L'Esprit de Noël [ben oui quoi, c'la fête! ^_^]

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    Joshua G. Jansen
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    L'Esprit de Noël [ben oui quoi, c'la fête! ^_^]

    Message par Joshua G. Jansen le Dim 14 Déc 2008 - 12:10

    L'Esprit de Noël, c'est mon idée de cadeau de fin d'année pour vivenef. Bon, cadeau, cadeau... C'est simplement un texte que j'ai envie d'écrire pour commémorer cette période festive de l'année à travers mes personnages et, parfois, ceux d'autres joueurs quand ça colle bien.

    L'Esprit de Noël, ce sont cinq personnage embarqué dans l'aventure vivenef qui se retrouvent à simplement fêter Noël comme ils le peuvent, un soir de décembre. Que ce soit à terre, dans l'espace, dans les sinistres couloirs d'une base ou chez soi. Et, au travers de leur soiré, l'Esprit de Noël va les emmener à la découverte d'un conte de Noël pas tout à fait comme les autres...

    Sur ce, aussi maigre que ce soit comme cadeau -juste des mots- je vous laisse en profiter de ces soirs, à travers l'introduction de cet Esprit de Noël. Puisse-t-il tous nous habiter en cette heureuse fin d'année, sur Vivenef et ailleurs! ^__^

    En espérant que cela vous plaira! ^^

    Kit, alias Gilad, Ethan, Joshua, Jarvis et Amelia


    ___________________________________________________






    Il y a de ces moments particuliers dans l’année où tout appelait à la fête. De ces moments qui font que la plupart des individus laissent un sourire s’épanouir bêtement sur le visage tandis qu’ils s’adonnent à des activités dont le sérieux de leur vie habituelle ne les aurait jamais crus capables. Comme siffloter gaiement au son des clochettes, manger des marrons chauds ou porter un pull en laine aux couleurs criardes. C’est l’époque des longues soirées au coin du feu, des rues illuminées, des enfants en joie et, pour une obscure raison, des chaussettes.

    Peut-être parce qu’elles rimes avec clochettes, allez savoir. Toujours est-il qu’elles étaient importantes. Nul besoin de se plier à la tradition, pourtant. Il suffit de savoir qu’elles sont là, même si on ne les voyait plus guère que dans les holos et les histoires. Mais elle faisaient partie du tout. Elle faisaient partie de l’atmosphère. Et peu de choses en ce monde ou un autre était aussi pétri d’atmosphère que cette période-ci de l’année. Un atmosphère tellement particulier et tellement fourni qu’il en était presque devenu concret, vous collant à la peau comme la dernière parte de tarte aux dents. Une très bonne tarte, cela dit. Grand-mère attendait chaque année le fameux évènement pour la cuisiner. Une tarte spéciale, disait-elle en souriant. Une large part d’amour, de la farine de gaieté , le miel onctueux des doux souvenirs et un coulis généreux de réjouissances. Et une bonne dose de kirsch pour lier le tout.

    Une atmosphère, un état d’esprit, un parfum dans l’air empli de l’alléchant fumet de la dinde qui rôtissait dans le four et des châtaignes sur le feu. Un air qui charriait les cris de joie des enfants s’amusant dans la neige (ainsi que quelques cris de douleurs, parce qu’il y avait toujours un gamin un peu plus lent que les autres qui trouvait le moyen de se coller la langue quelque part à cause du froid).Une ambiance de fête, tellement vivante que, quelque part, elle l’était vraiment. Comme ces histoires de personnification anthropomorphiques : lorsqu’il y avait assez de gens pour y croire en quelque chose, ce quelque chose finissait toujours par exister. Partout. Après tout, une fois lancé, il était tout à fait capable de se débrouiller tout seul.

    C’est pourquoi on pouvait, à cette époque de l’année, entendre les clochettes même dans les endroits où on n’aurait jamais cru pouvoir les entendre sonnés un jour. On dit que l’on peut trouver des anges même en enfer… Et bien cela n’était rien comparé aux clochettes qui tintanabulaient joyeusement dans les couloirs de Balor. Et très peu de choses paraissaient aussi déplacées que les guirlandes lumineuses qui pendaient timidement du plafond de certaines coursives, jurant joyeusement avec l’austérité de la base. Quelqu’un s’était même amusé à modéliser une image de la représentation de Balor elle-même, représentant l’entité en ange vêtu de rouge, de vert et d’or, une auréole sur la tête et des petites ailes roses dans le dos. Plusieurs représentations avaient été discrètement distribuées dans tout Balor, et ici et là le membre d’équipage avait parfois la surprise de se retrouver face à l’image, réduite à la taille d’une fée, d’une Balor qui lui tombait dessus du plafond les bras grands ouverts et un sourire joyeux sur les lèvres dans sa tenue vert et or. Ce qui rendait la véritable Balor folle de rage. Du coup, personne n’avait osé crocher à la console de commandement du pont la petite étoile fluo rigolote qui chantait une chanson lorsqu’on tournait ses branches. L’esprit de la fête était partout, mais face à un ordinateur à personnalité doté d’un tel caractère, même les métaphores réfléchissaient à deux fois avant de s’y frotter.
    Et, pourtant, on entendant les clochettes résonner gaiement dans les couloirs de la base.

    Glingglingling Glinglingling

    Elles ne sortaient pas des hauts-parleurs, Balor elle-même y ayant veillé en grognant quelque chose sur les coutumes décérébrée des organiques, mais pourtant on les entendaient. Discrètes, légères, parfois presque inaudible sous tout le boucan que produisait une base militaire en bon état de marche. Mais elles étaient toujours là pour ceux qui pouvaient les entendre. Et peut-être –peut-être !- pouvait-on se dire qu’ils les avaient amenées avec eux. L’esprit de la fête, vous comprenez. Un esprit de la fête vieux de plusieurs millénaires savait toujours trouver son chemin. Et pour le rejoindre, il suffisait d’entendre les clochettes…

    Glingglinggling Glingglinggling

    A nouveau elles sonnaient, claires et joyeuses malgré le vacarme ambiant et le décors froid des mur de métal (du moins de ceux sur lesquels personne n’avait placée d’images en plastique transparent collant représentant des bonshommes de neige souriant au gros nez rouge). Elle sonnaient, se répercutant de mur en mur, à la recherche d’oreilles qui auraient le bonheur de les écouter. Et, si l’on suivaient certaines de ces clochettes le long d’un certain couloir paré de guirlandes bleues et vertes, que l’on suivait jusqu’au bout ce certain couloir, et que l’on s’arrêter face à une certaine cabine, on pouvait entendre les clochettes faire de même. Et, si l’on collait l’oreille contre la porte de ladite cabine, où les clochettes semblaient s’être joyeusement invitées, on entendait, on entendait…

    « Bordel de merde ! Tu vas me casser les roulettes encore longtemps ? »

    "Allez, s’il te plaîîît ! Tu sais très bien que j’adore ça !"

    Si la première voix n’avait plus rien des clochettes –elle rappelait plutôt les grognements hargneux et dépités d’un ours acculé dans un coin par une souris et qui savait parfaitement que le petit rongeur aurait le dernier mot- la deuxième collait déjà plus à l’ambiance. L’ambiance voulait des voix joyeuses, et celle-ci l’était, bien qu’ « amusée » aurait peut-être été un terme plus approprié sur le coup.

    « T’as vraiment rien d’autre à faire ? Je suis vraiment obligé ? » bougonna la première voix, qui avait le ton de celui qui savait depuis le début qu’il n’aurait pas gain de cause mais qui se refusait à obtempérer sans râler. La seconde voix, manifestement féminine, se fendit d’un rire clair, et on entendit le bruit d’un fauteuil monté sur roues que l’on poussait sur le sol.

    « Bon, bon, si c’est c’qu’y faut pour que tu me foutes la paix "Parce que c'est le soir de Noël", tu parles d'une excuse... Ah, v’là qui devrait faire l’affaire ! »

    Si l’on ouvrait la porte de la cabine, c’était pour y trouver un homme d’un âge certain –qui aurait joui du physique d’un bon Père Noël si le simple fait de lui demander de l’envisager n’était pas purement suicidaire- assis dans un fauteuil roulant qui se tordait le cou pour passer en revue la tranche des nombreux livres rangés dans sa bibliothèque personnelle. Il s’était emparé d’un bouquin à la tranche usagée mais encore robuste –quelque part, un peu comme l’homme qui le tenait- et souffla dessus pour en chasser la poussière. Il ne devait pas avoir été ouvert depuis bien, bien longtemps. Ravi, et dans un pur soucis d’atmosphère, l’esprit de Noël fit que le capitaine Joshua Jansen tourna une première fois rapidement les pages, laissant deviner des gravures vives et joyeuses dans un bruit de papier qui rappelait, quand on écoutait très, très attentivement, celui des clochettes…

    « Bon, s’passe quoi, là ? » Joshua leva un sourcil soupçonneux sur le livre, mais Shannel vient se mettre entre lui et l’objet. Elle avait joyeusement sauté sur les genoux de l’officier et lui avait arraché le livre des mains. Elle était vêtue d’une courte robe rouge dont le décoletté était bordé d’une fourrure synthétique blanche du plus belle effet. Ses cheveux artistiquement coincés pour faire tenir le chapeau de Père Noël qui lui tombait coquinement sur un oei étaient toujours aussi noirs, mais entremêlés de fils de fête d’or et d’argent.

    « Dégage de… »

    « Oooh, je crois que je connais cette histoire ! C’est mon passage préféré ! » s’extasia-t-elle en montrant une page du doigt.

    « Tout le monde la connaît, idiote. Laisse moi prendre mon bouquin, compris ? Et te gènes pas surtout, prends toute la place… »

    « Ooooh, Josh ! Je sais très bien que tu aimes quand je me pelotonne toute mignonne contre toi ! »

    Joshua grommela quelque chose mais finit par presque s’adoucir quand Shannel vient se lover contre son cou, jouant avec sa barbe. Il prit un air agacé de professeur pour caché son air génè par tant de tendresse puis, entourrant Shannel de ses grands bras, il posa le livre ouvert sur les genoux de la femme et l’ouvrit. Sur la première page, on pouvait lire le titre, superbmement calligraphié de vert et d’argent :

    « Snowstar and the Little Girl From Mars »

    « C’est un classique, Shann. Une vieille histoire, qui date des années qui ont suivi la destruction de l’Ancienne Terre. »

    « Chut Josh, tu me parleras de la rareté du bouquin et de la traduction plus tard. J’aimerais profiter de cette belle histoire avec toi, maintenant… »

    Et Joshua surprit Shannel en répondant non pas par une remontrance mais par un des rares sourires un peu secs mais bien présents, presque tendre, qu’il utilisait très rarement :

    « Mais moi aussi, Shann, moi aussi. »

    Etonnée, puis soudain heureuse comme jamais, la métisse se peletonna un peu plus contre le tors du vieux capitaine, fermant les yeux pour mieux se concentrer sur la voix rauque et hésitante du capitaine :

    « Il était une fois, il y a de cela bien, bien longtemps… »
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    Re: L'Esprit de Noël [ben oui quoi, c'la fête! ^_^]

    Message par Jan Sanada / Ethan Geetaï le Lun 15 Déc 2008 - 11:22

    « Chalalalalalala lan ! Chalalalalalala lan… »

    Chantonnant gaiement au rythme d’une quelconque mélodie de saison, Jan Sanada se haussa sur la point des pieds pour accrocher une nouvelle boule de Noël sur l’arbe du même nom. Nul ne savait trop comment le commodore avait réussi à amener à bord du Sélène un véritable sapin, particulièrement aussi vert et si touffu, mais personne ne s’en était plaint.

    Pour l’heure, une partie de l’équipage était réunie autour de l’arbre, occupée à le décorer gaiement et avec soin. Satisfait de lui-même, Jan se recula pour admirer la boule qu’il venait de placer. Grosse et rouge, elle brillait comme un sous-neuf, et le commodore pouvait voir son reflet lui sourire joyeusement sur la surface.

    « Parfait ! Et celle-là, tu ne l’auras pas réduite en miettes en la prenant pour une vulgaire baballe ! »

    La remarque vaguement accusatrice était bien évidemment destinée à Maruk, le grand labrador qui rongeait son os de cryosaure dans un coin de la salle commune. Le chien n’eut même pas un tressaillement de culpabilité, occupé qu’il était à disposer de son morceau de choix. Un cryosaure vivant désireux de venger son camarade n’aurait pas suffi à détourner Maruk de son régal.

    « Une autre boule, Meran mon ami ! »

    « Vous êtes sûr monsieur ? »

    Un shitennô d’une cinquantaine d’année, mince et guindé, se tenait debout derrière le commodore, une grosse boîte remplie de décorations dans les mains. Il était au service de la famille Sanada depuis des décennies, au même titre que son frère Geran. Ce dernier était resté sur Tenkaï au manoir familial, tandis que Meran s’était donné pour mission de servir le jeune maître où qu’il aille. Parce qu’il était hors de question de laisser un Sanada vagabonder par monts et par vaux sans intendant digne de ce nom, et parce que Jan n’aurait pas su retrouver ses chaussettes même si sa vie en aurait dépendu.

    « Bien sûr que je suis sûr, mon vieux ! Pourquoi tu me dis ça ? »

    « Parce que si on rajoute quelque chose sur cette horreur toute verte, il ne tiendra jamais le choc ! »

    Marsha Doneï, lieutenant de navigation du Sélène et shitennô rabat-joie de son état, n’avait pas totalement tort. Le sapin était plus chargé que la langue d’un diplomate, et il devenait difficile d’en dicerner les branches tellement de décorations y avaient été accrochées. Et, il faut le dire, pas toujours avec goût. Du moins aux yeux du commun des mortels. Qui contenait son lot d’exceptions.

    « Bah je le trouve très joli, moi ! »

    Jan vint passer un bras autour des épaules de Marsha:

    « Faut que ce soit très décoré, un sapin de Noël ! Des guirlandes, des bougies, des p’tits anges, des p’tits cadeaux en mousse, de la neige en coton, des étoiles, des boules de toutes les couleur… »

    « Vraiment de toutes les couleurs, alors. » le coupa le médecin-chef, Jerry Escales. « J’avais encore jamais vu de boules de Noël jaune poussin. »

    « Oh, mais y a plein de boules de Noël jaunes ! »

    « Pas avec un dessin de poussin dessus, en tout cas. »

    « Mais il a aussi un petit bonnet de père Noël, regardez comme c’est joli ! »

    Poussant un soupir désespéré, Marsha se dégagea de l’étreinte de son commandant, trop occupé à s’extasier devant le gallinacée de Noël pour s’en offusquer faussement comme il en avait l’habitude. Adressant un regard « ce type est irrécupérable » à Escales, elle alla s’asseoir sur une chaise qui ne débordait pas de décorations encore non employées, et jeta un faux sucre d’orge à la tête de la métise humano-ase qui était allongée à même le sol, sous les plus basses branches du sapin.

    « Aïeuh ! »

    « Qu’est-ce que tu fous là-dessous, Lysane ? Tu rédiges des rapports ? »

    Le lieutenant tactique sourit timidement à Marsha :

    « Non. J’ai fini, ça. Là, je fais la crèche ! Mais je n’ai pas trouvé d’âne ni de bœuf, alors à la place j’ai pris le chat en caoutchouc de Maruk et une petite clé à molette que m’a donné le chef MacNamara. »

    Levant son verre de sherry, l’épais lieutenant de maintenance sourit, ce qui fit trembler son double-menton :

    « Service ! »

    «Super ! » Marhas leva les yeux au ciel. « Une clé à molette. »

    « Hé, j’y ai dessiné des yeux et des cornes ! »

    « Et moi, je lui ai rajouté un joli sourire ! » rajouta Lysane, toute contente.

    « Ca sourit, les bœufs ? » Escales rejoignit la conversation, visiblement intrigué.

    « Ca chaispas. Chuis mécano, pas vétérinaire. »

    « Cela dit, c’est vrai que quand on regarde les vieux holos sous un certain angle, on peut leur devenir un air ravi, y m’semble. »

    « J’crois qu’c’est une histoire de train. » fit MacNamara de l’air fier de l’homme qui accouchait d’une vérité aussi profonde qu’inattaquable.

    Atterrée, Marsha roula des yeux et se massa doucement le front, des fois qu’elle serait en train de rêver. Mais non, de telles conversations étaient fréquentes parmi l’équipage du Sélène. Elle se leva d’un bond, incapable de tenir en place, et engloba la pièce de ses minces bras :

    « Mais pourquoi une crèche, nom de dieu ? Quelqu’un croit à quoi que ce soit, ici ? »

    « Il faut une crèche ! C’est Noël ! Il faut un sapin, une crèche, et…et… »

    « Et une bonne dinde aux marrons ! »

    Coupant court à la discussion, un géant de près de deux mètres pénétra dans la pièce, un énorme plat entre ses mains habillées d’épais gants de cuisine rouge vif. Le second du Sélène –le capitaine James Fresco- posa son fardeau sur un coin de la table. Il en émanait un délicieux fumet qui ne tarda pas à mettre l’eau à la bouche de toutes les personnes présentes. Depuis quelques temps, Fresco s’était découvert une véritable passion pour la cuisine, et force était de constater qu’il s’en tirait plutôt bien.

    « Chic, la dinde ! » Sanada battit des mains et sautilla gaiement jusqu’au plat. « Waïe ! C’est chaaaaud ! »

    « Monsieur, combien de fois devrai-je vous dire de ne pas toucher de la nourriture avec vos doigts ? Voilà ce qui arrive, quand on se précipite ! »

    « Meran, ça fait maaaaaal ! »

    « Un verre de sherry soulagera certainement la douleur… » soupira l’intendant, qui connaissait bien son maître, dont le visage s’éclaira aussitôt.

    « Ouiiiii ! Et maintenant, on mange ! »
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    Re: L'Esprit de Noël [ben oui quoi, c'la fête! ^_^]

    Message par Jan Sanada / Ethan Geetaï le Lun 15 Déc 2008 - 11:25

    Malgré le fait qu’il n’y ait qu’une dizaine de personnes à peine –le noyau dur habituel du Sélène- pour fêter Noël à bord ce soir là, la dinde ne dura pas longtemps. Pas plus que les marrons. Quant à la bûche, son sort semblait réglé d’avance.

    « Dis voir James... Où est-ce que t’as trouvé de la dinde ? J’savais même pas qu’ça existait encore ! »

    « Oh, je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui s’y connaît question élevage de volatiles. Après tout, il y a encore des chiens, alors pourquoi pas des dindes ? »

    Maruk leva une tête qui se demandait vaguement si le mettre dans le même panier que les dindes faisait une bonne salade, mais il se désintéressa rapidement du débat. Il avait du rab à terminer, et ça ne saurait traîner ! Quant à son maître, il se laissa aller en arrière sur sa chaise et termina un nouveau verre de sherry qu’il posa d’un coup sec sur la table avant de soupirer de contentement. Quel bonheur d’avoir tout son petit monde autour de lui ! Et puis, il attendait avec impatience la phase suivante de la soirée..

    « Les cadeaux ! » s’écria-t-il soudain. « Les cadeaux, les cadeaux ! »

    « Une minute ! » intervint Fresco. « Vous n’oubliez pas quelque chose, chef ? »

    Jan sembla plongé dans la plus grande perplexité, puis sourit à nouveau :

    « Bien sûr ! Mais où avais-je la tête ? Merci James ! » Il se tourna vers Meran, qui s’était pourtant fait aussi petit que son statut d’intendant distingué le permettait : « Une histoire ! Une histoire ! »

    Marsha foudroya Fresco du regard :

    « T’aurais pas pu te la coincer ? »

    Le grand roux sourit :

    « Ben, c’est pas Noël si Meran ne raconte pas une histoire. »

    « Pour sûr ! » rajouta un MacNamara éméché mais de bonne humeur –le comble pour un chef mécanicien- tandis que Lysane et Escales échangeaient un regard amusé.

    « Allez Marsha, ça va être drôle ! Et puis Meran me raconte une histoire de Noël chaque année depuis que je suis enfant ! »

    « Tu es un enfant. » grogna la shitennô, s’avouant malgré tout vaincue. « Vas-y Meran, on t’écoute… »

    L’intendant s’éclaircit la gorge, et reprit l’histoire là où, sur Balor, Joshua en était. C’est-à-dire, au commencement. Entre les convives repus et attentifs, l’esprit de Noël semblait se déployer comme les fils de la neige en coton. Il n’avait jamais eu de peine à s’insinuer dans les esprits des membres d’équipage du Sélène. Et il aimait les histoires…

    « Ca s’est passé sur Mars il y a bien, bien longtemps. La Terre n’avait été détruite que depuis quelques dizaines d’années, et le désarroi était encore très présent parmi les colonies. Et lorsque l’histoire débute, la colonie martienne était alors en pleines fêtes de Noël. Même si guère d’humains étaient d’humeur aux festivités. Un tel évènement avait rapidement fini par leur rappeler tout ce qu’ils avaient perdu au lieu de leur donner une occasion de se réjouir. »

    Mera s’interrompit quelques instants pour voir si son public était attentif. Le sherry aidant, l’équipage l’était, assurément, et pas un bruit ne venait troubler le rituel. Satisfait –après tout, il s’attendait à un certain standing, il était un majordome sérieux, que diable- Meran but lui-même une gorgée et reprit le cours de son récit.

    « Sur Mars, cette année là, il y avait une petite fille qui se prénommait Anna. Une véritable petite fille telle qu’en on voit dans les contes. Des cheveux blonds comme les blés, des yeux bleus comme le ciel et un sourire extraordinaire. Mais, à la différence de la plupart des petites filles dans les contes, Anna possédait deux sous de jugeotte, et ne passait pas son temps à sautiller en chantant. Principalement parce que chanter en sautillant ne donnait généralement pas de bons résultats, et aussi parce que ce n’était pas une enfant en très bonne santé. Car, voyez-vous, Anna était malade depuis toujours. Et son état empirait année après année. Tellement que ce Noël si serait sûrement son dernier, disaient les médecins. »

    « Tous des salauds, ceux-là ! » brailla un doc Escales, rapidement victime d’un coup de coude dans les côtes par son voisin de droite.

    « Ahem. Je disais donc qu’Anna était très malade. Nul ne savait vraiment quel était le mal qui la rongeait. Et quelque part, ce n’était pas très important pour Anna, car elle savait qu’elle allait sans doute bientôt mourir, et que donner un nom à son mal n’allait pas y changer grand-chose. C’était ce qu’elle disait à tout le monde. Elle disait aussi qu’elle préférait passer le temps qui lui restait à découvrir autant de nouvelles choses qu’elle pouvait. Si elle n’avait pas la force pour aller jouer dans les couloirs et les salles de loisir de la colonie, elle pouvait toujours se plonger dans les livres et les holos. Elle adorait particulièrement ceux qui traitaient de la Terre. Son héritage, comme elle disait. Elle avait comme ami un curieux personnage. Un vieux spationaute qui avait connu la Terre lorsqu’il était tout jeune, et qui lui racontait les histoires de son enfance sur la planète lorsqu’il passait la voir. Le spationaute avait perdu ses enfants et ses petits-enfants lors de la fin de la Terre, et il aimait beaucoup Anna. Elle adoucissait ses vieux jours, maintenant qu’il était cloué au sol par l’âge. Et, tandis que Noël approchait, la petite fille qui ne pouvait plus marcher et le vieil homme qui ne pouvait plus voler passaient beaucoup de temps ensemble à se raconter des histoires. Et, parmi toutes celles que le spationaute avait à sa disposition, il y en avait une qui intriguait énormément Anna. Surtout en cette saison, pour peu que ce mot ait encore un sens sur Mars. »

    L’intendant fit une nouvelle pause, délibéremment longue. A sa propre surprise, Marsha rompit la première le silence :

    « Quelle histoire ? »

    « Une histoire de neige. » répondit Meran. « Anna aimait qu’on lui parle de la neige. »

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