Eilaire Traminne, Nounou glaçon.

    Eilaire Traminne
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    Intendante - Balor

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    Message par Eilaire Traminne le Ven 4 Jan 2008 - 2:00

    " Encore une ! Mais c'est pas vrai ! »

    Le lieutenant Taride, de nouveau, s'énervait devant le rapport qu'il venait juste de recevoir. Il faisait de grands moulinets avec ses bras, brassant l'air d'une mine exaspérée. Son coéquipier, le sous-lieutenant Saralin, tourna lentement son siège et regarda mollement son supérieur.

    " Quoi encore ?
    - Le capitaine Portanares... Il a encore fait fuir l'intendante que je lui avais mis ! Ah pourtant, elle avait du caractère celle-là ! Merdemerdemerde !
    - C'est son combien ?
    - C'est la 3 ème que je lui mets en quatre mois ! J'vais bien quand même réussir à trouver quelqu'un de correct qui tiendra plus de 2 mois ! Et il a fait fuir celle là en une journée..."

    Et il porta son pouce à sa bouche qu'il se mit à le grignoter. Quelle erreur d'avoir accepté ce poste ! Celui où il devait s'occuper de recruter le personnel ! Mais c'était quoi, le capitaine Portanares pour réussir à faire fuir autant de personne en si peu de temps ? Surtout qu'une légende racontait qu'il en était au moins à son trentième intendant. Et que celui qui occupait ce poste avant Taride avait déserté car trop de pressions... Et trop de dépressions aussi.

    " Le stresse ! Se plaignit Taride à voix haute. Un tolard ! P'tet qu'un tolard...
    - Qu'est-ce qu'il faut exactement ?
    - Quelqu'un de résistant... Quelqu'un qui ne se laisserait pas marcher sur les pieds... Quelqu'un qui soit organisée, qui ait une forte volonté... Et vu que costaud, ça marche pas, quelqu'un de froid peut-être ?"

    Quand il prononça le mot "froid", il vit un visage apparaître dans son esprit. Rien que cette vision lui donna un frisson qui parcourra le long de son échine. Ah mais ! Où en était-elle celle-là ? Bon, ça valait le coup d'essayer ! Car si jamais elle avait bien fait ce qu’il lui avait conseillé, si elle avait conservé son attitude froide, cette attitude du je-m'en-foutisme qui la caractérisait si bien, alors...

    Elle serait parfaite. Enfin, peut-être...

    " Saralin ! Tu vas me chercher quelqu'un ! Eilaire Traminne !
    - Et où il se trouve, cet Eilaire ?
    - Je t'envoie l'adresse de l'hôtel où travaille notre futur intendant. Tu vas là-bas, tu la ramènes ici... Et que ça saute !!"

    [...]

    Saralin, de son prénom Thomas resta un moment silencieux devant l'immense hôtel qui lui faisait face. Après un voyage assez agréable, il avait enfin pu atterrir sur une planète du cercle où se trouvait le lieu de travail du fameux Eilaire... C'était un hôtel grandiose, où seuls les gens assez fortunés pouvaient y rentrer et y passer une nuit et sérieusement, le sous-lieutenant se posait bien des questions. Un endroit aussi chic, contre une base ? Si bien payé contre... Ah, non, les intendants du capitaine Portanares étaient toujours bien payés... Argument pour rester en place en fait. Mais une situation stable pour être au service de l'armée ? La sécurité d'une petite vie pépère contre l'insécurité d'une base spatiale ? Que diable faisait-il ici ? Qui accepterait de perdre cet hôtel contre un poste d'intendant ?

    Pendant une seconde, Saralin pensa sérieusement à partir d'ici sans même demander... Mais ce fourbe de Taride serait bien capable de lui poser des questions sur le physique de cet Eilaire juste pour voir s'il l'avait bien rencontré pour lui poser la question " Bonjour, voulez-vous perdre votre confort de vie qui doit être plus qu'acceptable contre une vie à la base où, sans doute, vous partirez après avoir démissionné pour cause de peut-être dépression ?" Tout cela sembla fort peu raisonnable, mais quand Taride avait une idée en tête, il fallait lui obéir. Ah... Qu'allait-il imaginer ? Jamais cet Eilaire n'accepterait. En plus, il ne savait même pas à quoi il ressemblait celui-là. Tsss...

    Peu décidé, Saralin sortit de la voiture, respira un coup avant d'approcher de l'hôtel. Il était rudement impressionnant quand même. Finalement, quand il amorça un geste pour pouvoir pousser la porte, celle ci s'ouvrit immédiatement pour laisser entrer le sous-lieutenant dans un vaste hall richement décoré mais sans superflu, où régnait une douce odeur sucrée et où la température était idéale. Il laissa son regard se promener dans le lieu, passant des quelques tableaux à l'ascenseur, de l'escalier au comptoir, du sol au gorille qui se postait devant lui. Huum, Gorille ? Ah, ça s'annonçait mal pour notre frêle Saralin, homme de bureau avant tout.

    Il resta un moment paralysé devant l'homme qui lui faisait face, Humanoïde sans doute, mais à la taille démesurément impressionnante, aux épaules droites et larges et au superbe costume de pingouin qu'il convenait que les hommes portes en ces lieux. Saralin déglutit avant de réussir à articuler lentement :

    " Heu... C'est vous, M Traminne Eilaire ?"

    Le gorille ne bougea pas d'un pouce, examinant l'homme qui venait d'entrer.

    " C'est.. l'armée qui m'envoie et .. je.. heu.. je ..."

    Finalement, devant l'uniforme sans doute, la prestance de Saralin n'y était assurément pour pas grand-chose, le gorille se dirigea d'un pas lourd vers un petit interphone. Il appuya sur le bouton d'un de ces gros doigts, et pendant un instant, le sous-lieutenant se demanda s'il n'allait pas casser le si fragile boîtier .

    " Patron, on vous demande."

    Le militaire ne fit pas un pas. Un pas de trop, ça pourrait bien lui être fatal, il en était certain. Non, ce n'était que le gardien sans doute. Il ne frapperait pas un militaire. Oui, c'est cela : rassurons-nous par ces pensées simplistes. Il ne frapperait pas un militaire voyons ! Quoi que... Cette énorme balafre sur la joue lui faisait penser que notre gardien ne devait pas avoir eu un passé des plus tranquilles.

    Finalement, la porte de l'ascenseur central s'ouvrit. Saralin sentait son coeur battra à travers sa cage thoracique. Si un molosse comme celui-là appelait patron quelqu'un... Quel devait être la taille de la personne ! Il plissa un peu les yeux pour tenter d'apercevoir quelque chose, mais le colosse cachait la vue. Bon, ça devait être quelqu'un de monstrueux aussi pour que Taride pense qu'il pouvait résister au Capitaine de Balor...

    Et soudain, le mythe se brisa. Il entendit une voix, plutôt jolie, mais très féminine, dire sèchement

    " La prochaine fois, fait asseoir monsieur."

    Ce qui venait vers Saralin, ce n'était pas un colosse. Ce n'était même pas un homme comme il en était convaincu. Il déglutit et examina ce qui s'approchait de lui.

    C'était une femme. Une ase même. Elle avait ce qui pouvait s'appeler un physique intéressant. La demoiselle était plutôt petite et était très fine. Elle avait de longues jambes fines, de longs bras fins et un corps sans trop de forme : Peu de poitrine, peu de courbes alléchantes au regard, seule sa taille était bien marquée. Mais cette finesse, marquée par des angles et des droites brutes plus que par des courbes, restait sans excès. Sa peau était très pâle, normal, c'est une ase après tout. Ces gestes étaient lents mais délicats, chacun d'eux semblant être mûrement réfléchis afin d'éviter tout superflu. Elle portait à sa bouche l'une de ces mains, passant son index devant ses lèvres.

    Ce que le sous-lieutenant Saralin ne savait pas, c'est que chez cette Ase, toutes expressions passaient par ces mains. Seule une observation très avancée des dites mains pouvait renseigner des humeurs de la demoiselle. L'index devant la bouche signifiait l'étonnement, l'interrogation, si elle grignotait son pouce, c'était le questionnement, l'agacement, les doigts qui s'agitent doucement les bras croisés signifiait l'agacement pur, la colère. Il y avait également quand elle mettait son index sur sa joue, cela signifiait qu'elle était perdue dans ses pensées... Et les mains dans le dos signifiaient qu'elle attendait. Et c'était ainsi pour tout le reste, la demoiselle gardait en toute circonstance sur son visage un regard froid, un léger sourire aux lèvres naturellement présent, mais surtout, une incroyable passivité, une inexpressivité totale.

    Parlons-en du visage justement. Maintenant que l'Ase était plantée devant le sous-lieutenant Saralin, il pouvait à loisir le regarder. Son visage était pour le moins singulier : il était long et ovale, et finissait dans un menton légèrement pointu, ses lèvres étaient sans couleurs formant un très léger sourire, tout juste marqué par un maquillage léger, son nez était légèrement long et pointu, s'accordant bien au reste du corps par sa finesse, et ces yeux étaient ovale, d'une couleur marron clair, marqué eux aussi par un maquillage qui assombrissait le regard. Et ils étaient froids. Très froids. Aucune chaleur, gentillesse ne semblait émaner de ces yeux-là. Peut-être un peu de malice... Et de temps en temps, de la rêverie. Ils regardaient et examinaient Saralin méthodiquement, faisait un minimum d'aller-retour. Elle avait également de charmante petite touche légèrement saumon sur les joues et sur le bout de son nez.

    Les cheveux aussi avait une couleur singulière : renforçant la touche de délavé qui semblait caractériser l'ase, ils étaient d'un espèce de gris cendré, mi long et attaché de manière très stricte. Saralin avait réussi à savoir qu'elle avait fait partie du corps militaire. Maintenant, plus de doute. Il y avait aussi les cornes de la demoiselle, c'était une ase après tout, qui partait en tire bouchon, collé contre la tête, d'une couleur étrangement proche de la couleur des cheveux.

    L'ase mit ces mains derrière son dos, faisant un léger déhanché et regarda le sous-lieutenant Saralin dans les yeux. Elle portait sur elle des vêtements large, d'un tissus léger et subtilement transparent par endroit, mais qui pour autant, ne dévoilait rien d'elle. Les couleurs de ces vêtements étaient eux-mêmes délavées, de couleur pastel, ce qui lui allait bien. Chaque matin, cette Ase prenait toujours beaucoup de temps à bien choisir ses vêtements, à se maquiller, même légèrement. Elle prenait grand soin de l'apparence qu'elle reflétait aux autres, cela se voyait au premier coup d'oeil. Malgré cela, sa garde-robe n'était composée que de vêtements larges, légers, aériens aussi, mais qui restaient toujours pratiques, agréables à porter et confortable. Elle arrivait très bien à manier les deux... Enfin, selon elle.

    Se fut le son de sa voix, froide, claire et douce en même temps, qui fit redescendre sur Babylone Saralin.

    " Et bien ?"

    Il la regarda d'un air un peu hébété, toujours sous le choc que le monstre qui devait résister à l'affreux Capitaine de Balor n'était qu'une petite poupée d'apparence, mais il se secoua et finit par articuler :

    " Eilaire Traminne ?"

    Elle approuva d'un hochement de tête.

    " C'est le Lieutenant Taride qui m'envoie pour vous proposer l'offre suivante : devenir l'intendante du Capitaine Portanares sur l'ex-vivenef à présent Base Balor !"

    Maintenant, tu me rigoles au nez, et je m'en vais discrètement, pensait Saralin. Car c'était ce qui allait ce passer ! En toute logique. Seulement, l'ase en face de lui avait une logique toute particulière.

    " J'accepte."

    Saralin soupira et commença à dire :

    " Oui, je comprends très bien, je suis navré de vous avoir dé-ran-gée... Vous quoi ?
    - J'accepte.
    - Ah ! Heu, oui, bien sûr... Vous ! Vous..."

    Pour dire vrai, Saralin n'avait pas prévu que la demoiselle accepte.

    " On viendra bientôt vous chercher et vous recevrez une offre avec plus de détails... Et bonne journée Madame !
    - Mademoiselle."

    Saralin fit claquer ses talons, car il adorait ça, et fit demi-tour, passant triomphalement devant le gorille qui regardait encore l'Ase d'un air aussi surpris qu'il l'avait été lui-même. Il sortit du grand bâtiment et trouva le Lieutenant Taride, qui l'attendait là, dehors, appuyé contre la voiture. Saralin pressa un peu le pas et entra dans la voiture, sans un mot, suivi par Taride.

    " Alors, elle a accepté, pas vrai ?
    - Oui, c'est incompréhensible !
    - Aaaah, pas tellement quand on connaît un peu la demoiselle.
    - Mais même ! Avez-vous bien regardé le palace dans lequel elle travaille !
    - En tant que chef du personnel, c'est pas comme si elle en était la patronne... Et connaître un peu son histoire permet de bien cerner le personnage...
    - Mais Lieutenant ! C'est de la cruauté de l'arracher à ça pour...
    - Allô, allô...
    - Dîtes, vous m'écoutez ?"

    Eilaire s'était assise dans le siège le plus proche d'elle. Elle avait d'un geste de main renvoyé le Gorille à son poste qui lui jetait de temps en temps des regards inquiets. Elle posa sa tête dans ses mains et murmura :

    " Allô, allô..."


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    Message par Eilaire Traminne le Ven 4 Jan 2008 - 2:05

    Allô, Allô ? Ma connexion est-elle mal branchée ? Allô, Allô, est-ce que quelqu'un me comprend ?

    " Ta mère ?"

    La grand-mère d'Eilaire passait beaucoup de temps avec elle. C'était celle qui s'occupait d'elle pendant que ses parents étaient occupés... Et ils l'étaient souvent. Mais heureusement, cette sage femme ne lui apprenait que les choses importantes.

    " Tout juste une catin, elle va foutre son nez partout, elle se fait engrosser par quelqu'un, forcément, et après, je dois m'occuper du rejeton."

    Eilaire écoutait en silence, son visage d'enfant toujours aussi inexpressif. Car petite, elle n'avait jamais été d'une très grande expressivité. Qu'on la chatouille ou qu'elle vienne de tomber s'écorchant quelque part, elle gardait toujours la même tête, à quelques détails près. Elle regarda un peu sur le coté, puis ces deux jouets qu'elle tenait en main et finit par poser la question :

    " Et c'est quoi une catin, Mamie ?
    - Une catin, Ha ! C'eeeest..."

    Mais la petite Ase l'interrompit : pour avoir des renseignements, autant demander à la personne concernée qui venait juste de traverser la porte :

    " Maman ! Dis, c'est quoi une catin ?"

    La grand-mère se raidit un instant, et laissa échapper un léger juron. Sans se retourner, elle savait très bien ce qui l'attendait à l'entrée de la chambre : une Ase aux traits fins, avec les yeux bleus et de long et soyeux cheveux noir avec deux cornes longue qui dépassait de cette chevelure. Une taille élancée, et un visage sévère. Demise resta fixe, sans donner un regard pour son enfant, et un sourire associé à des sourcils froncés, elle demanda avec une pointe d'agacement dans la voix :

    " Ne vous interrompez pas pour moi, Mamie... Pourriez-vous vous-même me redire tous ça ? J'ai peur de ne pas avoir tout compris entre catin et rejeton..."

    Grande-Mamie et Madame Traminne se croisaient du regard, un regard qui laissait présager... un grand « haussement » de voix. La petite Eilaire les regardait l'une et l'autre successivement, ne comprenant pas ce long silence.

    "Eilaire va dans ta chambre...
    - Mais c'est ma chambre ici...
    - Et pas de discussions !"

    Dans leur colère, les deux femmes ne s'apercevaient pas qu'elles jetaient la petite hors de sa propre chambre... Elle resta quelque seconde devant sa porte qui venait de lui claquer au nez, sans savoir quoi dire. Tenant sa poupée de chiffons entre les mains, elle commença à ouvrir la bouche, mais le volume qu'atteignait la dispute dans sa chambre lui fit peur, et elle prit rapidement ses jambes à son cou pour partir loin d'ici.

    Après avoir déambulé le plus loin possible des deux voix de furies, car elles avaient du coffre, ces deux-là, la gamine arriva au bureau de son père. Il était en train de siroter quelque boisson alcoolisé, une de celle qui venait de l'ancienne terre, ou quelque chose comme ça. Étant l'un des patrons d'une des plus grandes entreprises de transport de marchandise du cercle, il bénéficiait de ce genre d'avantage : il avait de l'argent et il avait des produits gratuits.

    M. Rorizl Traminne avait un genre très commun, dans le fond. Il avait des yeux rond et vert, des cheveux châtain, et de toutes petites cornes qui se cachaient dans son épaisse chevelure. Il était de nature un peu grassouillet, pas spécialement beau, mais vif d'esprit et très intelligent. Il avait trouvé presque normal que sa femme, qui était très belle de nature, avait été voir ailleurs. Mais il l'aimait. Il l'aimait tant ! Il l'aimait assez pour lui demander de revenir, malgré la tromperie qu'elle lui avait faite et assez pour adopter la fille d'un autre.

    Mais à son grand malheur, sa fille adoptive arborait juste les traits de l'amant, pas ceux de son épouse. Elle arborait une harmonie de couleurs très particulières, très spécifiques à son père biologique. Petite, elle avait des couleurs qui restaient en harmonie : ces cheveux étaient d'une espèce de gris cendré, ces yeux étaient marron clair, et sa peau était très pâle. Elle avait déjà une petite touche de saumon sur les joues et sur le bout du nez, et ses lèvres n'avait jamais vraiment eu de couleurs. Et ses cornes s'enroulaient sur elle même. Et depuis longtemps, son visage restait inexpressif et elle-même n'était pas très bavarde. Oui, elle tenait beaucoup de son père biologique.

    La gamine arriva près de son père, et de sa petite voix habituelle, elle lui demanda, tandis qu'il reprenait une nouvelle gorgée :

    " Dis papa, c'est quoi une catin ?"

    Son père recracha tout ce qu'il avait dans la bouche d'un coup tandis que sa fille faisait un pas sur le coté pour éviter les postillons alcoolisés.

    Allô, allô ? Quelqu'un m'entend-t-il ? Quelqu'un reçoit-il ces messages ?

    " Et beh ! Tu parles d'une famille !
    - Je t'assure que ça s'est passé comme ça..."

    Eilaire prit une nouvelle gorgée de son jus de fruit. C'était rare qu'elle parle autant, mais avec Truc, c'était plus facile. Il écoutait, il riait, il s'étouffait... S'étouffait ?! L'ase, d'un sang-froid à toute épreuve, d'un coup bref lui donna un coup sur le dos qui fit recracher le morceaux assasin de son ami. Quand il commença à perdre sa couleur violette, qui, certes, s'accordait très bien avec ces cheveux bleus, mais qui était inquiétante, elle rebut une gorgée de son jus, tout simplement, comme si voir quelqu'un s'étouffer était normal.

    " Je... j'avais pas vu le morceaux !"

    L'ase ne répondit rien, car selon elle il n'y avait rien à dire. Truc regarda d'un mouvement rapide sa montre avant de se relever d'un coup :

    " Merde, c'est déjà l'heure !"

    Sans plus d'explications, il commença à courir hors de la cantine de l'armée en criant, attirant tous les regards sur lui :

    " Bon, on se retrouve ce soir, hein !!"

    Eilaire ne bougea pas tout de suite, elle continua juste à boire son jus de fruit pendant que Truc partait en trombe. Elle ne tourna même pas la tête et resta impassible à tous les regards qui la fixait. Elle était en école militaire. Qu'est-ce qu'elle y faisait ? Et bien, tout commença par...

    Allô, allô ? Tu me reçois ? Moi, je te reçois.

    Thimotée Reimet Udina Cairriel surnommé Truc, par les autres, était le seul véritable ami d'Eilaire
    Et c'est en école supérieure qu'il la connut. C'était une Ase sinistre, toujours seule, que les autres fuyaient. Pourquoi ? Car elle était froide, elle n'exprimait rien. Elle était triste pensait Truc. Ainsi avait-il était le premier à lui parler. Et le premier sentiment qu'il eu fut qu'en effet, les rumeurs étaient fondées : elle était froide.

    Voire même très froide. Elle ne répondait qu'à moitié aux questions, ne faisait que des phrases courtes... il était difficile d'avoir une conversation avec elle. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, Truc resta auprès d'elle. Chaque jour, il alla la voir pour lui dire bonjour, chaque jour, il échangeait une grande quantité de mots de sa part contre quelques syllabes de la sienne et chaque jour, il lui disait "à demain".

    Allô allô, Tu sais quoi ? J'ai été très heureuse de te rencontrer... Mais j'ai jamais vraiment su te le dire.

    " Et comment ça, mes goûts en matière d'homme sont douteux ? J'ai bien épousé votre fils, vielle bique !
    - C'est bien ce que je dis !"

    Comme d'habitude, la mère et la grand mère de l'ase s'échangeaient quelque mots doux, faisant toutes deux preuve d'un vocabulaire riche et portant toute deux attention à ce que l'autre entendent bien les paroles de l'une. Eilaire arriva dans la salle et passa entre les deux femmes. Ce n'était pas sa faute si elles se disputaient toujours devant la porte de sa chambre. À son passage, les deux générations observèrent une minute de silence, la regardant passer. Elle ouvrit sa porte doucement, sans rien dire. Sa mère tenta de faire réchauffer un peu l'atmosphère froide qui venait de s'installer.

    " Ah, bonjour Eilaire ! Tu as passé une bonne..."

    * VLAN* porte fermée...

    " Journée..."

    Les deux femmes restèrent toutes deux silencieuse. Elles croisèrent un moment leurs regards, puis regardèrent la porte.

    " Elle a du avoir une mauvaise journée...
    - Ou alors elle réfléchie à une façon de s'éloigner de sa détraquée de mère.
    - Détraquée ? Qui est détraquée ici, vieux crouton !
    - On n’insulte pas ses aînées, p'tite traînée !"

    Et c'était reparti pour un tour.

    Eilaire n'avait jamais trouvé sa famille triste et jamais elle n'avait un jour regretté de l'avoir. D'un coté, il y avait sa grand-mère qui lui racontait des choses de plus en plus crues, des choses qu'une grand-mère ne devrait pas raconter à sa petite fille. De l'autre, il y avait sa mère, qui avait un fort caractère et qui se disputait souvent avec la mère de son mari. Ça donnait de l'ambiance dans la maison, tout était un sujet de dispute. Et il y avait son père, qui définitivement, ne disait rien, qui restait dans son coin. Lui il était triste.

    Malgré tout, l'ase se sentait bien dans cette famille. De toute façon, elle n'en avait pas connu d'autre. Réellement, le sujet du silence d'aujourd'hui, c'était ce qui s'était passé avec Truc. Enfin, même s'il ne s'était rien passé, de toute façon, elle aurait été silencieuse.

    Truc, cet étrange Shitennô qui venait lui dire si souvent bonjour. D'ailleurs, pourquoi faisait-il ça ? Elle n'en savait rien. Mais au fond, elle ressentait quelque chose, elle ne savait pas quoi. Mais c'était... Qu'est-ce que c'était ? C'était doux, c'était chaud, c'était...

    " Agréable, lui avait dit truc.
    - ...
    - Quand quelque chose te plaît, c'est agréable, mais rien ne semble te plaire... Dis ! Y'a-t-il quelque chose qui te plais ?
    - ...
    - Ça veux dire que tu veux pas me le dire ?
    - Ça veux dire que j'en sais rien.
    - Waho ! J'ai réussi à t'arracher plus de trois mots !"

    Eilaire n'avait rien répondu, elle avait gardé son regard braqué sur Truc qui faisait des grands gestes dans le vide, pour fêter sa victoire avec sa foule imaginaire. Car la faire parler, c'était bien une victoire. Au bout d'un moment, quand il eut remarqué qu'elle le détaillait depuis un moment sans aucune réaction, il s'était ré assit à coté d'elle, rougissant un peu du coté ridicule qu'il avait eu.

    " Oui, je te disais donc, que c'est très agréable que ce soit toi qui soit venue ce matin me dire bonjour... Je peux donc bien en conclure que ma présence ne te dérange pas ?
    - Tu en conclus ce que tu veux.
    - Woha !J'ai encore réussi à te faire dire plus de trois mots encore une fois ! Je deviens bon !"

    Et encore une fois, sous le regard inexpressif d'Eilaire, Truc s'était remit à faire les moulinets de la victoire.

    Allô, allô, je crois que mon monde se connecte au réel...

    " En fait, toute ta famille ne sait pas s'exprimer... Regarde ! Ta grand-mère et ta mère se disputent toujours : ça veut bien dire qu'elles s'apprécient...
    - Hum ?
    - Bin oui ! Attends voir que je trouve comment t'expliquer... Commençons par ta grand-mère, la mère de ton paternel... Et bien : je dirais qu'elle apprécie les forts caractères : Avec toi, elle te parle sans retenue, avec ta mère, elle se dispute tout le temps, et avec ton paternel, rien... La ressemblance entre toi et ta mère : c'est que vous avez un fort caractère. Comme il ne s'exprime pas pareil, elle-même ne s'exprime pas pareil envers vous deux... Et comme ton père ressemble à une larve amorphe, sans vouloir être mal poli, hein ! Bah, elle ne lui dit rien. Ta mère aussi tente de te montrer une certaine affection, puisqu'elle ne veut pas crier devant toi. Et elle fait en sorte que tu puisses faire les études que tu veux et t'achète pleins de trucs. Elle apprécie quand même ta grand-mère puisqu'elle répond à ces disputes positivement en haussant encore plus la voix, et elle apprécie ton père, puisque depuis qu'il t'a adoptée, elle ne va plus voir ailleurs, ce qui signifie qu'elle reconnaît le geste qui a été fait et le respecte. Ton père... Bah, il te traite normalement alors que t'es pas sa vraie fille, donc, soit c'est un manque totale de volonté, ce qui ne serait pas étonnant vu ce que tu m'en dis, soit c'est qu'il t'apprécie quand même un peu, donc, tu vois si on en prend que l'essentiel de ce que j'ai dis on peut en arriver à la conclusion que toute ta famille, toi compris, ne savez pas vous exprimer. Par exemple toi, quoi qu'il arrive autour de toi, tu restes d'une inexpressivité des plus totales, semblant à moitié ignorer le monde qui t'entoure, comme tu le fais maintenant et... Hé ! Tu m'écoutes ?
    - J'ai décroché..."


    Dernière édition par le Ven 4 Jan 2008 - 2:52, édité 1 fois
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    Eilaire Traminne, Nounou glaçon. Empty Re: Eilaire Traminne, Nounou glaçon.

    Message par Eilaire Traminne le Ven 4 Jan 2008 - 2:40

    Allô, Allô, tu sais, cette famille que tu décris comme ça... Et bien je l'aime beaucoup.

    " C'est bien d'être attachée à ta famille comme ça... Y'en a beaucoup qui n'en voudrait pas des comme la tienne de famille ! Sans doute moi le premier.
    - J'ai un caractère tordu, il me faut une famille tordue.
    - Ah, oui, on peut voir ça comme ça... Encore que je ne dirais pas tordue... Bon, d'accord, je dirais p'tet tordue en fait... Je suis jamais passé chez toi, mais de ce que tu m'en parles, elle me semble tordue. Mais si tu t'y sens bien, c'est bien le principal."

    Truc et Eilaire venaient de fêter leurs dernières années de cours. L'ase était assise sur un muret, face à la mer qui s'étendait devant elle où était en train de se coucher le soleil de Babylone, le shitennô lui, était debout, en train de jouer les équilibristes. Maintenant, ils devaient choisir la suite de leurs études, qui plus tard déterminerait leur place dans le cercle. L'ase se plaisait à se dire "légèrement diplomée" à présent. Il fallait dire qu'elle n'avait jamais bien réussi dans les études. Pour dire vrai, elle fournissait le minimum d'efforts pour avoir un minimum de résultat. Et qu'est-ce qu'elle s'en fichait des "peut mieux faire" ! Mais maintenant...

    " Et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire ?
    -...
    - T'en sais rien du tout ! T'y a pas réfléchi ! Ah ! Quel malheur pour tout le monde de voir quelqu'un d'aussi peu réfléchi sur son avenir ! Tu sais ce que tu es ? Tu es une méduse ! Voilà, une méduse !
    - Une quoi ?
    - Une méduse ! C'est une bestioles qui existait sur l'ancienne terre, une sorte de flasque qui se laissait porter par les courant océanique d'après ce que j'ai lu dans des livres dessus...
    - Tu t'intéresses à ça toi ?
    - Et pas qu'un peu ! Toute l'histoire des... "terriens", je crois que c'est comme ça qu'ils se nommaient avant, est passionnante ! Leur exile forcé, le projet Final experiment, la créations des Vivenefs ! Ah ! Comme j'aimerais un jour bosser sur l'une d'entre elle ! Ça doit être fantastique ! T'imagines, toi, le prestige que ça doit être ! Aller, c'est décidé, j'vais tenter ma chance dans une école militaire !
    - En fait, t'avais rien décidé du tout pour la suite, toi non plus...
    - Pas vraiment !
    - Et c'est qui la méduse ici ?"

    Truc se sentit rougir, et s'assit à coté d'Eilaire, riant tout de même de bon coeur à la remarque. Il la regarda un instant et finit par lui aussi regarder le coucher de soleil.

    " Ça te dis de venir avec moi ?"

    Allô, allô, la suite fut assez drôle, quand j'y pense... Moi, j'ai passé un bon moment en tout cas !

    Recalée !

    C'est ce que pouvait lire Eilaire sur sa feuille de bilan. Elle avait superbement échoué sa première année à l'école militaire. Il faut dire qu'elle n'y faisait aucun effort. Si la vie programmée, faire telle chose à telle heure, ne lui déplaisait pas, mais c'était bien trop physique pour elle, tout ça. Et ça ne l'intéressait pas de devoir faire des exercices physiques, de devoir porter des armes et tout le reste. Non, l'armée, ne l'intéressait pas. Elle rejoignit Truc à la fin de la journée pour lui dire... Pardon, pour que son bavard d'ami lui tire les vers du nez pour finalement réussir à lui arracher une réponse.

    " Je sais pas quoi dire... ça me gène de si bien réussir alors que toi pas...
    - Il y a que ça ne m'intéresse pas...
    - Oui, forcément. Mais maintenant, tu sais ce que tu vas faire ?"

    Eilaire se retourna doucement, laissant voir son petit sourire qui ne l'avait jamais quitté

    " Retirer cet uniforme..."

    Elle n'avait jamais aimé non plus l'uniforme. Elle le détestait, même. Il collait, sentait vite la transpiration et n'était pas beau, à son goût, pas assez aérien. Non pas qu'elle accordait une trop grande importance à son physique, mais elle tenait tout de même à préserver une certaine image.

    Et voilà, c'était la fin de l'école militaire, le moment où elle retirait son uniforme signifiait la fin de sa vie avec l'armée.

    Eilaire, 20 ans, sans étude fixes...

    Allô, allô, tu te souviens ? Les choses sont allées après à leur rythme... Doucement, sans que je ne demande rien, je me retrouvais dans un milieu totalement différent de celui que j'avais connu jusqu'à maintenant.

    " Méduuuuuuse ! Ah ! Ce que je suis content de te revoir ! Alors, ça va, alors, ça va ? Qu'est-ce que tu deviens, ça va tes études ? Ou ton boulot, peut-être ? Tu fais quoi à présent ? Moi, j'ai une tonne de trucs à te raconter ! Tu sais quoi ? J'vais être pilote ! Sur Nimue ! Ouais, ouais, ouais, mam'zelle ! Pilote de chasseur sur Nimue ! C'est classieux, pas vrai ? Ah, je suis impatient ! Ah, tout est magnifique, tout est parfait, tout est fantastique ! Et toi ? Et toi ? Alors ! Mais dis quelque chose !
    - Salut..."

    Méduse, c'était le surnom que Truc s'était permis de donner à Eilaire. Elle ne l'avait pas mal pris, comme tout le reste, elle ne prenait jamais quelque chose mal, et le laissait faire. Aujourd'hui, il était en permission. Ô rares permissions qui lui permettaient d'échanger quelques mots avec son amie. Doucement, choisissant bien ses mots et en fournissant des explications succinctes, l'ase parla un peu son parcours.

    " En école d'hôtellerie ? Ah ouais, je t'aurais pas imaginée là-dedans... Le contact avec la clientèle te fait pas peur ?
    - J'étais pas partie pour être simple serveuse...
    - Ah ouais ? Ah ouaaaiiis ! Je te vois bien en train d'expliquer froidement, donnant des frissons à n'importe qui par ton simple regard, ce que doit faire un tel ou un tel...
    - Je cuisine bien aussi.
    - Vraiment ? Et donc, tu disais que c'était l'armée qui t'avait mise là-dedans ?
    - Pas l'armée : un des membre.
    - Ah d'accord."

    En effet, Taride, l'un des lieutenants d'Eilaire avait finit par lui dire qu'elle serait bien là-bas... Elle avait une apparence plus que propre sur elle, nécessaire dans les milieux hôteliers, il avait déjà eu la chance de goûter à ce qu'elle préparait, elle était organisée et très méticuleuse... À vrai dire, Eilaire n'ayant plus d'école avait essayé ça un peu au hasard. Et elle s'en était sortit admirablement bien. Et à son grand plaisir : elle n'y avait pourtant pas foutu grand chose. En ce moment ? Elle gravissait petit à petit les marches...

    " Tu vas sur une Vivenef donc ?
    - Ouais, parfaitement ! On m'a dit assez doué pour pouvoir aller dans l'escadron Halloween, n'est-ce pas génial ? Je vais intégrer Halloween ! Ah, j'ai hâte ! Il paraît qu'il n'y a que des pointures du pilotage là bas... Et j'y vais ! Regarde moi et soit fière d'être mon amie ! Tu as face à toi un futur pilote de l'escadrille Halloween !"

    Allô, Allô... Je te reçois mal.. Tu m'entends ?

    Truc était fier. Il était à bord de son chasseur, et suivant l'itinéraire indiqué par son cadran, il allait sur Nimue... Nimue ! Il se demandait si Eilaire prenait bien la nouvelle quand même. Bah, bien sûr qu'elle prenait bien la nouvelle ! Elle avait un fort caractère, même si elle avait une apparence de poupée fragile. Et puis, ils continueraient à discuter par message. Il avait reçut peut avant son départ les derniers détails de son incorporation : il ferait équipe avec un vieu pilote, pas loin de partir à un autre poste. Il se disait las de la conduite de chasseur. C'était génial ! Il ferait équipe avec quelqu'un d'expérimenté en plus... Tout cela le faisait bouillir d'impatience. Pour lui, enfin, c'était l'aventure qui commençait !

    Truc, 25 ans, allait devenir un héros ! (Car devenir pilote sur Nimue, c'était forcément devenir un héros, pas vrai ?)

    Allô, allô ? Je ne te reçois presque plus... Mais tout va bien maintenant. Tout va bien.

    C'était au moment où elle venait d'être promue chef du personnel qu'une nouvelle fois, une vague emmènerait Eilaire loin du rivage. Malgré son nouveau poste, elle aimait passer dans chaque chambre, ranger elle-même certaines d'entre-elles, veiller à ce que chaque lit soit méticuleusement bien fait, que tout soit impeccable. Et si quelque chose la gênait, elle n'appelait personne et faisait tout elle-même. Dans son genre, elle était déterminée et aimait faire elle-même le travail. Quand elle entra dans la grande pièce de la suite dite « royale », elle regarda en premier le lit. Aucun faux plis, puis passa un doigts sur les différents meubles, pour voir si poussières il y avait, puis sur la fenêtre.

    De là, elle regarda un peu la terre qui s'étendait devant elle. Babylone était vraiment une planète splendide et agréable, ainsi, Eilaire aurait-elle due se trouver parfaitement satisfaite de son sort : Elle travaillait dans un endroit magnifique, sur une planète magnifique, et malgré un jeune âge, avait déjà des responsabilités importantes. Tout était parfait, vraiment, tout était...

    Eilaire regarda le ciel. Là-haut, il y avait les étoiles, les planètes, le vide... Et Truc. Elle s'ennuyait de Truc. Cela ne faisait pourtant qu'une semaine qu'il lui avait annoncé la nouvelle de son incorporation à... Nimue ? Ou Balor ? Eilaire ne savait plus exactement, il avait juste parlé d'Halloween...Et tout le train train de l'hôtel lui pesait. Elle soupira un instant et se détourna loin de la fenêtre. Elle avait encore du boulot à faire. Et pour ce qui était du travail, l'ase était zélée. Quand l'interphone sonna, elle détourna juste la tête. La grosse voix de Khal résonna dans la petite boite métallique.

    "Patron, on vous demande."

    Ah... Un imprévue dans la routine de cette vie.

    Allô, Allô ! Tu vas rire, c'est vraiment idiot comme suite ! Et je sens que je vais encore me faire nommer Méduse...

    Eilaire venait de débarquer dans la Base de Balor, pas de grande cérémonie militaire, pas de grand salut à son passage : ce n'était qu'une civile qui avait atterri ici et qui était employée par les militaires après tout. Mais ça ne lui déplaisait pas : elle n'avait pas à porter cet affreux uniforme. Quelqu'un s'était gentiment chargé de lui présenter la base, les pièces, son nouveau lieu de vie, et ce même quelqu'un s'était chargé, un sourire désolé au visage, de lui expliquer son nouveau travail d'intendante. Elle était la nounou du capitaine. Voilà, c'est à peu près tout ce qu'elle avait retenu, les longs discours, elle n'y arrivait pas, elle décrochait toujours avant la fin.

    Une fois seule, la première chose que voulut faire Eilaire était non pas de s'installer comme l'avait gentiment proposé son guide, mais de faire la surprise à Truc. Et oui ! Elle était bien sur une Vivenef, non ? Enfin, à quelques détails près. Ainsi, elle déambula quelques minutes dans les couloirs de Balor, cherchant du regard si elle voyait quelqu'un qui pourrait être son ami, ou bien si elle pouvait trouver une liste des pilotes, elle ne savait pas... Ce ne fut que quelques jours plus tard, très exactement une heure avant la prise de ses fonctions, qu'elle se rendit compte avec effroi... Qu'elle s'était trompée de Bâtiment... Nimue, Nimue ! Ah ! Elle aurait au moins pu avoir la mémoire de ce prénom-là ! Et non ! Résultat : elle se retrouvait dans la mauvaise nef. Elle se mordilla le pouce, l'air songeuse. Et maintenant, que faire ? Eilaire soupira et laissa tomber ses bras le long du corps. Quelle question stupide ! Elle allait être intendante, et puis c'est tout. Elle verrait la suite plus tard.

    L'ase ne prit pas longtemps à s'adapter à son nouveau travail et à sa nouvelle vie. Peut-être s'y est-elle même un peu trop bien adaptée d'ailleurs... Tous les jours, elle range le bureau, organise la paperasserie du capitaine, les repas officiels, les rendez-vous, lui fait elle même ses repas, son café,(avec les ingrédients qu'elle choisissait elle même) veille à ce que ses vêtements soient impeccables, surveille la santé du capitaine également, le poursuivant et harcelant au cas ou celui-ci se montre récalcitrant quant à sa santé, elle veille également à ce qu'il accomplisse bien les tâches qu'il doit faire dans la journée, lui apporte elle-même la paperasse si besoin, va elle-même chercher tout ce qui pourrait lui manquer (dans la limite du raisonnable, elle n'obéit pas non plus à ce qui est trop farfelu...). Ce n'est qu'une fois la journée finie qu'elle conçoit à lui lâcher un peu la grappe. Jusqu'à la journée suivante.

    Et contrairement aux premiers diagnostiques de l'équipage, elle résiste parfaitement bien au terrible capitaine de Balor...
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    Message par Eilaire Traminne le Ven 4 Jan 2008 - 2:47

    Allô, allô, ça fait déjà deux ans maintenant. Je n'aurais jamais cru que le temps pouvait filer si vite. Et toi, je me demande, que deviens-tu ?

    Le mécanicien Kzic avait le trac, vraiment, jamais de sa vie il avait eu autant envie de rendre son déjeuné. Heureusement qu'il n'avait rien mangé ce matin, justement. Là, ses yeux s'ouvraient sur son nouveau lieu de travail : le hangar de Balor. Il déglutit bruyamment, et son coeur bondissant dans sa poitrine, il fit le pas en avant qui le faisait quitter son vaisseau, et entrer dans la base de Balor. Là, un ancien le remarqua et s'approcha de lui. Quelques présentations de rigueur, et c'était parti pour un tour des locaux... Il se nommait Ikse et lui parla des bases de survie sur la base, du plus pratique, au plus saugrenu. Ikse se vantait de tout connaître, rumeurs, personnes, lieux, il savait tout, il s'était auto nommé, l'encyclopédie de Balor. Et à peu de choses près, force était d'admettre que c'était vrai.

    " Et le capitaine ? Demandait Kzic
    - Ouais ?
    - J'en ai entendu de drôles à son sujet... Il parait qu'il est...
    -Aaah ! Tu verras ça en temps voulu."

    Autant ne pas alarmer les nouveaux tout de suite. Mieux valait attendre que la navette qui l'avait emmené ici soit d'abord partie.

    " Maintenant que la navette n'est plus là, laisse moi te parler un peu des principaux membres de l'équipage...
    - Et pourquoi attendre que la navette parte ?
    - Haha ! Car tu fuirais direct, tiens !"

    Kzic se sentait mal. Il savait avant même d'arriver ici que la vie ici ne serait pas toujours rose, avec un ordinateur à personnalité comme Balor, mais si l'équipage aussi était à craindre... Ikse parla sans interruption, décrivant avec précision à la nouvelle recrue les personnages qui composaient l'équipage de Balor en lui faisant visiter les lieux. Il y avait de toute les couleurs : des sympathiques, des étranges, des qu'il faudra éviter, des tristes...

    " Et nous arrivons à l'intendante...
    - L'intendante ?
    - La nounou du capitaine.
    - C'est mignon...
    - Ah oui ? Et bien méfies-toi d'elle... Elle est tordue.
    - Tordue ?
    - Aaaah, comment te la décrire ? »

    Ikse toussota pour s'éclaircir la voix et pris une grande inspiration.

    « Eilaire Tramine, Jour de naissance : 21 descembre âge : 26 ans, reconnaissable puisque c'est une ase toujours habillée en civile à la couleur délavée.
    - Gnié ?
    - Ne m'interromps pas, voyons ! Son apparence physique, elle n'a pas changé en deux ans, et je te laisserais l'admirer quand le moment sera venu et que tu te retrouvera pour la première fois face à elle. Elle ressemble à une poupée, mais attention ! C'est loin d'en être une ! Pour te la décrire vite fait... Elle a un caractère tordue. Elle agit parfois bizarrement... Et personne n'arrivent à dire si c'est du caractère ou pas... Elle a une attitude de je-m'en-foutiste assez impressionnant. Il se passe quelque chose autour d'elle, il y a peu de chance qu'elle réagisse. On lui dit quelque chose sur elle, elle ne réagit pas du tout. T'imagine ? Tu l'insultes et rien ! Pas de réponse. Mais en même temps, ça doit être pour ça qu'elle résiste si bien au Capitaine. Il y a ce trait de caractère qui fait peur, mais en plus, elle reste d'une impassibilité et d'un calme qui font froid dans le dos... De temps en temps, en fin observateur, tu pourras voir son visage se déformer un peu, mais pas plus. Elle reste d'un calme absolu... Heureusement, elle a toujours un petit sourire sur les lèvres, sinon, on pourrait croire qu'elle est froide...
    En fait, elle est froide ! C'est presque mission impossible que d'échanger plus de quelques mots avec elle. Elle économise ses mots... Comme ses gestes... Elle ne fait pas de superflu, et reste toujours à effectuer un minimum de mouvement... Sauf pour les mains... D'ailleurs, elle en prend très soin, de ses mains... Hein ? Ah non, c'est pas utile de savoir ça, c'est juste que j'y pense à voix haute.
    Sinon, il semble se passer de drôles de trucs dans sa tête. Elle est étrange. Des fois, elle fait des choses qui ne semble pas avoir d'intérêt, mais quoi qu'elle veuille faire, elle le fera, elle est très obstinée. Vouloir l'arrêter alors qu'elle a une idée en tête, c'est comme vouloir arrêter un vaisseau en hyperespace avec un chasseur...

    - Mais.... mais elle... Doit bien avoir quelque chose de positif en elle, non ?
    - Obstinée...
    - Y'a pas autre chose ?! Commençait à paniquer Kzic
    - Et bien... Elle est patiente... Et écoute les gens... Tant qu'il font un discourt simple et court. Les longs, elle arrive pas à suivre. Et elle est très discrète dans tous les sens du terme... D'ailleurs, elle arrive souvent silencieusement auprès des gens, les faisant souvent sursauter. Sale habitude à vrai dire.
    - Et bien, ça promet...
    - Enfin, ça, c'est ce qui me vient tout de suite... Après, je sais pas trop... »

    Kzic se sentait mal... Entre le fait que Ikse riait rien qu'a l'évocation du capitaine, et cet intendant... La navette ! Oui, la navette il était peut-être encore temps ! Il regarda frénétiquement autour de lui pour s'apercevoir... Qu'il n'avait pas la moindre idée d'où passer pour rejoindre le hangar.

    « C'était pour m'assurer que tu ne nous quitterais pas si prématurément ! Rassura Ikse. En plus, la navette doit être partie depuis une bonne demi-heure maintenant. »

    Kzic aurait voulu maudire son collègue, mais il se retint. Étant donné qu'ils allaient travailler ensemble, s'il arrivait quelque chose à Ikse, il y aurait des chance que ça lui arrive aussi. Ainsi se contenta-t-il de serrer les dents. Soudain, il sentit une présence dans son dos. D'une jambe, il se retourna et fit face... A Eilaire. D'un regard, il eut le présentiment que c'était elle, la fameuse intendante. Il déglutit et ne sut pas quoi dire sur le coup.

    Elle, elle le regardait de ces deux yeux, et semblait attendre quelque chose.

    Ikse, pour se faire pardonner, décida de secourir son camarade.

    « Ah, tiens, Eilaire, quelle surprise.... Agréable, j'entends bien ! Et bien, vois-tu, je faisais les présentations entre la Base Balor et notre jeune ami fraîchement débarqué... »

    L'ase ne fit pas un geste. Le malaise de Kzic commençait à gagner également Ikse.

    « Et heu, vois tu, répéta-t-il, je lui parlais un peu de l'équipage, du capitaine... Ah, non, j'ai pas parlé du capitaine... »

    Bafouillage de plus, Eilaire ne bougea toujours pas. Elle restait comme une poupée de cire, immobile. Cela n'aidait pas à mettre les deux homme à l'aise.

    « Heu, oui, tu sais ce que c'est d'arriver dans une base et... »

    Mais soudain,sans que Ikse ne s'en doute, le petit Kzis explosa :

    « Oui, c'est vrai ! J'ai démonté la poupée de ma soeur pour pouvoir voir comment ça fonctionnait à l'intérieur ! Et c'est moi même qui m'amusait à les torturer pour pouvoir les démonter après ! Sans pour autant que je sois capable de parfaitement les remonter ! Et ma folie du démontage ne s'est jamais arrêtée puisque j'ai été jusqu'à démonter un jour une des voitures de mes parents ! Et oui, j'avoue, j'ai laisser croire que c'était des gamins qui l'avait fait pour ne pas me faire fâcher par mes parents, j'ai fuis, lâche que je suis ! Et même en ce moment, je veux fuir ! Oui, fuir loin d'ici, je ne suis qu'une espère de lâche qui souhaite avoir une petite vie tranquille pleine d'argent et de jolies filles ! J'avoue tout cela ! J'avoue même ne jamais avoir perdue l'envie de démonter tout ce qui me passe par la main, mais maintenant, je peux les remonter ! Je sais que je le peux ! Et si !! Et si je peux aujourd'hui être ici, je sais que c'est grâce à cette folie du démontage ! Et je devrais en être fier ! Et pourtant, je suis un lâche, j'ai peur du capitaine, j'ai peur de l'équipage, j'ai même peur de vous, je réfléchis à comment me cacher dans la prochaine navette pour fuir d'ici ou pire, monter mon propre vaisseaux et fuir loin de ce vaisseaux qui m'impressionne, loin de toute cette pression ! Je ne sais même pas si je suis capable de bien entretenir les vaisseaux ! On dit que oui, mais au fond, j'ai envie de fuite cette trop grande responsabilité car je sais bien qu'aux moindres pépins sur le fonctionnement, ça retombera sur moi, pire !! On mets la vie de pilotes entre mes mains du moment que j'interviens sur leur machine, je pourrais sans doute faire un moment un mauvais réglage et tout serait de ma faute ! Cette responsabilité qui pèse à présent sur mes épaules me semble trop lourde à porter et je ... »

    Eilaire avait fermé les yeux, Ikse savait ce que ça voulait dire : elle avait décroché depuis un moment déjà. Enfin, elle ouvrit la bouche pour dire :

    « Vous ! »

    Kzic se tue d'un coup

    « Vous êtes au milieu du chemin... »

    Les deux homme se regardèrent puis s'écartèrent en silence pour laisser passer l'ase qui immédiatement, se remit à marche de son pas lent et discret. Kzic resta un moment silencieux, observant ce dos qui s'éloignait comme un fantôme. Ikse finit par le regarder de biais. Le jeunot se sentit immédiatement rougir, et tenta de s'expliquer :

    « C'était son regard... je tenais plus, et j'ai craqué, je sais pas ce qui m'a prit...
    - Crois moi que j'vais pas t'lâcher toi... »

    Allô, allô, cette histoire n'est pas encore finie, elle commence même à peine...
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    Message par Lana Lane le Ven 4 Jan 2008 - 10:20

    Aha! =D Super la fin! xD

    Bienvenue à Eilaire! ^.^
    ---> Je vais valider... >.>
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    Eilaire Traminne, Nounou glaçon. Empty Re: Eilaire Traminne, Nounou glaçon.

    Message par Eilaire Traminne le Ven 4 Jan 2008 - 11:12

    merchi ^^
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    Message par Erwyn Von Drachnar le Ven 4 Jan 2008 - 12:47

    XD Du grand art comme toujours !!

    Pauv' jeunot qui était sur le chemin d'Eilaire.... XD

    Bienvenue Miss Wink


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    Eilaire Traminne, Nounou glaçon. Empty Re: Eilaire Traminne, Nounou glaçon.

    Message par Federico Portanares le Ven 4 Jan 2008 - 13:42

    Nounouuuuuuuuu !!! *se frotte*

    (heureusement que c'est du HRP -____-')

    Re-Bienvenue !


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