Federico Portanares et Ambre Vallini

    Federico Portanares
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

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    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
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    Message par Federico Portanares le Jeu 3 Jan 2008 - 18:30

    Avant toute chose, je tiens à préciser que le concept de la fiche de présentation commune est un prototype qui a été mis en place uniquement après accord avec Lana Lane ^^ A ne pas reproduire sans son consentement !
    Précision utile à la lecture : la partie de Federico est écrite normalement, et celle d'Ambre est écrite en gras.
    Le profil d'Ambre est disponible en cliquant ici.



    Federico Portanares, Commandant de Balor, et Ambre Vallini, Général des Forces Spatiales.




    Les pas résonnaient dans le couloir vide. Clac ! Clac ! Clac ! Le Commandant Portanares traversait les couloirs de l’étage, ou plutôt, il volait d’un bout à l’autre du niveau -1, marchant tellement vite qu’on n’entendait ses pas que quelques secondes après son passage. Il passa porte après porte, faisant à peine attention aux incessants “ZWIIIIZZ, ZWIIIIZZ !” qui le précédaient. Il prit un élévateur qui était aussi vide que le couloir qu’il venait de parcourir, et appuya sur le bouton “+1”. Il monta jusqu’au niveau 0, où se trouvaient les hangars, mais personne ne semblait y être. En tous cas, personne n’interrompit le trajet de l’ascenseur. Une fois arrivé au premier niveau, c’est-à-dire au niveau des appartements de l’équipage et de l’Etat-Major, il se mit à traverser de nouveau le long couloir, mais, cette fois-ci, sans faire claquer ses talons sur le sol. Il marchait tout aussi rapidement que quelques minutes auparavant, mais de façon bien plus silencieuse.
    Telle une ombre, il se glissa jusqu’à un embranchement, où il s’arrêta. Il retint sa respiration, observa les alentours. Il était aussi alerte qu’un aigle prêt à fondre sur sa proie. Tout à coup, il fonça sans un bruit vers le fond du couloir de gauche. Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé devant une porte blindée, qui portait une sobre plaque dorée, sur laquelle étaient gravés les mots :
    “Général des Forces Spatiales Vallini, Ambre”
    Toujours alerte, il frappa très doucement à la porte. Il attendit quatre secondes, très précisément, puis frappa deux fois. Il attendit deux secondes, puis tapa une fois. Il entendit du mouvement derrière la porte. Un peu nerveux, bien que cela ne se voie pas le moins du monde, il passa la main dans ses cheveux blancs comme la neige. La porte s’ouvrit.
    Une fine main d’un blanc éthéré apparut alors dans l’entrebâillement, luisant dans la pâle lueur qui s’échappait des appartements du Général Vallini. Les ongles délicats se refermèrent sur la veste du Commandant, la main agrippant fermement le vêtement, et les longs doigts tirèrent presque brutalement Federico Portanares à l’intérieur avant de refermer silencieusement la porte derrière lui, replongeant le couloir du premier niveau dans l’obscurité et le calme de la nuit.
    A peine son visiteur était-il entré que le Général des Forces Spatiales le poussa en direction d’un confortable bureau au design aérien. Sans dire un mot, mais d’un geste autoritaire, elle lui indiqua l’un des fauteuils qui meublaient la pièce et, pressant un bouton qui ornait le mur à sa droite, ouvrit silencieusement ce qui semblait être un bar d’où elle sortit deux verres remplis d’un liquide cuivré. Elle en tendit un au Commandant et, alors que celui-ci s’apprêtait à dire quelque chose, elle lui fit signe de n’en rien faire, se penchant sur lui avec grâce et souplesse pour déposer sur ses lèvres son index droit. Puis elle se redressa, posa son verre et se dirigea d’une démarche rapide vers la porte, à laquelle elle colla son oreille un instant, vérifiant qu’ils étaient bien les seuls êtres éveillés cette nuit. Visiblement soulagée, le Général Vallini adressa alors à son collègue un petit clin d’oeil taquin, reprenant son verre dans lequel elle trempa ses lèvres.

    Le Commandant lui sourit en retour, d’un sourire tendre qui changea son visage du tout au tout. Lui qui avait l’air si austère toute la journée… Qui aurait cru que sous cette peau basanée par tous les soleils du Cercle, sous ces traits tirés par la fatigue d’une très longue journée de travail, derrière ces yeux noisette d’où ne transparaissait aucune émotion, se cachait un être capable de sourire aussi tendrement ? Il se détendit dans le fauteuil, et avala une petite gorgée de whisky, qui était délicieux, selon lui. Puis, toujours le verre à la main, il s’appuya sur son accoudoir, le regard toujours fixé sur le Général Vallini. Les secondes s’égrénèrent. Le silence qui régnait dans la cabine était loin d’être pesant ou embarrassé. Chacun observait l’autre, comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis des décennies.
    Puis le Commandant cligna des yeux trois ou quatre fois, inspira, comme pour se détendre, et rompit le silence.
    “- Balor était en de très mauvaises dispositions, aujourd’hui. Il était tellement énervé que c’est tout juste s’il ne m’a pas enfermé dans ma cabine, tout à l’heure. J’ai essayé de lui parler, mais je n’ai pas eu assez de temps pour le radoucir. Je crois qu’il a reçu un message important, mais impossible d’en savoir plus. Est-ce que tu as entendu parler de quelque chose ?
    - Tu connais le passé de Balor. Tu sais à quel point sa position actuelle lui pèse. Il est normal qu’il y ait des jours où son moral soit exécrable, et je ne crois pas qu’il y ait de réelles raisons de s’inquiéter outre-mesure.Le Général Vallini s’interrompit, semblant hésiter puis, son regard croisant celui du Commandant, elle poursuivit. Cependant, de nombreuses rumeurs courent les couloirs, ces temps-ci. Beaucoup disent qu’il s’est passé quelque chose de suffisamment important pour ébranler toutes les Vivenefs, et que ceci aurait probablement un quelconque rapport avec The Final Experiment. Mais tu sais comme moi que The Final Experiment n’est plus d’aucune utilité au Cercle à l’heure actuelle, et je vois mal comment la situation aurait pu s’inverser en si peu de temps.Le Général sourit, comme pour appuyer ses paroles rassurantes. Elle semblait incapable de détacher son regard de celui du Commandant, une expression indéfinissable sur le visage, mélange de passion dévorante et d’affection tendre et délicate. Le Commandant Portanares soupira en guise d’approbation. Il reposa son verre sur le magnifique bureau, et détacha enfin les yeux du Général. Il posa le coude sur l’accoudoir du fauteuil et appuya la tête contre sa main. Il semblait réfléchir intensément. Machinalement, il carressa du bout du majeur la balafre sur son nez, qui s’étendait jusque sur les pommettes, de part et d’autre. Les bords de la balafre étaient boursouflés, comme lorsqu’une cicatrice se forme après une blessure qui n’est pas soignée tout de suite. La simple vue de ce renflement de peau suffisait à mettre mal à l’aise les nouveaux arrivants dans l’équipage de la base, mais, bien vite, ils apprenaient à craindre et à respecter le Commandant pour d’autres raisons bien moins futiles.
    Tout à coup, il se redressa, et plongea la main dans l’une des poches de sa veste vert foncé. Il en sortit une petite boîte qui ne payait pas de mine, et la posa sur le bureau.
    “- J’oubliais, dit-il, c’est pour toi. Affaire urgente.
    Le Général Vallini lui jeta un regard interrogatif. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Elle songea tout de suite à la mission en cours. C’était néanmoins étonnant de la part du Commandant de ne lui en parler que maintenant, alors qu’il aurait très bien pu le faire quelques heures plus tôt, lorsqu’ils étaient encore en service. Pourquoi donc avait-il attendu qu’ils soient seuls pour la lui donner ? Peut-être s’agissait-il de quelque chose de particulièrement secret, dont personne à part elle et lui ne devait être au courant. Peut-être avait-il découvert quelque chose, quelque chose de puissant, de dangereux, qui pourrait faire basculer leur mission et par la même occasion leur destin et leur vie ! Ambre frissonna : c’était terriblement excitant ! Fébrile, elle posa son verre à moitié vide à côté de la minuscule boîte et s’en saisit délicatement. Avec une lenteur calculée, elle l’ouvrit, savourant l’attente.
    “- Oh ! le Général étouffa un cri. L’étonnement se lisait sur son visage aux traits fins, ses joues rosies par l’émotion. Car quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, non pas une arme secrète ou un indice quelconque concernant leur mission à bord de Balor, mais un superbe pendentif aux motifs fragiles et subtils, aux détails ciselés, au milieu duquel luisait l’éclat bleuté d’une pierre précieuse, pendant au bout d’une fine chaîne d’argent ! Son sourire s’étira et, se rapprochant d’une démarche souple du Commandant Portanares, elle murmura, la chaîne entre ses doigts :
    “- Tu n’as pas oublié…

    - Comment pourrais-je oublier… Il se leva, prit la chaîne des mains d’Ambre, passa derrière elle, et la lui accrocha autour du cou. Il posa la main sur l’épaule de la jeune femme, puis revint en face d’elle. … Le jour où la femme de ma vie a posé les yeux sur moi, et a vu plus que le Commandant Portanares…Il lui caressa la joue en souriant. Il approcha son visage tout près de celui de la jeune femme, et murmura : Joyeux anniversaire, mon amour… Puis il déposa avec délicatesse ses lèvres sur celles d’Ambre. Subitement, pour le couple, tout le monde environnant avait disparu. Ils étaient comme seuls au monde, plongés dans une bulle d’amour. Ambre, délicieusement enivrée par ce doux contact, passa ses bras autour des épaules de l’homme qui faisait vibrer ses sens. Elle savourait ce tendre baiser, ses ongles jouant avec bonheur dans la chevelure blanche du Commandant. Puis, presque à contre coeur, la jeune femme soupira, se détacha de son compagnon pour aller s’accroupir à l’autre bout de la pièce, et en revenir, un écrin pourpre entre les mains. Ses lèvres s’étirant en un petit sourire coquin, le Général Vallini glissa sa main droite sous la veste du Commandant Portanares, la gauche cherchant à tâtons les doigts de Federico dans lesquels elle déposa son présent. D’une douce pression du bout des doigts, elle le contraint à se baisser, murmurant à son oreille un joyeux anniversaire.
    Il s’assit sur le sofa raffiné qui se trouvait juste derrière eux, et ouvrit l’écrin, souriant toujours tendrement à Ambre. Dans l’écrin se trouvait une montre en platine de toute beauté. Le bracelet, contrairement à la plupart des bracelets articulés, était très fin, et le cadran, sur chaque point où auraient dû se trouver les heures, était incrusté d’aigue-marines de Tenkaï, reconnaissables à leur couleur si profonde et légèrement nacrée. Touché par l’attention de son aimée, il leva les yeux vers elle, et murmura :
    Merci. Il attacha la montre à son poignet, puis soupira, toujours en souriant. Il lui prit la main, et la fit s’asseoir près de lui. Il approcha son visage du cou de la jeune femme, et y déposa un baiser. Puis il la regarda dans les yeux.
    “- Je me souviens de notre rencontre comme si c’était hier… Et pourtant, c’était l’année dernière, déjà…
    Sans ciller, Ambre approcha sa main du visage du Commandant et caressa du bout des doigts les bords boursouflés de la cicatrice qui le défigurait. Elle aussi s’en souvenait parfaitement. Elle venait de quitter le poste de Commandant qu’elle occupait sur Nimue, nommée Général avant même son arrivée sur Balor. Un certain nombre de rumeurs s’étaient mises à circuler à bord de la Vivenef sédentaire : comment une femme aussi jeune, et qui jusque là avait si peu fait parler d’elle, était parvenue à ce haut grade en laps de temps si court ? Comment expliquer qu’elle eut été nommée Général sur un vaisseau qu’elle n’avait pour ainsi dire jamais vu ? Beaucoup de gens avaient alors mis en doute ses capacités, et certains membres de l’équipage avaient même fait courir le bruit qu’elle ne devait sa place qu’à son beau minois, son sourire et ses manières.
    *En un sens, ils n’avaient pas forcément tort*, songea la jeune femme, souriant à cette pensée. En effet, elle n’avait jamais nié s’être servi de son charme et ses atouts “naturels” pour se faire une place dans l’environnement hostile qu’était le haut commandement militaire. Et pour cause !


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    Message par Federico Portanares le Jeu 3 Jan 2008 - 18:31

    Ambre était née sur Avalon, seconde colonie humaine du Cercle, comme en témoignait la pâleur presque macabre de sa peau. Fille quelconque de parents quelconques, son premier désir fut d’échapper à la monotonie du travail de vendeuse qui l’attendait après la reprise de la boutique de son père, et à l’avenir médiocre que ce métier induisait. C’est pourquoi, sa majorité atteinte, la jeune femme avait pris les devants, fait face à ceux qui lui avaient donné la vie, et quitté Avalon pour partir s’installer sur Babylone, reconnue pour sa célèbre et prestigieuse Académie Spatiale de combat. Décidée à devenir pilote, Ambre avait passé deux ans à étudier les rudiments de ce métier exigeant et difficile, et à lorgner de loin les avions profilés qui atterrissaient et décollaient sans cesse depuis le Spatioport de la ville.
    Enfin, elle avait intégré l’Académie où, en plus de compléter son enseignement, elle avait fait la connaissance d’un certain nombre de personnes dont les décisions faisaient poids au sein du Cercle. Ambre n’était pas très grande, et sa frêle carrure pouvait laisser penser qu’elle était d’une constitution fragile, incapable de résister à la pression de la compétition acharnée qui régnait au sein de l’école. Pourtant, et malgré son sexe et sa condition qui ne la prédisposaient pas à réussir, elle avait su mettre en avant ses qualités féminines (aussi bien physiques que mentales) pour séduire et retenir l’attention de ceux qu’elle avait jugé intéressants. Et, quand elle y repensait aujourd’hui, les nombreux contacts et relations qu’elle avait tissés durant ses études était la cause essentielle de sa réussite. Car en l’espace des huit années qui avaient suivi sa sortie précoce de l’Académie (à peine un an après y être entrée) pour piloter au sein de l’équipage de la seconde des neufs Vivenefs que comptait le Cercle, la jeune femme s’était retrouvée à la tête du commandement de Nimue, Vivenef qui, bien qu’assez isolée du reste du Cercle, jouait un rôle essentiel dans la sécurité de ce dernier.
    La voir débarquer l’année suivante sur le pont de Balor, fraîchement nommée Général des Forces Spatiales par l’Etat-major dont les membres l’appréciaient plus que de raison n’avait donc rien eu de surprenant. Car, en plus de posséder un talent inné pour le pilotage, Ambre était douée d’une prestance et d’une éloquence rares pour une jeune femme de son milieu d’origine. Et elle devait avouer, après près de 10 ans passés à bord des Vivenefs, que c’était un atout plutôt utile, surtout quand on était une femme sans nom et sans argent…
    Il n’empêche que l’année passée, l’équipage de Balor doutait, comportement qui avait le don d’exaspérer la jeune femme. Ambre avait tenté, dans un premier temps, d’ignorer les rumeurs, les murmures, les regards, mais elle était si peu habituée à ce genre d’accueil que la situation avait dégénéré au point que le Commandant dut intervenir. Elle se rappellerait toujours son air furieux quand il avait forcé la porte de ses appartements, exigeant des explications quant à l’accident dont avait été victime un membre de l’équipage connu pour dire du mal de son Général quand celle-ci avait le dos tourné. Ils avaient crié, ils avaient hurlé ce jour-là. Et cependant, c’était tellement romantique en y repensant ! Cet homme fascinant, marqué au visage d’une balafre impressionnante et dont la beauté était littéralement exaltée par la rage qui l’animait en cet instant, dégageait bien plus qu’une aura de pouvoir et puissance. Et plus la dispute se prolongeait, plus l’attirance qu’éprouvait la jeune femme pour ce Commandant au tempérament de feu grandissait. Attirance et désir qui ne devaient pas prendre fin puisque, quelques mois plus tard, Ambre avait pris la décision de tout mettre en œuvre pour conquérir le cœur de cet être qui occupait toutes ses pensées. Et elle y était parvenue, cela ne faisait aucun doute… Pourtant, elle ignorait toujours ce qui avait poussé Federico à la considérer autrement que comme une petite arriviste venue rafler tout ce qu’elle pouvait sur son vaisseau.
    Tu es tellement séduisant quand tu t’énerves, murmura-t-elle, passant son pouce sur les lèvres de l’homme qu’elle aimait. Il lâcha un petit rire.
    Ne dis pas n’importe quoi… En plus, je n’étais pas énervé, juste inquiet pour mon sous-lieutenant… Enfermé pendant 72 heures dans une cabine désaffectée, je peux comprendre qu’il ait eu besoin de repos après ça…Il embrassa rapidement Ambre, puis la repoussa gentiment, se leva, et se dirigea vers un placard. Il l’ouvrit, et une petite table en sortit en se dépliant.
    Ma première pensée a été : “quelle culottée, celle-là !” A l’époque je ne t’avais vue qu’une fois, lors de ta première visite avec les deux autres Généraux. Et, honnêtement, je me fichais bien de qui tu pouvais être. Il fit une pause pour se concentrer sur les innombrables boutons de la machine à café d’Ambre, puis, une fois qu’elle fut mise en route, se retourna, et continua :
    Mais ce jour-là, tu m’as tenu tête ! Ca faisait douze ans que j’étais au commandement de Balor, et personne ne m’avait encore jamais traité de “vieux schnoque”… La machine émit un petit “bip”, ce qui tira Federico de ses pensées. Il retira de la machine la grosse tasse blanche qu’il y avait placée auparavant. Sans ajouter de sucre ni de lait, il but deux longues gorgées d’un café noir et brûlant. Il eut l’air subitement régénéré.
    Ne jamais sous-estimer une femme en colère. C’est l’une de mes règles. Cette dernière remarque fit sourire Ambre : Federico avait l’habitude de donner des leçons de morale à tout bout de champ, et si quelqu’un s’était amusé à faire la liste de toutes les règles qu’il énonçait chaque jour, il aurait pu en faire un Code pénal. Il but son café presque d’une traite, comme à son habitude. Tout le monde sur Balor savait qu’il était un “café-maniaque”, comme on l’appelait dans son dos, et pourtant très peu de gens savaient d’où venait son goût du café. Une fois la tasse vidée, le Commandant Portanares disparut pour laisser totalement place à Federico, qui envoya son veston à l’autre bout de la pièce en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
    Et ce que tu devrais savoir, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer le désir d’un homme amoureux… ajouta-t-il d’un air coquin, tout en déboutonnant sa chemise. Il s’avança vers elle et l’embrassa plus fougueusement qu’il ne l’avait fait jusque là. Ambre recula un peu vers le lit et l’y attira, sans pour autant rompre leur étreinte.
    Federico Portanares avait été un enfant gâté. Son père avait été élu plusieurs fois au poste de Gouverneur de Babylone, et sa mère, après une carrière fulgurante à la tête du quotidien le plus lu de la planète, avait enchaîné trois mandats comme maire de Babel, avant d’être élue “personnalité babylonienne du siècle” par le journal politique “The Babylon Times”. Le couple était assis sur une fortune conséquente, et n’avait pas lésiné sur les moyens pour élever leur fils unique. Ils avaient décidé de ne pas le mêler au commun des mortels avant qu’il soit adolescent, le petit Federico passa donc le plus clair de son enfance dans l’immense appartement de fonctions qui s’étendait sur tout le dernier étage de la première des Twin Towers, appartement que son père avait eu le droit de garder même après la fin de son dernier mandat. Il n’avait fréquenté presque que des adultes, des précepteurs de tous âges et de toutes sortes, des experts dans tous les domaines venus lui insuffler leur science, mais aussi de grands noms de la politique, du show-business ou encore des médias. Très tôt, Federico s’intéressa à l’armée. Il rêvait de voyages interstellaires, et ses vacances avec ses parents sur d’autres planètes que Babylone le fascinaient. Il rêvait de fouler la terre d’une région encore inexplorée, l’arme au poing, et de se battre avec les monstres vivant là. Bien sûr, cette vision de l’armée était complètement à l’opposé de ce que ses parents voulaient pour lui, mais ils l’autorisèrent tout de même à suivre des études militaires, à condition que ce soit dans la meilleure Académie Militaire du Cercle.
    Lorsqu’il eut douze ans, il fut envoyé à Harvard, un groupe scolaire qui accueillait des élèves de tous âges, mais uniquement l’élite, ou les enfants de grandes personnalités. Là-bas se côtoyaient des fils de riches commerçants peu intéressés par leurs études et des enfants de familles pauvres dont le potentiel pouvait être exploité, et qui faisaient de leur mieux pour percer, et ne pas retomber dans la misère d’où ils venaient. Federico était à mi-chemin entre ces deux extrêmes : il travaillait dur, mais assumait aussi pleinement le fait que la position de ses parents était pour beaucoup dans son admission.
    Alors qu’il avait la possibilité de continuer ses études à Harvard jusqu’à plus de trente ans, Federico décida de prendre son destin en main à l’âge de seize ans. Il demanda à ses parents de l’inscrire à l’Académie Spatiale de Combat, car il voulait devenir pilote. Ceux-ci refusèrent catégoriquement. Il revint à la charge chaque jour, inlassablement, jusqu’à ce qu’ils fassent un compromis : il entrerait à l’Académie, mais devrait se spécialiser, de façon à commencer déjà haut gradé, et non première classe. C’est donc l’année de ses seize ans, ce qui était incroyablement jeune, qu’il réalisa enfin son rêve : devenir militaire.
    Dès lors, il changea du tout au tout : lui qui avait été un élève assez dissipé et plus prompt à rigoler avec ses amis qu’à travailler des nuits entières, il devint le meilleur élément de sa promotion, ne reculant jamais devant une nuit blanche à apprendre des formules, réaliser des schémas ou lire des rapports. En moins de deux, il était devenu brillant. Ses parents continuaient à l’aider dans l’ombre : ils lui envoyaient régulièrement de grands noms de l’aérospatiale qui lui donnaient des conseils et des cours particuliers. En deux ans, il était l’élève le plus coté de toute l’école, mais aussi l’ennemi numéro un de tous les autres académiciens, qui connaissaient les agissements du couple Portanares derrière lui. Il fut promu Sergent-chef à l’âge de dix-huit ans, et déjà toutes les flottes militaires se battaient pour l’avoir à leur côté. Pourtant, il décida de continuer son parcours à l’Académie, et de se spécialiser. Il ne voulait plus être simple pilote, fut-il Sergent-chef ou même Colonel. Il commençait à être sensible aux railleries des autres Académiciens, et souhaitait faire ses preuves. Sa promotion avait d’ailleurs été très mal vue, comme la plupart des promotions ne suivant pas une action sur le terrain.
    Il se spécialisa donc en stratégie et en tactique. Il passa la plus belle année de sa vie, ne dormant jamais plus de trois ou quatre heures, toujours plongé dans des livres ou des plans. Il découvrit de grands penseurs que lui conseillaient les proches de ses parents, et rencontra aussi quelques personnes avec qui il tissa des liens amicaux, ce qui l’aida beaucoup à faire fi des rumeurs incessantes. Il entama même sa première véritable relation amoureuse avec Niorun Ynglingar, une belle Ase élevée sur Babylone, et qui était médecin militaire à l’Académie. Il vivait alors pleinement l’année de ses dix-huit ans, jusqu’à son apogée, quand, au début de l’été, il fut nommé Major, à peine deux semaines avant l’anniversaire de ses dix-neuf ans. Moins d’un mois plus tard, il était à la tête de l’expédition MK-ULTRA, chargée de remettre de l’ordre dans une région de Troie en proie à des attaques répétitives de hors-la-loi. Il s’était entouré des meilleures recrues de l’Académie, ainsi que de Niorun, qui s’était portée volontaire pour être le médecin de l’expédition.
    Federico savait que cette expédition marquerait un tournant dans sa vie, mais il ne s’était pas douté qu’elle tiendrait plus de la catastrophe que de la promenade de santé. Il n’aimait pas repenser à ces deux ans de cauchemar, et même si les nombreux médecins qu’il avait consultés lui avaient conseillé d’exorciser ses démons, il préférait les refouler et les enfouir au plus profond de sa mémoire. Pourtant, de temps à autres, il se réveillait en sursaut, trempé de sueurs, au beau milieu de la nuit, envahi par la panique, des images d’horreur défilant devant ses yeux.
    Il était rentré de cette mission meurtri, dans son corps comme dans son âme. Il lui avait fallu plus de dix mois pour se remettre totalement de ses blessures, dont il avait tout de même gardé des séquelles : cette cicatrice affreuse et ces cheveux qui continuaient de pousser noirs, comme avant, mais qui prenaient invariablement une couleur blanche après avoir poussé. Un jour, il avait essayé de se faire couper les cheveux juste au niveau de la démarcation entre le noir et le blanc. Mais moins de trois jours après, le bout des cheveux était redevenu blanc. Les médecins en avaient conclu que le cheveu avait changé de nature, de sorte qu’il se dépigmentait au contact de l’air. Ce n’était qu’une hypothèse, pourtant, car Federico était, jusque là, le seul homme à avoir survécu à une morsure de proteus magna. La seule raison de sa survie venait de la présence dans cette mission de Niorun.
    La lumière, aveuglante, fatigante, la sécheresse, la chaleur… Ces dunes interminables, et les regards désapprobateurs de ses coéquipiers… Federico les revoyait, tous, épuisés, las de toujours lui demander de demander des renforts. Et cette piste qui n’en finissait pas…


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    Message par Federico Portanares le Jeu 3 Jan 2008 - 18:31

    Et puis l’obscurité moite et inquiétante des souterrains… Il avait décidé de scinder l’équipe en deux, et avait regardé avec amertume partir le petit groupe. Le regard que lui avait lancé Niorun, à ce moment là, lui était resté gravé pour toujours dans la mémoire. Ensuite, il avait fallu marcher, marcher, et puis très vite, il était devenu évident que les souterrains n’étaient pas vides, mais peuplés d’une faune dangereuse et contre laquelle ils n’étaient pas préparés.
    Brooks s’était noyé, entraîné par un animal à tentacules au fond d’un des lacs souterrains, Petersson s’était vidé de son sang après s’être fait sectionner la jambe par un animal qu’ils n’avaient même pas pu apercevoir dans l’obscurité, Bender s’était fait éventrer, et avait continué à suivre Federico jusqu’à ce qu’il se mette à vomir du sang… Un par un, tous les membres de son équipe étaient morts, la plupart dans des souffrances auxquels il s’était toujours refusé de penser. Lui-même, épuisé, s’était fait blesser… Il sentait encore les dents glacées s’enfoncer dans le muscle de sa cuisse… Et, alors qu’il tentait de se défendre, le dard empoisonné du proteus attaqua, le manquant de peu, mais déchirant la peau de son visage. Instantanément, un froid intense l’envahit, et le proteus le laissa tomber à terre. Il entendit l’un de ses os se rompre, mais il ne sentait déjà plus son corps. Il se sentit glisser, et pourtant il ne bougeait pas. Sa vision se brouillait quand il vit, comme un mirage, le visage tuméfié de Niorun apparaître au-dessus de lui.
    NI !! cria-t-il, et le son de sa voix angoissée le réveilla.

    Il s’aperçut avec soulagement qu’il n’était pas dans le sous-sol de Troie, mais allongé et recouvert d’un délicat drap de soie. Il était couvert de sueur, et ses joues étaient trempées de larmes. Il s’assit. Ses yeux le brûlaient atrocement. Il tenta d’ouvrir les paupières, mais le contact de l’air sur sa cornée le faisait atrocement souffrir.
    *Imbécile, tu t’es endormi !* Il se leva péniblement, tituba jusqu’à l’endroit où il se souvenait avoir envoyé sa veste un peu plus tôt. Après quelques instants, il mit la main dessus.
    *Pitié, faites qu’elles soient là…* Il mit la main dans la poche intérieure de la veste, et en sortit avec soulagement ce qui ressemblait à un masque. Il en déplia les branches, les posa sur son nez, et appuya sur un petit bouton situé sur le côté droit du masque, mettant en route les trois bandes lumineuses. Le laser atteignit les yeux de Federico, qui soupira d’aise : ses yeux cessaient enfin de le faire souffrir. Il les ouvrit, et regarda autour de lui. Son masque diffusait une lueur rouge dans la pièce. Il se redressa, et retourna près du lit. Ambre était profondément endormie, à tel point qu’elle n’avait même pas entendu son cri. Il souleva le drap pour admirer une fois encore les courbes de son corps, puis il partit à la recherche de ses vêtements. Il s’arrêta devant le grand miroir en pied posé à côté de la porte. Il devina plus qu’il ne vit son reflet, faiblement éclairé de rouge. Il se surprit à penser qu’il était bien conservé. A 37 ans, il n’était pas encore vieux, mais peu d’hommes de son âge avaient réussi à entretenir aussi bien leur corps. Il faut dire qu’en plus de son entraînement militaire, il faisait tout pour rester en forme. Il se sentait déjà bien assez diminué par sa vision défaillante et sa balafre… Il fut vite surpris de constater que sa froideur apparente et son corps d’athlète déclenchaient une attirance irrémédiable sur le sexe opposé. Au début, il n’y avait pas prêté attention. Mais, même si Federico n’était pas un homme à femmes, il était un homme. Les douze dernières années avaient donc été ponctuées d’aventures toutes aussi agréables qu’éphémères. Il aimait voir ces femmes s’endormir sur son torse musclé, il aimait les porter comme si elles ne pesaient pas plus lourd qu’une plume. Il aimait aussi quand Ambre le toisait, parcourant du regard, comme il le faisait à cet instant précis, chaque pli, chaque recoin de son corps. Il n’était pourtant pas un canon de beauté, du moins selon lui, mais il était grand et élancé. Ce qu’il ne savait pas, c’est que les femmes étaient tout aussi attirées par ses larges épaules, ses fesses bien sculptées, ses jambes puissantes mais fines, son port altier et sa peau couleur café au lait. Elles aimaient aussi sa façon de porter le bouc et ses deux anneaux à l’oreille gauche, des petits détails qui laissaient transparaître son passé de jeune homme fougueux et audacieux. Il pensait que son expression froide et sévère les rebutait, et cela prouvait qu’il connaissait bien mal les femmes. Une aura animale se dégageait de lui, et celles qui eurent l’occasion de passer entre ses draps purent s’apercevoir qu’il savait bien s’en servir. Peu de femmes lui avaient résisté, mais peu de femmes avaient été entreprenantes avec lui. Le plus souvent, il lui suffisait d’un regard, d’un souffle, voire d’un mot, pour qu’elles tombent dans ses bras. Mais Ambre lui avait résisté, et, plus étonnant encore, elle l’avait séduit. Il avait longuement hésité à répondre à ses avances, elle était tout de même Général. Mais elle était superbe, et elle était jeune. Sans plus se poser de questions, il avait cédé. Mais, très vite, il s’était aperçu qu’elle était intéressante, et courageuse. Elle avait du caractère, et il aimait ça. Il eut l’occasion de prolonger leur relation, et il la saisit, car il commençait à être las des amourettes. Il n’avait pas eu de relation sérieuse depuis douze ans. Avec Ambre, il était redevenu un adolescent, et s’était découvert une sensibilité qu’il croyait défunte. Il s’habilla enfin, constatant avec effroi que ses vêtements étaient froissés. Il aimait être propre sur lui, d’autant plus qu’il était bien conscient que son uniforme le mettait en valeur. Une fois encore, Federico Portanares n’était pas un homme à femmes. Mais il était indéniablement un homme.
    Une fois habillé, il se servit discrètement une tasse de café, et le savoura, assis devant le bureau de sa compagne.
    Il n’était pas rare qu’il revoie son accident en cauchemar. Systématiquement, il se réveillait en panique, et ses yeux blessés le faisaient souffrir. Le poison du proteus avait blanchi ses cheveux, mais il avait surtout failli le rendre aveugle. Régulièrement, environ toutes les six ou sept heures, ses yeux le brûlaient, et il devait porter ce masque curatif. Il l’avait toujours détesté, mais s’y était vite habitué, tout comme les membres de l’équipage de Balor. Personne ne lui avait jamais posé de question à ce propos, pas même Ambre. Depuis l’attaque du proteus, ses yeux d’un noir abyssal étaient devenus noisette. Les médecins lui avaient dit que si on n’avait pas enrayé l’action du poison, ils seraient devenus d’un blanc laiteux, et il n’aurait jamais plus pu voir quoique ce soit. Et celle qui avait réussi l’exploit de sauver ses yeux, comme sa vie, c’était…
    Il termina sa tasse d’une traite, se brûlant le gosier, puis il se releva pour se servir une autre tasse. Pourquoi, cette nuit, avait-il revu le visage de Niorun ? D’habitude, son cauchemar s’arrêtait au moment où il glissait à terre… Il but encore quatre tasses de café noir avant de se sentir mieux. Sa folie du café datait aussi de cette époque.
    Il avait mis plus d’un mois et demi pour se remettre totalement de son attaque, du moins physiquement. Mentalement, il n’était toujours pas guéri. Il avait coupé les ponts avec tous ses amis, ses mentors, ses collègues, et s’était retranché dans la partie de l’appartement de ses parents qui lui était réservée. De temps à autres, Niorun venait lui rendre visite, mais la revoir lui rappelait le terrible échec qu’il venait de vivre, et le fait qu’il était responsable de la mort de presque tous les membres de la mission dont il était le chef. La première fois qu’il l’avait revue depuis la fin de la mission, elle lui avait montré son dos. Il s’était senti malade à la vue de l’immense cicatrice qui souillait son corps. Elle avait failli mourir par sa faute, et elle l’avait quand même sauvé. Il avait alors senti que rien ne serait plus jamais pareil.
    Elle avait continué de venir le voir. Il tentait de faire comme si tout allait bien, mais c’était impossible. Quelque chose en lui s’était brisé. Au bout de six mois environs, une relation de son père lui avait dit que le poste de Second à bord de la base spatiale Balor s’était libéré. Furieux d’être resté si longtemps inactif, mais encore trop apeuré à l’idée de repartir en mission, Federico avait accepté le poste, qui lui avait été donné grâce à l’intervention de son père. Quelques semaines avant son départ, il avait décidé de parler à Niorun. Il fallait qu’il lui dise ce qu’il avait compris dès qu’il avait vu sa cicatrice.
    Il savait bien qu’il l’avait fait souffrir. Mais il était trop faible pour s’y arrêter. Il avait besoin de partir. Il lui avait alors dit adieu. Et pour la première fois depuis six mois, il avait cessé de boire du café à outrance pour s’empêcher de dormir. Pour la première fois depuis six mois, il avait dormi à peu près tranquillement. Le matin, il s’était réveillé, enfin reposé, et s’était aperçu que Niorun était partie. Il ne l’avait plus revue. Il s’était tout de suite renseigné, et avait appris qu’elle partait pour Tenkaï. Il avait décidé de ne pas la suivre. De ne pas la contacter. D’essayer de l’oublier, en espérant qu’elle ferait de même. Ce soir-là, il avait mieux dormi encore. Mais le lendemain, il s’était remis à boire du café, comme pour ne pas oublier ce qu’il lui avait fait. Au fil du temps, cela lui était devenu indispensable, même s’il ne ressentait plus aucun effet sur le sommeil. Il savait que sur Balor, tout le monde se demandait d’où venait sa passion pour le café. Mais personne ne le lui avait jamais demandé.
    Ah, si ! Quelqu’un lui avait posé la question. C’était… Barbra ? Barbie ? Barzog ? Bref, son avant-dernière intendante. A peine six heures après son arrivée sur Balor, elle avait commis les deux plus grandes erreurs qu’une intendante pouvait commettre : refuser les avances de Federico, et lui demander pourquoi il buvait autant de café. Le lendemain matin, elle était de retour à l’envoyeur. Il ne regrettait pas de l’avoir envoyé, tout d’abord parce qu’il n’aimait pas les rousses, et ensuite parce qu’on lui avait enfin trouvé une intendante digne de ce nom, quelques jours plus tard. En treize ans de carrière sur Balor, dont douze en tant que Commandant (la seule promotion qu’il avait obtenue uniquement grâce à ses compétences), il avait renvoyé plus d’une trentaine d’intendantes en tous genres. Il exigeait qu’on ne lui envoie que des femmes, et préférait les Ases, qui sont connus pour être doux et patients. Elles en avaient bien besoin avec lui. L’intendante qui avait pris la place de la rousse s’appelait Eilaire et elle était la détnetrice du record de longévité à ses côtés : elle avait tenu un peu plus de deux ans, et jamais il n’avait eu envie de la renvoyer. Elle faisait admirablement bien son travail, et, d’ailleurs, il en était convaincu, c’était elle qui avait glissé son masque dans la poche de sa veste. Il était certain de l’avoir laissé sur son bureau. Voilà qui faisait encore un bon point pour elle.
    Il entendit Ambre remuer sous les draps. Si elle se réveillait, il lui parlerait encore un peu. Sinon, il rentrerait directement dans sa cabine. Il fallait qu’il soit debout et opérationnel moins de trois heures plus tard.
    Revenant à son chevet, il se pencha sur la jeune femme et dégagea les quelques mèches qui masquaient son doux visage. Ambre soupira dans son sommeil, un sourire naissant à la commissure de ses lèvres, tandis que Federico caressait tendrement sa tempe. Un long moment s'écoula, dans le silence de la nuit. Il s'apprêtait à retirer sa main quand soudain, sans prévenir, Ambre ouvrit les yeux et gémit, telle une enfant qu'on abandonnait, esquissant un mouvement vers lui dans une tentative desespérée pour le retenir. Toute trace de sourire avait quitté ses traits désormais déformés par la crainte d'être laissée seule au milieu de ce vaste lit défait et froid. Mais avant que le commandant ait pu réagir, Ambre s'était rendormie, se laissant retomber entre ses draps. Quand Federico quitta l'appartement, elle avait déjà rejoint l'univers paisible des songes heureux, sans se douter un seul instant de la blessure profonde dont était marqué l'homme torturé qui occupait son coeur.

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    Message par Invité le Jeu 3 Jan 2008 - 18:34

    Bonne lecture ; j'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que nous à la faire. En tout cas j'ai hâte de jouer ^^ !
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    Message par Lana Lane le Jeu 3 Jan 2008 - 18:38

    Bienvenue à Ambre et Federico! ^^

    Bon, bah, comme j'ai déjà tout lu, je peux valider. =)
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    Message par Federico Portanares le Jeu 3 Jan 2008 - 18:41

    Merci beaucoup ^^

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    Message par Noémie Herbogast le Jeu 3 Jan 2008 - 20:01

    Ouéééééé bienvenue !

    Au plaisir de vous avoir en rp, hein ! Engueulades, crépages de chignons, reproches et règlements de comptes... Comme l'a dit Ambre : "ça va saigner !" ^^
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    Message par Invité le Jeu 3 Jan 2008 - 20:18

    Déjà lu aussi ! Bienvenue à vous deux ! (Enfin, Re bienvenue pour certain cas !)
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    Message par Delphane Brumaire le Jeu 3 Jan 2008 - 20:40

    Merci ^^


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    Message par Invité le Dim 6 Jan 2008 - 20:19

    Merci ^^ ! Et ouais ! Ca va saigner !! XD

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