrière son comptoir, Ethan prit un court instant pour dévisager poliment la nouvelle venue. Il la trouva plutôt jolie, mais si le commodore en planque pouvait encore discerner la beauté chez les femmes, elle avait depuis longtemps cessé de le toucher. En fait, ce qui attira réellement son attention chez Noémie Herbogast, ce fut son sourire, et tout ce qu’il dégageait. Ce n’était pas l’un de ses sourires de compétition que des gens mettaient des années à mettre au point pour l’asséner à la face du monde. C’était un sourire aussi vrai que la brise qui soufflait doucement, aussi vrai que les arbres verts poussaient vers le ciel. L’essence platonicienne du sourire même. Et Jan Sanada s’y connaissait en sourires. Mais ce qui avait toujours été chez lui une seconde nature s’était progressivement transformé en seconde peau après la perte de celle qui habitait son cœur, et il s’en servait depuis comme un rempart qu’il dressait entre lui et autrui. Un sourire sur un visage éludait beaucoup de questions et évitait qu’on s’intéresse trop à son propriétaire. Personne ne se souciait jamais de ce qui rendait quelqu’un heureux. Mais le sourire de Noémie n’était pas un sourire de façade, et Ethan ne put s’empêcher d’y répondre avec sincérité lorsqu’elle s’adressa à lui par le biais d’une remarque sur Maruk.

    Un Maruk qui avait dressé les oreilles au son de la voix de Noémie et tourné sa grosse tête pataude vers elle aussitôt, dans un débordant espoir de caresses et, qui sait, de cacahuètes. Comme tous les chiens, il savait juger les humains au premier coup de truffe, et il avait décidé que Noémie appartenait à la catégorie des bipèdes les plus sympathiques. Ce qui valut à la jeune fille un museau de chien qui vint se glisser impérieusement sous sa main, quémandant la caresse de rigueur.

    « Maruk, un peu plus de bienséance, voyons ! Ce n’est pas comme ça que l’on se comporte envers une femme que l’on vient de rencontrer ! Je comprends que tu ais si peu de succès avec les chiennes du voisinage ! »

    Ethan bondit avec grâce de son tabouret et vint se camper face à Maruk, dont il saisit la patte pour la mettre dans la main de Noémie :

    « Voilà, mon gros, qui convient mieux ! » Puis, avec tout le faux sérieux du monde, Ethan se tourna vers Noémie, disant gravement : «Ne lui faites pas croire trop vite que vous l’aimez bien, où il ne vous lâchera pas d’un coussinet ! Et puisque Maruk s’est présenté, il serait de bon ton que son maître le fasse à son tour : Ethan. »

    Jan se désigna d’un geste nonchalant de la main, et ses yeux se posèrent sur le grand verre de Noémie :

    « Un frappé bien frais ? Voilà qui fait de vous une femme de goût ! Cela dit, peu de gens commandent un bouillon de légumes quand ils sont de passage sur Troie. Vous n’êtes pas d’ici, vous non plus, n’est-ce pas ? »

    Le demi-shitennô sourit à nouveau à Noémie, tandis que Maruk les observait tous les deux, se demandant si oui ou non, l’un de ces deux-pattes allait retrouver le sens des priorités et lui donner une poignée de cacahuètes…

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