Vie De M**** {#001}

    Partagez
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Sam 10 Jan 2009 - 18:08

    [Sujet précédent : début : Menu du jour : Quiproquo et thé à la menthe]

    Il y a des jours où on ferait mieux de ne pas se lever. Comme ce jour où Federico Portanares s'était fait successivement plaquer, remettre en place par son second, ridiculiser puis mépriser par son ex, et tout ceci ayant pour résultat un Commandant de Balor légèrement désespéré, effondré dans son fauteuil sur le Pont, à court de café et ruminant des idées noires.

    Soudain, un voyant du tableau de bord s'alluma. Federico se redressa sur son siège, et appuya sur le bouton accolé au voyant.


    - Commandant Portanares, j'écoute ?
    - Mon Commandant, le Caprica vient d'appareiller pour Mars.
    - Très bien. Dites à la Com' de surveiller leurs actions de près.
    - Bien, mon Commandant.
    - Je veux un rapport toutes les heures à partir de l'heure d'arrivée du Caprica sur les lieux.
    - Oui, mon Commandant.
    - Oh, et faites vos rapports au Capitaine Jansen.
    - ... Au... ? L'officier de communication semblait ébahi. ... Au Capitaine Jansen ? répéta-t-il.
    - Oui. Et envoyez-moi une copie écrite de vos rapports.
    - Bien reçu, mon Commandant.
    - Terminé.

    L'officier coupa la communication. Federico se fendit d'un sourire sardonique. Jansen lui avait secoué les puces à propos de cette histoire invraisemblable d'extra-circulaires, eh bien qu'il s'occupe de gérer la mission d'observation. Et puis Balor serait probablement content. Ou du moins, moins malheureux que d'habitude.

    Federico étira ses jambes engourdies. Il était d'humeur plutôt maussade. Il n'avait pas de café, il faudrait bientôt qu'il mette son masque curatif, et il se sentait étouffé dans ce base fermée. Il avait soudain envie de voir le ciel de Babylone, de marcher sur la plage de Cyrus, de sentir de nouveau les embruns sur son visage...


    *Allez, ne commence pas à te laisser aller à la mélancolie...* pensa-t-il.

    Il fallait qu'il s'occupe. Il se leva et embrassa le Pont du regard. Les officiers qui y étaient affectés travaillaient en silence. L'atmosphère était tranquille. Trop tranquille. En fait, Federico n'avait jamais grand chose à faire. Il n'y avait personne pour le déranger constamment, lui apporter des nouvelles, le solliciter pour un conseil ou une décision.

    Peut-être que les deux soldats postés à chaque entrée du Pont, avec l'ordre de ne laisser passer que les personnes autorisées (à savoir, les Lieutenants, les membres de l'Etat-Major, et Eilaire), y étaient pour quelque chose...

    Dépité, Federico se rassit. Il commençait à en avoir assez de Balor. Balor ?...

    Il se redressa dans son siège. Il n'était pas le plus à plaindre. Balor, lui, était coincé depuis une éternité dans cette carcasse métallique. Pour lui, ni ciel bleu, ni ressac, et encore moins la possibilité de marcher où que ce soit. Pas étonnant qu'il soit devenu à moitié fou...

    Federico se laissa doucement emporter par ses pensées, l'air morne et absent.


    Dernière édition par Federico Portanares le Sam 7 Mar 2009 - 17:07, édité 1 fois

    avatar
    Weena Bishamon-Ten
    Lieutenant astrogateur - Balor

    Nombre de messages : 20
    Localisation actuelle : Mess de Balor
    Mission actuelle : Identifier un soutien-gorge
    Couleur RP : #55ada1
    Multi-comptes : Evanah Wills, Endymion Beleril, Kiba Alehando Steawald, Weena Bishamon-Ten, Andrea Cyn, Sara M.J. Ascroft, Oscar Arcane, Elie Moon.
    Date d'inscription : 06/08/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Weena Bishamon-Ten le Ven 23 Jan 2009 - 23:46

    Changeant visiblement de tactique (puisque la précédente ne fonctionnait de toute évidence absolument pas), le diplomate Tinué Slaï se montra sage et ne pipa pas plus de mots que nécessaire durant le trajet qui devait mener le lieutenant Bishamon-Ten l’intendante Traminne et le diplomate Slaï. Bien. Weena en était plutôt contente. Enfin, elle-même, qu’on déblatère encore et encore ne la gênait pas non plus outre mesure. Elle pouvait tolérer toutes sortes de situations et de personnes. Mais il n’empêchait qu’elle appréciait certaines personnes plus que d’autres. Elle préférait les individus efficaces, rationnels, professionnels et manifestant un certain degré d’intelligence. Non, Weena ne pensait pas que Tinué était stupide. Mais elle était convaincue qu’en matière de diplomatie, il avait de net progrès à faire… Ce qui était assez regrettable quand on savait qu’il était justement censé être un diplomate… Enfin… Si le bonhomme se montrait aussi maladroit avec le commandant Portanares qu’il l’avait été avec Eilaire, cela promettait d’être plutôt amusant. Surtout que ce genre d’événement changeait du quotidien plus routinier et ennuyeux de la base.

    Le lieutenant astrogateur guidait ses deux compagnons du moment à travers l’immense station spatiale. Enfin, le verbe « guider » allait plutôt au diplomate qu’à l’intendante qui n’avait pas besoin d’elle pour s’y retrouver dans les coursives de Balor. Durant le trajet, Weena ne fit aucun commentaire, elle non plus. Elle marchait d’un pas vif, d’une part pour arriver à l’heure à son poste, d’autre part pour ne pas trop laisser le temps au diplomate de trop prendre ses marques. C’était peut-être un réflexe un peu paranoïaque, mais Weena n’aimait pas qu’un civil traîne comme ça dans un secteur névralgique de la plus grande base spatiale du Cercle. C’était déjà assez énervant de voir ces deux foutus avocats traîner dans leurs pattes (surtout ce Jarvis Stark, sans prêt à faire n’importe quoi de la première information confidentielle qui lui tomberait entre les mains). Alors, amener en plus ce diplomate sur le pont de commandement… D’autant plus que ce diplomate n’inspirait aucune sympathie à Weena, pour l’instant. Et pour la confiance, ce n’était même pas la peine d’en parler. Le lieutenant n’avait aucune idée de ce que Slaï faisait ici. Mais elle le sentait plutôt mal. Depuis qu’elle l’avait vu en compagnie d’Eilaire, elle avait l’impression qu’une opposition s’était déjà installée.

    En fait, de ce que Weena en avait vu, Tinué n’avait rien fait pour s’attirer la sympathie de l’intendante, c’était pour ça que le lieutenant astrogateur avait cette impression. Ce qu’elle avait vu, ce n’était pas un diplomate en mission de routine qui profite de son séjour pour se faire quelques contacts dans la base. Non, elle avait vu un homme prêt à persuader un adversaire en utilisant des arguments insidieux. Peut-être que c’était cela. Peut-être qu’il se faisait la main sur Eilaire en la gavant de palabres et en essayant de jouer méchamment avec son sens du devoir. Ou alors c’était tout simplement ce qu’elle avait pensé dans un premier temps : un diplomate pas franchement doué.

    Bah, il finirait par savoir tout ça, d’une manière ou une autre… Si Weena ne pouvait pas entendre ce que le diplomate avait à dire au commandant, elle sonderait ce dernier après coup…

    Le petit groupe arriva enfin devant un sas qui donnait sur le pont. Une fois qu’ils l’eurent passé, ils se retrouvèrent dans la vaste salle de commandement de la base Balor. Weena fit quelques pas en direction du fauteuil de commandement. Elle vit rapidement que le commandant Portanares était plutôt de sombre humeur. Elle se mit au garde-à-vous et déclara d’un ton formel mais d’une voix douce :


    « Lieutenant Bishamon-Ten au rapport. »

    Weena se permit d’adopter une position de repos (il n’y avait que les jeunes sortis tous frais de l’académie pour ne pas oser bouger d’un millimètre). Puis elle ajouta :

    « L’intendante Eilaire Traminne souhaite s’entretenir avec vous, monsieur. Je me suis également permise d’amener ce monsieur, Tinué Slaï, qui est diplomate et que j’ai rencontré avec Madame Traminne au mess. J’ai pensé qu’il valait mieux vous l’amener sans tarder… »

    Weena n’ajouta pas « plutôt que de le laisser fouiner n’importe où dans la base » car elle savait que Federico comprendrait le sous-entendu.
    Le lieutenant astrogateur attendit sagement une réaction de son commandant et ses ordres s’il avait l’intention d’en donner.
    avatar
    Eilaire Traminne
    Intendante - Balor

    Nombre de messages : 36
    Localisation actuelle : Balor
    Mission actuelle : ...
    Couleur RP : #b762b0
    Multi-comptes : Hazel ¤ Eryl ¤ Eilaire ¤ Elyès ¤ Ephram ¤ Norah ¤ Thomas ¤ Sarah
    Date d'inscription : 04/01/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Eilaire Traminne le Ven 6 Fév 2009 - 23:20

    Le silence est un allié.

    Et au moins, ce n'est pas quelque chose de très dérangeant, (contrairement à d'autre). Une certaine personne était, avec le temps, devenue maître dans cette discipline. Entretenir une conversation avec elle relevait du défit divin et pire : ses chaussures elles même semblaient s'abandonner dans le loisir de ne pas faire un bruit. C'est ainsi dans un silence le plus total qu'Eilaire avait suivit le lieutenant d'astrogation Bishamon-Ten jusqu'au pont, centre nerveux de la base. Si le lieutenant avait dit quelque chose, l'intendante devait avouer ne pas y avoir fait très attention. Quand au diplomate qui les accompagnait...

    Eilaire avait simplement oublié sa présence; l'existence même de cet homme n'était à présent plus qu'un souvenir dans son petit univers. Et jusqu'à nouvel ordre, il y avait de très forte chance pour que la situation ne change pas. Oui, quand Eilaire ignorait quelqu'un, elle l'ignorait bien. Le diplomate en avait à présent un parfait exemple.

    Qui plus est, pour le moment, Eilaire avait bien mieux à faire que de laisser qui que ce soit interférer avec le court de ses pensées. Pour le moment, elle tentait déjà d'organiser ce qu'elle venait d'apprendre de la part de Weena, de bien sombres révélations qui laissaient toujours l'ase légèrement perplexe. Pourtant, tout lui semblait clair à présent... C'était tellement évident ! Comment diable avait-elle pu passer à côté sans s'en rendre compte, alors qu'elle le voyait tout les jours ? Pire ! Alors que même tout le monde le savait ? Quelle intendante elle faisait... D'autant que maintenant, elle arrivait parfaitement à visualiser le commandant dans une activité.... Hors professionnelle, et si l'image n'était pas évidente au début, Eilaire parvenait à y croire.

    Coupant net ses réflexions, la porte qui menait au pont s'ouvrit devant elle. Elle se stoppa de manière brusque dans l'encadrement, sans prendre attentions aux gardes qui faisaient le planton. Elle tendit une oreille pour entendre ce qui se disait et avant même d'avoir la moindre réaction de la part du commandant, Eilaire s'élança à la rencontre de ce dernier.

    Les gardes eurent un regard équivoque, semblant dissuader silencieusement quelque chose de passer. Mais ce n'était pas pour Eilaire. Alors quoi ? Il voulait dissuader quelque chose derrière elle ? Ses cheveux ? Elle ne s'en séparait pas comme ça... De l'air, peut-être ? Il faudrait vraiment pas être fino pour espérer stopper de l'air... Bon, alors quoi ? Ce n'était pas comme si quelqu'un la suivait, le lieutenant était devant elle ! Elle ne comprenait pas, ainsi, elle décida de ne pas y faire attention plus que ça. Les deux soldats s'amusaient bien comme ils le pouvaient... ou alors, ils avaient un cerveau qui fonctionnait au ralenti ou... Faille spatio-temporelle ? Ou bien...

    Être intendante lui donnait techniquement le droit d'aller voir le commandant sur le pont, cependant, être accompagnée d'une tasse de café passait tout de suite mieux. Ou alors, être là pour les soins oculaires du commandant passait, mais cette fois, c'était une raison plus personnelle. Quoi que pas tant que ça, pensa l'ase : si tout le monde était déjà au courant... Mais quoi qu'il en soit, que le lieutenant l'annonce d'abord lui semblait être plus approprié que de venir comme une fleur sur le pont. Après, Eilaire n'était pas vraiment militaire, elle n'allait certainement pas attendre la permission pour entrer. Ainsi, elle arriva devant le commandant, le toisa de son regard éternellement inexpressif et finit, du bout des doigts, par saisir la pochette plastique où était mit le soutient gorge et le montra au commandant, le mettant entre elle et lui.

    Enfin, elle sorti de son mutisme pour articuler :

    «Monsieur, sachez que cela ne me dérange pas que vous développiez la part de femme en vous plus que de coutume. » Qui plus est, comme l'attestait l'état impeccable du soutient-gorge, l'ase souligna : « Et je n'éprouve aucune répugnance à lavez également ce type d'affaire. Cependant... »

    Enfin Eilaire soupira et conclut, en remuant un peu la pochette : « Quel tiroir ? »

    Si ce soutient gorge était dans les affaires de Fédérico, dans l'esprit de l'intendante, c'était qu'évidement, c'était à lui. Le commandant se travestissait. Quelle nouvelle tout de même ! Mais fort heureusement, l'intendante l'avait compris et assimilé. Et même accepté.

    Et ce, grâce au silence.
    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Sam 7 Fév 2009 - 19:09

    Boom, c’était ce qui aurait pu être entendu si jamais Tinué n’avait pas eu un minimum de sang froid. Mais avant d’expliciter ce boom, il fallait revenir un peu en arrière, le diplomate marchait dans les couloirs de la base tentant de se repérer pour ne pas être totalement perdu dans l’immensité des lieux.

    Il ne parlait pas, respectant le silence de ses accompagnatrices. On aurait pu dire qu’il était un homme heureux, deux femmes pour le guider, mais Tinué n’était pas un homme, c’était un diplomate et cette différence faisait tout !

    Donc il marchait tout en réfléchissant et en préparant mentalement son entrevue avec le commandant. Il savait que Balor était un ordinateur à personnalité et avait déjà préparé une série d’arguments montrant la nécessité de sa mission à opposer à ceux de celui qui contrôlait l’ensemble de la zone. Donc il pouvait certainement compter ensuite sur son soutien pour terminer les actions qu’il avait prévu de mener.

    Mais outre cette possibilité, il avait besoin de gérer l’accord du commandant de la base (et des autorités du Cercle mais cela n’était pas de son ressort). Il continuait donc de préparer ses futurs arguments mais ne s’attendait pas à voir ça !

    Des soldats à la mine patibulaire gardaient l'accès au pont et s'ils laissèrent passer le lieutenant et l'intendante, le diplomate sentit qu'il n'avait pas intérêt à tenter de forcer l'entrée. Il les regarda avec un sourire mais cela ne changea strictement rien. Il attendit donc à l'entrée du Pont.

    Le Pont de Balor était un lieu qu’il ne connaissait pas et il en profitait pleinement. Il regardait devant lui, photographiant mentalement le plus de zones possibles afin de pouvoir les détailler dans son rapport.

    Puis il fut présenté par le lieutenant avant que l’intendante ne prenne la parole et ce fut là qu’il remercia son savoir vivre.

    Il toisa le commandant, attendant qu’il réagisse à cette provocation. Franchement sortir sous le nez de tout le monde un accessoire féminin dans le but de ... Dieu seul savait quoi étant donné l'amplitude vocale faible qu'avait l'intendante, ce n'était certainement pas habituel militairement parlant.

    Ce qui amenait Tinué à se poser la question, qu’est ce que Eilaire avait bien pu comprendre de la discussion avec le lieutenant. Mais en tout cas c’était intéressant, quelle serait la pirouette du commandant pour cette manifestation en plein milieu de ses sous-officiers. Tinué se permit finalement un petit sourire, cela allait être assez intéressant à voir. Comment donc allait pouvoir réagir l’homme ?

    Et de voir cette réaction serait un excellent moyen de juger de qui il était et de ce qu’il voulait… Très très intéressant finalement cette petite visite. Elle avait mal commencé, mais elle se poursuivait d’une manière passionnante. Enfin si le commandant le laissait entrer sur le Pont un jour ...
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Mar 3 Mar 2009 - 18:19

    Federico fut tiré de ses pensées par le bruit du sas du pont qui s'ouvrait. Il leva les yeux, juste à temps pour apercevoir Weena qui fonçait droit sur lui, et Eilaire qui attendait dans l'encadrement de la porte. Il n'eut même pas le temps de faire une moue agacée et de soupirer d'un air las que le lieutenant astrogateur était déjà sous son nez, en plein salut militaire. Federico fit pivoter son siège vers elle, ce qui était la façon de dire : "je vous écoute" la plus polie possible dans les circonstances actuelles.

    Weena avait apparemment introduit Eilaire sur le pont, mais ce n'était pas la seule raison de sa présence ici. Tout le monde sur Balor savait que partout où le commandant allait, Eilaire pouvait aller (à quelques rares exceptions près). Il s'avéra effectivement que Weena était tombée sur un civil en vadrouille dans la base et qu'elle avait décidé de l'amener directement sur le pont. Federico avait une flemme monumentale de s'occuper de ce cas, mais il avait bien compris le sous-entendu de la shitennô, et il lui était reconnaissant d'avoir pris cette initiative. Il se pencha légèrement sur le côté pour voir ledit diplomate, et constata qu'Eilaire fonçait déjà à sa rencontre, à l'instar de Weena un peu plus tôt.

    Il remit son observation du diplomate à plus tard (de toute manière, les gardes du sas l'avaient bloqué à l'entrée, comme quoi, il y avait tout de même des gens qui faisaient leur boulot, ici, et c'était tant mieux, parce que l'ase semblait dévorer le pont du regard, et cela ne l'en rendait que plus louche) et se redressa pour se retrouver de nouveau face à Weena. Il eut tout juste le temps d'opiner du chef pour montrer son approbation quant à l'initiative du lieutenant avant qu'Eilaire ne les ait rejoints.

    Son intendante le regarda de son habituel air neutre, puis sortit de nulle part une pochette plastique qu'elle lui tendit, bien en vue de tous. Federico ne reconnut tout d'abord pas ce que contenait la pochette. Il lança un regard interrogateur à Eilaire, puis reporta de nouveau son attention sur le sachet. Il y avait là-dedans un morceau d'étoffe mauve... Et on distinguait même un peu de dentelle assortie. Federico avait la désagréable impression d'avoir déjà vu ça quelque part...

    Et, enfin, Eilaire parla. Elle qui ne parlait d'habitude que par monosyllabes fit l'effort d'élaborer toute une phrase. Et quelle phrase ! Federico crut quelques instants qu'il était tombé dans la cinquième dimension. La part de femme ? Mais de quoi parlait-elle ?

    Quelque chose dans son esprit sembla soudain clignoter. Il regarda mieux le morceau de tissu dans la pochette. Il se figea de stupeur. Aucun doute possible : c'était un soutien-gorge d'Ambre.

    Alors que Federico en était encore à se demander ce que de la lingerie de son ex pouvait bien faire là, Eilaire enchaîna en expliquant qu'elle l'avait lavé (ce qui répondait en grande partie aux interrogations du commandant), puis poussa un petit soupir, agita la pochette sous le nez de son supérieur, et demanda, avec un sérieux tout eilairien, dans quel tiroir elle était supposée le ranger.

    Malgré son accès de flemme et son humeur morose du jour, Federico avait l'esprit assez vif pour reconstituer les faits et l'étonnante logique interne d'Eilaire. Il se souvenait clairement avoir dégrafé ce soutien-gorge quelques jours plus tôt. Mais il n'était pas certain d'avoir vu Ambre repartir avec. Elle l'avait donc probablement oublié dans sa chambre, et lui-même ne l'avait pas vu parmi ses affaires lorsqu'il les avait mises au sale. Eilaire, en s'occupant de laver son linge, était tombée dessus. Et bien entendu, là où n'importe qui aurait fait le lien entre le passé un rien sulfureux du commandant et le sous-vêtement, Eilaire avait simplement conclu que Federico portait des soutien-gorges.

    Et bien entendu, elle n'avait pas trouvé mieux que de lui en parler sur le pont, devant tout le monde, l'objet du délit bien en vue. Et un air très sérieux sur le visage.

    Heureusement, Federico était habitué aux rumeurs et aux médisances. Il avait été le fils à papa, le chouchou des profs, le macho de service, l'incompétent notoire, le demi-aveugle, le chaud lapin, le vieux sur le retour, et bien d'autres encore... Qu'est-ce que ça changerait, au fond, qu'il devienne le "Glen ou Glenda" de Balor ? Enfin, mis à part saper le peu d'autorité qu'il lui restait sur ses troupes, bien sûr...

    Federico savait d'expérience qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de faire proliférer une rumeur que de la nier. D'autant plus en paniquant. Alors il ne restait plus qu'une chose à faire.

    Toujours visiblement détendu, toujours avachi dans son siège, Federico regarda Eilaire droit dans les yeux. Il pouvait sentir le regard de tous ses subordonnés qui se trouvaient sur le pont et qui n'avaient pas manqué une miette du discours d'Eilaire (oui, pour l'intendante, trois phrases, c'était un discours).

    Avec beaucoup d'aplomb, le commandant répondit :


    Le troisième en partant du bas, à gauche de l'armoire blanche, je vous prie. Oh, et, à l'avenir, merci de bien vouloir me faire part de ce genre de questions en privé ou par message écrit. Merci de votre implication, Eilaire, vous pouvez disposer.

    Et sans un regard pour les officiers abasourdis qui l'entouraient, il se tourna de nouveau vers Weena.

    Lieutenant, merci d'avoir fait entrer Madame Traminne et de m'avoir amené Monsieur Slaï. Vous pouvez disposer, vous aussi.

    Federico redoutait Weena plus que quiconque, pour ce qui concernait les rumeurs. Il soutint son regard sans ciller, et allait ordonner qu'on laisse entrer le diplomate quand il s'aperçut qu'il avait oublié de demande quelque chose à Eilaire. Il se tourna une fois de plus vers l'endroit où elle se trouvait encore quinze secondes auparavant, mais elle avit déjà filé et se trouvait à mi-chemin entre sa position et le sas du pont. Il l'appela :

    Oh, Eilaire ! Pourriez-vous me ramener un mug de café, s'il vous plait ?

    Ben quoi, c'était le moins qu'elle pouvait faire après avoir remué un soutien-gorge mauve à dentelle sous son nez, non ?

    Pour finir, Federico héla les gardes.


    Laissez entrer Monsieur Slaï !

    Et dans un effort incommensurable, Federico se décolla de son si confortable siège pour pouvoir accueillir comme il se devait cet étrange diplomate ase dont l'arrivée ne lui avait pas été signalée...

    avatar
    Weena Bishamon-Ten
    Lieutenant astrogateur - Balor

    Nombre de messages : 20
    Localisation actuelle : Mess de Balor
    Mission actuelle : Identifier un soutien-gorge
    Couleur RP : #55ada1
    Multi-comptes : Evanah Wills, Endymion Beleril, Kiba Alehando Steawald, Weena Bishamon-Ten, Andrea Cyn, Sara M.J. Ascroft, Oscar Arcane, Elie Moon.
    Date d'inscription : 06/08/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Weena Bishamon-Ten le Ven 13 Mar 2009 - 17:34

    À peine Eilaire s’eut-elle exprimée que Weena saisit le quiproquo : l’intendante n’avait absolument pas compris que le soutien-gorge appartenait au Général Vallini. Non, selon sa logique, le soutien-gorge appartenait au Commandant Federico Portanares, puisqu’elle l’avait trouvé dans ses quartiers. Et donc, cela signifiait que le Commandant se travestissait. Par ailleurs, Weena avait bien dit à Eilaire que tout le monde était au courant, l’intendante ne s’encombra donc pas de tourner autour du pot.
    Weena écarquilla d’abord les yeux en l’entendant parler de la féminité du Commandant. Mais lorsqu’elle termina en demandant à sa façon où elle devait ranger ledit soutien-gorge (c’est-à-dire avec le moins de mots possible), Weena se rendit complètement compte du comique de la situation. Certes, le raisonnement d’Eilaire se tenait, en soi. Mais il ne prenait pas en compte une donnée primordiale du problème… Federico était un homme très viril – trop viril, si on voulait l’avis de Weena – et il était la dernière personne que Weena aurait pu imaginer en sous-vêtements féminins.
    Hélas, c’était trop tard. L’image s’imposa à son esprit et, malgré toute la maîtrise de soi dont était capable Weena, c’était beaucoup trop drôle pour qu’elle puisse se retenir. Elle laissa échapper un gloussement. Un gloussement solitaire, mis en valeur par le silence absolu des autres officiers présents qui n’auraient osé pour rien au monde rire de la situation dans laquelle se trouvait le pauvre Commandant Portanares. Sauf Weena. La Shitennô simula une toux, pour finir, cependant, par égard pour le Commandant. Elle ressentit un réel élan de pitié pour lui. D’autant plus qu’elle était en partie responsable de ce qui arrivait… Mais, loin de ressentir la moindre culpabilité, elle dut dissimuler son large sourire derrière sa main en s’éclaircissant la gorge quand elle repensa au fait qu’elle avait dit que tout le monde était au courant.
    Et alors que tout le monde attendait avec impatience la réponse du Commandant dans un silence tendu, celui-ci indiqua un tiroir à Eilaire de manière parfaitement détendu. Weena l’en félicité mentalement. C’était ainsi que devait se comporter un vrai commandant. Surtout que nier haut et fort tout en faisant des reproches à Eilaire ou à Weena n’aurait pas amélioré la situation bien au contraire. Après tout, si ce soutien-gorge se trouvait dans les appartements du Commandant ce n’était sûrement pas de la faute d’Eilaire ni de Weena. Et ça, tout le monde pourrait s’en douter. D’ailleurs, les officiers qui se trouvaient sur le pont devaient sans doute se douter pour moitié que la situation était issue d’un quiproquo. Ce qui n’empêcherait pas les mauvaises langues de jaser, bien entendu.
    Enfin, Federico congédia Eilaire avant de se tourner vers Weena pour faire de même.


    « Mon Commandant, si vous me permettez, mon quart commence d’ici quelques minutes, je vais donc plutôt rejoindre mon poste. »

    Et cela dit, Weena rejoignit effectivement son poste où le Sous-lieutenant Savarelli souriait crânement. Elle s’installa sur son fauteuil en lui lançant un regard à la fois doux et acéré.

    « Quelque chose vous fait sourire, Timonier ? »

    Arthur Savarelli cessa de sourire et se pencha sur sa console d’un air aussi concentré et soumis que lui permettait ses énormes chevilles.

    « Non, madame, répondit-il.
    - Bien. »

    Oui, Weena s’était permis de rire de la situation de Federico (pas vraiment ouvertement, certes), mais elle ne permettait pas à ses subordonnés de le faire. Hé ! Ils avaient pas couché avec le Commandant, eux. Les privilèges, ça se méritait.
    Tandis que Weena se mettait au travail, elle ouvrit l’oreille…
    avatar
    Eilaire Traminne
    Intendante - Balor

    Nombre de messages : 36
    Localisation actuelle : Balor
    Mission actuelle : ...
    Couleur RP : #b762b0
    Multi-comptes : Hazel ¤ Eryl ¤ Eilaire ¤ Elyès ¤ Ephram ¤ Norah ¤ Thomas ¤ Sarah
    Date d'inscription : 04/01/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Eilaire Traminne le Lun 30 Mar 2009 - 15:54

    Il y eut un moment de flottement. Moment durant lequel un certain commandant comprit douloureusement ce que l'esprit farfelu de son intendante avait bien pu concevoir comme explication alambiquée pour savoir ce que faisait un soutient-gorge dans des affaires d'homme. Ce temps de flottement ne fut cependant pas suffisamment explicite pour qu'Eilaire remette en question tout son raisonnement. Au contraire, tout au mieux, elle se demanda s'il réfléchissait où déjà ce soutient gorge là se rangeait. Quoi ? N'avait-il pas un tiroir fait uniquement pour ça ? Ou alors, préférait-il les disséminer ? Étrange pratique puisque, Weena elle même le disait, tout le monde était au courant.

    Enfin, il répondit, en indiquant très calmement où ranger le petit bout de dentelle qui avait perturbé la journée de l'intendante. Eilaire ne prononça pas un mot. Elle hocha simplement la tête, signe qu'elle avait vu où déposer son fardeau de la journée, et ni une ni deux, elle tourna les talons... puis s'arrêta, surprise par les dernières paroles du commandant. Faire part de ce genre de chose en privé ? Mais pourquoi faire ? L'ase haussa les sourcils, surprise d'une telle demande. Si tout le monde le savait, pourquoi devait-elle spécifiquement cacher ce genre de chose aux autres ?

    Puis la solution se fit, dans un éclaire de lucidité qui lui était caractéristique.

    Que tout le monde sache que le commandant se plaisait à se travestir ne voulait pas dire que tout le monde connaissait ses goûts sous-vestimentaire ! Peut-être qu'il n'assumait pas son addiction à la dentelle mauve, tout simplement ? Eilaire éloigna la pochette d'elle un instant et observa son contenu d'un oeil critique. Oui, bon, certainement... ce n'était pas le genre d'affaire qu'elle même porterait. Qui plus est, c'était légèrement gamin et le mélange détonnant de l'image d'un homme tel que le commandant Portanares portant ce genre d'affaire pouvait... surprendre. Cependant, ce n'était pas non plus importable... ou honteux. Il y aurait eut un motif ridicule de petit poussins jaunes ou des paillettes, ça aurait été, même aux yeux d'Eilaire, ridicule. Mais ce n'était pas le cas, là...

    Finalement, Eilaire haussa les épaules, puis recasa le soutient gorge contre elle, avec ses autres affaires en faisant un petit hochement de tête compréhensif à l'adresse de Fédérico. Elle comprenait et puis de toute façon, quelque soit les raison du commandant, Eilaire exécutait ses ordres sans se poser trop de question, tant que ça restait dans le concevable, évidement.

    Elle marcha pour sortir du pont, quand elle fut une nouvelle fois hélé par son supérieur pour lui demander du café. Certainement, l'ase irait le faire sans soucis. Pendant un instant, elle se demanda l'ordre de ses priorité. Ranger le soutient gorge et apporter du café ? Ou apporter du café et ranger le soutient-gorge ? Sous les faux aspect inintéressant que reflétait ce genre de réflexion, Eilaire eut un léger froncement de sourcils à peine perceptible qui traduisait, pour l'esprit observateur, toute l'indignation fasse à ce que ce bout de tissus qui lui perturbait sa journée. Une journée désorganisée n'est pas une journée efficace.

    Puis elle se reprit. C'était les aléas du métier, et foi d'Eilaire, elle saurait se montrer capable de gérer ça !

    Ainsi, d'un pas décidé, et silencieux, elle reprit son chemin et passa la porte sans encombre... jusqu'à ce que son épaule rentre en collision avec celle de Tinué. Ni une ni deux, l'ase s'arrêta, regarda en direction du diplomate, mais son regard ne s'accrocha pas à ce dernier. Dans ses yeux, on lisait qu'il y avait, là, en face d'elle... du vent. Un vent très fort et particulièrement localisé qui s'était heurté à son épaule. Ça commençait à en faire des choses étranges pour l'intendante... un vent que des gardes essayent d'arrêter, des vents qui vous touche l'épaule...

    Eilaire eut un petit souffle du nez, sans doute traduisible pour le commun des mortels par un long soupire las de toutes les étrangetés de cette journée puis finalement, elle reprit le cours de ses pensées. Qu'importait le vent. Pour le moment, rangement de soutient-gorge et café !

    [et le codage n'aura jamais été aussi simple... bon, j'pense qu'on va dire que vous sautez mon tours au moins une fois, pendant qu'elle s'occupe de ses affaires...]
    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Ven 3 Avr 2009 - 21:30

    Tinué était presque impatient d’entrer dans le saint des saints de Balor. Presque simplement parce qu’il avait mis en pratique la nouvelle technique de laisser faire les militaires à leur guise et d’attendre qu’ils réagissent à sa présence. En plus, trépigner alors qu’il attendait une entrevue avec le commandant, ce n’était certainement pas la meilleure des choses à faire.

    Il se rendit compte également qu’il n’entendait strictement rien à ce que disaient les protagonistes de la discussion et que de toute façon il ne serait pas invité à formuler son avis sur la question qui n’était pas de son ressort. Il était donc totalement immobile, et pour une fois également silencieux. Ce silence ne durerait certainement pas durant des heures, mais cela suffirait à lui permettre de revoir sa stratégie d’approche des militaires.

    Il est vrai qu’il agissait avec les gradés comme avec les sans grades et que ce n’était certainement pas ce qu’il y avait à faire. Les gradés étaient tous certainement convaincus que sa présence à bord ne pouvait pas être un bon signe, que les civils se mettaient à vouloir intervenir dans leurs affaires capitales et que du coup rien n’allait comme il le fallait.

    Il se tourna vers les gardes quand ils s’écartèrent et se rendit compte que le commandant se levait pour l’accueillir. Ce ne serait pas une rencontre agréable et courtoise, du moins il le pensait, mais il aurait tout le temps de demander à voir l’état major de l’armée du Cercle plus tard. Pour le moment il devait exposer en termes clairs sa mission officielle.

    Il s’approcha du commandant en souriant affablement et en hochant la tête lorsqu’il fut à courte distance. Il n’était pas militaire et ne devait pas saluer, mais ce hochement de tête montrerait qu’il acceptait l’autorité de l’homme pour tout ce qui concernait le règlement militaire de la base.


    Commandant Portanares, je suis enchanté de faire votre connaissance. Je vous prie d’excuser ma venue à l’improviste et mon arrivée fort peu officielle. Je crains de ne pas être particulièrement à l’aise au sein de cette base. Elle est réellement vaste et par certains côtés labyrinthique. J’en oublie toute politesse, Tinué Slaï, diplomate, enchanté réellement.

    Finalement sa résolution de ne pas noyer ses interlocuteurs sous un flot de paroles ininterrompu n’avait pas fonctionné. Il avait encore tant à apprendre. Mais ce n’était pas si important que cela, il trouverait bien un jour où il pourrait tenter de mettre en pratique une approche moins verbale et plus basée sur les signes corporels. Cela aussi on le lui avait appris lors de ses études, mais il avait encore beaucoup de mal à le mettre totalement en pratique. Il était en général trop pressé de parler pour se contenter de signes de tête ou de regards particuliers.

    Cependant, même s’il répugnait à les utiliser, il était tout de même totalement capable de les lire et actuellement, le commandant était soucieux et même certainement énervé par quelque chose. Le fait que le diplomate soit là ne devait pas arranger les choses. Tinué tendit sa main en direction de l’homme. Il était assez peu au fait des habitudes militaires en matière de salut. Mais la poignée de main n’était-elle pas le signe de paix universelle. Enfin c’était ce qu’on lui avait enseigné non sans préciser que c’était le signe universel pour les être possédant des mains.

    Tinué avait eu le temps de regarder le pont et le trouvait réellement grand. Il ne comprenait décidemment pas pourquoi l’armée se bornait à recruter et à être importante, pourtant il n’y avait pas d’ennemi connu sur le Cercle, elle n’avait donc qu’une utilité faible non ?
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Dim 19 Avr 2009 - 13:15

    Tandis que le diplomate s'avançait vers lui, une fois libéré par les gardes, Federico nota du coin de l'oeil que Weena, conformément à ce qu'elle venait de lui dire, allait rejoindre son poste. Il savait très bien pour quelle raison elle avait été brusquement atteinte d'une quinte de toux. Mais il n'vait pas bronché, d'une part parce qu'il valait mieux qu'il se tienne à sa résolution d'agir comme si rien d'important ne s'était passé, et d'autre part parce qu'il avait compris depuis longtemps qu'il était totalement impuissant face aux railleries de Weena. Il se contentait donc généralement de lever les yeux au ciel en y repensant devant son dernier mug de café de la journée.

    Mais le diplomate était déjà à quelques mètres de lui, et plus il souriait, plus Federico se renfrognait. Il n'était déjà pas fan de l'intrusion de civils sur Balor, mais celui-là commençait déjà à lui taper sur les nerfs. Il avait d'ailleurs vaguement l'impression qu'Eilaire, pour une raison ou pour une autre, n'appréciait pas cet ase. Et il fallait beaucoup de volonté pour se mettre dans la liste noire d'Eilaire. Mais peut-être que Federico se trompait : il avait beau connaître son intendante depuis quelques années déjà, il ne maîtrisait pas encore toutes les subtilités de son comportement (ni de sa logique interne, comme il avait pu en faire la douloureuse expérience un peu plus tôt).

    Federico répondit au signe de tête de l'ase par un « coup de bouc », c'est-à-dire un haussement de menton dû au fait qu'il était non seulement découvert, mais aussi pas franchement sûr de l'accueil qu'il allait devoir réserver à l'individu. Celui-ci se planta devant lui et commença à lui asséner tout un discours papillonnant :


    Commandant Portanares, je suis enchanté de faire votre connaissance. Je vous prie d’excuser ma venue à l’improviste et mon arrivée fort peu officielle. Je crains de ne pas être particulièrement à l’aise au sein de cette base. Elle est réellement vaste et par certains côtés labyrinthique. J’en oublie toute politesse, Tinué Slaï, diplomate, enchanté réellement.

    Federico serra la main que M. Slaï lui tendait, tout en le cataloguant d'office dans la case des gens assommants. S'il voulait avoir une chance de s'en débarrasser au plus vite, il allait devoir entrer dans le vif du sujet. Après leur poignée de mains ferme, il se redressa et dit d'un ton parfaitement neutre :

    Commandant Portanares, à votre service. En quoi puis-je vous aider, Monsieur Slaï ?

    Il n'était vraiment pas d'humeur à servir des « Tout le plaisir est pour moi » et autres « Veuillez prendre la peine de vous asseoir ». En fait, il ne pouvait s'empêcher d'observer sa façon de s'habiller, et il trouvait cette mode tellement ridicule qu'il avait déjà envie de le balancer par un hublot.

    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Ven 22 Mai 2009 - 22:11

    Tinué serra la main offerte et sentit la poigne du commandant. C’était un homme ferme et déterminé. Et en cela, il était ravi d’être là pour établir des relations diplomatiques avec lui. L’armée et les civils devaient collaborer afin d’éradiquer toute menace possible pour la paix du Cercle. Et aux yeux du diplomate, les menaces provenaient principalement de ceux qui troublaient l’ordre public, à savoir pirates et contrebandiers. Il allait donc pouvoir en parler avec le commandant.

    Il regarda autour de lui cherchant visiblement quelque chose, mais ne le trouvant pas au premier abord, il commença son explication officielle.


    Commandant, je suis ici afin de vous demander l’autorisation de parler avec l’équipage. En effet, j’aimerais savoir quelle est l’intégration des Ases dans les rangs militaires. Je sais que vous prônez l’équité et je ne remets pas en cause votre probité, mais comprenez les interrogations de mon gouvernement lorsqu’il constate que peu des nôtres sont dans des positions élevées au sein de la hiérarchie militaire. Il va sans dire que notre peuple n’est pas belliqueux et que cette absence relative est donc presque normale. Mais cet état de fait pourrait renforcer certains troubles de la part de mes compatriotes et je ne souhaite que la paix dans l’armée comme dans tout le Cercle. Bien entendu, la requête que je vous soumets est, je le conçois, complexe à accepter de façon immédiate surtout avec vos soucis actuels. Mais j’aimerais que vous puissiez prendre le temps d’y réfléchir quelques instants. Je tacherais de déranger le moins possibles les habitudes du bord et de vous laisser toute latitude quand à la durée et la confidentialité des rencontres. Mais vous comprenez certainement que ma position est délicate, je dois obéir aux ordres de mon gouvernement tout en respectant l’armée.

    A aucun moment le commandant n’avait eu l’occasion de le couper. C’était très, trop peut-être, souvent le cas avec Tinué, une fois parti dans une explication il la terminait et en règle générale cela prenait un temps certain, si ce n’est un certain temps. Il connaissait assez cet aspect de sa personnalité pour ne même pas laisser le commandant répondre éventuellement à sa question ou bien s’énerver d’une manière ou d’une autre. Il reprit presque aussitôt.

    Outre des entretiens avec les membres Ases de votre équipage, j’aimerais également pouvoir m’entretenir avec vous en privé ainsi qu’avec d’autres membres d’équipage pour poursuivre mes investigations. Et si de plus vous pouviez vous arranger pour m’obtenir un rendez-vous avec les membres de l’Etat-major, ce serait réellement un plaisir et un honneur pour moi.

    Il n’avait pas quitté son sourire et il passa une main dans ses cheveux afin de dissimuler un trouble inexistant d’avoir ainsi monopolisé l’attention du maître des lieux. Tinué n’était pas le moins du monde perturbé par le grade de l’homme. Après tout, il était lui aussi un des maillons de la chaîne dans la politique du Cercle. Et un commandant devait avoir une certaine formation diplomatique pour pouvoir tenir un équipage complet de militaires.

    Le diplomate attendait à présent les réponses de l’homme, se demandant quelle serait sa réaction à son discours relativement bref. Car, oui, il aurait pu faire bien plus long… Mais ce n’aurait pas été apprécié à sa juste valeur. Quel dommage.
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Ven 3 Juil 2009 - 23:53

    S'il y avait un dieu des journées pourries, il avait vraisemblablement décidé de s'acharner sur Federico. Celui-ci mourait d'envie de partir en courant et de s'enfermer dans sa cabine comme un adolescent en mal d'amour.Peut-être même qu'il se serait roulé en boule et qu'il se serait balancé d'avant en arrière, les mains sur les oreilles.


    Oui, de temps en temps, ça devait faire du bien d'être une larve. Se laisser porter par le courant... Comme une méduse. Oui, une méduse, c'était vraisemblablement la meilleure des comparaisons. Pas de décisions à prendre, pas de responsabilités, donc pas de culpabilité... Et puis, pas de supérieurs à qui il faut obéir, pas de subordonnées de qui il faut se faire obéir... Pas de copine qui nous plaque, pas d'ex qui revient du fin fond des enfers, pas d'intendante qui nous humilie devant tout le monde... Un monde comme ça, ce serait un vrai rêve.


    Quelque part au fond de la conscience de Federico, une sonnette d'alarme retentit. Il n'était pas du tout attentif à ce que lui racontait le diplomate. Il se donna une bonne baffe mentale, et se força à écouter. C'était sûrement très important.


    ... Il n'était pas en train de parler de la paix dans le Cercle, là ?


    Un monde parfait, donc, ce serait un monde dans lequel Federico pourrait vivre dans l'insouciance... Comme à l'époque bénie où il n'était qu'un marmot un peu turbulent qui courait partout dans la maison de vacances de la famille Portanares. Il se souvenait encore clairement des rayons du soleil couchant qui léchaient le sol délavé de la terrasse de la maison posée au bout de la plage de sable fin. A l'époque, ses seules préoccupations étaient de jouer avec sa réplique miniature du Gattaca, son furil albinos et son singe à cymbales...


    Haaaa, ce singe à cymbales... Ce qu'il avait pu jouer avec... Il avait même hésité à l'emmener à Harvard. Heureusement qu'il n'en n'avait rien fait, les jeunes adolescents sont souvent cruels avec leurs congénères, et Federico n'avait pas eu besoin de ça pour se faire largement détester par tous.


    Alors que le diplomate continuait son discours insensé, le Commandant Federico Portanares rêvassait de son singe à cymbales.





    Heureusement, le diplomate Slaï finit enfin par se taire. En toute franchise, Federico n'avait capté que des bribes de son soliloque, et n'avait réellement compris que sa toute dernière phrase. Il voulait une réunion avec des membres de l'Etat-Major ? Mais bien sûr ! Federico allait le prendre par la main, et ils gambaderaient joyeusement dans les coursives de la base pour aller ensuite pique-niquer avec les Généraux au bord de la piscine d'entraînement ! Et Balor viendrait probablement pousser la chansonnette pour eux ! Quel dommage que Federico ait oublié d'amener son ukulélé !


    Monsieur Slaï. commença Federico d'un ton neutre, mais implacable. Aller droit au but, toujours. C'est l'une de mes règles. Plutôt que de tergiverser indéfiniment ici, je vous propose de vous adresser directement à l'officier d'ordonnance du Général Vallini. Il pourra vous prendre rendez-vous avec le Général au plus vite, et je suis certain que votre entrevue devrait générer des résultats satisfaisants concernant votre requête.


    *... Et probablement pas mal d'étincelles... A charge de revanche, ma chère petite Ambre... * ricana mentalement Federico. Refiler un cauchemar ambulant à une harpie furieuse, quelle idée réjouissante...


    Dernière édition par Federico Portanares le Dim 16 Aoû 2009 - 14:34, édité 2 fois

    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Mar 11 Aoû 2009 - 20:33

    Tinué avait tout simplement noyé son interlocuteur sous un flot de paroles pratiquement impossibles à suivre totalement. Il le savait et pourtant il ne pouvait s’empêcher de penser que ce dernier pourrait au moins faire un effort. Parler longtemps était une des qualités qu’il affectionnait tout particulièrement et savoir écouter en était une autre. Il avait la chance de posséder les deux. Mais il semblait assez improbable que quelqu’un d’autre puisse combiner ainsi ces deux caractéristiques mentales si intéressantes et particulières.

    Ce n’était pas pour autant que le diplomate allait s’énerver contre le commandant. Cela ne servirait à rien et serait même assez mal vu. Mais surtout, s’énerver contre les gens était une chose totalement impensable tant que les dits gens n’étaient pas en désaccord profond avec lui sur des sujets capitaux. Or, sa mission actuelle de paix et d’harmonie pour les Ases n’était pas un sujet des plus capitaux à son idée.

    Cependant, il semblait que, même dans la lune, le commandant réussissait l’exploit d’entendre des bribes de phrases et de les relier à d’autres idées afin de proposer des solutions aux problèmes évoqués. Le problème dans ce cas précis consistait à trouver un moyen de contacter le Général Vallini et la solution était d’être introduit auprès de son officier d’ordonnance. C’était parfait, réellement parfait. Mais le commandant avait omis certaines informations du discours de Tinué.

    C’était logique, aucun être doué de conscience et non automatique, ne pouvait retenir tout ce que disait Tinué quand il était lancé dans un pseudo-discours. Mais heureusement pour le commandant, le diplomate n’avait pas fait un véritable discours, sinon il en aurait eu au moins pour un bon quart d’heure sans pause véritable.

    Le jeune Ase décida d’accepter la proposition du commandant et de lui rappeler le reste de ce qu’il avait dit mais plus rapidement cette fois.


    Merci commandant, je pourrais ensuite m’entretenir avec vous, quelques officiers et quelques représentants de mon peuple à bord de Balor j’espère.

    Impensable, impossible, inimaginable, Tinué avait terminé sa phrase, il avait sourit et il n’avait même pas envie de continuer à parler.

    Oh, il aurait pu, donner quelques informations supplémentaires sur son état d’esprit actuel, ou même disserter durant des heures sur la reproduction des fougères, sujet qu’il ne connaissait absolument pas. Mais non, il n’avait rien dit et il attendait même une réponse avant de se décider à éventuellement parler et argumenter.

    Cela va de soi qu’il fallait pour qu’il argumente que la réponse du commandant ne soit pas conforme à ce qu’il désirait. Il fallait espérer pour l’homme qu’il le sentirait ou bien un nouveau discours assez long et alambiqué allait lui être servi.
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Sam 29 Aoû 2009 - 15:51

    Federico se frottait déjà les mains à l'idée d'Ambre coincée dans son bureau avec le diplomate. A vrai dire, la simple idée d'emmerder Ambre lui redonnait de l'énergie à revendre ! Il avait presque envie d'accompagner le diplomate jusqu'à la porte de la jeune femme, juste pour entrevoir l'air profondément ennuyé de son ex par le trou de la serrure...

    Heureusement, le commandant de Balor avait encore assez de bon sens pour ne pas céder à ses impulsions. Mais l'énergie et la bonne humeur étaient tout de même là, et il en fit largement profiter Tinué.

    Mais bien sûr ! Avec grand plaisir ! Mais voyez d'abord avec l'officier d'ordonnance du Général, d'accord ?

    Avec le recul, Federico s'aperçut qu'il parlait au diplomate comme à un crétin des Alpes. Il lui avait même donné une petite tape d'encouragement dans le dos. Les gens qui ne le connaissaient pas devaient penser qu'il était en train de s'assagir et de devenir presque aimable, mais ceux qui le fréquentaient depuis quelques temps voyaient certainement clair dans son jeu : il se souciait de Tinué comme de sa première layette.

    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Dim 6 Sep 2009 - 10:11

    Un homme qui donnait une tape dans le dos à Tinué n’était pas foncièrement mauvais. Cependant, il était étrange que de commandant assez strict et visiblement ennuyé par sa présence, il passe à bon camarade joyeux et enthousiaste. Le diplomate décida de ne pas chercher à le comprendre outre mesure et de rester le plus possible neutre dans l’évolution du comportement du commandant de Balor.

    Mais il était peut-être bien gentil, cependant Tinué n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvait l’officier d’ordonnance du Général, ni même de l’endroit où le Général pouvait bien être. C’était tout de même problématique et il devait en faire part au commandant. Il ne souhaitait pas passer pour un idiot, ni mettre l’homme en posture défavorable en lui montrant qu’il ne s’occupait pas convenablement d’un diplomate du cercle. Cependant, il doutait que cette seconde option soit très valable, son statut ne semblait pas peser bien lourd dans l’armée et il allait devoir voir avec ses supérieurs pourquoi diable les militaires étaient aussi obtus lorsqu’il s’agissait de civils.

    Je ne demande qu’à suivre votre recommandation Commandant, mais je crains de ne pas pouvoir trouver seul l’ordonnance du Général. Pourriez vous demander à l’un de vos hommes de m’y conduire ?

    Il n’ajouta pas qu’il préférerait quelqu’un de bavard et de compréhensif, quelqu’un qui le traiterait pas comme un courant d’air et qui trouverait intéressant de parler des Ases dans l’armée. Cependant il sentait que ce genre de personnes ne serait pas désigné pour l’escorter, non l’homme trouverait quelqu’un d’autre, quelqu’un capable de maintenir un silence obstiné durant de longues minutes, quelqu’un qui, comme l’intendante, ne parlait pas et ne voulait visiblement pas parler.

    Il faillit soupirer, mais c’était son métier et il l’adorait. Il allait donc profiter de toutes les rencontres pour établir des profils types de militaires. Il pouvait déjà dire qu’il n’était pas apprécié des gradés qui devaient sentir qu’il pouvait leur rendre la vie impossible. En effet, Tinué était très doué pour rendre la vie impossible aux gens, il pouvait pour cela discuter de choses et d’autres durant des heures jusqu’à ce que les personnes n’aient qu’une envie, le tuer. Il allait bien entendu éviter d’en arriver là avec les militaires, ces derniers seraient capables de mettre leur envie à exécution. Et personnellement Tinué préférait rester en vie le plus longtemps possible.
    avatar
    Federico Portanares
    Commandant - Balor

    Nombre de messages : 40
    Localisation actuelle : Sur le pont de Balor
    Mission actuelle : Survivre au diplomate ase.
    Citation : C'est l'une de mes règles.
    Couleur RP : #bf5b03
    Multi-comptes :


    Date d'inscription : 16/11/2007

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Federico Portanares le Lun 2 Nov 2009 - 14:33

    Federico se fendit du plus beau sourire hypocrite de ces huit dernières années.

    Mais bien entendu ! Je vais faire venir l'un des boscos de la base, qui vous y conduira. Il viendra vous chercher dans quelques instants dans le couloir menant au pont.

    Federico accompagna ses paroles d'un geste poli vers le sas du pont. Il lui tardait de prendre congé du diplomate, et puis, s'il ne voulait pas le voir traîner dans le couloir indéfiniment, il fallait qu'il fasse appeler un bosco.

    J'espère que l'officier d'ordonnance du Général saura vous renseigner. conclut-il avec une fausse amabilité.

    Il avait soudain très envie d'un bon café. Une fois le diplomate parti, il ferait appeler Eilaire ou irait directement la rejoindre dans son bureau.

    [HRP : Je pensais conclure le sujet ici, tu en dis quoi ? Ensuite on pourrait voir pour continuer avec Shannel si ça te dit, auquel cas on voit ça par mp Wink Je te laisse faire une réponse pour clôturer, sinon, envoie moi un mp et je lock]

    avatar
    Tinué Slai
    Diplomate Ase

    Nombre de messages : 34
    Age : 35
    Localisation actuelle : Dans l'espace
    Mission actuelle : Secret
    Citation : Les diplomates trahissent tout sauf leurs émotions.
    Couleur RP : #e16a00
    Multi-comptes :
    Date d'inscription : 14/03/2008

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Tinué Slai le Sam 7 Nov 2009 - 21:58

    Le commandant était décidément bien accommodant. Il acceptait tout ce que Tinué demandait sans se faire prier et le diplomate était presque reconnaissant envers l'homme pour ça. Mais en même temps, il savait qu'il n'était pas le bienvenu sur Balor et qu'il faudrait plus que de belles paroles pour parvenir à se faire réellement apprécier.

    Aussi, quand on lui proposa de se faire accompagner d'un bosco, il ne répondit pas immédiatement, il attendit en sentant que la discussion n'était pas totalement terminée. Cela lui demanda bien entendu un effort d'attention et de concentration, ne pas parler était quelque chose de tellement complexe pour le diplomate...

    Mais il y parvint et il réussit même à ne pas faire une longue réponse au commandant, juste une réponse de principe, d'une longueur tout à fait acceptable finalement.

    - Merci encore commandant pour votre accueil et votre proposition, j'espère vous revoir prochainement durant mon séjour sur Balor. Je vais suivre votre conseil et demander à l'amiral de me donner tous les détails dont j'ai effectivement besoin. J'attends le bosco avec une grande impatience.

    Il sortit dignement de sur le Pont et s'adossa, faussement nonchalant, au mur situé en face de la porte. Maintenant il n'avait plus qu'à attendre que le bosco arrive et le conduise vers l'Amiral. Elle saurait le recevoir conformément aux usages et elle serait peut-être plus disponible, seulement peut-être cependant car, après tout, il s'agissait d'une Amiral et elle était certainement débordée par les tracasseries administratives.

    Tinué regrettait tout de même de ne pas avoir eu l'occasion d'en apprendre plus sur les Ases servant à des postes important sur Balor, mais peut-être qu'il parviendrait à trouver quoi dire au bosco pour que ce dernier puisse le renseigner...

    [TERMINE]

    Contenu sponsorisé

    Re: Vie De M**** {#001}

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Sam 25 Nov 2017 - 6:34